Culture
Louise Glück, peintre de la beauté simple de la nature
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La lauréate 2020 du prix Nobel de littérature, Louise Glück, est décédée à l'âge de 80 ans. Considérée comme l'une des plus grandes voix de la poésie américaine, elle puisait la matière de son oeuvre dans la beauté simple de la nature et dans son enfance.
Native de New York et enseignante à Yale, la poétesse est la 16ème femme à s'être vu décerner le prix Nobel de littérature et la 12e lauréate américaine dans cette discipline, après notamment Hemingway (1954), Steinbeck (1962), Toni Morrison (1993) et Bob Dylan (2016).
Son oeuvre, entamée à la fin des années 60, célèbre pour son style fluide et sa sublimation de la beauté simple de la nature, lui a valu de nombreux prix prestigieux aux Etats-Unis. L'un de ses poèmes, "Japonica" (un groupe de papillons), rappelle l'art raffiné des peintres japonais, commençant par "Les arbres fleurissent/sur la colline./Ils portent/de grosses fleurs solitaires,/des japonicas".
Dans un entretien avec une revue de poésie américaine en 2006, Louise Glück se défendait d'être une spécialiste des motifs floraux: "J'ai eu beaucoup de demandes sur l'horticulture, or je ne suis pas horticultrice". Elle avait publié en 1992 "The Wild Iris" ("L'Iris sauvage", traduit tardivement en français comme une grande partie de son oeuvre), recueil polyphonique d'une originalité incomparable qui déploie tout un jardin et lui vaut le prix Pulitzer, l'un des prix les plus prestigieux au monde.
Jeanne d'Arc
Même vouée à la confidentialité que réserve notre époque aux vers libres, sa poésie est restée très accessible. Elle se passe d'appareil critique explicatif, et l'anglais de Louise Glück se lit sans trop de peine pourvu que l'on ait quelques notions de cette langue.
Adepte du dépouillement, M. Glück citait pour premières influences de jeunesse des poètes connus pour leur clarté d'expression, William Butler Yeats (prix Nobel 1923) et T.S. Eliot (prix Nobel 1948). Outre la nature, la grande source d'inspiration reposait dans son enfance.
"J'étais une enfant solitaire. Mes interactions avec le monde en tant qu'être sociale étaient peu naturelles, forcées, des représentations, et j'étais la plus heureuse quand je lisais. Bon, ce n'était pas entièrement aussi sublime que ça, je regardais beaucoup la télévision et mangeais beaucoup aussi", racontait-elle ainsi.
Son patronyme germanique lui venait de grands-parents juifs de Hongrie qui ont émigré vers les Etats-Unis au début du XXe siècle. Elle-même est née en 1943 à New York, dans une famille qui l'encouragea à exprimer sa créativité. L'une de ses héroïnes d'enfance était Jeanne d'Arc, à laquelle elle consacra un court poème en 1975. "Et maintenant les voix répondent que je dois/me transformer en feu, selon le dessein de Dieu".
La mort d'une soeur
Son adolescence est difficile, elle souffre d'anorexie. L'un de ses traumatismes est la perte d'une soeur aînée, morte peu après la naissance. "Ma soeur a passé toute une vie dans la terre./Elle est née, elle est morte./Entre-temps,/pas un regard éveillé, pas une phrase", dit-elle dans "Lost Love" ("Amour perdu", 1990).
Louise Glück a abandonné ses études, s'est mariée puis a rapidement divorcé. Elle commence à se révéler en 1968, par son premier recueil "Firstborn" ("Aînée"). Un second mariage lui apporte plus de stabilité et elle devient universitaire.
"A travers toute l'oeuvre poétique de Glück, nombre des figures centrales de ses poèmes sont féminines (...) soit une jeune femme, que l'on distingue souvent comme la fille de quelqu'un, soit une mère", écrivait en 2020 Allison Cooke, chercheuse en littérature. Louise Glück est la mère d'un enfant. "La jeune femme dans la poésie de Glück s'intègre dans le discours féministe de plusieurs décennies sur +ce que cela signifie d'être une femme+", expliquait Mme Cooke.
