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Genève

Pierre Maudet monte au front et s’explique

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"Je ne céderai pas aux accusations et aux rumeurs, dont bon nombre se sont déjà dégonflées", souligne Pierre Maudet lors d'un entretien avec le Temps. Le conseiller d'Etat est clair, démission il y aura seulement si la justice le condamne (archives). (©KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

« Je ne m’exonère pas de ma responsabilité, je suis lucide sur le fait d’avoir menti », affirme Pierre Maudet au sujet de son voyage à Abou Dhabi. Mais le conseiller d’Etat genevois n’en démord pas: « je crois fondamentalement que je suis innocent ».

Pierre Maudet est poursuivi par le ministère public pour acceptation d’un avantage en lien avec un voyage aux Emirats Arabes Unis qu’il a fait dans l’exercice de ses fonctions. Trois mois après sa mise en prévention et des appels à démissionner de toutes parts le libéral-radical s’explique dans deux longs entretiens accordés au Temps et au Blick.

En acceptant cette invitation à Abou Dhabi, Pierre Maudet souhaitait mettre Genève en avant et espérait des retombées économiques pour la ville du bout du lac. « Dois-je m’excuser de rencontrer des gens qui vont investir des millions pour l’emploi à Genève? Je ne pense pas », affirme ainsi le conseiller d’Etat.

Certes, il se dit avoir « été très gêné » que le voyage estimé à quelque 50’000 francs soit tout frais payé mais « je n’ai pas fait quelque chose de mal. Je n’ai eu à aucun moment l’impression de m’enrichir », précise-t-il au Blick.

Il estime en revanche avoir eu tort « de mélanger le volet public et privé puis de camoufler la vérité ». Et le libéral-radical explique ensuiste avoir été gêné d’admettre qu’il avait été invité par un Etat étranger. « Plus les questions survenaient, moins je pouvais avouer la faille », résume-t-il au quotidien lémanique.

Rendez-vous le 15 janvier

Lorsque le Blick lui demande pourquoi il est resté silencieux jusqu’à présent, le PLR invoque son souci de ne pas faire obstruction à la justice. « Le ministère public a mis fin aux audiences des personnes impliquées », ce qui lui donne l’occasion de donner sa version des faits. Il ne souhaite en revanche pas s’étendre sur les conséquences de cette affaire. Car « ce n’est pas la pointe du parti qui doit se prononcer, mais la base », précise-t-il au Blick.

Justement, Pierre Maudet a rendez-vous avec les membres de son parti le 15 janvier. Une rencontre qu’il voit avant tout comme « une étape » qui lui permettra de « prendre la température, de mesurer les soutiens », explique celui qui s’est senti « trahi » par sa famille politique. Dans les entretiens, Pierre Maudet ne parle donc pas de démission dans l’immédiat.

« Nous avons des institutions fortes qui doivent jouer leur rôle de rempart contre ceux qui veulent servir des intérêts corporatistes. Je ne céderai pas aux accusations et aux rumeurs, dont bon nombre se sont déjà dégonflées », souligne-t-il au Temps. Et le conseiller d’Etat d’ajouter clairement dans le Blick, démission il y aura seulement si la justice le condamne.

 

(KEYSTONE-ATS)

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Agression de St-Jean: 15 et 12 ans de prison

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La salle d'audience où s'est déroulée le procès des deux agresseurs majeurs de l'agression de Saint-Jean (archives). (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le Tribunal criminel de Genève a condamné mercredi les deux auteurs majeurs de la sauvage agression de Saint-Jean à respectivement 12 et 15 ans de prison. L’un a été reconnu coupable de deux tentatives d’assassinat, l’autre d’une seule.

La plus lourde peine a été infligée à l’accusé considéré comme le pilier de la bande de cinq jeunes qui avait attaqué avec une brutalité inouïe deux trentenaires, une nuit de janvier 2017, dans le quartier de Saint-Jean. Agé de 20 ans aujourd’hui, ce meneur dans l’âme avait asséné des coups à la tête de ses victimes avec une batte de baseball.

