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Culture

Londres: nouveaux jets de soupe d'écologistes sur les "Tournesols"

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"Vous n'aviez pas le droit de faire ce que vous avez fait aux 'Tournesols'", a estimé le juge Christopher Hehri, qui a condamné les deux jeunes femmes. "La soupe aurait pu s'infiltrer à travers le verre" et endommager, "voire détruire" le célèbre tableau, a-t-il ajouté. (© KEYSTONE/EPA JUST STOP OIL/JUST STOP OIL HANDOUT)

Trois militants de "Just Stop Oil" ont à nouveau aspergé de soupe deux tableaux des "Tournesols" de Van Gogh à la National Gallery de Londres vendredi. Cela après la condamnation de 2 activistes de ce groupe écologiste à de la prison ferme pour des faits similaires.

Dasn l'après-midi, ils ont ouvert des récipients contenant de la soupe et l'ont jetée sur deux des "Tournesols" de Van Gogh - l'un de 1888, déjà ciblé à la National Gallery la fois précédente, et l'autre de 1889, prêté par le Philadelphia Museum of Art -, avant de dévoiler leurs tee-shirts "Just Stop Oil", peut-on voir sur une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux.

Ces oeuvres, aussitôt examinées par un conservateur, ne sont pas "endommagées", a précisé la National Gallery dans un communiqué transmis à l'AFP. Trois personnes on été arrêtées par la police, a encore dit le musée.

"En signe de défi"

Cette action a été organisée en "signe de défi" après la condamnation de Phoebe Plummer, 23 ans, et Anna Holland, 22 ans, à deux ans et 20 mois de prison ferme par la justice britannique vendredi matin, explique Just Stop Oil.

Le 14 octobre 2022, ces deux militantes avaient aspergé de soupe le tableau "Tournesols" de 1888 avant de se coller les mains sur le mur du musée, une action spectaculaire et très médiatisée pour réclamer l'arrêt immédiat de tout nouveau projet pétrolier ou gazier au Royaume-Uni.

L'action n'avait que très légèrement endommagé le cadre entourant l'oeuvre de 1888, protégée par une vitre.

"Des personnes sont emprisonnées pour avoir exigé l'arrêt de projets pétroliers ou gaziers (...). Les générations futures sauront reconnaître que ces prisonniers d'opinion étaient du bon côté de l'histoire", a lancé la militante Phil Green, 24 ans, après avoir lancé la soupe sur ces oeuvres vendredi.

Le groupe demande l'arrêt des énergies fossiles d'ici à 2030 au Royaume-Uni.

La National Gallery organise depuis mi-septembre une exposition consacrée au célèbre peintre néerlandais, "Van Gogh: Poets and Lovers", qui a fermé ses portes après l'action.

"La soupe aurait pu s'infilter"

Les deux militantes condamnées vendredi par le tribunal de Southwark à Londres devraient "purger au moins la moitié de leur peine en détention", a souligné Just Stop Oil, dont "25 sympathisants sont actuellement en prison".

"Vous n'aviez pas le droit de faire ce que vous avez fait aux 'Tournesols'", a estimé vendredi le juge Christopher Hehri, qui a condamné Phoebe Plummer et Anna Holland pour "dommages criminels".

"La soupe aurait pu s'infiltrer à travers le verre" et endommager, "voire détruire", le célèbre tableau exposé dans la galerie de Trafalgar Square, "un trésor culturel", a-t-il ajouté lors de l'audience.

Peu avant l'annonce de sa peine, Anna Holland avait déclaré ne pas attendre de "justice de la part d'un système brisé, qui a été corrompu par sa dépendance aux combustibles fossiles". "Les peines de prison, quelle que soit leur durée, ne nous dissuaderont pas", a-t-elle ajouté. "Avec ces actions militantes, j'ai choisi de perturber pacifiquement un système injuste, malhonnête et meurtrier", a déclaré Phoebe Plummer.

"Peine disproportionnée" pour Greenpeace

De son côté, l'ONG Greenpeace a dénoncé une "peine disproportionnée pour une manifestation qui a causé des dommages mineurs au cadre du tableau et aucun à la toile elle-même".

