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Genève

La pression s’accroît sur Pierre Maudet

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Pierre Maudet pourrait être dessaisi de la police et de l'aéroport de Genève pendant la durée de l'enquête pénale le concernant (archives). (©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

A Genève, la Commission de contrôle de gestion du Grand Conseil s’est penchée lundi sur l’affaire Pierre Maudet. Elle a accepté une résolution demandant que le conseiller d’Etat soit dessaisi de la police et de l’aéroport durant l’enquête pénale le concernant.

Le Grand Conseil genevois va devoir maintenant se prononcer en plénière sur cette résolution R 851 qui sera adressée au Conseil d’Etat. L’objectif poursuivi par le texte est de permettre à la justice genevoise, qui veut entendre Pierre Maudet pour acceptation d’un avantage dans le cadre de son voyage controversé à Abou Dhabi, de faire son travail en toute indépendance.

A l’origine, la résolution d’Ensemble à gauche demandait que le département de la sécurité dans son entier soit retiré à Pierre Maudet le temps des investigations. La commission a modifié cette première invite, ne parlant d’enlever provisoirement au magistrat que la police au sein du département.

Même amendée, la résolution 851 va plus loin que les mesures prises par le gouvernement genevois à l’encontre de Pierre Maudet. L’exécutif lui a retiré certaines prérogatives présidentielles, mais l’a autorisé à garder la haute main sur la police et l’aéroport. Une résolution du Grand Conseil n’a pas de caractère contraignant.

Vérité dissimulée

Lors de son voyage aux Emirats, en 2015, Pierre Maudet était accompagné de sa femme, de ses enfants, de son chef de cabinet de l’époque Patrick Baud-Lavigne et de l’entrepreneur Antoine Daher. La semaine passée, le conseiller d’Etat a avoué publiquement avoir menti sur le financement et la nature de son voyage.

Le séjour dans un palace émirati, avec, à la clé, la possibilité d’assister a un Grand Prix de Formule 1, n’a pas été pris en charge « par l’ami d’un ami », comme l’avait soutenu dans un premier temps Pierre Maudet. La facture a en réalité été réglée par le prince héritier de l’Emirat Mohammed bin Zayed Al Nahyane.

Dans son exposé des motifs, la résolution souligne que trois mois après ce voyage, l’aéroport de Genève renouvelait ses concessions de services au sol pour 7 ans. Dnata, une entreprise émiratie, avait obtenu la reconduction de son mandat aux dépends d’autres sociétés qui avaient postulé.

Afin de pouvoir faire toute la lumière sur ce voyage controversé et d’entendre Pierre Maudet en qualité de prévenu, le Ministère public genevois a demandé au Grand Conseil de lever l’immunité du magistrat. La question sera abordée par les députés le 20 septembre prochain, à l’issue d’une session ordinaire du Parlement.

 

(ATS – KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

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Le maire de Genève promet de réduire les dépenses

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Sami Kanaan a, dans le cadre des notes de frais des conseillers administratifs de la Ville de Genève, indirectement accusé ses collègues du conseil municipal de manquer de respect pour la fonction (archives). (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Sami Kanaan a, dans le cadre des notes de frais des conseillers administratifs de la Ville de Genève, indirectement accusé ses collègues du conseil municipal de manquer de respect pour la fonction. Par ailleurs, il promet que les dépenses vont baisser.

Sami Kanaan a déclaré dans une interview publiée samedi par plusieurs journaux Tamedia qu’il avait appris que le champagne, les cocktails et les courses en taxi privé avaient fini sur les notes de frais de certains de ses collègues du gouvernement grâce au rapport de la Cour des comptes. « L’auto-discipline de certains collègues n’a pas fonctionné et c’est très regrettable. »

A la question de savoir s’il s’agissait d’un manque de respect pour la fonction, M. Kanaan a répondu : « Dans les cas spécifiques mentionnés dans le rapport, on peut le dire. »

Au début du mois, la Cour des comptes de Genève avait publié un rapport dénonçant les excès de dépenses de l’administration municipale. Guillaume Barazzone, par exemple, s’est vu rembourser 42’000 francs pour la seule année dernière, dont plus de 17’000 francs pour les frais de téléphonie mobile. Il a expliqué qu’il avait en partie confondu sa carte de crédit privée avec celle de la ville parce qu’elles se ressemblent. Il a avoué des erreurs et a remboursé plus de 50’000 francs à la ville.