L’autre prévenu, également âgé de 20 ans aujourd’hui, a été reconnu coupable d’avoir pris le risque de tuer l’un des malheureux en lui donnant des coups de pied de type penalty à la tête, alors que celui-ci gisait inerte à terre. Pour l’autre victime, il n’a été condamné que pour agression, car rien ne prouve qu’il l’a frappée.

Violence gratuite

La faute commise par les deux prévenus est extrêmement lourde, a souligné le président du Tribunal criminel de Genève Vincent Fournier. Les jeunes hommes, qui ont commis l’agression avec trois autres comparses qui étaient mineurs au moment des faits, s’en sont pris à des personnes qui ne leur avaient rien fait.

Ils se sont accaparé la violence comme un signe d’appartenance à leur groupe, plaçant ce dernier, surnommé les « Brathers », au-dessus de tout, selon le tribunal. Les membres de la bande se sont acharnés sur les deux victimes et n’ont pris la fuite que lorsqu’ils ont entendu les sirènes des voitures de la police.

Après les faits, les agresseurs ont fait preuve de cynisme et d’arrogance, a relevé M.Fournier lors de la lecture du jugement. Ils ont espéré l’impunité de leurs actes et ont repris le cours normal de leur vie. Personne n’a parlé. Quatre jours après l’agression, la bande évoquait même l’idée de passer des vacances à Malte.

La batte a disparu

Les cinq agresseurs n’ont été arrêtés que six mois après les faits, grâce à des écoutes téléphoniques. La batte qui a servi à frapper les victimes au visage n’a jamais été retrouvée. Le tribunal a souligné la mauvaise collaboration des deux prévenus à la procédure et leurs mensonges et dissimulations répétés.

Les juges n’ont retenu comme circonstance atténuante que le trouble de la personnalité dont souffre le chef présumé de la bande et qui restreint légèrement sa responsabilité. Ils ont en revanche écarté la thèse de l’alcoolisation des prévenus au moment des faits, aucun témoignage n’apportant crédit à cette thèse.

Le verdict du Tribunal criminel a suivi dans les grandes lignes le réquisitoire du procureur Dario Nikolic, qui avait demandé des peines de 14,5 et 14 ans de prison. Le procureur aurait en revanche souhaité la reconnaissance d’une coactivité pleine et entière des deux accusés, les coups portés par l’un étant acceptés par l’autre.

Mise en détention des prévenus

La défense avait plaidé, de son côté, l’agression, soulignant qu’il n’y avait pas de volonté de la part des prévenus de tuer ou d’avoir conscience du risque de le faire. Elle n’a pas été entendue. A l’issue de l’audience, le procureur a demandé et obtenu la mise en détention des accusés, qui comparaissaient libres à leur procès, un bracelet électronique fixé à la cheville.

Le tribunal a en effet estimé que le risque de voir les prévenus se soustraire à leur sanction était trop élevé. L’accusé qui a écopé de 12 ans de prison, de nationalité brésilienne, sera également expulsé de Suisse une fois sa peine purgée. Les trois autres participants à l’agression de Saint-Jean seront jugés par un tribunal pour mineurs. Ils risquent au maximum, pour les mêmes faits, quatre ans de prison.

(KEYSTONE-ATS)

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Genève

L’avion du gouvernement algérien quitte Genève

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Âgé de 82 ans, M. Bouteflika avait été admis le 24 février aux Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG) pour des "examens médicaux périodiques". En ressortira-t-il ce dimanche? (©Keystone/MARTIAL TREZZINI)

L’avion du gouvernement algérien qui avait transporté le président algérien Abdelaziz Bouteflika en Suisse pour s’y faire soigner voilà deux semaines est reparti dimanche de Genève. M. Bouteflika se trouve à bord, a indiqué un porte-parole à l’agence dpa.

L’avion privé de type Gulfstream 4SP appartenant au gouvernement d’Alger avait atterri dimanche matin vers 09h45 sur le tarmac de l’aéroport de Genève, après avoir décollé vers 08h00 d’une base militaire proche de la capitale algérienne. Selon des médias, aucune ambulance ni convoi officiel n’avait été aperçu.

