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Économie

Affaire du fourgon braqué à Chavornay: trois coauteurs condamnés

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Les attaques de fourgons se sont multipliées un temps dans le canton de Vaud. Ici celle de Daillens en 2019. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La fille d'un des convoyeurs enlevée et utilisée comme otage, 25 millions de francs subtilisés: le principal accusé du braquage d'un fourgon blindé en 2018 à Chavornay (VD) a écopé de seize ans de prison mercredi devant la cour d'assises du Rhône.

Mehdi A., 40 ans, a été jugé coupable, en son absence, par la cour d'assises du Rhône, à Lyon, de vol à main armée en bande organisée et séquestration. D'abord en fuite, l'homme a été incarcéré et condamné en décembre 2022 en Tunisie, dans une affaire de faux documents, selon des indications parvenues à la cour le jour de l'ouverture des débats.

L'avocat général avait requis 20 ans de prison. La cour a confirmé le mandat d'arrêt le concernant.

L'enquête a établi qu'au moins six malfaiteurs avaient commis le braquage et la séquestration simultanée de la fille du conducteur du fourgon, pour faire pression sur ce dernier.

Sur un butin de 25 millions de francs suisses, 2,5 millions ont été retrouvés sur dénonciation anonyme, dans une malle enterrée dans le garage d'une maison située dans l'Ain.

Six ans pour le complice

Sur les six hommes identifiés, outre Mehdi A., seul un autre homme devait être jugé pour une participation directe au braquage du fourgon, perpétré à Chavornay, dans le canton de Vaud en Suisse. Mais, en raison de son hospitalisation la veille du procès, son cas a été disjoint. Il doit être jugé dans les mois à venir.

Mercredi, à l'issue de six jours d'audience, la cour a également condamné Yusuf K., 32 ans, à 6 ans d'emprisonnement pour complicité. Le jury a considéré que cet ancien convoyeur avait fourni des renseignements déterminants à l'équipe de malfaiteurs lyonnais, ce qu'il a contesté.

La peine est assortie notamment d'une interdiction définitive d'exercer une profession dans le transport de fonds. Libre à l'audience après trois ans de détention provisoire, il a fait l'objet d'un mandat de dépôt.

Condamné pour recel

Un troisième homme, Pascal G., 48 ans, a été condamné, pour recel de 2,5 millions de francs suisses, à 4 ans d'emprisonnement, dont 2 ans avec sursis. L'homme qui a déjà fait un an de détention provisoire, devrait bénéficier d'un aménagement de peine. Les jurés ont estimé que l'ami d'enfance de celui considéré comme le chef du gang n'avait pas eu connaissance de l'origine exacte du butin caché chez lui.

Par ailleurs, un quatrième homme, initialement poursuivi pour association de malfaiteur, a été acquitté. Mis en examen dans un autre dossier de vol de métaux précieux avec séquestration, Mehdi B., 30 ans, reste toutefois en détention.

Le sixième homme identifié et présumé participant est décédé dans un règlement de comptes.

Otage

Le procès a été marqué par le témoignage glaçant de Sarah B., 26 ans, la fille du conducteur du fourgon, surprise à son domicile lyonnais par deux faux plombiers le 8 février 2018 au soir.

"J'étais terrorisée. Mon instinct de survie m'a dit qu'il fallait faire ce qu'ils me demandaient", a-t-elle raconté. Meurtre, viol, trafic d'organe, elle redoute de nombreux scénarios jusqu'à ce que ses ravisseurs lui demandent d'appeler son père, alors au volant de son fourgon blindé. Ils l'utilisent comme moyen de pression, pour le forcer à débloquer les portes du véhicule sans alerter son entreprise.

Quelques jours après le braquage, alors que les investigations battent leur plein, Sarah B. avait été placée en garde à vue, les enquêteurs ayant, dans un premier temps, des doutes sur le rôle joué par son père.

Condamnations préalables

Deux Genevois, impliqués dans cette affaire, avaient été préalablement condamnés par la justice vaudoise. Les deux trentenaires n'avaient pas pris part à l'assaut lui-même, ni séquestré la fille d'un des convoyeurs.

Mais selon les juges, ils avaient bel et bien joué un rôle indispensable et décisif. Ils avaient été définitivement condamnés par la Cour d'appel à onze ans de prison pour l'un et cinq ans et demi pour l'autre.