Transparence accrue

Sami Kanaan, qui est responsable de la culture et du sport, a eu 27’000 francs de frais annuels moyens, selon une liste publiée par la ville. M. Kanaan a expliqué qu’il s’agissait principalement de frais de voyage et que tout cela était lié à sa fonction politique. « Je peux expliquer toutes les dépenses. »

Il a poursuivi en disant que les cas d’abus ne pouvaient pas se reproduire. Le système de contrôle a été considérablement amélioré et la transparence s’est accrue. « Nous devons changer les choses maintenant et examiner les règlements sur les dépenses des autres villes. »

 

(ATS)

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Notes de frais : Manuel Tornare le plus dépensier à Genève

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Suite à une fuite, le Conseil administratif a publié jeudi les chiffres des notes de frais de ses membres de 2007 à 2017 (Archives). (KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

« Par souci de transparence », le Conseil administratif de la Ville de Genève a rendu publique jeudi la liste exhaustive des frais de ses membres entre 2007 et 2017. Le socialiste Manuel Tornare remporte la palme.

L’analyse des dix dernières années a été demandée par le Bureau du Conseil municipal à la Cour des Comptes. Suite à une fuite mercredi à la RTS, la Ville de Genève a transmis les documents jeudi aux médias, non sans dire sa « plus vive réprobation » face à cette indiscrétion.

Ceux-ci révèlent les notes de frais de huit élus qui ont siégé à entre 2007 et 2017. Les plus élevées sont celles du socialiste Manuel Tornare, qui a quitté le Conseil administratif en 2011. Il a dépensé en moyenne plus de 40’000 francs par année, et remporte la palme des frais de transport.

Contrôlé

Interviewé par le 19:30 de la RTS mercredi, le conseiller national souligne que ses frais de transport ont subi deux contrôles internes dans son département et par la mairie. « Je n’avais pas de carte de crédit et j’ai un vieux truc qui est un portable », a-t-il dit.

Concernant ses frais de transport, l’élu explique avoir dû se rendre plusieurs fois à Shanghai dans le cadre de l’Exposition universelle, pour l’organisation du pavillon Genève-Bâle-Zurich. Pour les frais de bouche, le socialiste affirme avoir souvent été sollicité par « des mécènes recommandables » et avoir fait gagner de l’argent à la Ville.

Des pics en année de mairie

Mis sur la sellette par la Cour des comptes, Guillaume Barazzone suit avec une moyenne de 38’000 francs par. Le PDC a d’ores et déjà remboursé plus de 50’000 francs à la Ville. Le maire Sami Kanaan figure au troisième rang avec 27’000 francs de frais annuels moyens, avec un pic avec près de 50’000 francs en 2015, année de sa mairie.

Quant à Pierre Maudet, qui fut membre du Conseil administratif avant d’être élu au Conseil d’Etat en 2012, son décompte fait état de 22’000 francs en moyenne par année. Une pointe est constatée l’année de sa mairie, avec près de 13’000 francs de frais de téléphone. Dans son communiqué, la Ville rappelle que « les années de mairie impliquent des frais professionnels accrus ».

Les moins dépensiers sont Rémy Pagani d’Ensemble à gauche (19’000 francs annuels en moyenne) et la socialiste Sandrine Salerno (moins de 14’000 francs).

Procédure ouverte

Pour rappel, le Ministère public genevois a décidé d’enquêter sur les notes de frais des conseillers administratifs de la Ville de Genève, épinglées la semaine dernière par la Cour des comptes. Une procédure pour « gestion déloyale des intérêts publics » a été ouverte. Des perquisitions ont été menées mercredi matin dans les bureaux de conseillers administratifs ainsi que dans divers services.

 

(ATS)

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Le Ministère public ouvre une enquête

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Les notes de frais du conseiller administratif Guillaume Barazzone ont été épinglées la semaine dernière par la Cour des comptes (archives). (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le Ministère public genevois enquête sur les notes de frais des conseillers administratifs de la ville de Genève. Une procédure pour gestion déloyale des intérêts publics a été ouverte.

« Pour le moment, je peux simplement confirmer que la procédure a été ouverte », a dit ce jour Henri Della Casa, porte-parole du Ministère public, revenant sur une information du Temps. Un communiqué de presse doit être diffusé dans la journée avec davantage de détails.

Une perquisition s’est également déroulée ce matin à l’adresse du dicastère du conseiller administratif Guillaume Barazzone, a constaté sur place Keystone-ATS. Le bâtiment, situé en vieille ville, abrite aussi les départements de deux autres magistrats, Rémy Pagani et Esther Alder.

