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Remous autour de la candidature de Stauffer

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Eric Stauffer veut faire campagne pour les élections fédérales sur une liste alliée au PBD (archives). (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

L’annonce de la candidature d’Eric Stauffer au Conseil national sur une liste alliée au Parti bourgeois démocrate (PDB) à Genève provoque des remous. La direction nationale du parti émet de sérieuses réserves par rapport à sa demande d’adhésion.

Le cofondateur et ancien patron du Mouvement citoyens genevois (MCG) a annoncé lundi, dans une interview à la Tribune de Genève, qu’il brigue l’un des douze sièges genevois au Conseil national. Il dit avoir adhéré au PBD suisse et vouloir faire campagne pour les élections fédérales sur une liste alliée au parti, baptisée « Parti citoyen démocrate Genève d’abord ».

La secrétaire générale du PBD suisse Astrid Bärtschi a confirmé mardi à Keystone-ATS une information de la radio SRF, selon laquelle Eric Stauffer a déposé sa demande d’adhésion il y a quelques jours. Le parti précise dans un communiqué qu’il traitera cette demande « sous peu » et décidera de son affiliation.

« Au vu de l’état actuel des connaissances concernant le positionnement politique d’Eric Stauffer, il semble très douteux qu’il soit accepté comme membre du PBD et qu’il puisse donc se présenter comme candidat », écrit toutefois le parti. « Beaucoup de ses positions ne correspondent pas aux nôtres », précise Mme Bärtschi.

Joint par Keystone-ATS, Eric Stauffer a indiqué s’être entretenu avec le conseiller national et vice-président du PBD Suisse Lorenz Hess par téléphone mardi. Il lui a rappelé qu’à Genève, les listes pour les élections fédérales peuvent être modifiées jusqu’à lundi prochain. Le PBD tranchera d’ici à cette date butoir.

Eric Stauffer a estimé que la section genevoise du PBD, en s’alliant avec lui, n’a commis aucun impair en regard des statuts du parti. Les sections cantonales disposent d’une large autonomie, a-t-il affirmé. Elles peuvent choisir assez librement leurs candidats aux élections. Il aurait toutefois souhaité une meilleure communication avec les instances nationales du PBD.

Deux candidats PBD à Genève

Lundi, le parti bourgeois-démocratique genevois a annoncé qu’il va lancer deux candidats aux élections législatives fédérales d’octobre pour le Conseil des Etats. Il s’agit d’André Leitner et de Thierry Vidonne.

Les deux mêmes hommes sont également en lice pour le Conseil national. Le parti explique qu’aucune femme n’a voulu prendre l’un des deux postes réservées pour elles.

Elections ouvertes

Les élections fédérales de l’automne s’annoncent très ouvertes dans le canton du bout du lac. Au Conseil des Etats, la socialiste Liliane Maury Pasquier et le Vert Robert Cramer ne se représentent pas. Elus en 2007, ils ont siégé à la chambre des cantons pendant trois législatures.

Les conseillers nationaux sortants Carlo Sommaruga et Lisa Mazzone feront campagne ensemble pour conserver les deux sièges à gauche. Mais ils devront faire face aux candidats plus à droite sur l’échiquier politique, qui vont tenter de reconquérir une place aux Etats.

Au Conseil national, la lutte s’annonce aussi acharnée. Genève a droit cette année à un douzième siège. Actuellement, le canton y est représenté par deux UDC, un MCG, trois socialistes, trois libéraux radicaux, un démocrate-chrétien et une écologiste.

(KEYSTONE-ATS)

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Genève Aéroport davantage contrôlé

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Les Genevois veulent un développement maîtrisé de l'aéroport. Ils disent "oui" à l'initiative constitutionnelle "Pour un pilotage démocratique de l'aéroport de Genève" (archives). (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les Genevois veulent un développement maîtrisé de l’aéroport. Ils ont dit « oui » dimanche à 56,27% à l’initiative constitutionnelle « Pour un pilotage démocratique de l’aéroport de Genève ». Le taux de participation s’est élevé à 36,82%.

Lancée en 2016 par la Coordination régionale pour un aéroport urbain, respectueux de la population et de l’environnement (CARPE), l’initiative pose le principe de la recherche d’un équilibre entre l’importance de l’aéroport pour la vie économique, sociale et culturelle et la limitation des nuisances qu’il génère. Le Grand Conseil et les communes devront approuver la planification de la régie publique.

Soucieuse de maintenir l’autonomie de l’établissement, la majorité de droite du Grand Conseil a élaboré un contreprojet. Celui-ci a été refusé dimanche par 54,15% des votants. Un choix confirmé par la question subsidiaire, qui donne 55,04% des voix en faveur de l’initiative.

Débat public

Présidente de la CARPE et conseillère nationale Verte, Lisa Mazzone salue la victoire des riverains de l’aéroport et des associations environnementales: « C’est un signal clair pour la limitation des nuisances. L’aéroport impacte tellement notre région qu’il faut une véritable concertation. » Et de relever que l’initiative a aussi été soutenue par des communes de droite, comme Genthod et Bellevue.

