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Nouvelle fièvre spéculative avec GameStop

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Après un pic de clôture à plus de 347 dollars le 27 janvier, l'action GameStop était retombée, s'établissant à un peu plus de 40 dollars vendredi dernier (Archives © KEYSTONE/ALEXANDRA WEY)

Le revendeur de jeux vidéo GameStop, au coeur de la saga boursière du début d'année, a de nouveau été la cible d'une fièvre spéculative mercredi à Wall Street. Son titre s'est envolé de plus de 100%.

Cette montée en flèche intervient au lendemain de l'annonce de la démission de son responsable financier, Jim Bell, qui quittera ses fonctions le 26 mars. Cette décision n'est pas motivée par "un désaccord avec l'entreprise sur tout sujet ayant trait aux activités, aux règlements ou aux pratiques de l'entreprise", a assuré GameStop dans un document transmis au gendarme boursier américain.

Toutefois, selon le site Business Insider, qui cite des sources proches du dossier, M. Bell aurait été "mis à la porte" par l'actionnaire activiste Ryan Cohen, récemment entré au capital et au conseil d'administration de la compagnie.

La prise de participation au sein de GameStop de M. Cohen, co-fondateur du site de vente en ligne de produits pour animaux Chewy, avait été l'un des éléments déclencheurs du brusque mouvement de hausse de l'entreprise à Wall Street à la fin janvier.

Echanges sur Reddit

Une armée d'investisseurs amateurs, échangeant notamment leurs conseils et opinions sur un populaire forum du site Reddit, avait décidé de se porter massivement vers cette chaîne de magasins, faisant grimper son prix en bourse.

En agissant de la sorte, ces boursicoteurs avaient notamment souhaité donner tort à de grands fonds d'investissement et des barons de Wall Street, qui avaient au contraire parié sur un effondrement de GameStop, au vu de ses résultats financiers médiocres, de son modèle économique visiblement dépassé et de ses perspectives de croissance moroses.

Une frénésie spéculative avait alors gagné l'ensemble du marché pendant plusieurs séances et suscité de vives réactions de la part des régulateurs et des élus américains. Ces responsables cherchent à savoir si certains acteurs financiers, dont des hedge funds et des plateformes de courtage, ont tenté de manipuler le marché pour limiter leurs pertes.

Après un pic de clôture à plus de 347 dollars le 27 janvier, l'action GameStop était retombée, s'établissant à un peu plus de 40 dollars vendredi dernier.

Après avoir été suspendue plusieurs fois en fin de séance en raison d'une trop forte volatilité, elle a fini à 91,71 dollars mercredi.

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La politique d'investissement de la BNS décriée par les ONG

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En matière climatique, la Banque nationale suisse se classe derrière les banques centrales brésilienne et chinoise notamment, selon le classement de Positive Money. (Image d'archives - ©KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Les directives et mesures mises en place par la Banque nationale suisse (BNS) en matière de protection du climat sont plutôt mal conçues par rapport à d'autres pays, selon une étude menée par Positive Money.

Les critiques énoncées par l'organisation non gouvernementale (ONG) basée à Londres sont partagées par Greenpeace Suisse.

Un classement mesurant les efforts déployés par différentes banques centrales en la matière révèle que la BNS n'atteint que 24 points sur 130 en comparaison internationale avec les pays du G20. Cela place l'institut d'émission helvétique à la huitième place, derrière des pays comme la Chine, le Brésil et les voisins européens, indique l'ONG britannique mercredi.

Greenpeace souligne par ailleurs que la BNS doit son score de 24 points essentiellement à l'annonce de de la vente en décembre dernier, de titres détenus dans des entreprises exclusivement actives dans l'extraction de charbon. Selon l'organisation environnementale, une telle mesure reste cependant de nature symbolique, dans la mesure où l'exclusion des extracteurs de charbon correspond déjà au standard appliquée par la plupart des investisseurs en Suisse.

A titre de contre-exemples, l'ONG cite des pays comme le Brésil, la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne ou encore l'Italie. Les banques centrales y effectuent des "tests de résistance climatique" ou encouragent la divulgation de données financières et l'octroi de prêts pour des investissements verts (respectueux de l'environnement).

Sollicitée par AWP, la BNS a indiqué ne pas commenter pas les rapports individuels.

En décembre, le président de son directoire, Thomas Jordan, avait assuré lors d'un discours que la banque centrale travaillait intensivement sur la question de la protection du climat depuis déjà un certain temps. Le dirigeant avait alors expliqué que la BNS élargissait ses critères d'exclusion liés à l'environnement pour y inclure des aspects climatiques.

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Credit Suisse a débuté l'année sur les chapeaux de roue

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Credit Suisse, qui a commencé à rembourser les investisseurs dans le cadre de la débâcle de Greensill, n'exclut pas à avoir à supporter des charges dans cette affaire. (Image d'archives - ©KEYSTONE/WALTER BIERI)

Credit Suisse a connu un début d'année faste, marqué par les meilleurs mois de janvier et février depuis une décennie. En préambule d'une conférence organisée par Morgan Stanley, le groupe zurichois fait également le point mardi sur l'affaire Greensill.

