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Genève Aéoport: mesures de lutte anti-bruit

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Genève Aéroport poursuit ses travaux afin de réduire les nuisances sonores (archives). (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Genève Aéroport poursuit ses travaux en vue de stabiliser, puis de réduire les nuisances sonores provenant de son activité. Il a transmis à l’OFAC un dossier proposant des actions concrètes, comme une limitation des mouvements entre 22h00 et minuit.

Après l’adoption de la fiche PSIA (Plan sectoriel d’infrastructure aéroportuaire) par le Conseil fédéral en novembre 2018 et la signature en mai 2019 de la Convention d’objectifs avec le canton de Genève, l’aéroport a soumis, fin juin, un dossier à l’Office fédéral de l’aviation civile (OFAC). Composé d’une vingtaine de pièces, il initie la procédure qui aboutira à la fixation d’un nouveau bruit autorisé (« bruit admissible », selon l’ordonnance sur la protection contre le bruit).

Ces mesures ont été préparées en concertation avec la Confédération et le canton pendant plus d’un an. L’OFAC procède actuellement à la validation de ce dossier afin de pouvoir lancer la consultation publique, prévue pour le mois de septembre.

 

(KEYSTONE-ATS)

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Genève: l’activiste pro-climat condamné

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La justice genevoise ne cautionne pas l'action d'un militant pro-climat. Le Tribunal de police a condamné jeudi le jeune activiste du collectif Breakfree Suisse pour dommages à la propriété sur un bâtiment de Credit Suisse en 2018, lors de l'action " (©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)
La justice genevoise ne cautionne pas l’action d’un militant pro-climat. Le Tribunal de police a condamné l’activiste du collectif Breakfree Suisse pour dommages à la propriété sur un bâtiment de Credit Suisse (CS) en 2018.

Statuant contradictoirement, le tribunal a toutefois diminué jeudi la peine du militant. Celui-ci a écopé de 10 jours-amendes à 30 francs avec sursis, contre 20 jours-amendes dans sa première condamnation par ordonnance pénale. Le tribunal a tenu compte de la situation financière de cet homme de 23 ans, qui a abandonné ses études d’ingénieur agronome et vit de petits boulots.

Contrairement à la justice vaudoise qui a jugé une affaire semblable en janvier à Renens, la juge n’a pas retenu l’état de nécessité licite dans lequel le militant aurait agi. Le prévenu devra aussi payer les frais de nettoyage de 2250 francs réclamés par la banque, ainsi que les frais de procédure. Le jugement relève que la prise de conscience du militant n’est pas bonne.

Danger pas immédiat

Les faits remontent au 13 octobre 2018, dans le cadre de la première grande Marche pour le climat à Genève. Une quinzaine de manifestants avaient apposé leurs mains couvertes de peinture rouge sur les pages du rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) sur la façade du siège genevois de CS, afin de symboliser les victimes du réchauffement climatique.

Sans remettre en cause l’urgence climatique, le Tribunal de police estime que les conditions pour faire valoir l’état de nécessité ne sont pas remplies. Le prévenu n’a pas agi dans une situation de danger immédiat et impossible à détourner autrement qu’en portant atteinte à autrui.

« L’action ‘mains rouges’ n’était pas nécessaire et n’a pas empêché le réchauffement climatique », a déclaré la présidente Françoise Saillen Agad en lisant le jugement. Et de préciser que d’autres moyens, comme le fait de participer à des manifestations qui ont eu un fort écho médiatique, permettaient précisément à l’activiste de faire passer son message.

« Esprit sacrifié »

Le jeune homme s’était opposé à sa condamnation par ordonnance pénale pour obtenir un débat public. Mardi, lors du procès, son avocate Laïla Batou avait plaidé l’acquittement. Elle a fait part de sa déception à l’issue du verdict: « On renvoie la jeunesse manifester, tandis que les personnes détentrices du pouvoir se défaussent de leurs responsabilités. »

L’avocate a rappelé qu’elle place de grands espoirs dans la justice et dans le « courage » des magistrats. Un second acquittement, après celui de Renens, aurait contraint l’Etat à légiférer sur le désinvestissement dans les énergies fossiles. Selon Me Batou, le droit pénal permet d’agir. « Mais à trop s’accrocher à la lettre du droit, on en sacrifie l’esprit », a-t-elle déploré, n’excluant pas un recours.