Un peu plus de cinq heures après, un convoi d’une demi-douzaine de véhicules noirs a quitté les Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG), direction Cointrin, selon plusieurs sources. Agé de 82 ans, M. Bouteflika avait été admis le 24 février aux HUG pour des « examens médicaux périodiques » selon la présidence algérienne.

Mystère autour de l’état de santé

Abdelaziz Bouteflika, président depuis 1999, a été rarement vu en public depuis un AVC dont il a été victime en 2013. Des manifestations se succèdent depuis le 22 février en Algérie pour lui demander de renoncer à briguer un cinquième mandat à l’élection présidentielle du 18 avril.

Le directeur de campagne de M. Bouteflika a assuré jeudi que la santé du président algérien n’inspirait « aucune inquiétude » et que les examens qu’il subit en Suisse seraient bientôt terminés. Les récentes informations de presse faisant état d’une dégradation de son état de santé « sont sans fondement », avait-il ajouté.

Samedi, une avocate agissant pour le compte d’une citoyenne algérienne non identifiée a déposé une requête devant le Tribunal de Protection de l’adulte et de l’enfant de Genève, demandant le placement sous curatelle de M. Bouteflika en raison de son état de santé.

(KEYSTONE-ATS)

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Deux candidats pour reprendre le PLR Genève

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L'assemblée générale du PLR Genève devra choisir le 7 mars prochain entre Natacha Buffet-Desfayes et Bertrand Reich pour reprendre la présidence du parti après le démission d'Alexandre de Senarclens (archives). (©KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Deux candidats sont en lice pour reprendre la présidence du PLR Genève après la démission d’Alexandre de Senarclens liée à l’affaire Maudet. L’assemblée générale devra choisir le 7 mars entre Natacha Buffet-Desfayes et Bertrand Reich.

En campagne depuis quelques jours déjà, ces candidats n’ont pas été rejoints par d’autres à l’échéance du délai jeudi à midi, selon le parti. Le nouveau capitaine du plus grand parti du canton ébranlé par l’affaire Maudet aura la lourde tâche de souder ses troupes.

Agée de 36 ans, Natacha Buffet-Desfayes est députée suppléante au Grand Conseil et conseillère municipale en Ville de Genève. Cette enseignante s’est illustrée dans la campagne de soutien en faveur du conseiller d’Etat Pierre Maudet. Elle se présente comme une rassembleuse.

Bertrand Reich, 56 ans, est avocat. Il a été conseiller municipal et a aussi siégé dans des exécutifs communaux. Il insiste sur la nécessité de se réunir et de faire de la politique. Il a évité de se mêler de l’affaire Maudet. Bertrand Reich est très rapidement sorti du bois après la démission d’Alexandre de Senarclens.

(KEYSTONE-ATS)

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Une majorité de Genevois souhaite la démission de Pierre Maudet

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Pour Pierre Maudet, ce sondage comporte de nombreux biais et est au final plus "une information orientée qu'une vérité absolue" (archives). (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Plus de 62% des Genevois seraient « plutôt favorables » au départ du conseiller d’Etat genevois Pierre Maudet. C’est ce que révèle lundi un sondage commandé par la RTS, Le Temps et Radio Lac.

Les Genevois, à 62,4%, sont « plutôt favorables » à une démission de Pierre Maudet, selon ce sondage réalisé du 29 janvier au 5 février par l’institut M.I.S Trend auprès de 1032 citoyens genevois, âgés de 18 ans et plus, représentatifs de la population. Ils sont 26,1% « plutôt pas favorables » à un départ, et 11,5% indécis, lit-on sur le site de la RTS.

Ce souhait de voir le conseiller d’Etat partir est partagé par les sondés qui ont voté pour Pierre Maudet lors des dernières élections cantonales, en avril 2018, avec 61,5% d’avis « plutôt favorables » à une démission contre 33,2% « plutôt pas favorables ». Les Genevois qui votent PLR, le parti de Pierre Maudet, sont eux aussi majoritairement favorables à une démission (64,6%).