"Il s'agit d'une nouvelle étape sinistre dans la répression des manifestations pacifiques" entamée par le précédent gouvernement conservateur, a encore dit Will McCallum, codirecteur exécutif de Greenpeace UK.

En juillet, plusieurs ONG et militants britanniques avaient dénoncé un recul de la liberté de manifester après les lourdes peines de prison infligées à cinq membres de Just Stop Oil, pour avoir organisé le blocage d'une autoroute anglaise.

Quatre d'entre eux avaient été condamnés à quatre ans de prison par ce même juge, Christopher Hehri, et le fondateur de l'organisation Roger Hallam avait lui été condamné à cinq ans pour avoir préparé cette action.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Culture

Black Movie distingue "Al oeste, en Zapata" du Cubain David Bim

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Le festival Black Movie s'est terminé dimanche sur une fréquentation en légère baisse (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Black Movie, à Genève, a remis le Prix de la Critique au film "Al oeste, en Zapata", du réalisateur cubain, David Bim. Cette 27e édition du festival international de films indépendants, qui s'est terminée dimanche, a accueilli près de 25'750 festivaliers.

Durant dix jours, le public a pu découvrir 104 films, dont 48 longs métrages, ont indiqué dimanche les organisateurs dans un communiqué. Près d'une vingtaine d'invités étaient présents pour accompagner les longs métrages.

Parmi les films les plus suivis figurent notamment "Orwell: 2+2=5" du Haïtien Raoul Peck, qui confronte les écrits d'Orwell avec des images contemporaines. "No Other Choice" a également été bien suivi, démontrant l'attachement du public pour le travail du Sud-Coréen Park Chan-wook, poursuit le communiqué.

Spectateurs et spectatrices ont également fait preuve de curiosité en fréquentant avec assiduité les séances de films réalisés par de nouveaux talents, comme la réalisatrice et actrice mexicaine Mayra Hermosillo (Vainilla), le réalisateur thaïlandais Ratchapoom Boonbunchachoke (Fantôme utile), et le réalisateur américain Neo Sora (Happyend).

Les prix

Le Prix de la Critique, doté de 5000 francs, a été unanimement attribué par le jury au film "Al oeste, en Zapata" de David Bim. Le jury a apprécié le "classicisme impeccable" du réalisateur cubain. Le film raconte l'histoire pleine d'humanité d'une famille au coeur de la pandémie, en marge de la société cubaine.

Le Prix des Jeunes, d’une valeur de 1000 francs, a été décerné à "Singing Wings" du Kurde Hemen Khaledi. Le jury composé là de neuf élèves a relevé "ses thématiques touchantes, notamment l’importance de la communauté et les migrations, tant chez les humains que chez les animaux."

Quant au Prix Payot Petit Black Movie, d’une valeur de 1000 francs, il est allé à "Autokar" de Sylwia Szkiłądź (France, Belgique, Pologne). Le Prix des Enfants est lui décerné à Backstreet Birds de Gertrūda Nemčauskaitė (Lituanie).

Black Movie reviendra pour une 28e édition du 22 au 31 janvier 2027.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Redevance: Bron et les producteurs alertent sur un démantèlement

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"Plutôt que de programmer son démantèlement, on devrait chérir la SSR comme un trésor national", estime Jean-Stéphane Bron. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

À l'approche de la votation sur l’initiative "200 francs, ça suffit", qui veut réduire le montant de la redevance, les milieux de l’audiovisuel suisse tirent la sonnette d’alarme. Réalisateur, Jean-Stéphane Bron a dénoncé un affaiblissement "brutal" du service public.

"En Suisse, nous avons décidé collectivement de subventionner l’agriculture, les transports ou les universités, parce que le marché seul ne peut pas les faire survivre. Il en va de même pour le cinéma et la télévision", a dit Jean-Stéphane Bron à Keystone-ATS dimanche aux Journées de Soleure, en marge d’une conférence de presse organisée par Cinésuisse. "Plutôt que de programmer son démantèlement, on devrait chérir la SSR comme un trésor national."

