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Clinique genevoise suspendue pour trois mois

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Le canton de Genève a retiré pour trois mois l'autorisation d'exploiter à la Clinique Corela SA, récemment renommée MedLex SA. Cette suspension confirmée par le Tribunal fédéral sanctionne d'importants manquements.

"Le Tribunal fédéral estime que cette sanction de trois mois est proportionnelle à la gravité des faits", relève samedi le chef du département de la santé (DEAS) Mauro Poggia dans la Tribune de Genève. Ceux-ci représentent "une violation gravissime de l'éthique", ajoute-t-il.

Le conseiller d'Etat annonce également qu'il vient de "procéder à une dénonciation pénale auprès du procureur général concernant le médecin responsable". Selon lui, "il n'est pas exclu que l'on soit en présence d'une infraction à l'article 252 du Code pénal, pour faux et usage de faux".

Des rapports d'expertise modifiés et des médecins employés sans autorisation de pratiquer sont en cause. La Commission de surveillance des professions de la santé a instruit ce dossier pendant quatre ans. Tous les faits étaient contestés et les avocats ont demandé tous les délais possibles et imaginables, a précisé M.Poggia.

Des expertises

L'arrêté relatif a la suspension d'exercer a été publié mercredi dans la Feuille d'avis officielle (FAO), révèle samedi Le Temps. L'institution n'a pas le droit d'exploiter dès le 1er mars pour une durée de trois mois. Cette interdiction concerne les départements de psychiatrie et d'expertise, précise l'arrêté.

A noter que la clinique n'accueillait pas de patients, mais procédait à des expertises pour les assurances. Ce qui fait dire à M.Poggia qu'"ici le terme de clinique est utilisé de manière abusive au vu de ses activités".

La Clinique Corela SA a changé de raison sociale au début février. Désormais dénommée MedLex SA, cette société a pour but de fournir des prestations de services et de gestion spécialisée pour centres médicaux pluridisciplinaires.

Motif de révision

Cette suspension a fait réagir par le biais d'un communiqué commun l'Association pour la permanence de défense des patients et des assurés, PROCAP Suisse, Pro Mente Sana ainsi que des avocats. Ils dénoncent des graves manquements dans la réalisation de dizaines d'expertises.

Selon eux, "les agissements répréhensibles de cette clinique peuvent éventuellement conduire à un motif de révision de décisions de refus, dans la mesure où celles-ci auraient été fondées sur les dizaines d'expertises illégalement modifiées". Ils encouragent les assurés concernés "d'approcher leur conseil juridique à cet effet".

Publication retardée

Des mesures superprovisionnelles ont dans un premier temps empêché Tamedia, l'éditeur de La Tribune de Genève, de publier l'enquête. Dans son éditorial de samedi, le rédacteur en chef annonce avoir finalement obtenu gain de cause auprès de la justice pour lever ces mesures et publier son enquête. Un reportage de la RTS sur le sujet fait aussi l'objet de mesures superprovisionnelles.

SOURCE : ATS (KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

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Le gouvernement veut généraliser le 30 km/h dans l'hyper-centre

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Le gouvernement genevois entend lutter contre le bruit produit par le trafic motorisé en abaissant la vitesse de la circulation. Une limitation généralisée à 30 km/h dans l'hyper-centre est ainsi souhaitée (Photo d'illustration © KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Réduire la vitesse de circulation afin de diminuer les nuisances sonores causées par le trafic motorisé, telle est la mesure centrale de la stratégie de lutte contre le bruit routier que le gouvernement genevois a mise en consultation mercredi. Une généralisation du 30 km/h dans l'hyper-centre est ainsi proposée.

Malgré les efforts entrepris, comme la pose de revêtements phonoabsorbants ou le report du trafic automobile pendulaire vers les transports publics, un quart de la population genevoise demeure exposé à des niveaux de bruit dépassant les normes fédérales de jour comme de nuit.

Or, le bruit routier représente une menace sur la santé et la qualité de vie, rappelle le département des infrastructures (DI). Pour atténuer les nuisances, une stratégie fondée sur la réduction de la vitesse de circulation est proposée en consultation aux représentants de la société civile et aux partis politiques.

Dans la zone de l'hyper-centre, la vitesse serait limitée partout à 30 km/h, de jour comme de nuit. Un peu plus loin du centre, les axes structurants passeraient à 30 km/h la nuit et à 50 km/h le jour. La ceinture urbaine connaîtrait une limitation générale à 50 km/h, avec un abaissement à 30 km/h la nuit sur certains tronçons.

