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Genève

Des biens de l’église incendiée du Sacré-Coeur ont été sauvés

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Immédiatement activé suite à l'incendie de l'église du Sacré-Coeur à Genève, le plan d'urgence de protection des biens culturels (PBC) a permis de sauver des objets précieux. Les opérations se poursuivaient vendredi.

Une heure après le début de l'incendie, le plan d'action de la Ville de Genève était déployé, a indiqué vendredi Jorge Perez, responsable à la Bibliothèque de Genève, l'institution qui coordonne ce dispositif. Vers 21h00, une première série d'oeuvres a pu être sortie.

Il s'agit de grandes peintures qui se trouvaient dans la nef, d'un retable, d'un grand Christ en bois. Ces objets principalement abîmés par l'eau et la fumée ont été immédiatement pris en charge pour être stabilisés. Le plan d'urgence dispose d'une berce qui contient tout le matériel nécessaire à ce type de sauvetage.

Vendredi matin, les spécialistes ont pu extraire d'autres biens précieux de l'édifice qui a subi des dégâts très importants suite à l'embrasement généralisé de la toiture et à son effondrement. Des objets de culte, dont un calice et un tabernacle, des habits liturgiques, des classeurs de documents, des registres et des livres de comptes ont été sortis des décombres.

Traités à côté

Ces objets sont conditionnés pour être traités dans le bâtiment du Grütli situé à côté de l'église du Sacré-Coeur. Le plan d'urgence n'a en revanche rien pu faire pour certains objets qui ont été complètement calcinés. L'évaluation des dégâts n'a pas encore pu être faite.

L'incendie s'est déclaré jeudi après-midi. Cet important sinistre, dont la cause n'est pas connue, a nécessité l'intervention massive du Service d'incendie et de secours (SIS). On ne déplore aucune victime. Les pompiers sont restés sur place jusqu'à vendredi matin.

Solutions à l'étude

Construit en 1859 comme ''Temple Unique'' pour réunir sept loges maçonniques, le bâtiment a été racheté en 1873 par les catholiques. Depuis 1958, le Sacré-Coeur accueille la Communauté catholique de langue espagnole. Le vicaire épiscopal, l'abbé Pascal Desthieux, a exprimé vendredi son soutien aux fidèles touchés.

Des solutions se mettent en place pour assurer les activités pastorales, en particulier la célébration de messes pour les communautés hispanophones qui se déroulaient au Sacré-Coeur, indique-t-il dans son message de soutien. Il en appelle à la solidarité.

(ATS / KEYSTONE - SALVATORE DI NOLFI)

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Premier week-end compliqué pour les forains à Genève

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Un plan de protection a été mis en place pour que les forains puissent accueillir le public malgré la pandémie du coronavirus. (©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)
Les forains qui se sont installés vendredi soir le long du quai Wilson à Genève ont vécu un premier week-end difficile. La météo qui a alterné entre forte chaleur et pluie a découragé une partie du public qui a dû respecter les mesures sanitaires, crise du coronavirus oblige.

Les hautes températures samedi et les averses de dimanche ont rendu le week-end difficile pour les forains. Quant au public, il a dû suivre les mesures sanitaires inscrites dans le plan de protection établi par les forains et approuvé par la Ville de Genève et le médecin cantonal.

Le lavage des mains avec du gel hydroalcoolique était obligatoire avant l'accès aux attractions et des marquages jaunes délimitaient les files d'attente. Les forains ont aussi dû gérer les flux d'entrée et de sortie ou encore nettoyer systématiquement les jetons. Tout au long du quai Wilson, on pouvait lire à même le sol la consigne principale de la journée, inscrite sur du scotch: "respectez les distances".

Certains forains ont prévu des aménagements supplémentaires. Au stand de casse-brique, seule une place sur deux était disponible pour le jeu et les balles étaient nettoyées après chaque utilisation. Plus loin, la patronne du tir à la carabine a installé des plaques de plexiglas entre chaque poste de tir. "On fait au mieux pour que tous respectent les consignes. Mais j'ai quand même l'impression qu'il y a moins de monde, les gens évitent les foules. La situation sanitaire joue probablement un rôle. La chaleur et la pluie aussi", estime la gérante.