Les sondés estimant que Pierre Maudet doit démissionner donnent plusieurs raisons. Pour eux, il doit partir parce qu’ »il a menti à la population ». C’est l’explication qui est le plus souvent donnée. Certains répondent qu’ »il n’a pas montré l’exemple ». D’autres souhaitent son départ « par respect pour la population et pour les gens qui l’ont élu ».

Les 26,1% de Genevois qui ne souhaitent pas le départ de Pierre Maudet avancent notamment qu’ »il y a un acharnement des médias à son encontre ». Ils disent encore que l’élu « est un excellent politique malgré tout », mais aussi qu’il bénéficie « de la présomption d’innocence ».

Image détériorée

Il ressort du sondage que l’affaire Maudet, dont 94% des sondés ont entendu parler, a détérioré l’image que les Genevois avaient des politiciens genevois en général. Pour plus de 68% des sondés, cette image a été « plutôt détériorée » ou « vraiment beaucoup détériorée ». Une majorité (65%) estime que cette affaire a aussi détérioré l’image du PLR dans son ensemble.

Plus de 55% des Genevois estiment que le Conseil d’Etat, dans son ensemble, a eu une gestion « très mauvaise » ou « plutôt mauvaise » de l’affaire ces six derniers mois. Ils sont un peu plus de 25% à avoir un avis différent en parlant d’une gestion « plutôt bonne » ou « très bonne ».

Dans une déclaration publiée par la RTS, Pierre Maudet dit prendre acte des résultats de ce sondage, « dont l’approche scientifique trahit une démarche qui ne l’est pas ».

Selon lui, « il s’agit au fond plus d’une information orientée que d’une vérité absolue, compte tenu des nombreux biais (influence dans la formulation et orientation dans l’enchaînement des questions, consultation effectuée avant une décision judiciaire, etc.) de ce type d’exercice ».

KEYSTONE-ATS

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Genève accepte la nouvelle loi controversée sur la laïcité

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Les opposants à cette nouvelle loi, initiée par Pierre Maudet, ont d'ores et déjà déposé des recours devant la justice. (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les Genevois ont accepté dimanche la nouvelle loi sur la laïcité. Ce texte sur un sujet sensible, qui interdit notamment les signes extérieurs d’appartenance religieuse aux fonctionnaires et aux élus, a été approuvé par 55,05% des votants. Notre suivi en continu.

16h30: M.Poggia pour un « règlement pacificateur »

Le Conseil d’Etat genevois est très satisfait de l’approbation de la loi sur la laïcité qui constitue un « jalon historique ». Le chef du département de la sécurité Mauro Poggia veut un règlement d’application « pacificateur » pour tenir compte des craintes exprimées pendant la campagne.

Le Conseil d’Etat doit encore débattre de ce règlement qui est en cours d’élaboration, a toutefois précisé devant la presse M.Poggia. « Mais en mettant en pratique la nouvelle loi, on ne va pas balayer les 44,95% de la minorité », a assuré le conseiller d’Etat MCG.

Il faudra vraisemblablement un délai de quelques mois avant l’entrée en vigueur de la nouvelle loi et du règlement, étant donné que leur entrée en vigueur doit être concomitante. Leur teneur finale dépendra également des deux recours qui devront être tranchés par la justice.

Le conseiller d’Etat Pierre Maudet, qui avait initié en 2013 le processus ayant abouti à cette loi, estime qu’elle « va laisser son empreinte dans le corpus législatif ». Conséquence directe de la nouvelle Constitution, elle marque l’abrogation des lois anticléricales du passé, a relevé M.Maudet.

15h45: « l’esprit de Genève trahi »

La coordination référendaire à cette loi sur la laïcité estime que l’esprit de Genève a été « trahi ». Pour ces référendaires, qui rassemblent les partis de gauche ainsi que des associations syndicales, féministes ou encore musulmanes, la victoire de dimanche est celle « des partisans de la Genève de la peur de l’autre », écrivent-ils dans un communiqué. Ils y déplorent un choix « rétrograde ».

Les référendaires ne s’avouent toutefois pas vaincus. Selon eux, la victoire des partisans de cette nouvelle loi n’est que « temporaire ». Ils rappellent ainsi que plusieurs recours en justice ont été activés et que de nouvelles propositions législatives ont été apportées. « Aucune des questions controversées figurant dans la loi n’est réglée aujourd’hui », relèvent-ils à propos notamment de l’interdiction des signes extérieurs d’appartenance religieuse.