Pour mémoire, le braquage de Chavornay fait partie d'une série de raids spectaculaires perpétrés sur des convoyeurs en terre vaudoise entre 2017 et 2019, au Mont-sur-Lausanne, Daillens, La Sarraz et Nyon. Des braquages qui ont cessé depuis que le Conseil d'Etat vaudois a durci les règles pour le transport de fonds.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Culture

Le Centre culturel suisse à Paris a rouvert après 4 ans de travaux

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L'artiste genevoise Mai-Thu Perret présente ses oeuvres à la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider. (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

"Il était temps! Mais quelle réouverture!": la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider a visité mardi le Centre culturel suisse (CCS) à Paris. Après quatre ans de travaux, il rouvre ses portes au public jeudi, avec une fête dans le quartier du Marais.

"Je souhaite au CCS de rester un lieu de rencontres et de découverte", a affirmé la cheffe du Département fédéral de l'Intérieur (DFI) lors d'une conférence de presse. "Il participe à la présence culturelle internationale de notre pays", a rappelé la conseillère fédérale.

"Il s'inscrit dans un environnement parisien extrêmement riche en centres culturels étrangers et ce métissage est formidable", a-t-elle ajouté. La modernisation du CCS, qui permet notamment un meilleur accès, a coûté 7,3 millions de francs, a précisé le patron de Pro Helvetia Michael Kinzer. Les travaux ont permis de repenser la circulation entre les espaces et de rendre les salles modulables.

Pour Mme Baume-Schneider, "le CCS offre un lieu de visibilité unique et contribue à faire rayonner une scène artistique suisse reconnue non seulement pour sa diversité mais aussi pour son indépendance", a-t-elle ajouté.

"Le CCS fonctionne comme une véritable plateforme de production, de diffusion et de dialogue", a souligné la cheffe du DFI. "Il ambitionne de rester à l'avenir de rester un acteur majeur au sein de la scène artistique à Paris.

Spectacle vivant

Installé depuis 1985 dans un hôtel particulier du XVIIe siècle situé rue des Francs-Bourgeois, le Centre culturel suisse s'est imposé comme une vitrine de l'art contemporain helvétique à Paris. Il est la première antenne ouverte à l'étranger par Pro Helvetia et il n'avait jamais été rénové.

Pendant les travaux, l'institution a poursuivi ses activités hors les murs dans plusieurs villes françaises, de Dunkerque à la Guadeloupe. La direction souhaite poursuivre ce "CSS on tour".

Le CCS, sur un marché ultra-concurrentiel avec mille propositions artistiques chaque jour à Paris, constitue un atout stratégique pour tout le spectacle vivant helvétique, qu'il provienne de Suisse romande, alémanique ou tessinoise.

Pour sa réouverture, le Centre culturel suisse (CCS) organise une grande fête, du 26 au 29 mars, mêlant concerts, performances, projections et expositions. Un signal que le CCS se veut un lieu d'art comme de vie au coeur de Paris, fréquenté de jour comme de nuit pour voir une exposition, écouter un concert ou simplement se retrouver dans la cour.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Les élus disent oui au nouveau bâtiment "provisoire" pour la HEP

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L'extension prévue du site de la HEP à Lausanne sur son site actuel, sous-gare, est prévue pour 2040. En attendant, l'école s'installera sur le Campus Santé sur le site des Côtes de la Bourdonnette à Chavannes-près-Renens (archives). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

La Haute école pédagogique (HEP) vaudoise aura un nouveau bâtiment "provisoire" sur le "Campus Santé" en attendant le futur regroupement sur le site actuel à Lausanne à l'horizon 2040. Le Grand Conseil vaudois a accepté mardi un crédit de 62,86 millions de francs pour cette construction sur le site des Côtes de la Bourdonnette à Chavannes-près-Renens.

Prévu pour 2028, ce projet vise à répondre à la croissance continue des effectifs de l'institution et à accompagner les travaux à conduire dans son siège historique de la Campagne des Cèdres, sous-gare. Conçu donc comme une solution transitoire pour la HEP, l'édifice se distingue par sa modularité et sera ensuite affecté à d'autres usages publics à terme.

En lisière du futur parc arboré des Côtes de la Bourdonnette et des Hauts de Dorigny, le bâtiment s'intégrera dans un développement urbain structuré, en lien direct avec les institutions voisines telles que le Campus Santé - qui regroupe la Haute Ecole de Santé Vaud (HESAV) et le Centre coordonné de compétences cliniques -, les logements de la Fondation Maison pour étudiants Lausanne (FMEL), un établissement scolaire communal ainsi qu'un quartier résidentiel.

Cet emplacement a été choisi car il se trouve sur la ligne de bus 25, reliant la HEP des Cèdres à celle de la Bourdonnette.