Les recettes de la banque d'investissement ont bondi de plus de 50% en rythme annuel depuis le bouclement de l'exercice précédent, à la faveur d'une performance particulièrement élevée dans l'activité d'émission sur les marchés des capitaux, indique le numéro deux bancaire helvétique dans un communiqué.

Les activités de gestion de fortune profitent quant à elles de l'accroissement de l'activité clientèle, en particulier dans la région Asie-Pacifique, alors que le résultat des opérations d'intérêts "se stabilise séquentiellement" et que les commissions et frais récurrents "conservent leur tendance à la hausse".

Malgré la poursuite de la pandémie, le groupe se veut également rassurant concernant les pertes sur crédit, qualifiées de "faibles", tandis que les signes indiquant une amélioration de l'économie mondiale commencent à profiter à la provision constituée à cet effet.

Dans la foulée, Credit Suisse a annoncé le remboursement de 50 millions de dollars de la part du liquidateur de Greensill, sur les 140 millions de crédit-relai consentis au prestataire financier britannique, ramenant le prêt en cours à 90 millions.

Dans le cadre de la suspension et la liquidation des fonds Supply Chain Finance, dont la valeur nette d'inventaire agrégée avoisinait les 10 milliards de dollars fin février, la priorité du groupe reste de récupérer les fonds pour les investisseurs de sa division de gestion d'actifs (CSAM). Les paiements de remboursement débutés le 8 mars totalisent 3,1 milliards de dollars.

"Bien que cette affaire n'en soit encore qu'à ses débuts, nous tenons à souligner qu'il est possible que le Credit Suisse doive supporter une charge à ce titre", prévient cependant la banque.

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Lindt & Sprüngli a vu son bénéfice plonger en 2020

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Le bénéfice net s'est effondré de 37,5% à 320,1 millions de francs. (Image d'archives - ©KEYSTONE/WALTER BIERI)

Lindt & Sprüngli a souffert des restrictions liées au coronavirus, faisant plonger son bénéfice. Cela ne l'empêchera pas de verser un dividende à ses actionnaires.

Le fabricant de tablettes et de pralinés a enregistré en 2020 un résultat d'exploitation (Ebit) en chute de 29,1% à 420,3 millions de francs, pour une marge afférente de 10,5% contre 13,2% un an plus tôt, selon le communiqué paru mardi.

Le bénéfice net s'est effondré de 37,5% à 320,1 millions de francs.

Le chocolatier de Kilchberg avait déjà publié ses ventes en janvier. En 2020, elles avaient reculé de 10,9% à 4,02 milliards.

La groupe compte proposer un dividende de 1100 francs par action et de 110 francs par bon de participation.

Ces résultats sont légèrement mieux que le consensus AWP. Le dividende du bon de participation dépasse même les attentes les plus optimistes.

La direction table pour 2021 sur une croissance organique des ventes de 6-8% et une marge opérationnelle de 13-14% avant d'atteindre 15% en 2022. Elle a confirmé ses objectifs à moyen terme, misant sur l'amélioration de la situation face au coronavirus.

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Covid-19: en 2020, un épargnant sur cinq a réduit ses versements

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Avec les pertes de salaires induites par le coronavirus, plus de 20% des épargnants du pilier 3a ont réduit, parfois à zéro, leurs versements dans la prévoyance liée facultative. (Image prétexte - ©KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Les pertes de salaire dues au chômage partiel ou aux licenciements ont fait pression sur les taux d'épargne des Suisses. D'après une enquête, plus de 20% des épargnants du pilier 3a ont réduit, parfois à zéro, leurs versements dans la prévoyance liée facultative.

L'enquête du comparateur en ligne Comparis note que pas moins de 53% des personnes interrogées disent être titulaires d'une solution de prévoyance 3a, selon un communiqué envoyé dans la nuit de lundi à mardi. Parmi elles, près d'une sur cinq a réduit ses versements dans le pilier 3a en 2020, quand elle n'y a pas tout bonnement renoncé.

"Ces chiffres reflètent notamment les pertes de salaire engendrées par le chômage partiel et les licenciements dus au coronavirus", analyse Comparis. Et d'ajouter que 43% des personnes concernées ont indiqué avoir renoncé à alimenter leur pilier 3a en raison d'une baisse de leurs revenus par rapport à 2019.

Investir autrement

La fonte des revenus constitue le motif le plus fréquemment cité pour justifier la baisse des versements au pilier 3a, mais il n'est pas le seul: 19% des épargnants 3a qui ont réduit, parfois à zéro, leurs versements dans ce pilier ont déclaré avoir opté pour d'autres placements dont certains sont directs, par exemple des actions sur un compte de dépôt. De même, 17% des sondés ont dit ne plus avoir d'argent à épargner dans le pilier 3a en raison d'une grosse dépense.

