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Conditions de détention illégales à Champ-Dollon

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Le Tribunal fédéral admet le recours d'un détenu emprisonné à Champ-Dollon (GE) dans des conditions illicites. (Image d'archive - ©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)
Le Tribunal fédéral admet le recours d'un détenu incarcéré durant plus de 22 mois à Champ-Dollon. Il constate que l'homme a passé 234 jours dans des conditions illicites, essentiellement en raison de la surface insuffisante de sa cellule.

Libéré à mi-mai 2016, le détenu avait saisi les autorités genevoises afin que l'illicéité de ses conditions de détention entre le 23 juin 2014 et le 15 février 2015 soit constatée et qu'une indemnité pour tort moral lui soit versée. Ses démarchés étaient restées vaines jusqu'à ce que le Tribunal fédéral ordonne en février 2019 à la Cour de justice d'entrer en matière.

En décembre 2019, la Cour de justice avait admis l'illicéité pour la période de détention précédant le jugement, soit durant 89 jours. Elle estimait en revanche que les conditions de détention après le jugement avaient été difficiles mais pas illicites.

Surface insuffisante

Certes, le recourant s'était retrouvé avec deux codétenus dans une cellule prévue pour deux personnes et ne disposait donc pas de la surface minimale de 4 mètres carrés recommandée par le Comité européen pour la prévention de la torture (CPT). Mais ses compagnons étaient occupés plusieurs heures par jour au-dehors. Lui-même avait droit à une promenade quotidienne d'une heure et de trois à quatre heures hebdomadaires de sport.

Saisi d'un nouveau recours, le Tribunal fédéral a estimé, dans un arrêt publié vendredi, que le raisonnement des juges genevois, qui ont opéré une distinction "artificielle" entre la détention avant et après jugement, est indéfendable. En effet, les conditions - surface et occupation de la cellule - étaient les mêmes durant ces deux périodes. Cette distinction permettait juste de considérer que la durée maximale de trois mois, considérée comme tolérable en cas de surpopulation carcérale, n'était pas atteinte.

Confiné durant 8 mois

Pour le Tribunal fédéral, le recourant a passé près de 8 mois confiné durant 22 à 23 heures par jour dans une cellule qui lui offrait une surface individuelle inférieure à 3,7 mètres carrés. Les activités hors cellule proposées apparaissent très marginales. Dans ces conditions, la durée tolérable de trois mois au maximum est largement dépassée.

En conclusion, la Cour de droit pénal conclut que les conditions de détention du recourant n'ont pas été conformes aux standards minimaux durant 234 jours , entre le 23 juin 2014 et le 15 février 2015. Le Tribunal fédéral n'a pas été saisi d'une demande d'indemnisation et ne s'est donc pas prononcé sur ce point qui devra être tranché par la justice genevoise. (arrêt 6B_169/2020 du 18 mai 2020)

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Premier week-end compliqué pour les forains à Genève

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Un plan de protection a été mis en place pour que les forains puissent accueillir le public malgré la pandémie du coronavirus. (©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)
Les forains qui se sont installés vendredi soir le long du quai Wilson à Genève ont vécu un premier week-end difficile. La météo qui a alterné entre forte chaleur et pluie a découragé une partie du public qui a dû respecter les mesures sanitaires, crise du coronavirus oblige.

Les hautes températures samedi et les averses de dimanche ont rendu le week-end difficile pour les forains. Quant au public, il a dû suivre les mesures sanitaires inscrites dans le plan de protection établi par les forains et approuvé par la Ville de Genève et le médecin cantonal.

Le lavage des mains avec du gel hydroalcoolique était obligatoire avant l'accès aux attractions et des marquages jaunes délimitaient les files d'attente. Les forains ont aussi dû gérer les flux d'entrée et de sortie ou encore nettoyer systématiquement les jetons. Tout au long du quai Wilson, on pouvait lire à même le sol la consigne principale de la journée, inscrite sur du scotch: "respectez les distances".