Des masques peu utilisés

"Les enfants touchent à tout mais le personnel désinfecte ce qu'il peut, comme les volants des voitures. C'est une situation compliquée, on sait qu'il n'y a pas de risque zéro", explique Julia, une mère de famille, après un tour en auto-tamponneuses.

"Nos employés portent le masque mais peu de visiteurs le font. Pourtant quand on le leur suggère, on remarque qu'ils sont nombreux à l'avoir dans le sac", raconte la patronne du Bidule, une attraction à grande vitesse en forme de chenille. Le port du masque n'est pas obligatoire mais vivement conseillé tout le long de la manifestation. Les forains resteront sur le quai Wilson jusqu'au 16 août.

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Journée la plus chaude de l'année à Genève

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Il a fait 34,4 degrés ce lundi 27 juillet 2020 à Genève. (©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)
Les températures ont allègrement franchi la barre des 30 degrés lundi sur le Plateau suisse. Genève détient même le record de la journée la plus chaude de l'année avec 34,4 degrés, selon SRF Meteo.

Ces températures n'ont rien d'anormal pour la saison, juillet et août étant connus comme les mois les plus chauds de l'année. Cet été, le mercure est même resté relativement à un niveau modéré. Certaines localités, comme Altdorf n'ont eu jusqu'à présent aucune journée caniculaire.

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Masque obligatoire dans les commerces

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Le port du masque sera obligatoire dès mardi dans les commerces genevois, comme ici dans un magasin de Crissier (archives). (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)
Genève durcit ses mesures face à la hausse des cas de contamination de Covid-19. Dès mardi le port du masque sera obligatoire dans tous les commerces du canton.

Avec 46 nouveaux cas enregistrés jeudi, les chiffres sont inquiétants, a indiqué vendredi le conseiller d'Etat en charge de la santé Mauro Poggia. La situation s'est aggravée: il faut prendre les mesures qui s'imposent, selon M. Poggia. En rendant le port du masque obligatoire dans les commerces, Genève emboîte ainsi le pas aux cantons de Vaud et du Jura.

La désinfection des mains avec une solution hydro-alcoolique sera aussi obligatoire avant de pénétrer dans un commerce. Le Conseil d'Etat genevois a également annoncé le port du masque obligatoire dès mardi pour tous les prestataires de soins à la personne, comme les coiffeurs, les barbiers et le personnel de salons esthétiques.

Net relâchement

Les lieux festifs publics et privés sont pointés du doigt par Jacques-André Romand, médecin cantonal délégué aux affaires Covid, qui déplore un net relâchement de la part de la population. Les bars et les discothèques ont ainsi dès vendredi 20h00 l'obligation de collecter l'identité et un moyen de contact fiable de chaque client.

Des sanctions pénales sont prévues pour les exploitants qui ne respectent pas cette obligation. L'amende peut aller de 5000 à 10'000 francs. Mauro Poggia a rappelé qu'une application est disponible pour faciliter ces collectes de données.

Serveurs masqués

Autre mesure qui entre en vigueur dès vendredi 20h00: le personnel des établissements publics doit être masqué. Tous les restaurants, bars, discothèques et buvettes sont concernés. Les mesures annoncées vendredi s'appliqueront jusqu'au 1er octobre avec la possibilité d'être prolongées en fonction de la situation sanitaire.

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Recours contre les immeubles des Vernets

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A Genève, plusieurs associations et particuliers font recours contre le projet immobilier prévu à la place de la caserne des Vernets. (©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)
A Genève, des associations et des voisins font recours contre le projet immobilier aux Vernets. Ils contestent essentiellement l'abattage de 113 arbres et des écarts par rapport au plan localisé de quartier (PLQ).

Le recours est déposé par les associations Patrimoine Vivant, Sauvons nos arbres et des habitants des Acacias notamment, a indiqué à Keystone-ATS leur avocat Pierre Bayenet, par ailleurs député suppléant d'Ensemble à Gauche. Il a été adressé vendredi au Tribunal administratif de première instance. Les recourants demandent l'annulation des autorisations de construire délivrées le 12 juin.

