Rejoignez-nous

Culture

Oscar du meilleur film pour "Nomadland" de la Chinoise Chloé Zhao

Publié

,

le

La 93e cérémonie des Oscars se déroule dans une gare historique du centre de Los Angeles. (©KEYSTONE/AP/Mark Terrill)

"Nomadland" a confirmé dimanche à Los Angeles son statut de grand favori des Oscars en remportant la récompense suprême du meilleur long-métrage. Sa réalisatrice Chloé Zhao est devenue la première cinéaste non blanche à remporter le prix du meilleur réalisateur.

Avant Chloé Zhao, seule une autre femme avait reçu ce prix convoité, Kathryn Bigelow en 2010 pour "Démineurs". "Quel voyage incroyable et unique nous avons fait ensemble", a lancé la réalisatrice née en Chine, dont les acteurs dans le film sont pour beaucoup des amateurs jouant leur propre rôle de trimardeurs modernes.

Frances McDormand, l'une des rares comédiennes professionnelles de cet hybride de road movie, de drame social et de documentaire sur des Américains âgés vivant sur les routes après avoir tout perdu lors de la crise financière, rafle, quant à elle, l'Oscar de la meilleure actrice.

Son rôle de veuve désargentée et désabusée vivotant dans un vieux camping-car lui permet de devenir la deuxième femme à obtenir trois Oscars dans cette catégorie, derrière la championne toute catégorie, Katharine Hepburn, qui en détient quatre.

Oscar en gare

Chez les hommes, Anthony Hopkins a créé la surprise en raflant la statuette du meilleur acteur pour son rôle de vieillard sombrant dans la démence dans "The Father". Le Britannique de 83 ans n'était pas présent pour recevoir son prix. Il faisait figure d'outsider assez improbable face à Chadwick Boseman, mort l'été dernier d'un cancer et qui semblait parti pour recevoir un Oscar posthume pour "Le Blues de Ma Rainey", où il incarne un trompettiste hanté par des atrocités racistes.

La cérémonie la plus suivie d'Hollywood se tenait exceptionnellement cette année dans une gare historique du centre de Los Angeles accueillant les stars en lice, qui pour beaucoup ont foulé un tapis rouge pour la première fois depuis le début de la pandémie de Covid-19.

C'est là que le Danois Thomas Vinterberg, réalisateur de "Drunk", a reçu l'Oscar du meilleur film étranger. Sa comédie douce-amère met en scène quatre amis menant une expérience de soûlographie quasi scientifique. Il a dédié la victoire à sa fille Ida, morte dans un accident de voiture quatre jours après le début du tournage et qui devait jouer dans son film.

De la diversité

Les quelque 200 candidats invités à se présenter sur le tapis rouge, réduit cette année à sa plus simple expression afin de respecter les règles sanitaires et la distanciation sociale, étaient visiblement ravis de se retrouver. "Aujourd'hui, c'est la première fois que je m'aventure. Je ne me suis pas rendue dans une grande ville depuis plus d'un an", a assuré Glenn Close aux rares journalistes admis à suivre en personne cette 93e édition.

Même des magnats d'Hollywood, comme Bob Iger, le tout-puissant patron de Disney, numéro un mondial du divertissement, n'ont pas reçu de carton d'invitation pour l'événement. Il n'a donc pas pu assister en chair et en os à la victoire de "Soul", fable onirique des studios Pixar (filiale de Disney) sur le sens de la vie sorti au beau milieu d'une pandémie meurtrière, dans la catégorie du meilleur film d'animation.

Après des années de controverse sur la composition de l'académie des Oscars, jugée trop blanche et trop masculine pour représenter l'ensemble de la société, deux acteurs de couleur ont été récompensés pour le second rôle: le Britannique Daniel Kaluuya, 32 ans, pour "Judas and the Black Messiah", et la septuagénaire sud-coréenne Youn Yuh-jung pour "Minari".

Déception pour Netflix

Le premier Oscar de la soirée, celui du scénario original, est allé à Emerald Fennell pour son film "Promising Young Woman", thriller féministe inspiré par le mouvement #MeToo.

Même si elle repart avec sept récompenses au total, la plateforme Netflix a en revanche subi une nouvelle déception dimanche dans les catégories majeures, malgré plusieurs films qui abordaient des thèmes pourtant d'une actualité brûlante.