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Déclassements refusés à Cointrin

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La densification du territoire passe de moins en moins bien à Genève. Le déclassement de deux zones villas en zone de développement à Cointrin-Est et à Cointrin-Ouest est clairement refusé dimanche, alors que ces secteurs font partie des grands proje (©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La densification du territoire passe de plus en plus mal à Genève. Le déclassement de deux zones villas en zone de développement à Cointrin est refusé à plus de 55% dimanche. Le taux de participation s’élève à 43,12%.

Les Genevois disent « non » à 55,71% au déclassement de Cointrin-Est, dans la commune de Meyrin, et à 55,32% à celui de Cointrin-Ouest, à cheval sur Meyrin et Vernier. Le déclassement de ces deux zones, qui totalisent 22,5 hectares, était attaqué par une coalition d’associations, principalement de riverains.

Ce scrutin constitue un nouveau revers pour la politique d’aménagement du territoire du Conseil d’Etat. En novembre, la densification du Petit-Saconnex et une modification de zone au Grand-Saconnex en vue d’un projet immobilier étaient refusées de justesse par le souverain.

Les deux zones en votation dimanche faisaient partie des grands projets prioritaires d’urbanisation du canton. Il s’agissait de pallier la pénurie de logements en construisant en ville, à proximité des transports publics. Quelque 2300 logements et 800 emplois devaient y voir le jour à l’horizon 2050.

Réverbération du bruit

Pour les référendaires, ces secteurs situés à 50 mètres de l’autoroute et à 700 mètres du tarmac de l’aéroport sont inadaptés à une densification car dangereux pour la santé en raison de la pollution atmosphérique mais surtout sonore. Contestant les études mandatées par le canton, ils estiment que le bruit des avions serait amplifié par réverbération sur les façades des futurs immeubles.

Trois comités ainsi que le PS, le PDC et Ensemble à Gauche appelaient à accepter ces déclassements afin de construire des logements de qualité pour toutes les classes de la population et de créer des espaces publics verts et mutualisés. Ils mettaient aussi en avant le fait que l’aéroport s’est engagé à réduire ses émissions sonores d’ici à 2030.

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Le Stick’Air en rupture de stock dans de nombreux points de vente

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Touché par un pic de pollution, le canton de Genève applique pour la première fois la circulation différenciée, une mesure qui oblige les véhicules les plus polluants à rester au garage. (CREDIT: KEYSTONE/MT)

Touché par un pic de pollution, le canton de Genève a appliqué jeudi pour la première fois la circulation différenciée. Selon la police, seuls 10% des véhicules contrôlés étaient équipés du macaron Stick’Air désormais obligatoire.

Cinq motards et huit agents ont procédé à des contrôles jeudi, a indiqué Alexandre Brahier, porte-parole des forces de l’ordre. Les policiers ont rappellé aux automobilistes les règles à respecter, mais aucune amende n’a été infligée aux contrevenants. Cette phase de tolérance dédiée à la sensibilisation se terminera fin mars.

Le nouveau dispositif de circulation différenciée vise à empêcher les véhicules les plus polluants de rouler en cas de pic de pollution. Seuls les véhicules motorisés arborant un macaron Stick’Air 0 (véhicules électriques),1, 2, 3 et 4 sont autorisés à circuler au centre de Genève entre 06h00 et 22h00.

Cet autocollant permet d’identifier les performances des voitures en termes de pollution d’air. Il peut être acquis dans les garages, les stations-service, à la Fondation des parkings et à l’office cantonal des véhicules. Mais de nombreux points de vente sont déjà en rupture de stock, selon la police.

Le premier niveau d’activation touche peu d’usagers, mais la pollution émise est fortement diminuée, relève le Département du territoire (DT) dans un communiqué. En effet, avec 11% de véhicules en moins, le niveau de particules fines provenant du trafic baisse de 37%, précise le DT. La mesure devait à nouveau être appliquée vendredi, selon le Service de l’air (SABRA).

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Genève Aéroport davantage contrôlé

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Les Genevois veulent un développement maîtrisé de l'aéroport. Ils disent "oui" à l'initiative constitutionnelle "Pour un pilotage démocratique de l'aéroport de Genève" (archives). (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les Genevois veulent un développement maîtrisé de l’aéroport. Ils ont dit « oui » dimanche à 56,27% à l’initiative constitutionnelle « Pour un pilotage démocratique de l’aéroport de Genève ». Le taux de participation s’est élevé à 36,82%.

Lancée en 2016 par la Coordination régionale pour un aéroport urbain, respectueux de la population et de l’environnement (CARPE), l’initiative pose le principe de la recherche d’un équilibre entre l’importance de l’aéroport pour la vie économique, sociale et culturelle et la limitation des nuisances qu’il génère. Le Grand Conseil et les communes devront approuver la planification de la régie publique.