Pour le cinéaste, l’argument selon lequel les jeunes paieraient pour des contenus qu’ils ne consomment pas relève d’un "faux débat". "Les jeunes s’informent massivement en ligne, et c’est précisément là que la SSR fait barrage aux fake news", souligne-t-il.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

A Genève, une exposition alerte sur l'exploitation de la montagne

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La nouvelle exposition au Centre des arts de l'école internationale de Genève vise à alerter sur l'exploitation de la montagne, comme ici au glacier du Rhône (archives). (© KEYSTONE/AP/MATTHIAS SCHRADER)

Bernard Garo et Jacques Pugin présenteront leurs oeuvres dans l'exposition "Glaciers", dès le 4 février au Centre des arts de l'Ecole internationale de Genève. Ils associent la peinture et la photographie pour alerter sur l'exploitation de la montagne.

Jacques Pugin exposera des superpositions photographiques complétées de touches de peinture acrylique. Bernard Garo apportera lui des toiles en format monumental de plusieurs mètres de côté, peintes avec des limons et des sédiments récoltés sur les glaciers.

Par leurs oeuvres, les deux artistes romands expriment leur indignation face à l'exploitation de la montagne et aux traces laissées par les activités humaines. Ils dénoncent notamment la pose de bâches sur la grotte du Glacier du Rhône (VS), pour "gagner de l'argent sur l'extinction" de ce paysage, estime Bernard Garo, contacté par Keystone-ATS.

L'art leur sert à alerter sur la fonte de ces géants de glace et "raconter par le beau, l'histoire de cette disparition programmée", explique Bernard Garo, évoquant "un sublime désastre". Il ajoute que "l'art a pour rôle de sensibiliser, d'émerveiller" et de relayer ce témoignage de puissance autant que de fragilité incarné par les glaciers. Sa démarche vise à transmettre les connaissances en associant l'art à la science.

Face à ces paysages, l'émerveillement subsiste toujours pour Jacques Pugin, bien qu'il soit mêlé à la tristesse et au sentiment d'impuissance. Il s'attend à des situations "catastrophiques" lorsque les glaciers auront disparu et regrette le manque d'attention pour ces sujets. En écho, Bernard Garo évoque la perte d'une mémoire millénaire pour l'Humanité.

L'exposition s'ouvrira par une table ronde le 4 février au soir (sur inscription), en présence des deux artistes et d'un glaciologue. Deux de leurs courts-métrages seront également projetés. L'exposition restera ouverte durant un mois.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Alain Monney, pilier de Carabine FM et des Pique-Meurons, est mort

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L'humoriste genevois Alain Monney (à droite) est décédé jeudi. On le voit avec le trio de "Carabine FM", qu'il formait avec Lolita (au centre) et Gérard Mermet (à gauche). Cette émission de radio déjantée a marqué les débuts de la chaîne "Couleur 3" au début des années 80. (© RTS)

L’humoriste genevois Alain Monney est décédé jeudi à l’âge de 74 ans à Genève, après avoir lutté durant deux ans contre une tumeur au cerveau. Figure marquante de la RTS TV et radio, il a notamment connu un large succès avec "Carabine FM" et "Les Pique-Meurons".

Musicien, scénariste et homme de radio et de télévision, Alain Monney débute dans les années 1970 avec le groupe folk "Aristide Padygros", avant de s’imposer dès les années 1980 sur les ondes de la Radio Télévision Suisse Romande. Son humour décalé a marqué durablement Couleur 3, notamment dans l’émission "Carabine FM", avec Lolita et Gérard Mermet. Ce dernier a confirmé vendredi à Keystone-ATS le décès de l'artiste, annoncé par plusieurs médias.

Alain Monney reste aussi indissociable de la sitcom "Les Pique-Meurons", qu’il a coécrite et produite pour la RTS. Diffusée au début des années 2000, la série réunissait jusqu’à 250’000 téléspectateurs, selon la RTS, et a connu un retour sur scène il y a trois ans.

Parallèlement, Alain Monney s’est produit sur les scènes romandes, a écrit des livres pour enfants et développé une ½uvre artistique mêlant marche, écriture et cartographie, à travers le "stepwriting", avec son "Alphabet toponymique français à l’usage des stepwriters", lit-on sur le site de la RTS.

Il était remonté sur scène en 2021 pour une série de concerts-lectures. Il avait trois enfants, deux filles et un garçon.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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