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Climat

Acapulco dévastée et isolée après le passage de l'ouragan Otis

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Un immeuble touché par le passage d'Otis à Acapulco. (© KEYSTONE/AP/Marco Ugarte)

La légendaire station balnéaire d'Acapulco, dans le sud-ouest du Mexique, était partiellement dévastée jeudi après le passage du puissant ouragan Otis qui l'a coupée du reste du pays.

"Il n'y a pas de vols d'avion. Il n'y a pas d'autobus entre Mexico et Acapulco", a constaté un photographe de l'AFP après le passage de l'ouragan qui a touché terre mercredi avec des rafales de vent allant jusqu'à 315 km/h, d'après le gouvernement mexicain.

"Il n'y a pas de signal internet ni d'électricité", a poursuivi le journaliste qui a dû quitter la ville pour transmettre ses propres photos.

Les autorités n'ont fait pour l'instant mention d'aucune victime. L'ouragan a particulièrement touché les touristes et les visiteurs, qui ne peuvent ni sortir, ni appeler leurs proches.

Environ 1100 ressortissants suisses domiciliés dans la zone sont inscrits auprès de l'ambassade de Suisse à Mexico. Ils sont tenus de suivre les instructions des autorités locales, rappelle le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE).

"Pourvu que quelqu'un de ma famille me voie pour qu'ils sachent que je vais bien", a déclaré une touriste mexicaine, Nely Palacios, à la chaîne Televisa, qui a pu retransmettre des images des dégâts.

Ces premières images montraient des hôtels de luxe et des centres commerciaux réduits à leur structure de ciment, ainsi que des scènes de pillages.

Les vitres des fenêtres de l'emblématique hôtel Princess ont volé en éclat et l'édifice est partiellement détruit, d'après une vidéo qui a circulé sur les réseaux sociaux.

"Les dégâts matériels sont dévastateurs. Nous n'avons pas d'eau, nous n'avons pas de lumière, mais nous sommes sains et saufs", a déclaré Citlali Portillo, administratrice d'une résidence pour touristes, à Televisa.

"L'immeuble bougeait comme s'il s'agissait d'un tremblement de terre!", a-t-elle ajouté.

L'ouragan de force 5 a touché terre mercredi peu après minuit heure locale (08h00 suisses). Il s'était formé très rapidement en quelques heures au large de la côte Pacifique du Mexique.

Pris de court, les habitants se sont protégés comme ils ont pu. "Nous avons dû fermer les portes avec ce que nous trouvions", a raconté à l'AFP Eric Hernandez.

Habitant d'un village proche, ce jeune homme de 24 ans accompagnait un parent dans une clinique d'Acapulco au moment de l'impact de l'ouragan.

"Nous avons pu voir comment il (l'ouragan) emportait les voitures", a-t-il ajouté tandis qu'il rentrait à pied chez lui. "Le sol de la clinique bougeait".

Le président du Mexique Andres Manuel Lopez Obrador a tenté de se rendre à Acapulco par la route dans l'après-midi, n'arrivant que peu avant la tombée de la nuit. Son voyage a été retardé en raison des glissements de terrain. L'autoroute s'est retrouvée encombrée par la boue, l'eau et des arbres arrachés, a constaté l'équipe de l'AFP.

"Le plus important est de s'occuper des populations affectées. Nous n'avons toujours pas d'évaluations des dégâts, parce qu'il n'y a pas de communications", avait déclaré la coordinatrice nationale de la Protection civile Laura Velazquez à la chaîne de télévision Milenio.

Une grande partie d'Acapulco - qui compte près de 780'000 habitants - a été privée d'électricité à la suite d'une coupure décidée à titre préventif, selon les médias locaux.

La Commission fédérale d'électricité (CFE, publique) a indiqué qu'elle avait rétabli mercredi le courant pour 40% des 504'000 usagers touchés dans la région d'Acapulco.