En plus de 50 ans, l'autrice a publié une dizaine de recueils de poésie, des essais et un roman. Ce dernier, intitulé "Marigold and Rose : A fiction" (2022) propose une plongée incandescente dans la vie intérieure de jumelles très différentes "J'aime mon oeuvre récente", avait-elle affirmé en 2020 au comité Nobel, citant "Averno", un recueil de 2006, comme "un bon endroit pour commencer" à la lire.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
Polémique après la restauration d'une fresque à Rome
Le visage de la première ministre italienne a-t-il remplacé celui d'un chérubin? Sur la fresque tout juste restaurée d'une basilique de Rome, la troublante ressemblance avec Giorgia Meloni a créé samedi la polémique dans la presse italienne.
La fresque se trouve dans une chapelle de la basilique San Lorenzo in Lucina, située à quelques mètres du siège du gouvernement, en plein coeur de Rome, où des travaux de restauration récents ont été menés, précise le quotidien La Repubblica, qui a le premier révélé l'information.
A droite d'un buste en marbre d'Umberto II de Savoie, dernier roi d'Italie, un ange portant un parchemin sur lequel figure une carte de l'Italie affiche des traits très proches de ceux de la cheffe du gouvernement ultraconservateur italien.
Meloni s'en amuse
L'artiste bénévole à l'origine de la restauration, Bruno Valentinetti, a démenti dans la presse avoir voulu dépeindre Giorgia Meloni, assurant avoir seulement restauré à l'identique la fresque originale.
La première ministre italienne s'est elle-même amusée de la polémique, accompagnant sur Instagram la photo de son supposé portrait du commentaire: "Non, je ne ressemble vraiment pas à un ange".
Après la sollicitation par plusieurs membres de l'opposition de centre gauche d'une intervention du ministre de la Culture, Alessandro Giuli, le ministère a indiqué en fin de matinée samedi avoir mandaté une inspection de la fresque.
"La surintendante spéciale de Rome (institut qui gère, entretient et valorise les biens archéologiques, historiques et artistiques de la ville, NDLR), Daniela Porro, a chargé les techniciens du ministère de la Culture de procéder aujourd'hui à une inspection, afin de déterminer la nature des travaux effectués sur la peinture contemporaine d'une des chapelles de San Lorenzo in Lucina et de décider des suites à donner", souligne le communiqué.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
Un week-end de projections documentaires à Lausanne
Ciné au Palais revient pour une douzième édition. Le week-end de projections documentaires propose treize films récents dédiés aux sciences, à l'archéologie, à la nature et aux grands enjeux contemporains. Rendez-vous les 7 et 8 février au Palais de Rumine.
Le programme s'adresse autant aux familles qu'aux adultes. Par exemple, "Le secret du loup d'Ethiopie" dévoile le comportement étonnant d'un canidé qui lèche le nectar des fleurs, comme des sucettes. Le long métrage d'animation "Mary Anning, chasseuse de fossiles" raconte la jeunesse de la paléontologue britannique.
Dans un autre registre, "La gare des papillons" questionne l'avenir de l'ancienne gare de triage de Bâle devenue réserve naturelle: doit-elle servir de plaque tournante pour les marchandises ou pour les animaux et les plantes? Faut-il choisir le transfert modal ou la biodiversité?
Entrée libre
Le festival retient aussi "Tautavel, vivre en Europe avant Néanderthal" qui explore les origines de l'Humanité. Ce film qui a reçu plusieurs récompenses ouvre une fenêtre à la fois réaliste et rêvée sur la Préhistoire lointaine.
Avec Ciné au Palais, la bibliothèque et les musées du Palais de Rumine veulent rendre les savoirs scientifiques accessibles au plus grand nombre. Les projections s'accompagnent d'échanges avec les équipes des films et avec des spécialistes. L'entrée est libre.
Des visites guidées de l'exposition "Destination archéologie. 1798-Futur" sont proposées les deux jours. Le samedi 7 février à 14h00, les équipes du Naturéum organisent une visite thématique de l'exposition de photographies [Moving Pictures], qui aborde des enjeux environnementaux et humanitaires majeurs, notamment la protection des orangs-outans à Bornéo.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
A Lausanne, Marina Xenofontos sème le double
Au moyen de sculptures, d'objets trouvés, d’écrits et de films, Marina Xenofontos interroge les manifestations matérielles de la mémoire et de l'histoire. Pour son exposition Play Life, l'artiste chypriote explore la question du double. A découvrir dès vendredi prochain à l'Espace Projet du Musée cantonal des Beaux-Arts (MCBA), à Lausanne.