Chadwick Boseman et Viola Davis ont échoué avec "Le Blues de Ma Rainey" et son évocation des discriminations raciales dans le Chicago des années 1920 tout comme "Les Sept de Chicago", qui revisite la répression policière et judiciaire ayant suivi les manifestations contre la guerre du Vietnam en 1968.

Ode en noir et blanc à Hollywood, "Mank" a dû se contenter d'Oscars pour sa photographie et ses décors.

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Culture

L’actrice française Laetitia Casta primée à Locarno

Publié

le

L'actrice française Laetitia Casta recevra un prix du Festival du film de Locarno début août. (© Keystone/EFE/)

L’actrice française Laetitia Casta recevra l’Excellence Award Davide Campari 2021 décerné par le festival du film de Locarno aux figures artistiques qui ont influencé le cinéma contemporain. Deux de ses films seront projetés à cette occasion.

La remise de prix aura lieu le mercredi 4 août sur la Piazza Grande où deux films choisis par l'actrice seront ensuite projetés: Gainsbourg (vie héroïque) (2010) de Joann Sfar et L’homme fidèle (2018) de Louis Garrel. Le lendemain, Laetitia Casta rencontrera le public du festival pour une conversation au Forum @Rotonda, précise le festival de Locarno dans un communiqué jeudi.

Sous la direction de cinéastes tels que Raúl Ruiz dans Les âmes fortes (2001), Tsai Ming-liang dans Visage (2009) et, au théâtre, le dramaturge récemment oscarisé Florian Zeller dans Elle t’attend (2008), Laetitia Casta a apporté profondeur et complexité à ses personnages, souligne Giona A. Nazzaro, directeur artistique du festival du film de Locarno

Cette année, Laetitia Casta s’illustrera dans trois nouveaux films: Lui de Guillaume Canet, La croisade de Louis Garrel et Selon la police de Frédéric Videau. Au théâtre, elle sera en tournée à partir d’octobre 2021 puis on la retrouvera sur les planches parisiennes du Théâtre du Rond-Point en janvier 2022 dans la pièce Clara Haskil, Prélude et fugue mise en scène par Safy Nebbou d’après le texte de Serge Kribus.

Laetitia Casta avait débuté en 1999 au cinéma dans Astérix & Obélix contre César, où elle incarne Falbala sous la direction de Claude Zidi. Elle a commencé sa carrière dans le mannequinat.

Continuer la lecture

Culture

160 oeuvres d'Andy Warhol à Montreux

Publié

le

'Auditorium Stravinski à Montreux (VD) accueille jusqu'à fin août une exposition consacrée à Andy Warhol. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

L'Auditorium Stravinski à Montreux accueille jusqu'au 29 août "Andy Warhol - Pop Art Identities". L'exposition propose plus de 160 oeuvres originales et films inédits du célèbre artiste américain. L'occasion également de rappeler sa venue à Montreux en 1986.

L'exposition propose une narration différente puisqu'elle raconte le concept d'identité d'Andy Warhol (1928-1987). Elle le fait à travers ses personnages principaux, ses oeuvres iconiques, à travers des expressions non conceptuelles, mais relevant d'une esthétique de l'ordinaire, a expliqué le curateur de l'exposition Maurizio Vanni à Keystone-ATS.

Andy Warhol raconte son époque à travers les objets de consommation. Il pensait que l'art devait entrer chez tout un chacun, ce que permet la sérigraphie, a ajouté le curateur. Dans l'histoire de l'art, il y a eu un avant et un après Andy Warhol.

L'exposition synthétise toute l'histoire artistique du maître du pop art. Parmi les oeuvres, les célèbres séries de portraits consacrées à Marilyn et à Mao, les soupes Campbell ou encore son obsession pour la mort de John Kennedy.

Andy Warhol n'est pas sans lien avec Montreux: il y est venu un an avant sa mort avec son compère Keith Haring. Il a signé avec lui la géniale affiche du Montreux Jazz Festival de 1986, a rappelé Maurizio Vanni. Et de souligner que pour les deux artistes, le génie correspondait à la simplicité.

www.warholmontreux.ch

Continuer la lecture

Culture

M6 appelle à ne pas regarder "Top Chef" mercredi

Publié

le

Les téléspectateurs sont invités à aller manger au restaurant plutôt qu'à regarder en direct la finale de Top Chef. (Image prétexte - ©KEYSTONE/AP/Jean-Francois Badias)

Fait rare à la télévision, M6 a décidé d'inciter les téléspectateurs à ne pas regarder la finale de son émission phare "Top Chef" en direct mercredi soir. Mais à aller plutôt dans les restaurants pour soutenir leur réouverture.