Le projet immobilier s'inscrit dans le cadre du développement du secteur Praille-Acacias-Vernets, sur l'emplacement de la caserne. Il prévoit 1500 logements, dont 300 pour des étudiants, dans deux îlots de 30 mètres de haut et une tour de 86 mètres. S'y ajoute un bâtiment d'activités avec un hôtel. Tous les appartements seront en location, les premiers sont attendus pour 2023. Le terrain est en mains publiques.

Arbres abattus

Les recourants demandent qu'une analyse d'impact sur l'environnement complète soit réalisée. Le projet implique l'abattage de 113 arbres, dont une majorité de tilleuls et des peupliers de plus de 20 mètres de haut, même en bordure des constructions. En outre, il empiète sur le continuum aquatique et corridor biologique de l'Arve.

Les recourants constatent encore de nombreux écarts entre le PLQ et les autorisations définitives au niveau architectural. Par exemple, les cheminements pour les piétons et les cyclistes dans les deux cours intérieures ne seront plus directs, contrairement à ce qui était prévu.

Manque de luminosité

Plusieurs normes de construction sont aussi violées afin de construire plus de logements et au détriment de la qualité de vie des habitants, selon les recourants. La hauteur de plafond est abaissée à 2,5 mètres, tandis que la surface des chambres est réduite au minimum, voire en dessous. Les recourants craignent un manque de luminosité dans les logements.

Ils critiquent encore le fait qu'une partie des loyers est déplafonnée, alors qu'un chantier de cette taille permet des économies d'échelle. Ils demandent à l'Etat de fournir des explications détaillées sur ces dérogations et sur les plans financiers présentés. Des vices de forme dans la procédure menant à la délivrance des autorisations sont aussi mis en avant.

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Le Richemond fermera fin août

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Le Richemond va fermer ses portes à la fin du mois d'août. La direction du palace ne sait pas encore quand reprendront les activités. (Image d'archive - ©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)
Terrassé par la crise liée à la pandémie de Covid-19, l'emblématique hôtel genevois Le Richemond a annoncé mercredi sa décision de fermer ses portes à la fin du mois d'août. La direction du palace n'évoque pas de date de réouverture pour l'instant.

Près de 130 collaborateurs sont concernés par l'arrêt des activités de l'hôtel qui donne sur la rade de Genève. Les employés verront leurs contrats de travail résiliés. La crise sanitaire a été catastrophique pour le tourisme de luxe à Genève. La décision de fermer temporairement s'est avérée être "la seule solution".

Le bouclage des frontières ainsi que l'arrêt des liaisons aériennes, qui ont réduit "drastiquement" le nombre de touristes à Genève, "sont à compter parmi les obstacles insurmontables qui font que la reprise n'est pas envisageable à court ou à moyen terme", a fait savoir la direction du 5 étoiles.

Charges incompressibles

Depuis le début de la pandémie, l'hôtel est resté ouvert. L'établissement fait cependant face à des charges incompressibles dont il ne peut plus s'acquitter. Le palace a bien considéré d'autres solutions avec le personnel. Mais il a dû se résoudre à prendre "cette difficile et douloureuse" décision.

Le Richemond aujourd'hui n'a plus de réserves et a épuisé tous les moyens pour éviter ce scénario, a indiqué sa direction dans un communiqué. "Nous arrêtons les opérations jusqu'à ce que les affaires reprennent", a déclaré Eric Favre, le président du 5 étoiles. Le palace avait ouvert ses portes en 1875.

Pour l'instant, aucune date de réouverture n'a été fixée. La direction du palace ne se montre guère optimiste. Elle craint "que l'absence de clients ne se prolonge jusqu'en 2022". Selon elle, l'annulation de l'édition 2021 du Salon international de l'automobile ne fait que confirmer ces inquiétudes.

Les employés du Richemond ont fait part depuis plusieurs semaines de leurs craintes face à la perspective d'une fermeture temporaire du palace. Insatisfait des réponses données par la direction de l'établissement, le personnel avait saisi, il y a un mois, la Chambre des relations collectives de travail (CRCT).

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