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Les chantiers de l'Etat vont reprendre dès lundi à Genève

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Image prétexte (KEYSTONE/Martial Trezzini)
A Genève, les chantiers de l'Etat vont reprendre progressivement à partir de lundi. Les projets d'importance stratégique seront privilégiés tels que la route des Nations, le prolongement du tram de Bernex ou la requalification de la route de Suisse à Versoix ou la plage des Eaux-Vives.

"Nous avons établi une liste de priorités: les chantiers de la route des Nations, du prolongement du tram de Bernex vont notamment pouvoir reprendre", a déclaré jeudi Serge Dal Busco, ministre en charge des Infrastructures, lors du point presse du Conseil d'Etat.

Certains délais ne pourront être tenus. L'inauguration du tram de Bernex ne sera pas possible en décembre, a-t-il ajouté. La route des Nations, qui devait être achevée à l'automne 2022, le sera plutôt au printemps 2023, tout comme la ligne de tram entre la place des Nations et le Grand-Saconnex, estime le conseiller d'Etat. Prévue en mai, l'ouverture de la plage des Eaux-Vives est aussi repoussée.

L'Etat a une responsabilité toute particulière dans ces chantiers: "Il y aura des contrôles très serrés, pour assurer l'exemplarité et le strict respect des règles sanitaires", a-t-il averti.

Pas d'oraux, ni de promotions

Autre décision du gouvernement, la reprise du préscolaire en deux phases. "Dès le 17 avril, ce sera prioritairement pour les parents qui travaillent, qui sont dans le besoin. A partir du 11 mai, l'ouverture sera pleine et complète", a indiqué la conseillère d'Etat Anne Emery-Torracinta.

Pour cette reprise dans les crèches - qui n'ont jamais été complètement fermées - un plan de protection a été validé par le médecin cantonal. Il permettra notamment de maintenir la distance entre adultes et de préciser le taux d'encadrement, a poursuivi la cheffe du Département de l'instruction publique.

A Genève également, les examens oraux de maturité seront annulés. En ce qui concerne les écrits, c'est le Conseil fédéral seul qui décide, a rappelé la ministre. Elle a encore annoncé que les promotions, fêtes des écoles, cérémonies devaient "malheureusement" être supprimées pour des raisons sanitaires.

Guichets rouverts

Dès lundi, les guichets de l'administration cantonale dont l'ouverture avait été suspendue en raison de la pandémie peuvent rouvrir petit à petit. Notamment l'Office cantonal des véhicules qui a pu assurer un grand nombre de prestations en ligne, mais pas les expertises techniques qui vont reprendre le 27 avril.

Afin de limiter le risque de devoir gérer un afflux trop important de clientèle, les usagers sont invités à privilégier les démarches administratives en ligne, par téléphone ou par courrier. Ceci est valable pour toute l'économie, a relevé M.Dal Busco. Les guichets de l'administration communale pourront eux aussi progressivement rouvrir dès le 27 avril.

Offre de transports élargie

Pour retourner au travail, les transports en commun sont nécessaires. Si la marge des cantons est réduite, l'objectif du gouvernement genevois est d'avoir pour le 11 mai l'offre la plus abondante possible. Cela vaut pour les TPG et le Léman Express, a indiqué le chef des Infrastructures.

Beaucoup d'incertitudes demeurent, a-t-il concédé. D'ici mercredi, un plan de protection doit être élaboré à l'échelle du pays. Le canton travaille également à d'autres pistes, à la façon de favoriser le vélo et la marche. Au niveau du stationnement, les contrôles qui avaient été suspendus vont reprendre progressivement.

Séance dans les communes

Enfin, le gouvernement a annoncé la reprise des activités municipales suspendues. Dès lundi, les communes pourront choisir selon quel mode leur conseil municipal tient séance, à savoir en présentiel ou par vidéoconférence, a annoncé Thierry Apothéloz, en charge de la cohésion sociale.

Ce deuxième mode devrait être privilégié et devient impératif dès lors que l'exécutif en fait la demande ou un cinquième des membres du conseil municipal. Ces décisions sont en vigueur jusqu'au 31 mai 2020. L'accès au public sera proscrit, mais les séances devraient pouvoir être suivies en streaming.

Le conseiller d'Etat a encore rappelé aux personnes qui font appel aux prestations d'aide sociale à cause de la crise sanitaire du Covid-19 qu'elles ne subiront pas de préjudice en ce qui concerne l'obtention ou le renouvellement de leur titre de séjour.

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Premier week-end compliqué pour les forains à Genève

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Un plan de protection a été mis en place pour que les forains puissent accueillir le public malgré la pandémie du coronavirus. (©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)
Les forains qui se sont installés vendredi soir le long du quai Wilson à Genève ont vécu un premier week-end difficile. La météo qui a alterné entre forte chaleur et pluie a découragé une partie du public qui a dû respecter les mesures sanitaires, crise du coronavirus oblige.