Certains forains ont prévu des aménagements supplémentaires. Au stand de casse-brique, seule une place sur deux était disponible pour le jeu et les balles étaient nettoyées après chaque utilisation. Plus loin, la patronne du tir à la carabine a installé des plaques de plexiglas entre chaque poste de tir. "On fait au mieux pour que tous respectent les consignes. Mais j'ai quand même l'impression qu'il y a moins de monde, les gens évitent les foules. La situation sanitaire joue probablement un rôle. La chaleur et la pluie aussi", estime la gérante.

Des masques peu utilisés

"Les enfants touchent à tout mais le personnel désinfecte ce qu'il peut, comme les volants des voitures. C'est une situation compliquée, on sait qu'il n'y a pas de risque zéro", explique Julia, une mère de famille, après un tour en auto-tamponneuses.

"Nos employés portent le masque mais peu de visiteurs le font. Pourtant quand on le leur suggère, on remarque qu'ils sont nombreux à l'avoir dans le sac", raconte la patronne du Bidule, une attraction à grande vitesse en forme de chenille. Le port du masque n'est pas obligatoire mais vivement conseillé tout le long de la manifestation. Les forains resteront sur le quai Wilson jusqu'au 16 août.

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Journée la plus chaude de l'année à Genève

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Il a fait 34,4 degrés ce lundi 27 juillet 2020 à Genève. (©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)
Les températures ont allègrement franchi la barre des 30 degrés lundi sur le Plateau suisse. Genève détient même le record de la journée la plus chaude de l'année avec 34,4 degrés, selon SRF Meteo.

Ces températures n'ont rien d'anormal pour la saison, juillet et août étant connus comme les mois les plus chauds de l'année. Cet été, le mercure est même resté relativement à un niveau modéré. Certaines localités, comme Altdorf n'ont eu jusqu'à présent aucune journée caniculaire.

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Masque obligatoire dans les commerces

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Le port du masque sera obligatoire dès mardi dans les commerces genevois, comme ici dans un magasin de Crissier (archives). (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)
Genève durcit ses mesures face à la hausse des cas de contamination de Covid-19. Dès mardi le port du masque sera obligatoire dans tous les commerces du canton.

Avec 46 nouveaux cas enregistrés jeudi, les chiffres sont inquiétants, a indiqué vendredi le conseiller d'Etat en charge de la santé Mauro Poggia. La situation s'est aggravée: il faut prendre les mesures qui s'imposent, selon M. Poggia. En rendant le port du masque obligatoire dans les commerces, Genève emboîte ainsi le pas aux cantons de Vaud et du Jura.

La désinfection des mains avec une solution hydro-alcoolique sera aussi obligatoire avant de pénétrer dans un commerce. Le Conseil d'Etat genevois a également annoncé le port du masque obligatoire dès mardi pour tous les prestataires de soins à la personne, comme les coiffeurs, les barbiers et le personnel de salons esthétiques.

Net relâchement

Les lieux festifs publics et privés sont pointés du doigt par Jacques-André Romand, médecin cantonal délégué aux affaires Covid, qui déplore un net relâchement de la part de la population. Les bars et les discothèques ont ainsi dès vendredi 20h00 l'obligation de collecter l'identité et un moyen de contact fiable de chaque client.

Des sanctions pénales sont prévues pour les exploitants qui ne respectent pas cette obligation. L'amende peut aller de 5000 à 10'000 francs. Mauro Poggia a rappelé qu'une application est disponible pour faciliter ces collectes de données.

Serveurs masqués

Autre mesure qui entre en vigueur dès vendredi 20h00: le personnel des établissements publics doit être masqué. Tous les restaurants, bars, discothèques et buvettes sont concernés. Les mesures annoncées vendredi s'appliqueront jusqu'au 1er octobre avec la possibilité d'être prolongées en fonction de la situation sanitaire.

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Recours contre les immeubles des Vernets

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A Genève, plusieurs associations et particuliers font recours contre le projet immobilier prévu à la place de la caserne des Vernets. (©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)
A Genève, des associations et des voisins font recours contre le projet immobilier aux Vernets. Ils contestent essentiellement l'abattage de 113 arbres et des écarts par rapport au plan localisé de quartier (PLQ).

Le recours est déposé par les associations Patrimoine Vivant, Sauvons nos arbres et des habitants des Acacias notamment, a indiqué à Keystone-ATS leur avocat Pierre Bayenet, par ailleurs député suppléant d'Ensemble à Gauche. Il a été adressé vendredi au Tribunal administratif de première instance. Les recourants demandent l'annulation des autorisations de construire délivrées le 12 juin.