Après avoir touché terre, l'ouragan s'est comme prévu affaibli en progressant dans l'arrière-pays.

Paulina, Norma, Patricia, Ingrid...

Le 9 octobre 1997, Acapulco avait été frappée par Paulina, qui avait causé la mort de plus de 200 personnes et provoqué l'une des catastrophes naturelles les plus graves du pays, hors tremblement de terre.

La semaine dernière, l'ouragan Norma a fait trois morts un peu plus au nord, dans l'Etat du Sinaloa.

Ouvert sur le Pacifique et le golfe du Mexique, le Mexique est exposé aux ouragans pendant la saison qui va de mai à octobre-novembre.

En septembre 2013, l'ouragan Ingrid dans le golfe et la tempête tropicale Manuel dans le Pacifique avaient pris simultanément en écharpe le Mexique.

Avec le réchauffement de la surface des océans, la fréquence des cyclones (ou ouragans ou typhons selon les régions) les plus intenses augmente.

Selon le Groupe international des experts du climat (Giec), la proportion de cyclones particulièrement intenses (de catégorie 4 et 5) devrait ainsi augmenter de 10% par rapport à l'ère pré-industrielle avec un réchauffement de +1,5 °C.

En raison de l'augmentation du niveau de la mer et des phénomènes de submersions marines, plus d'un milliard de personnes vivront dans des villes côtières à risque d'ici 2050, selon le Giec.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Climat

La baisse de la pollution fait croître la concentration de méthane

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Les radicaux hydroxyles (OH) sont les principaux responsables de l'élimination dans l'atmosphère du méthane (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

La brusque hausse de méthane dans l'atmosphère au début des années 2020 s'explique par une baisse de la pollution liée aux confinements et par des émissions accrues de ce puissant gaz à effet de serre en provenance des zones humides, révèle une étude.

Les concentrations de méthane (CH4) ont augmenté à un rythme record depuis le début des mesures autour de 2020, malgré la pandémie de Covid-19 qui a freiné l'activité mondiale, laissant les scientifiques perplexes. Le phénomène est d'autant plus mystérieux qu'il n'a pas été causé par l'industrie des énergies fossiles ou par des incendies.

Ce pic résulte d'abord d'"un affaiblissement temporaire de la capacité de l'atmosphère à nettoyer le méthane", a souligné Philippe Ciais, du Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (LSCE), auteur principal de l'étude publiée jeudi dans Science.

Cela découle d'une moindre présence entre 2020 et 2021 des radicaux hydroxyles (OH), à la durée de vie très courte, qui sont les principaux responsables de l'élimination dans l'atmosphère du méthane, deuxième gaz à effet de serre après le CO2. Cet effet a largement contribué (pour 74 à 80%) à l'anomalie constatée à cette période pour la croissance du méthane dans l'atmosphère.

"Dommage collatéral"

"Ces réductions d'OH sont en partie liées au fait qu'on avait émis moins de NOx" (oxydes d'azote), polluants issus des transports néfastes pour les voies respiratoires, qui avaient baissé pendant les confinements destinés à enrayer la pandémie de Covid-19, indique Philippe Ciais.

La baisse de la pollution a ainsi directement réduit la concentration des OH, formés par l'intermédiaire des NOx, et par ricochet allongé la durée de vie du méthane, un effet pervers déjà évoqué dans une étude publiée à la fin 2022 dans la revue Nature.

"Cela semble paradoxal", reconnaît Philippe Ciais. C'est un "dommage collatéral", juge Marielle Saunois, chercheuse et coauteure de l'étude.

Cette conclusion soulève des questions pour les objectifs de réduction de la pollution par les voitures, les avions et les navires. Comment faire pour que ces évolutions vertueuses n'aient pas d'effet négatif sur le climat?