Les hautes températures samedi et les averses de dimanche ont rendu le week-end difficile pour les forains. Quant au public, il a dû suivre les mesures sanitaires inscrites dans le plan de protection établi par les forains et approuvé par la Ville de Genève et le médecin cantonal.

Le lavage des mains avec du gel hydroalcoolique était obligatoire avant l'accès aux attractions et des marquages jaunes délimitaient les files d'attente. Les forains ont aussi dû gérer les flux d'entrée et de sortie ou encore nettoyer systématiquement les jetons. Tout au long du quai Wilson, on pouvait lire à même le sol la consigne principale de la journée, inscrite sur du scotch: "respectez les distances".

Certains forains ont prévu des aménagements supplémentaires. Au stand de casse-brique, seule une place sur deux était disponible pour le jeu et les balles étaient nettoyées après chaque utilisation. Plus loin, la patronne du tir à la carabine a installé des plaques de plexiglas entre chaque poste de tir. "On fait au mieux pour que tous respectent les consignes. Mais j'ai quand même l'impression qu'il y a moins de monde, les gens évitent les foules. La situation sanitaire joue probablement un rôle. La chaleur et la pluie aussi", estime la gérante.

Des masques peu utilisés

"Les enfants touchent à tout mais le personnel désinfecte ce qu'il peut, comme les volants des voitures. C'est une situation compliquée, on sait qu'il n'y a pas de risque zéro", explique Julia, une mère de famille, après un tour en auto-tamponneuses.

"Nos employés portent le masque mais peu de visiteurs le font. Pourtant quand on le leur suggère, on remarque qu'ils sont nombreux à l'avoir dans le sac", raconte la patronne du Bidule, une attraction à grande vitesse en forme de chenille. Le port du masque n'est pas obligatoire mais vivement conseillé tout le long de la manifestation. Les forains resteront sur le quai Wilson jusqu'au 16 août.

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Journée la plus chaude de l'année à Genève

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Il a fait 34,4 degrés ce lundi 27 juillet 2020 à Genève. (©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)
Les températures ont allègrement franchi la barre des 30 degrés lundi sur le Plateau suisse. Genève détient même le record de la journée la plus chaude de l'année avec 34,4 degrés, selon SRF Meteo.

Ces températures n'ont rien d'anormal pour la saison, juillet et août étant connus comme les mois les plus chauds de l'année. Cet été, le mercure est même resté relativement à un niveau modéré. Certaines localités, comme Altdorf n'ont eu jusqu'à présent aucune journée caniculaire.

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Masque obligatoire dans les commerces

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Le port du masque sera obligatoire dès mardi dans les commerces genevois, comme ici dans un magasin de Crissier (archives). (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)
Genève durcit ses mesures face à la hausse des cas de contamination de Covid-19. Dès mardi le port du masque sera obligatoire dans tous les commerces du canton.

Avec 46 nouveaux cas enregistrés jeudi, les chiffres sont inquiétants, a indiqué vendredi le conseiller d'Etat en charge de la santé Mauro Poggia. La situation s'est aggravée: il faut prendre les mesures qui s'imposent, selon M. Poggia. En rendant le port du masque obligatoire dans les commerces, Genève emboîte ainsi le pas aux cantons de Vaud et du Jura.

La désinfection des mains avec une solution hydro-alcoolique sera aussi obligatoire avant de pénétrer dans un commerce. Le Conseil d'Etat genevois a également annoncé le port du masque obligatoire dès mardi pour tous les prestataires de soins à la personne, comme les coiffeurs, les barbiers et le personnel de salons esthétiques.

Net relâchement

Les lieux festifs publics et privés sont pointés du doigt par Jacques-André Romand, médecin cantonal délégué aux affaires Covid, qui déplore un net relâchement de la part de la population. Les bars et les discothèques ont ainsi dès vendredi 20h00 l'obligation de collecter l'identité et un moyen de contact fiable de chaque client.

Des sanctions pénales sont prévues pour les exploitants qui ne respectent pas cette obligation. L'amende peut aller de 5000 à 10'000 francs. Mauro Poggia a rappelé qu'une application est disponible pour faciliter ces collectes de données.

Serveurs masqués

Autre mesure qui entre en vigueur dès vendredi 20h00: le personnel des établissements publics doit être masqué. Tous les restaurants, bars, discothèques et buvettes sont concernés. Les mesures annoncées vendredi s'appliqueront jusqu'au 1er octobre avec la possibilité d'être prolongées en fonction de la situation sanitaire.