"Philippe Etchebest, Michel Sarran, Hélène Darroze et Paul Pairet (les jurés de l'émission, ndlr.) s'étant beaucoup impliqués pour leurs collègues et confrères durant toute la crise de la Covid, il nous a semblé important d'appuyer leur combat et de les accompagner pour ce jour important pour tous les restaurateurs", a expliqué la chaîne à l'AFP.

Outre les quatre jurés, "les candidats de l'émission relaieront aussi toute la journée des messages pour inciter les Français à retourner au restaurant", plutôt qu'à suivre la finale de "Top Chef" en direct, et à la visionner en rattrapage (replay) sur le portail 6play, a précisé M6. Le conseil est prodigué dans une bande-annonce diffusée sur la chaîne, mais aussi dans des publications sur les réseaux sociaux et des encarts publiés dans la presse écrite.

L'initiative est d'autant plus originale que "Top Chef", une des émissions emblématiques de M6, a engrangé des records d'audience auprès de plusieurs catégories de téléspectateurs pour sa douzième saison qui s'achève ce mercredi.

Elle a réuni 3,9 millions de téléspectateurs en moyenne, soit 17% du public, un sommet depuis 9 ans, avec des scores encore plus élevés et records auprès des catégories de téléspectateurs ciblées par la chaîne, notamment les femmes. Elle s'est systématiquement hissée en tête des programmes les plus regardés les soirs de diffusion.

Continuer la lecture

Culture

Montreux Jazz: plus de la moitié des soirées déjà complètes

Publié

le

Woodkid jouera à guichets fermés le 3 juillet, à Montreux. (Archives © KEYSTONE/SANDRO CAMPARDO)

La plupart des billets pour le prochain Montreux Jazz Festival (MJF) se sont rapidement écoulés mardi peu après l'ouverture de la billetterie. En fin d'après-midi, 21 concerts sur 36 affichaient déjà complets.

Juste après l'ouverture de la billetterie à midi, le site internet du festival a été momentanément inaccessible pour certains utilisateurs en raison d'une surcharge de la plateforme. La connexion a rapidement été rétablie, confie le porte-parole du festival Kevin Donnet, interrogé par Keystone-ATS.

Le MJF se déroulera du 2 au 17 juillet sur quatre scènes, dont deux payantes. La première sera érigée sur le lac et 500 spectateurs pourront assister aux concerts depuis le rivage. La deuxième, dotée de 200 places assises, sera basée au Montreux Palace

En tout, ce sont près de 60 artistes qui défileront sur les deux scènes payantes, dont un tiers de Suisses. La plupart des concerts coûtent entre 70 et 85 francs, à l'exception des quatre têtes d'affiche - Zucchero, Woodkid, Rag'n'Bone Man et Ibrahim Maalouf - pour lesquelles il faut débourser 155 francs.

Deux autres scènes, gratuites mais soumises à réservations, seront installées dans le grand hall et les jardins du Montreux Palace. Elles accueilleront notamment des artistes émergents et les jam sessions.

La 55e édition du Montreux Jazz promet d'être "covid-compatible". Avec ses quatre scènes, le MFJ pense pouvoir attirer entre 1200 et 1500 personnes par jour, soit dix fois moins qu'avant la pandémie de coronavirus. Onze bars et points de restauration seront à disposition des festivaliers. Le protocole sanitaire sera communiqué à l'approche du festival et s'adaptera à l'évolution de la situation.

Continuer la lecture

Culture

La Fondation Béjart Ballet Lausanne lance un audit global

Publié

le

Le nouvel audit portera sur l'ensemble du périmètre de la Fondation Béjart Ballet Lausanne (la compagnie, ici en photo avec son directeur artistique Gil Roman, et l'école), examinera les questions de santé et de sécurité au travail, de climat général de travail et d'encadrement (Archives © Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Béjart Ballet Lausanne est dans la tourmente. Après les révélations de graves manquements de son école de danse et l'exclusion du directeur, la Fondation fait état de nouvelles allégations, touchant cette fois la compagnie elle-même. Une enquête globale est lancée.