Progression ininterrompue

La formation aux métiers de l'enseignement connaît une progression ininterrompue depuis près de deux décennies, tendance que confirment les projections en matière de besoins en personnel qualifié, selon le gouvernement. Les effectifs de la HEP, actuellement de 3500 étudiants, pourraient ainsi atteindre entre 4000 et 4500 personnes d'ici 2035, relève-t-il.

Face aux critiques de plusieurs députés sur "l'énorme crédit pour une solution transitoire", la conseillère d'Etat en charge du dossier (construction), Isabelle Moret, a garanti que le bâtiment répondrait, à terme, à des besoins d'extension de la Haute école de santé voire de l'Université de Lausanne (UNIL). "N'ayez aucune inquiétude, ce bâtiment sera utilisé" après le passage de la HEP.

La ministre a aussi expliqué qu'il n'y avait en revanche pas de place sur le Campus Santé pour l'entier de la HEP, soit les trois bâtiments sur le site actuel plus deux supplémentaires loués en d'autres lieux. Au moins cinq édifices feront ainsi partie de l'important programme de réhabilitation du site historique, planifié à l'horizon 2040.

Au vote, le crédit de 62,86 millions de francs a été accepté par 102 voix favorables, trois voix opposées et quinze abstentions.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Bond de la masse sous gestion à la Banque Heritage en 2025

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L'établissement genevois Banque Heritage a vu ses actifs sous gestion s'envoler en 2025, grâce à un afflux de nouveaux capitaux (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L'établissement genevois Banque Heritage a vu ses actifs sous gestion s'envoler en 2025, grâce à un afflux de nouveaux capitaux. La rentabilité s'est cependant érodée, notamment en raison des baisses de taux d'intérêts.

La masse sous gestion a enflé de 19% sur un an à 5,8 milliards de francs, soutenue par des apports nets de 920 millions de francs, a annoncé la banque mardi dans un communiqué. Le chiffre d'affaires a ainsi grimpé de 4% à 80,1 millions.

Dans le même temps, les charges d'exploitation ont bondi de 12% à 62,5 millions, en raison d'importants investissements dans les infrastructures informatiques. Ces dépenses ont lesté le résultat opérationnel, en repli de 4% à 16,6 millions. La vigueur du franc et la baisse des taux d'intérêts ont également pesé.

Banque Héritage ne fournit pas de perspectives pour l'année en cours.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

L'agence Trio offre ses archives à l'Etat de Vaud

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L'agence de communication lausannoise Trio, ici avec son patron Michael Kamm, a fait don de ses archives à l'Etat de Vaud (archives). (© KEYSTONE/HANDOUT LSA/SWA/KS/CS)

L'agence de communication lausannoise Trio a fait don de ses archives à l'Etat de Vaud. Déposé au sein de l'Iconopôle de la Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne (BCUL), ce legs vise à "préserver et valoriser un fonds unique" qui témoigne de l'histoire de la publicité et de la communication en Suisse depuis les années 1960.

Dans un communiqué diffusé mardi, l'Etat de Vaud relève "une démarche exceptionnelle", sachant qu'il est rare que du matériel communicationnel et publicitaire soit archivé. A l'issue de l'inventaire, un ensemble de 50 grands clients et 20 de plus petite taille a été retenu, parmi lequel on retrouve des marques comme IKEA, Couleur 3 ou encore Le Gruyère ainsi que deux "des clients phares" comme Kodak et Omega.

Les pièces dignes d'intérêt ont été archivées dans des espaces conçus à cet effet au sein du nouveau bâtiment de l'Unithèque de la BCUL. "Certains éléments devront encore être décontaminés et nettoyés avant de pouvoir être numérisés", précise le communiqué. Les archives seront ensuite accessibles à la communauté scientifique et au grand public.

Le fonds Trio représente 144 mètres linéaires de matériel. Il comprend plusieurs centaines d'affiches, des dépliants, des documents de suivi, des dossiers de présentation et d'autres documents spécifiques au monde de la communication.

"La variété du fonds est précieuse et d'intérêt tant pour les spécialistes en histoire de l'art, qu'en graphisme, en histoire des médias, en sociologie de la culture ou en histoire économique", relève Romain Guedj, responsable de l'Iconopôle, cité dans le communiqué.

Pour Michael Kamm, patron de l'agence Trio, "cette collaboration était l'opportunité parfaite de valoriser le travail de l'agence à travers les époques, tout en contribuant à la sauvegarde du patrimoine et à sa mise en valeur."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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