Le DI rappelle que passer de 50 km/h à 30 km/h équivaut à un trafic motorisé réduit de moitié au niveau du bruit généré. A 30 km/h, les pics sonores sont plus rares et les automobilistes adoptent sur ces routes à vitesse limitée une conduite plus régulière, avec des phases plus courtes de freinage et d'accélération.

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Des cas de Covid-19 à l'OSR et au Grand Théâtre de Genève

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Un cluster de Covid-19 a touché les musiciens de l'Orchestre de la Suisse romande et son directeur musical et artistique Jonathan Nott lors de la dernière production du Grand Théâtre de Genève, "Parsifal", de Wagner. Des cas ont aussi été détectés au sein de la maison lyrique, sans liens (Archives © KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Un cluster de Covid-19 a touché les musiciens de l'Orchestre de la Suisse romande (OSR) et son chef Jonathan Nott lors de la dernière production du Grand Théâtre de Genève. Des cas ont aussi été détectés au sein de la maison lyrique, sans liens.

Quatre artistes du choeur et un collaborateur administratif ont été testés positifs, a réagi mardi le Grand Théâtre à la suite d'un communiqué de l'OSR annonçant un cluster. "Ces cas sont bien isolés et n'ont pas été en contact direct avec les musiciens", écrit l'opéra, précisant que les mesures de protection en vigueur ont été respectées et qu'aucun cas n’a été déclaré au sein des équipes techniques.

La représentation en streaming le 2 avril dernier de l'opéra "Parsifal", de Wagner, avait été annulée le jour-même. Les répétitions de l'opéra se sont déroulées dans le respect du plan de protection validé par le service du médecin cantonal, assurent les deux institutions.

Afin de préserver la santé de ses employés, le conseil de la Fondation de l'OSR a toutefois décidé de suspendre les activités musicales jusqu'à fin juin. "Seules les activités ne présentant aucun risque pour le personnel seront maintenues", a-t-il annoncé lundi.

Conditions strictes

De son côté, le Grand Théâtre indique que les répétitions de "Didon et Enée" se déroulent sous conditions strictes, tandis que le spectacle de ballet "Le Sacre", autour du "Sacre du printemps", de Stravinski", sera probablement produit avec un enregistrement sonore. La faisabilité de l'opéra "La Traviata", à la mi-juin avec l'OSR, est, quant à elle, en cours d'évaluation.

"La réalisation de ces prochains spectacles est également sujette aux décisions fédérales prévues pour mercredi ainsi qu’à l’évolution générale de la situation", conclut le Grand Théâtre.

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Le tribunal des mineurs croule sous les procédures

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Le procureur général de Genève Olivier Jornot s'inquiète du travail croissant auquel est confrontée la justice des mineurs. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

A Genève, le tribunal des mineurs n'a jamais eu autant de nouvelles procédures à traiter qu'en 2020. La hausse est de 30% par rapport à 2019. C'est un point de préoccupation, a déclaré le procureur général du canton de Genève, Olivier Jornot, mardi.

Pour expliquer cette augmentation, le magistrat a notamment évoqué la problématique des MNA, ces personnes mineures non accompagnées, dépourvues de papiers d'identité. Depuis le début de 2020, et particulièrement à partir du mois de mai, ces MNA ont été impliqués dans des vols, des cambriolages ou même des brigandages.

La difficulté, pour la justice, vient du fait que certains de ces jeunes se prétendent mineurs, alors que leur apparence physique laisse à penser le contraire. Pour déterminer leur âge, un travail considérable doit être mené, qui fait appel parfois à la coopération internationale, ces personnes ayant séjourné ailleurs en Europe.

M. Jornot a en revanche écarté un possible lien entre la hausse du nombre de procédures traitées par la justice des mineurs et les confrontations plus fréquentes constatées ces derniers temps entre des jeunes et des représentants de l'autorité. Ce phénomène "n'est pas statistiquement déterminant", a-t-il fait remarquer.

Pas de paralysie prolongée

Concernant les chiffres de 2020, l'activité de l'appareil judiciaire a été fortement ralentie lors de la première vague d'épidémie de Covid-19, voilà tout juste une année. Il y a eu ensuite une certaine normalisation. L'institution judiciaire a pu affronter plus sereinement la deuxième vague de l'automne, sans être paralysée.