"Le Conseil de fondation du Béjart Ballet Lausanne a eu connaissance de nouvelles allégations dirigées contre l'institution, y compris la compagnie du Béjart Ballet Lausanne", indique-t-il vendredi dans un communiqué, une semaine exactement après l'annonce de l'exclusion du directeur de la prestigieuse Ecole-atelier Rudra Béjart, Michel Gascard, et de sa régisseuse, Valérie Lacaze.

"Bien que ces éléments rapportés, qui touchent au climat de travail et à des comportements inappropriés, ne soient à ce stade ni étayés ni confirmés, le Conseil de Fondation a pris la décision immédiate de confier un audit général à une société spécialisée", écrit-il.

"Démarche préventive"

Interrogé par Keystone-ATS, la présidente du Conseil de Fondation du Béjart Ballet Lausanne, Solange Peters, insiste sur le fait qu'aucun témoignage direct ni faits précis ne soient remontés à ses oreilles. "Il s'agit d'une série d'allégations sur le climat de travail au sein de la fondation et de la compagnie que je découvre essentiellement par le biais des médias depuis une semaine", affirme-t-elle.

"La démarche actuelle est très différente du précédent audit. Elle est préventive, prophylactique. Nous voulons ouvrir une vraie évaluation, regarder partout et lever les nuages de suspicions", explique Mme Peters. Selon elle, la démarche a été bien accueillie par Gil Roman, directeur artistique de la compagnie BBL. "Nous gardons toute notre confiance en lui", relève-t-elle.

Le nouvel audit portera sur l'ensemble du périmètre de la Fondation Béjart Ballet Lausanne (la compagnie et l'école), examinera les questions de santé et de sécurité au travail, de climat général de travail et d'encadrement, selon la présidente du Conseil de Fondation du BBL.

Résultats attendus d'ici septembre

Le nom de la société mandatée pour réaliser cet audit, son cahier des charges exact et son calendrier seront précisés ces prochains jours. Mme Peters espère des conclusions "dans le courant de cet été et si possible avant septembre". Selon elle, il n'y a toujours aucun volet pénal dans toute cette affaire.

Le Conseil de fondation du BBL "attache une importance primordiale au respect de conditions de travail exemplaires, à des relations humaines saines et à une bonne gouvernance, qui forment le socle des valeurs de la Fondation. L'audit qu'il met en place aujourd'hui doit permettre de s'assurer que ces principes fondamentaux sont appliqués", souligne-t-il encore dans le court communiqué.

Omerta et humiliations

En plus des licenciements de Michel Gascard et Valérie Lacaze, le Conseil de Fondation avait aussi annoncé suspendre les cours de l'Ecole-atelier, qui forme chaque année une quarantaine d'élèves. Ils ne reprendront d'ailleurs pas à la prochaine rentrée d'août. La prestigieuse école de danse espère pouvoir recommencer ses activités en 2022.

C'est en février dernier que le Conseil de Fondation a pris connaissance d'"éléments préoccupants mettant en cause la direction" de cette école. Le premier audit a été confié à un avocat et à un ancien juge cantonal afin "de faire toute la lumière sur les faits énoncés et d'en fournir une analyse détaillée". Il a conclu à "un certain nombre de faits et comportements révélant de graves manquements de la part de la direction" de l'école.

Les témoignages recueillis ces derniers jours par les médias rapportent des humiliations subies par les danseuses et l'omerta imposée par le directeur Michel Gascard.

Décision saluée par la Ville de Lausanne

De son côté, la Ville de Lausanne a salué la décision du Conseil de Fondation du BBL de lancer un audit complet de l'ensemble du personnel de l'institution. Elle estime qu’elle s’inscrit dans une démarche responsable en matière de sécurité et santé au travail, écrit-elle dans un communiqué séparé.

La Municipalité dit vouloir annoncer la semaine prochaine un "plan d'actions plus large d'accompagnement des institutions culturelles subventionnées en lien avec les questions de santé, de sécurité et de climat de travail".

Continuer la lecture

Les Sujets à la Une

X