Les conseillers administratifs de la ville de Genève ont été épinglés jeudi dernier par la Cour des comptes au sujet de leurs notes de frais. La Cour a identifié des dépenses importantes, pas toujours en lien avec l’activité professionnelle, en matière notamment de frais de téléphone, de déplacements en taxi ou d’achats d’alcool.

Dans son rapport, la Cour a dénoncé l’absence de règles claires fixées par la ville, mais aussi le manque de vérification du bien-fondé des dépenses.

Guillaume Barazzone, le plus dépensier de l’exécutif genevois avec 42’000 francs de remboursements effectifs en 2017, a reconnu des « erreurs involontaires ».

(ATS)

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Le voyage de Guillaume Barazzone à Abu Dhabi intéresse la justice

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A Genève, le Ministère public a ouvert une procédure sur le voyage du conseiller national et conseiller administratif de la Ville de Genève Guillaume Barazzone. Le magistrat PDC a révélé il y a une semaine avoir été invité à Abu Dhabi en novembre 201 (©KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

A Genève, le Ministère public enquête sur le voyage du conseiller national et conseiller administratif de la Ville de Genève Guillaume Barazzone. Le magistrat PDC a révélé il y a une semaine avoir été invité à Abu Dhabi en 2017.

« Le procureur général a ouvert une procédure du chef d’acceptation d’un avantage. La procédure est formellement dirigée contre inconnu et Guillaume Barazzone y revêt la qualité de personne appelée à donner des renseignements », a indiqué mercredi à Keystone-ATS Henri Della Casa, porte-parole du pouvoir judiciaire, confirmant une information du Temps.

Guillaume Barazzone doit à présent adresser des « observations écrites sur ce voyage et son financement. » En réponse à une question concernant les voyages privés des élus, il a indiqué il y a une semaine au Conseil municipal avoir été invité à Abu Dhabi. Ce voyage, qui a eu lieu du 23 au 26 novembre 2017, a été entièrement réglé par un ami proche, un avocat espagnol, qui y habite.

Zone exclusive

Selon le magistrat, ce voyage n’avait pas de caractère officiel, même s’il a salué des personnalités lors du Grand Prix de Formule 1. D’après des images officielles retrouvées par la RTS, il a donné la main au vice-président des Emirats arabes unis, l’émir Mohammed Ben Rachid Al Maktoum, le patron de MSC Diego Aponte lui ayant proposé de l’accompagner dans la zone exclusive du circuit automobile.

Ces révélations prennent place dans le contexte de l’affaire Maudet qui secoue le canton depuis cet été. Le conseiller d’Etat PLR est prévenu d’acceptation d’un avantage par le Ministère public. Il s’est rendu avec sa famille à Abu Dhabi en novembre 2015 aux frais du prince héritier de l’Emirat Mohammed bin Zayed Al Nahyane. Il avait d’abord affirmé qu’il s’agissait d’un voyage strictement privé.

 

(ATS)

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Deuxième journée de grève des maçons à Genève

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Les maçons font face à la police qui bloque l'accès au pont du Mont-Blanc à Genève. (©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Les maçons de Genève sont entrés mercredi matin dans leur deuxième journée de grève. Le mouvement semble toutefois se dégonfler, les manifestants étant moins nombreux que la veille au moment de démarrer leur cortège.

Entre 500 à 600 maçons se sont rassemblés mercredi matin sur la place des 22-Cantons, à proximité de la gare de Cornavin, a constaté Keystone-ATS sur place. Mardi, ce sont quelque 1800 travailleurs qui avaient défilé dans les rues de la ville.

Le cortège des manifestants est parti mercredi à 8h05, encadré par une importante présence policière. Le conseiller d’Etat Mauro Poggia, magistrat de tutelle de la police, a en effet interdit l’accès au pont du Mont-Blanc, que les manifestants avaient bloqué durant trois heures mardi matin, entraînant de fortes perturbations du trafic.

Les maçons sont néanmoins décidés à emprunter une nouvelle fois le pont du Mont-Blanc. Mais ils ont été bloqués à hauteur de la Basilique Notre-Dame par une rangée de policiers. Un camion à eau anti-émeute se trouve également sur les lieux.

Les maçons genevois protestent pour une amélioration de leurs conditions de travail, dans le cadre de la renégociation sur la convention nationale (CN) du secteur de la construction. Celle-ci expire en fin d’année.

 

(KEYSTONE-ATS / PHOTO : SALVATORE DI NOLFI)

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