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Recours contre les immeubles des Vernets

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A Genève, plusieurs associations et particuliers font recours contre le projet immobilier prévu à la place de la caserne des Vernets. (©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)
A Genève, des associations et des voisins font recours contre le projet immobilier aux Vernets. Ils contestent essentiellement l'abattage de 113 arbres et des écarts par rapport au plan localisé de quartier (PLQ).

Le recours est déposé par les associations Patrimoine Vivant, Sauvons nos arbres et des habitants des Acacias notamment, a indiqué à Keystone-ATS leur avocat Pierre Bayenet, par ailleurs député suppléant d'Ensemble à Gauche. Il a été adressé vendredi au Tribunal administratif de première instance. Les recourants demandent l'annulation des autorisations de construire délivrées le 12 juin.

Le projet immobilier s'inscrit dans le cadre du développement du secteur Praille-Acacias-Vernets, sur l'emplacement de la caserne. Il prévoit 1500 logements, dont 300 pour des étudiants, dans deux îlots de 30 mètres de haut et une tour de 86 mètres. S'y ajoute un bâtiment d'activités avec un hôtel. Tous les appartements seront en location, les premiers sont attendus pour 2023. Le terrain est en mains publiques.

Arbres abattus

Les recourants demandent qu'une analyse d'impact sur l'environnement complète soit réalisée. Le projet implique l'abattage de 113 arbres, dont une majorité de tilleuls et des peupliers de plus de 20 mètres de haut, même en bordure des constructions. En outre, il empiète sur le continuum aquatique et corridor biologique de l'Arve.

Les recourants constatent encore de nombreux écarts entre le PLQ et les autorisations définitives au niveau architectural. Par exemple, les cheminements pour les piétons et les cyclistes dans les deux cours intérieures ne seront plus directs, contrairement à ce qui était prévu.

Manque de luminosité

Plusieurs normes de construction sont aussi violées afin de construire plus de logements et au détriment de la qualité de vie des habitants, selon les recourants. La hauteur de plafond est abaissée à 2,5 mètres, tandis que la surface des chambres est réduite au minimum, voire en dessous. Les recourants craignent un manque de luminosité dans les logements.

Ils critiquent encore le fait qu'une partie des loyers est déplafonnée, alors qu'un chantier de cette taille permet des économies d'échelle. Ils demandent à l'Etat de fournir des explications détaillées sur ces dérogations et sur les plans financiers présentés. Des vices de forme dans la procédure menant à la délivrance des autorisations sont aussi mis en avant.

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Le Richemond fermera fin août

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Le Richemond va fermer ses portes à la fin du mois d'août. La direction du palace ne sait pas encore quand reprendront les activités. (Image d'archive - ©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)
Terrassé par la crise liée à la pandémie de Covid-19, l'emblématique hôtel genevois Le Richemond a annoncé mercredi sa décision de fermer ses portes à la fin du mois d'août. La direction du palace n'évoque pas de date de réouverture pour l'instant.

Près de 130 collaborateurs sont concernés par l'arrêt des activités de l'hôtel qui donne sur la rade de Genève. Les employés verront leurs contrats de travail résiliés. La crise sanitaire a été catastrophique pour le tourisme de luxe à Genève. La décision de fermer temporairement s'est avérée être "la seule solution".

Le bouclage des frontières ainsi que l'arrêt des liaisons aériennes, qui ont réduit "drastiquement" le nombre de touristes à Genève, "sont à compter parmi les obstacles insurmontables qui font que la reprise n'est pas envisageable à court ou à moyen terme", a fait savoir la direction du 5 étoiles.

Charges incompressibles

Depuis le début de la pandémie, l'hôtel est resté ouvert. L'établissement fait cependant face à des charges incompressibles dont il ne peut plus s'acquitter. Le palace a bien considéré d'autres solutions avec le personnel. Mais il a dû se résoudre à prendre "cette difficile et douloureuse" décision.

Le Richemond aujourd'hui n'a plus de réserves et a épuisé tous les moyens pour éviter ce scénario, a indiqué sa direction dans un communiqué. "Nous arrêtons les opérations jusqu'à ce que les affaires reprennent", a déclaré Eric Favre, le président du 5 étoiles. Le palace avait ouvert ses portes en 1875.

Pour l'instant, aucune date de réouverture n'a été fixée. La direction du palace ne se montre guère optimiste. Elle craint "que l'absence de clients ne se prolonge jusqu'en 2022". Selon elle, l'annulation de l'édition 2021 du Salon international de l'automobile ne fait que confirmer ces inquiétudes.

Les employés du Richemond ont fait part depuis plusieurs semaines de leurs craintes face à la perspective d'une fermeture temporaire du palace. Insatisfait des réponses données par la direction de l'établissement, le personnel avait saisi, il y a un mois, la Chambre des relations collectives de travail (CRCT).

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