Des mesures différentes ont été prises afin de réduire l'impact sur les activités de la justice, a expliqué M. Jornot. Le fonctionnement des juridictions a été modifié. Par exemple, des audiences ont été remplacées par des échanges écrits quand c'était possible, a précisé le procureur général.

Concernant les projets d'avenir, la justice genevoise entend poursuivre ses efforts pour mettre en place un greffe universel, afin de faciliter la tâche des justiciables. Le passage du papier au numérique sera aussi une réforme à mener. Enfin, un immense travail reste encore à accomplir pour promouvoir la médiation.

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Genève ouvre la vaccination aux personnes dès 45 ans

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Pour le directeur général genevois de la santé Adrien Bron, la situation épidémiologique dans le canton demeure tendue. (©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le canton de Genève a annoncé lundi ouvrir la vaccination contre le Covid-19 aux personnes âgées de 45 ans et plus. Les autorités sanitaires ont pris cette décision après avoir constaté que très peu de personnes entre 55 et 64 ans se trouvaient dans les listes d'attente.

En élargissant le groupe cible, le canton veut éviter de se retrouver dans les semaines qui viennent avec plus de doses que de candidats à la vaccination, a précisé le département de la sécurité, de l'emploi et de la santé. Il s'agit d'adapter la hausse de la cadence vaccinale à celle du stock de doses.

Par ailleurs, Genève va ouvrir un vaccinodrome de grande capacité à Palexpo, la semaine prochaine, a relevé devant les médias le directeur général de la santé Adrien Bron. Avec ce nouveau venu, le canton disposera de 7 centres de vaccination. Un centre supplémentaire devrait ouvrir ses portes en mai.

Au niveau épidémiologique, la situation reste tendue. Si aucune péjoration n'est enregistrée sur le front des hospitalisations, les autorités constatent une tendance persistante à la hausse du nombre de cas. La barre des 200 cas quotidiens a été une fois franchie. Il faut remonter à décembre pour retrouver un tel niveau.

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Les taxis français manifestent à la frontière avec la Suisse

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Les taxis français protestent contre les contrôles de leurs autorisations à travailler en territoire helvète. (Image d'archives - ©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Des dizaines de taxis français manifestent depuis lundi matin à plusieurs postes frontières près de Genève pour dénoncer l'application d'une règle limitant leurs déplacements en Suisse.

Depuis 6H30, taxis, VTC et autres transporteurs freinent le passage des voitures allant en Suisse sur les postes frontières de Bardonnex, Vallard et Ferney-Voltaire, a précisé à l'AFP Eric Poligot, de la Fédération des taxis indépendant de Haute-Savoie (FTI 74), confirmant une information du quotidien Le Dauphiné Libéré.

Ils protestent contre les contrôles de leurs autorisations à travailler en territoire helvète, menés depuis environ un an par les autorités suisses en vertu d'une règle ancienne, rarement vérifiée jusque-là, explique le syndicat.

Selon lui, une directive européenne de 2005, relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles, autorise en effet les taxis à travailler un maximum de 90 jours par an en Suisse, avec obligation de déclarer ces journées au moins huit jours à l'avance.

Les autorités genevoises étaient peu regardantes avant 2020, assure Eric Poligot. Mais ces derniers mois, plusieurs de ses collègues qui ne s'étaient pas déclarés auprès du canton ont été stoppés à la frontière et contraints d'appeler un taxi helvète pour poursuivre le trajet de leurs clients, le plus souvent jusqu'à l'aéroport de Genève, raconte-t-il.

"C'est intolérable de dire à un client +écoutez, on change de véhicule+. On n'est pas des charters, on est des taxis, on fait du porte à porte", poursuit Eric Poligot, assurant que lui et ses collègues n'effectuent que des trajets transfrontaliers avec le bassin genevois, sans faire de "cabotage" en Suisse.

En discussions avec la préfecture de Haute-Savoie depuis six mois pour essayer de trouver un arrangement écrit, le syndicat suggère par exemple l'utilisation de macarons ou de la technologie pour fluidifier les contrôles à la frontière.

"Si demain les gens ne peuvent plus venir, ils vont atterrir à Lyon: il y a un enjeu économique pour l'aéroport de Genève et le canton", estime ce chauffeur de taxi.

La manifestation filtrante doit se poursuivre toute la journée, le syndicat devant rencontrer les services de l'Etat en France dans l'après-midi.

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