Le coeur de l'exposition est constitué par le jeu vidéo "Twice upon a while" dont le public est partie prenante. Le personnage principal, nommé Twice et modélisé d'après l'artiste, évolue dans un monde aux apparences banales qui bascule constamment dans un univers onirique fait de choix, d'impasses, de boucles et de désorientations.
Dans ce jeu vidéo de rôle, il n'y a pas de récit linéaire. La scène originelle est revisitée à l'infini sous l'impulsion des visiteurs. S'ouvre ainsi, une démultiplication de doubles, Twice devenant le reflet des joueurs, explique le musée.
Sculptures
Les sculptures présentées dans l'exposition peuvent aussi se lire comme des formes de doubles. "To the knees", par exemple, est composé de segments de tubes en aluminium en rotation: il renvoie au monde industriel par ses matériaux et par le son qu'il produit.
Chez Marina Xenofontos, même vidés de leur fonction première, les éléments physiques portent la mémoire de leur usage initial, tout en ouvrant vers de nouvelles significations. A l'image de l'échelle de chantier de "Found construction site ladder", un objet trouvé qui pose la question du passage d'un espace à un autre.
Qu'ils soient statiques ou en mouvement, les objets de l'artiste chypriote sont en transition. Ce sont des objets qui en répliquent d'autres ou qui en sont des doubles non conformes, l'artiste leur conférant un poids nouveau.
Née en 1988 à Chypre, Marina Xenofontos vit et travaille entre Athènes, en Grèce, et Limassol, à Chypre. Elle a étudié à New York et à Londres et représentera Chypre à la prochaine Biennale de Venise. L'exposition lausannoise est visible jusqu'au 2 août.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Springsteen chante son titre anti-ICE sur une scène de Minneapolis
La légende américaine du rock Bruce Springsteen est montée sur scène vendredi pour interpréter sa nouvelle chanson écrite en hommage à deux manifestants tombés sous les balles de la police fédérale à Minneapolis.
Le musicien a écrit et enregistré "Streets of Minneapolis" en 24 heures pour répondre, selon ses termes, à la "terreur d'Etat" qui règne dans cette ville du Midwest où l'administration a envoyé des milliers d'agents lourdement armés.
Ces agents ont tué deux citoyens américains à quelques semaines d'intervalle, suscitant une vague de colère à travers le pays.
Des milliers de manifestants sont descendus dans la rue vendredi pour protester contre les raids des agents masqués de l'ICE, la police de l'immigration.
Le Boss a expliqué avoir envoyé sa chanson à Tom Morello de Rage Against The Machine pour connaître son avis.
"Tom se passionne facilement", a déclaré sur scène le rockeur sous les rires du public. "Je lui ai dit, Tom, qu'en penses-tu? C'est un peu grandiloquent".
"Et il m'a répondu, 'Bruce, les nuances, c'est merveilleux, mais parfois, il faut leur coller un pain'".
Le chanteur de "Born in the USA", critique farouche du président américain, compare dans son morceau l'ICE à "l'armée privée du roi Trump", dont les membres portent des "bottes d'occupants".
"Il y avait des traces de sang là où il aurait dû y avoir de la miséricorde, et deux morts qu'on a laissés mourir dans les rues enneigées: Alex Pretti et Renee Good", chante-t-il.
"Je dédie ceci aux habitants de Minneapolis, aux habitants du Minnesota et aux habitants de notre beau pays, les Etats-Unis d'Amérique", a-t-il lancé au public.
Le titre de la chanson fait écho à son classique "Streets of Philadelphia", écrit dans les années 1990 sur les personnes atteintes du sida.
Bruce Springsteen s'est fait la voix de l'Amérique déclassée ces dernières décennies, vénéré par ses fans pour ses hymnes en faveur de la classe ouvrière, tels que "The River" et "Rosalita".
Il a soutenu la candidature de la démocrate Kamala Harris dans la campagne pour la présidentielle remportée par Donald Trump.
Il avait alors déclaré au sujet du milliardaire républicain qu'il se présentait pour devenir un "tyran américain".
De son côté, Donald Trump le juge "très surcoté".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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