Les syndicats se disent « inquiets » pour les conditions de travail des personnes croyantes dans la fonction publique et les secteurs subventionnés. A commencer pour « les femmes musulmanes voilées, particulièrement visées dans cette loi », poursuit le communiqué.

Les opposants à la loi affirment que leur combat va continuer. Une association « pour une laïcité démocratique » va être lancée pour « mener jusqu’au bout la bataille d’idées engagées par ces référendums dans le sens de l’égalité et de la démocratie. »

15h00: la PS déplore

Le Parti socialiste genevois regrette le verdict des urnes au sujet de la loi sur la laïcité. « La Constitution genevoise garantit déjà le principe de laïcité de l’État et il n’est pas nécessaire de légiférer davantage », note le PS.

Selon lui, cette nouvelle loi risque d’entraîner le licenciement de nombreux employés, majoritairement des femmes, qui se verront exclus au motif de leur apparence religieuse. « Le risque d’une appréciation arbitraire – ainsi que des dérives qui peuvent en découler – est trop grand », ajoute le PS dans son communiqué.

De son côté, SolidaritéS Genève estime que l’acceptation de la loi constituait « un résultat mitigé pour le Conseil d’Etat et l’ensemble de la droite bourgeoise qui défendait cette loi Maudet comme un seul homme. » Le verdict du peuple montre « un scepticisme dont il faudra tenir compte à l’avenir », ajoute solidaritéS au sujet d’une loi qualifiée de « liberticide ».

14h30: « une avancée pour la paix religieuse »

Les Eglises catholique chrétienne, catholique romaine et protestante saluent l’approbation de la loi sur la laïcité. Ce résultat représente une « avancée pour la paix religieuse », relèvent-elles dans un communiqué.

La loi sur la laïcité de l’Etat clarifie les termes de la neutralité de l’Etat et établit des règles communes pour l’ensemble des communautés religieuses établies dans le canton, soulignent les Eglises. Bien que satisfaites de ce nouveau dispositif, elles relèvent aussi que cette loi est perfectible.

Elles suivront ainsi avec intérêt les recours déposés contre les articles limitant le port de signes religieux extérieurs, et plus particulièrement celui concernant les élues. Elles resteront aussi particulièrement attentives à la mise en œuvre des articles sur l’usage du domaine public pour des activités culturelles.

Elles veilleront également à ce que les dispositions d’exception concernant les restrictions des signes extérieurs pour prévenir des troubles graves à l’ordre public soient appliquées avec parcimonie et discernement.

14h15: les Verts confirment leur recours

Les Verts regrettent l’acceptation de cette nouvelle loi qui, selon eux, « a amené la confusion et a attisé la haine. » Ils ont confirmé qu’ils maintenaient leur recours devant la justice au sujet d’un texte qu’ils jugent anticonstitutionnel. « Le recours à la Chambre constitutionnelle entre en force. Il s’agit désormais de confronter cette loi inique à la justice et au respect des droits politiques », écrivent les Verts dans leur communiqué.

Pour les Verts, cette loi « bafoue les libertés individuelles, porte atteinte aux droits fondamentaux et ne respecte pas la Constitution », notamment car elle interdit aux élus de porter des signes religieux. L’élue Verte Sabine Tiguemounie, conseillère municipale à Meyrin, est directement concernée par cette loi, elle qui porte le voile.

13h45: les défenseurs de la laïcité sont soulagés

Le comité et l’association « La laïcité, ma liberté » a pris acte avec « une grande satisfaction » de la victoire du oui à la loi sur la laïcité. Le comité parle d’un vote « sans appel » des électrices et électeurs genevois, qui « ont confirmé que le droit à la différence ne peut et ne doit jamais constituer une différence de droits », écrit-il dans un communiqué.