Soucieuse de maintenir l’autonomie de l’établissement, la majorité de droite du Grand Conseil a élaboré un contreprojet. Celui-ci a été refusé dimanche par 54,15% des votants. Un choix confirmé par la question subsidiaire, qui donne 55,04% des voix en faveur de l’initiative.

Débat public

Présidente de la CARPE et conseillère nationale Verte, Lisa Mazzone salue la victoire des riverains de l’aéroport et des associations environnementales: « C’est un signal clair pour la limitation des nuisances. L’aéroport impacte tellement notre région qu’il faut une véritable concertation. » Et de relever que l’initiative a aussi été soutenue par des communes de droite, comme Genthod et Bellevue.

L’initiative a lancé le débat public sur le développement de l’aéroport et ses conséquences en matière de santé en raison de la pollution de l’air et du bruit. De 17 millions de passagers annuels, il est prévu d’en accueillir 25 millions en 2030, soit 236’000 mouvements d’avions, selon la fiche du plan sectoriel de l’infrastructure aéronautique (PSIA) adoptée par le Conseil fédéral en 2018.

Cette fiche détermine, de manière contraignante, les niveaux de bruit maximum auxquels l’aéroport peut exposer ses riverains. Elaborée par l’Office fédéral de l’aviation civile avec le canton de Genève et Genève Aéroport, elle fixe une nouvelle courbe du bruit qui a eu pour effet une perte de valeur des biens immobiliers situés dans sa trajectoire.

Contexte favorable

Opposé à l’initiative, le gouvernement a pris acte de ce résultat. « Tout en adhérant aux buts du texte, il n’a pas attendu pour créer un cadre volontariste via l’élaboration du PSIA », a indiqué le conseiller d’Etat Serge Dal Busco, en charge du Département des infrastructures. Reste à préparer une loi d’application de la nouvelle disposition, dans les limites du droit fédéral.

Pour Lisa Mazzone, le développement de l’aéroport peut être renégocié si le canton de Genève le demande. « Le contexte est favorable, compte tenu du soutien populaire, du fait que le Département fédéral des transports a une nouvelle cheffe en la personne de Simonetta Sommaruga et des élections fédérales pro-climat », a-t-elle commenté.

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Luc Barthassat démissionne du PDC

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Luc Barthassat a connu sa plus grosse désillusion électorale, en 2018, lorsqu'il ne s'est pas fait réélire au gouvernement genevois (archives). (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

A Genève, le Parti démocrate-chrétien (PDC) perd une figure. L’ancien conseiller d’Etat Luc Barthassat, 59 ans, a annoncé sa décision de quitter la formation politique, n’adhérant plus à la ligne empruntée par le parti.

Cette démission a été confirmée lundi par le PDC Genève. Dans un communiqué signé par le président du parti Vincent Maitre, il est indiqué que M. Barthassat a aussi souhaité « marquer sa distance avec la gestion de certaines affaires qui ont récemment ébranlé » les démocrates-chrétiens genevois.

La RTS, qui a révélé l’information, a interrogé M. Barthassat. Ce dernier reproche au PDC Genève de se positionner trop à gauche de l’échiquier politique. « Nous avons essayé de copier les écologistes avant les élections et un peu la gauche », a-t-il déclaré sur les ondes de la radio romande.

« Il n’est pas question de rancoeur ou de jalousie », a encore indiqué l’ancien magistrat. Luc Barthassat avait accédé au gouvernement genevois en 2013. Il a connu une grosse déconvenue, 5 ans plus tard, en ne parvenant pas à se faire réélire.

Avant d’être conseiller d’Etat, M. Barthassat, avait siégé pendant huit ans au Conseil national. Le PDC avait refusé de le faire figurer sur sa liste aux dernières élections fédérales.

Luc Barthassat a indiqué à Keystone-ATS n’avoir pour l’instant pas de plan précis pour le futur. « Je ne pars pas du PDC pour aller ailleurs », a-t-il fait savoir. S’il adhère à un parti, il faudra que ce dernier lui propose un défi à la hauteur. En aucun cas, l’ancien conseiller d’Etat ne voudra faire de la figuration.

M. Barthassat pourrait aussi envisager d’intégrer un groupement composé de petits entrepreneurs déçus par l’offre politique actuelle. Pour le moment, le projet en est au stade des discussions et le mouvement n’a pas encore été lancé. « Nous allons nous revoir bientôt », a fait savoir l’ancien conseiller national.

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