"Pour moi, cela veut dire qu'il faut faire l'amélioration de la qualité de l'air et encore plus l'atténuation des émissions de gaz à effet de serre, pour compenser quelque part ces effets négatifs liés au lien chimie-climat", prône Marielle Saunois. Autrement dit, mettre les bouchés doubles pour réduire CO2 et méthane liés à l'activité humaine.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Climat

Japon: des chutes de neige exceptionnelles font 30 morts

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Jusqu'à 4,5 mètres de neige se sont accumulés au sol dans des zones isolées d'Aomori, au nord du Japon (archives). (© KEYSTONE/AP Kyodo News)

Des chutes de neige d'une abondance exceptionnelle ont causé la mort de 30 personnes au Japon au cours des deux dernières semaines, ont annoncé mardi les autorités. Une femme de 91 ans s'est notamment retrouvée ensevelie devant son domicile sous trois mètres de neige.

Le gouvernement japonais a déployé des militaires pour aider les habitants du département d'Aomori, le plus touché, où jusqu'à 4,5 mètres de neige se sont accumulés au sol dans des zones isolées.

La première ministre japonaise Sanae Takaichi a tenu mardi une réunion extraordinaire du gouvernement pour demander aux ministres de tout mettre en oeuvre pour protéger les vies humaines.

Une puissante masse d'air froid a entraîné de fortes chutes de neige ces dernières semaines le long de la côte de la mer du Japon, certaines zones enregistrant plus du double des volumes habituels.

Murs de neige de 1,8 mètre

Depuis le 20 janvier et jusqu'à mardi, 30 personnes sont décédées en raison de ces intempéries, selon l'agence de gestion des incendies et des catastrophes. Parmi elles figure Kina Jin, 91 ans, dont le corps a été retrouvé sous trois mètres de neige à son domicile d'Aomori, a indiqué à l'AFP un responsable de la police locale.

La police pense que la neige tombée de son toit l'a ensevelie. Elle est décédée par suffocation, a précisé ce responsable. Une pelle a été retrouvée à côté de son corps.

Le gouverneur d'Aomori a déclaré lundi qu'il avait demandé à l'armée d'offrir son aide en cas de catastrophe, ainsi que pour venir en aide aux personnes âgées pour déneiger devant chez elles.

Des murs de neige atteignant 183 cm recouvrent le sol de la capitale du département - également nommée Aomori -, a-t-il ajouté, soulignant que les agents chargés du déblaiement étaient dépassés.

"Le risque d'accidents potentiellement mortels, par exemple dus à des chutes de neige depuis les toits ou à des effondrements de bâtiments, est imminent", a-t-il déclaré.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Climat

Vague de froid Etats-Unis: les transports désorganisés

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Une tronçonneuse pour abattre un arbre au-dessus d’une route à Nashville, dans le Tennessee, une région aussi touchée par la vague de froid. (© KEYSTONE/AP/George Walker IV)

La tempête hivernale qui a frappé ce week-end le sud-est des Etats-Unis a provoqué d'importantes perturbations dans les transports et littéralement fait tomber les iguanes des arbres en Floride, paralysés par le froid.

Les importantes chutes de neige depuis samedi en Caroline du Nord et dans des Etats limitrophes du sud-est ont provoqué des centaines de collisions sur les routes enneigées, malgré les consignes des autorités demandant aux habitants de rester chez eux, et des centaines d'annulations de vols dans les aéroports.

Si le gros de la tempête est désormais passé, une vague de froid polaire va se maintenir lundi sur une grande partie du pays. Elle a touché jusqu'à la péninsule de Floride, où des températures négatives - rarissimes - ont été observées.

L'aéroport d'Orlando a ainsi relevé -4 degrés dimanche matin, le plus bas jamais enregistré pour un mois de février depuis plus d'un siècle.

Dans cet Etat plus connu pour ses plages de sable et sa chaleur, ces conditions provoquent un phénomène curieux: la chute d'iguanes.