« La laïcité, ma liberté » estime que cette campagne a été « éprouvante », marquée par « les outrances, les menaces et les contre-vérités de l’alliance référendaire », juge le comité. Il ajoute qu’il restera « attentif aux suites juridiques », les opposants à la loi ayant déjà déposé des recours devant la justice.

13h30: satisfaction au PLR et à l’UDC

Le PLR genevois s’est réjoui dimanche de l’acceptation de cette nouvelle loi sur la laïcité. « Si le droit à la différence doit être respecté, il ne peut constituer une différence de droit », note le parti dans un communiqué. « Contrairement à ce que n’ont eu de cesse de répéter les comités référendaires, cette loi n’est pas discriminatoire, mais s’adresse à toutes les religions sur pied d’égalité », ajoute le PLR.

L’UDC, qui a également soutenu cette nouvelle loi, relève que « le laïcisme n’a jamais posé de problèmes à Genève avant d’être confronté à l’arrivée de nombreux musulmans dont certains forment des revendications inacceptables » pour la société. « Il est donc normal qu’au sein de l’administration mais aussi dans le parlement et les délibératifs aucun signe religieux ne soient affichés, respectant une paix confessionnelle à laquelle les Genevois sont attachés », ajoute l’UDC dans un communiqué. Le parti sera attentif à une application rigoureuse de la nouvelle loi.

13h15: l’élue verte voilée ne renonce pas

Une élue municipale est directement concernée par la nouvelle loi sur la laïcité, acceptée dimanche à Genève. La Verte Sabine Tiguemounine, qui porte le voile, ne s’estime toutefois pas battue.

« Des recours devant la justice ont été déposés par les Verts et le Réseau évangélique genevois, et ils vont désormais être activés », rappelle Sabine Tiguemounine, interrogée par Keystone-ATS. « J’ai bon espoir que la justice nous donne raison, sachant que cette loi va à l’encontre de la Constitution suisse et de la Convention européenne des droits de l’homme », estime-t-elle.

Conseillère municipale à Meyrin, Sabine Tiguemounie ne se dit pas inquiète pour sa carrière politique, sachant que le port du voile ne sera plus toléré pour les élus si la loi entre en vigueur. « Ma situation personnelle n’a pas d’importance. Ce qui compte, c’est le signal que cette loi donne à notre jeunesse. Il n’est pas positif, et c’est la raison pour laquelle je vais continuer à m’engager », remarque-t-elle.

« Cette loi remet en cause des droits fondamentaux. Mon devoir est de rester auprès de celles et ceux qui seront directement affectés au quotidien par cette loi », ajoute-t-elle.

12h30: recours en vue

Sur le point d’être acceptée, la nouvelle loi sur la laïcité va désormais devoir passer devant la justice. Le Réseau évangélique genevois et les Verts avaient déjà déposé des recours. Ils jugent cette loi anticonstitutionnelle.

Ce texte pourrait aussi se retrouver confronté à un autre projet de loi, déposé fin janvier par Ensemble à gauche. Ce nouveau projet ne contient pas les aspects controversés de la loi soumise dimanche au peuple, soit l’interdiction des signes extérieurs d’appartenance religieuse.

12h00: vers une acception de la loi

La nouvelle loi sur la laïcité devrait être acceptée dimanche par les Genevois. Le texte est approuvé par 55,56% des votants, selon des résultats partiels basés sur 95% des bulletins rentrés.

11h30: une loi âprement discutée

Portée à l’origine par le conseiller d’Etat Pierre Maudet, la nouvelle loi sur la laïcité, qui doit remplacer celle de 1907, a été adoptée en avril dernier par la majorité de droite du Grand Conseil au terme de longs débats. Pour ses partisans, elle permet de prévenir le repli identitaire.

Cette loi est toutefois loin de faire l’unanimité. Elle a fait l’objet de quatre référendums, issus des partis de gauche ainsi que des associations syndicales, féministes et musulmanes. Ceux-ci dénoncent une loi liberticide et discriminatoire.

Attaquée par référendums, la loi l’a aussi été en justice. Le Réseau évangélique genevois et les Verts ont d’ores et déjà déposé des recours. Ils seront activés en cas d’acceptation dans les urnes.

(KEYSTONE-ATS)

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