L’initiative a lancé le débat public sur le développement de l’aéroport et ses conséquences en matière de santé en raison de la pollution de l’air et du bruit. De 17 millions de passagers annuels, il est prévu d’en accueillir 25 millions en 2030, soit 236’000 mouvements d’avions, selon la fiche du plan sectoriel de l’infrastructure aéronautique (PSIA) adoptée par le Conseil fédéral en 2018.

Cette fiche détermine, de manière contraignante, les niveaux de bruit maximum auxquels l’aéroport peut exposer ses riverains. Elaborée par l’Office fédéral de l’aviation civile avec le canton de Genève et Genève Aéroport, elle fixe une nouvelle courbe du bruit qui a eu pour effet une perte de valeur des biens immobiliers situés dans sa trajectoire.

Contexte favorable

Opposé à l’initiative, le gouvernement a pris acte de ce résultat. « Tout en adhérant aux buts du texte, il n’a pas attendu pour créer un cadre volontariste via l’élaboration du PSIA », a indiqué le conseiller d’Etat Serge Dal Busco, en charge du Département des infrastructures. Reste à préparer une loi d’application de la nouvelle disposition, dans les limites du droit fédéral.

Pour Lisa Mazzone, le développement de l’aéroport peut être renégocié si le canton de Genève le demande. « Le contexte est favorable, compte tenu du soutien populaire, du fait que le Département fédéral des transports a une nouvelle cheffe en la personne de Simonetta Sommaruga et des élections fédérales pro-climat », a-t-elle commenté.

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Luc Barthassat démissionne du PDC

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Luc Barthassat a connu sa plus grosse désillusion électorale, en 2018, lorsqu'il ne s'est pas fait réélire au gouvernement genevois (archives). (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

A Genève, le Parti démocrate-chrétien (PDC) perd une figure. L’ancien conseiller d’Etat Luc Barthassat, 59 ans, a annoncé sa décision de quitter la formation politique, n’adhérant plus à la ligne empruntée par le parti.

Cette démission a été confirmée lundi par le PDC Genève. Dans un communiqué signé par le président du parti Vincent Maitre, il est indiqué que M. Barthassat a aussi souhaité « marquer sa distance avec la gestion de certaines affaires qui ont récemment ébranlé » les démocrates-chrétiens genevois.

La RTS, qui a révélé l’information, a interrogé M. Barthassat. Ce dernier reproche au PDC Genève de se positionner trop à gauche de l’échiquier politique. « Nous avons essayé de copier les écologistes avant les élections et un peu la gauche », a-t-il déclaré sur les ondes de la radio romande.

« Il n’est pas question de rancoeur ou de jalousie », a encore indiqué l’ancien magistrat. Luc Barthassat avait accédé au gouvernement genevois en 2013. Il a connu une grosse déconvenue, 5 ans plus tard, en ne parvenant pas à se faire réélire.

Avant d’être conseiller d’Etat, M. Barthassat, avait siégé pendant huit ans au Conseil national. Le PDC avait refusé de le faire figurer sur sa liste aux dernières élections fédérales.

Luc Barthassat a indiqué à Keystone-ATS n’avoir pour l’instant pas de plan précis pour le futur. « Je ne pars pas du PDC pour aller ailleurs », a-t-il fait savoir. S’il adhère à un parti, il faudra que ce dernier lui propose un défi à la hauteur. En aucun cas, l’ancien conseiller d’Etat ne voudra faire de la figuration.

M. Barthassat pourrait aussi envisager d’intégrer un groupement composé de petits entrepreneurs déçus par l’offre politique actuelle. Pour le moment, le projet en est au stade des discussions et le mouvement n’a pas encore été lancé. « Nous allons nous revoir bientôt », a fait savoir l’ancien conseiller national.

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Genève adopte la circulation différenciée

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Genève sera le premier canton en Suisse à appliquer le principe de la circulation différenciée en cas de pic de pollution de l'air (archives). (©KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Certains véhicules très polluants ne seront plus autorisés à circuler au centre de Genève en cas d’alerte au smog. La mesure a été présentée mercredi par le Conseil d’Etat genevois. Elle entrera en vigueur le 15 janvier. Les contrevenants risquent 500 francs d’amende.

Le canton de Genève innove en Suisse avec ce système de circulation différenciée, a expliqué le président du gouvernement Antonio Hodgers. Le dispositif qui sera mis en place repose sur des macarons de six couleurs différentes. Chaque véhicule devra porter un autocollant qui reflétera ses performances environnementales.

Le vert sera réservé aux véhicules électriques ou fonctionnant à l’hydrogène. A l’autre bout de l’échelle, le gris devra figurer sur le pare-brise des engins les moins écologiques. En cas de pics de pollution de l’air, les porteurs de la pastille grise seront les premiers touchés par l’interdiction de circuler au centre-ville.