Le projet immobilier s'inscrit dans le cadre du développement du secteur Praille-Acacias-Vernets, sur l'emplacement de la caserne. Il prévoit 1500 logements, dont 300 pour des étudiants, dans deux îlots de 30 mètres de haut et une tour de 86 mètres. S'y ajoute un bâtiment d'activités avec un hôtel. Tous les appartements seront en location, les premiers sont attendus pour 2023. Le terrain est en mains publiques.

Arbres abattus

Les recourants demandent qu'une analyse d'impact sur l'environnement complète soit réalisée. Le projet implique l'abattage de 113 arbres, dont une majorité de tilleuls et des peupliers de plus de 20 mètres de haut, même en bordure des constructions. En outre, il empiète sur le continuum aquatique et corridor biologique de l'Arve.

Les recourants constatent encore de nombreux écarts entre le PLQ et les autorisations définitives au niveau architectural. Par exemple, les cheminements pour les piétons et les cyclistes dans les deux cours intérieures ne seront plus directs, contrairement à ce qui était prévu.

Manque de luminosité

Plusieurs normes de construction sont aussi violées afin de construire plus de logements et au détriment de la qualité de vie des habitants, selon les recourants. La hauteur de plafond est abaissée à 2,5 mètres, tandis que la surface des chambres est réduite au minimum, voire en dessous. Les recourants craignent un manque de luminosité dans les logements.

Ils critiquent encore le fait qu'une partie des loyers est déplafonnée, alors qu'un chantier de cette taille permet des économies d'échelle. Ils demandent à l'Etat de fournir des explications détaillées sur ces dérogations et sur les plans financiers présentés. Des vices de forme dans la procédure menant à la délivrance des autorisations sont aussi mis en avant.

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Le Richemond fermera fin août

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Le Richemond va fermer ses portes à la fin du mois d'août. La direction du palace ne sait pas encore quand reprendront les activités. (Image d'archive - ©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)
Terrassé par la crise liée à la pandémie de Covid-19, l'emblématique hôtel genevois Le Richemond a annoncé mercredi sa décision de fermer ses portes à la fin du mois d'août. La direction du palace n'évoque pas de date de réouverture pour l'instant.

Près de 130 collaborateurs sont concernés par l'arrêt des activités de l'hôtel qui donne sur la rade de Genève. Les employés verront leurs contrats de travail résiliés. La crise sanitaire a été catastrophique pour le tourisme de luxe à Genève. La décision de fermer temporairement s'est avérée être "la seule solution".

Le bouclage des frontières ainsi que l'arrêt des liaisons aériennes, qui ont réduit "drastiquement" le nombre de touristes à Genève, "sont à compter parmi les obstacles insurmontables qui font que la reprise n'est pas envisageable à court ou à moyen terme", a fait savoir la direction du 5 étoiles.

Charges incompressibles

Depuis le début de la pandémie, l'hôtel est resté ouvert. L'établissement fait cependant face à des charges incompressibles dont il ne peut plus s'acquitter. Le palace a bien considéré d'autres solutions avec le personnel. Mais il a dû se résoudre à prendre "cette difficile et douloureuse" décision.

Le Richemond aujourd'hui n'a plus de réserves et a épuisé tous les moyens pour éviter ce scénario, a indiqué sa direction dans un communiqué. "Nous arrêtons les opérations jusqu'à ce que les affaires reprennent", a déclaré Eric Favre, le président du 5 étoiles. Le palace avait ouvert ses portes en 1875.

Pour l'instant, aucune date de réouverture n'a été fixée. La direction du palace ne se montre guère optimiste. Elle craint "que l'absence de clients ne se prolonge jusqu'en 2022". Selon elle, l'annulation de l'édition 2021 du Salon international de l'automobile ne fait que confirmer ces inquiétudes.

Les employés du Richemond ont fait part depuis plusieurs semaines de leurs craintes face à la perspective d'une fermeture temporaire du palace. Insatisfait des réponses données par la direction de l'établissement, le personnel avait saisi, il y a un mois, la Chambre des relations collectives de travail (CRCT).

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