Les trois quarts des personnes qui procèdent d'ordinaire à des versements au pilier 3a ont investi en 2020 autant voire plus d'argent qu'en 2019 dans la prévoyance privée - qui présente des avantages sur le plan fiscal. Parmi elles, plus de la moitié (59%) y a versé le montant maximal, soit 6826 francs pour les personnes affiliées à une caisse de pension. Les hommes sont là nettement plus représentés que les femmes (64 % contre 52 %).

Retraite anticipée

Par ailleurs en 2020, 80% des épargnants 3a de 55 ans ou moins ont investi autant, voire davantage dans le pilier 3a qu'en 2019. Parmi les plus de 56 ans, ils n'étaient en revanche que 56% dans cette situation. Un quart (25%) des plus de 56 ans a même renoncé à tout versement dans ce pilier.

La chute des versements observée dans les classes d'âge les plus élevées s'explique difficilement par les conséquences économiques de la pandémie de coronavirus, selon Comparis. On y trouve en effet de nombreuses personnes en retraite anticipée sans revenu lucratif soumis à l'AVS qui n'ont pas encore perçu leur avoir de pilier 3a.

Cette enquête représentative a été réalisée par l'institut de sondage et d'études de marché innofact pour le compte de Comparis auprès d'un échantillon de 1044 personnes issues de toutes les régions de Suisse. Le sondage a eu lieu fin novembre 2020.

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UBS va supprimer 44 de ses 240 succursales en Suisse

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L'an dernier UBS a fermé 28 unités. (Image d'archive - ©KEYSTONE/GAETAN BALLY)

UBS confirme le redimensionnement de son réseau en Suisse. Le numéro un bancaire helvétique va fermer d'ici fin mars 44 de ses 240 agences en Suisse. La mesure, considérée comme un ajustement face aux changements d'habitudes des clients et qui avait déjà fuité dans la presse, concerne quelque 150 collaborateurs, mais pour l'heure aucune suppression d'emploi n'est prévue.

Dans une interview publiée mardi par la NZZ, le directeur général d'UBS Suisse, Axel Lehmann, précise que la réduction du réseau concerne de manière générale de petites agences. "A l'image d'une épicerie de village, il n'est pas possible de continuer à l'exploiter, alors que les clients accomplissent leurs achats en ligne ou se rendent dans de plus grandes filiales", selon le dirigeant. L'an dernier, UBS en a fermé 28.

Dans un document interne transmis à l'agence AWP, M. Lehmann explique "que les besoins et les attentes de nos clients ont radicalement changé, tout comme la manière dont ils traitent leurs opérations bancaires avec nous". Le phénomène s'est encore accéléré du fait de la pandémie du coronavirus, donnant "un élan supplémentaire à la digitalisation", selon le texte.

"Les modèles d'affaires existants doivent être adaptés et repensés. Cela s'applique également à nous et à nos méthodes de travail", ajoute M. Lehmann, précisant qu'UBS a investi au cours des deux dernières années pas moins de 500 millions de francs dans la numérisation. L'établissement prévoit de poursuivre ses investissements en la matière, notamment dans le domaine de la vente.

Grandes agences privilégiées

Dans le cadre de l'adaptation de son réseau, UBS veut se concentrer davantage sur les plus grands sites. Dans la mesure du possible et en concertation étroite avec la représentation des employés, UBS prévoit de transférer les collaborateurs concernés dans d'autres agences ou dans d'autres secteurs d'activité.

Lundi, des titres de CH Media rapportaient qu'UBS entendait biffer 40 agences de son réseau. En novembre, le site internet Inside Paradeplatz avait articulé un chiffre de 50 fermetures. L'été dernier, le rival Credit Suisse avait fait part de sa volonté de ne conserver que 109 de ses 146 succursales en Suisse.

De manière générale, le densité du réseau bancaire, qui demeure forte en Suisse, se réduit depuis plusieurs années. Selon les statistiques de la Banque nationale suisse (BNS), le nombre d'agences a chuté de 18% entre 2009 et 2019, à 2448. A elles seules, les deux grandes banques en ont fermé pas moins de 80 en l'espace d'une décennie.

L'an dernier, la Suisse comptait 39 agences bancaires pour 100'000 habitants, selon la BNS. A titre de comparaison, cette valeur s'inscrit à 23,5 dans l'Union européenne.

Si certains établissements rationnalisent leur maillage du territoire, d'autres poursuivent le développement de leur réseau d'agences. Il y a un an, le groupe Valiant, actuellement présent dans 97 localités suisses et treize cantons, s'est fixé comme objectif d'ouvrir 14 nouvelles succursales. En recensant 71 à l'heure actuelle, la Banque Migros se trouve elle aussi en phase d'expansion en la matière.

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