Quand les températures s'approchent de 0 degré ou descendent sous cette marque, ces animaux au sang froid s'immobilisent, "et parfois même (peuvent) tomber des arbres", explique l'agence de l'Etat de Floride pour la faune sauvage.

Ces reptiles ne meurent pas de froid mais se remettent à bouger lorsque les températures remontent, selon cette agence qui a autorisé vendredi les habitants à leur apporter les animaux tombés au sol.

Les autorités recommandent en effet d'éviter de les ramener chez soi car ils peuvent être agressifs une fois réchauffés.

Dimanche, des habitants de Floride partageaient sur les réseaux sociaux des images de ces grands lézards tombés au sol, immobilisés par le froid.

Test de la Nasa reporté

Ce nouvel événement météorologique survient environ une semaine après une tempête hivernale qui avait frappé une grande partie des Etats-Unis, faisant plus de 100 morts. Des dizaines de milliers de foyers sont toujours privés d'électricité dans le Mississippi, le Tennessee et la Louisiane.

Ce week-end, il a neigé seulement sur une poignée d'Etat du sud-est, mais ce sont tout de même jusqu'à 40 cm de neige qui sont tombés près de Wilmington, une station balnéaire de Caroline du Nord, sur la côte Atlantique.

Ces chutes de neige, les plus importantes depuis des décennies dans cette région, ont provoqué plus de 1000 accidents routiers dans cet Etat, selon son gouverneur Josh Stein, qui a précisé que deux personnes avaient été tuées.

Des images impressionnantes diffusées samedi par la police de Gastonia (Caroline du Nord) montrent un train circulant sous la neige et emboutissant à pleine vitesse un semi-remorque immobilisé sur les voies, l'écrasant complètement. Personne n'a été blessé.

Dans les airs, plus de 1700 vols ont dû être annulés dimanche selon le site spécialisé flightaware. Particulièrement touché, l'aéroport de Charlotte a annulé plus de la moitié de ses vols.

Ces conditions hivernales ont conduit la Nasa à repousser la tenue, à Cap Canaveral en Floride, d'un important test de sa fusée qui doit bientôt lancer la mission lunaire Artémis 2.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Climat

Risque de glissement de terrain: 1500 personnes évacuées en Sicile

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Les habitants sont évacués après le glissement de terrain qui a touché la ville de Niscemi, en Sicile. (© KEYSTONE/EPA/ORIETTA SCARDINO)

Le glissement de terrain qui a touché dimanche dernier la ville de Niscemi, au sud de la Sicile, reste un danger pour les environs, selon les autorités locales. Plus de 1500 des 25000 habitants ont déjà été évacués à cause du risque lié aux fortes pluies annoncées.

Le glissement de terrain, causé par une violente tempête qui a touché le sud de l'Italie la semaine dernière, a provoqué la chute d'une section de quatre kilomètres du flanc de la colline sur laquelle est juchée Niscemi. Une "zone rouge", interdite à tout passage et longue de près de 150 mètres, a depuis été mise en place, entraînant l'évacuation de plus de 1500 habitants.

Bien qu'il n'y ait pas eu de morts ni de blessés, les experts estiment que le gouffre pourrait s'étendre sous l'effet de la pluie et faire s'effondrer des maisons. Les fortes pluies prévues dans les prochains jours risquent donc d'augmenter l'humidité du sol et de provoquer de nouveaux glissements. La Protection civile surveille la zone avec des drones et des images satellites pour évaluer la vitesse du glissement.

Niscemi a subi un glissement de terrain dans la même zone il y a près de 30 ans, et les habitants affirment que la catastrophe de cette semaine se préparait depuis longtemps. Des rapports sur l'instabilité du terrain remontent à environ 230 ans, a indiqué un expert à l'AFP.

Selon l'Institut supérieur pour la protection et la recherche environnementales (ISPRA), plus d'un million d'Italiens vivent dans des zones classées "à risque élevé ou très élevé" de glissements de terrain.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / dpa / afp / belga

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