Si le smog persiste, les restrictions s’appliqueront aux véhicules situés juste après dans la hiérarchie, et ainsi de suite, en fonction de la durée de l’épisode de pollution de l’air. La mesure ne devrait toutefois pas toucher grand monde. Il n’y a en principe jamais plus de dix journées problématiques par année.

La météo décidera

Tout dépendra des conditions météorologiques, a expliqué M. Hodgers. Les voitures de tourisme relativement récentes devraient pouvoir circuler sans aucune restriction. Le système adopté par Genève est une copie de celui qui existe déjà du côté français. Il sera ainsi possible de contrôler les véhicules frontaliers.

Le macaron, qui coûtera 5 francs, sera disponible dès le mois de décembre. Il devrait pouvoir être acheté dans les stations-service et les communes, a indiqué M. Hodgers. Un courrier sera adressé à tous les propriétaires de véhicules à Genève. Le code d’émissions figurant sur la carte grise déterminera la couleur de l’autocollant.

Avec ce système de circulation alternée, le gouvernement genevois met en oeuvre une loi qui a été votée il y a un an par le Grand Conseil. La législation prévoit aussi d’autres mesures lors de pics de pollution de l’air, comme la gratuité des transports publics ou la réduction de la vitesse sur l’autoroute de contournement.

Un délai transitoire de deux a été accordé aux véhicules professionnels de transport pour se conformer au nouveau règlement. « Nous avons adopté un compromis entre la liberté économique et le droit de respirer un air sain », a expliqué M. Hodgers. Pour les autres véhicules, il n’y aura pas de sanction jusqu’au 31 mars 2020.

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Uber interdit à Genève

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L'entreprise californienne a 30 jours pour recourir contre cette décision du département de l'emploi. Ce recours aurait un effet suspensif (archives). (©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le canton de Genève interdit à Uber de poursuivre son activité dans les conditions actuelles. L’entreprise californienne a 30 jours pour recourir contre cette décision du département de l’emploi. Ce recours aurait un effet suspensif.

L’Etat de Genève a procédé à une analyse juridique du cas Uber, a expliqué vendredi à Keystone-ATS le conseiller d’Etat genevois Mauro Poggia. Après enquête, l’administration cantonale considère la société comme une entreprise de transports, dont les chauffeurs doivent être traités comme des employés et non comme des partenaires.

Uber doit donc respecter, selon le canton de Genève, la loi cantonale sur les taxis et les voitures de transport avec chauffeur ainsi que le Code des obligations. Uber, de son côté, estime qu’il est un simple diffuseur de course qui passe un contrat de partenariat avec les chauffeurs qui désirent utiliser sa plate-forme.

Uber peut maintenant soit se conformer à la législation, soit recourir devant le tribunal administratif contre l’interdiction d’exercer son activité qui lui a été communiquée. Le recours aurait un effet suspensif, ce qui signifie que l’entreprise pourrait continuer ses activités jusqu’à décision de justice.

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Le Grand Genève a éteint la lumière

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L'agglomération genevoise vue depuis le Salève lors de l'opération "La nuit est belle". (©KEYSTONE/MAGALI GIRARDIN)

L’agglomération genevoise a été plongée dans le noir dans la nuit de jeudi à vendredi pour sensibiliser la population aux méfaits de la pollution nocturne. Au total 45 communes genevoises, 25 vaudoises et 79 françaises ont adhéré à cette initiative inédite en Europe.

Place Neuve, 20h30, l’obscurité rend la marche hésitante. Des piétons utilisent leurs téléphones portables pour traverser. La plupart des automobilistes ralentissent. Dans les transports publics, la centrale rappelle aux conducteurs cet événement particulier qui impose une intense concentration.

Si les collectivités publiques ont joué le jeu en renonçant à allumer leurs éclairages publics, il n’en va pas de même pour les commerçants. Dans les rues basses, les vitrines et les enseignes sont allumés pour attirer les clients. La lumière est tellement forte qu’on ne remarque même pas que les lampadaires sont éteints. Les grandes chaînes de restaurants ne sont pas en reste.

Même si l’obscurité n’était pas totale et que les étoiles ont joué à cache-cache avec les nuages, le public n’a pas boudé son plaisir pour admirer le ciel. Des dizaines de personnes sont ainsi venues sur la Plaine de Plainpalais écouter les explications des astronomes de l’Observatoire de la Faculté des sciences de l’UNIGE.

Des stars

Jupiter, Saturne et Arcturus, une géante rouge en fin de vie, étaient les stars de la soirée. Les questions ont fusé, notamment sur les recherches en cours pour trouver de la vie ailleurs dans l’univers. Les plus chanceux ont aussi pu apercevoir la queue de la Grande Ourse. Des observations du ciel étaient organisées depuis une trentaine de sites.

L’initiative « La nuit est belle! » a été lancée par le Grand Genève en partenariat avec le Musée d’histoire naturelle de Genève, la Société d’astronomie de Genève et la Maison du Salève à Présilly (F). Pour Pascal Moeschler, conservateur au Muséum, ce projet permet à chacun de trouver un espace de réflexion sur ce qui constitue un paysage nocturne.

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