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International

Allemagne: un projet d'attentat visant un marché de Noël déjoué

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Le projet d'attentat visait un marché de Noël en Bavière (archives). (© KEYSTONE/DPA/ANDREAS ARNOLD)

Les autorités allemandes ont annoncé samedi avoir arrêté cinq hommes soupçonnés de préparer un attentat à la voiture-bélier d'inspiration islamiste visant un marché de Noël. Trois Marocains, un Egyptien et un Syrien ont été placés en détention vendredi.

Le projet d'attaque devait être mis en oeuvre en Bavière (sud), ont précisé la police et le parquet allemands dans un communiqué.

L'Egyptien, âgé de 56 ans, aurait appelé dans une mosquée à viser un marché dans les environs de la ville de Dingolfing-Landau, près de Munich, en "utilisant un véhicule pour tuer ou blesser autant de personnes que possible", selon le texte. Les Marocains, âgés de 22, 28 et 30 ans, auraient accepté de perpétrer l'attentat, tandis que le Syrien, âgé de 37 ans, les aurait encouragés.

Les enquêteurs ont précisé soupçonner "une motivation islamiste" pour ce projet. Tous les suspects ont été présentés à un juge samedi et placés en détention.

Berlin, Magdebourg

L'an dernier, un attentat à la voiture-bélier avait fait six morts et plus de 300 blessés au marché de Noël à Magdebourg, capitale régionale de l'est de l'Allemagne. Taleb Jawad al-Abdulmohsen, un Saoudien islamophobe qui a reconnu avoir conduit le véhicule fonçant sur la foule, est actuellement jugé pour cette attaque.

Après l'attentat islamiste contre un marché de Noël de Berlin, qui avait fait 13 morts en 2016, celui commis le 20 décembre 2024 à Magdebourg avait de nouveau traumatisé l'Allemagne et remis les questions de sécurité au premier plan.

En 2025, quelques villes, dont Overath près de Cologne, ont décidé d'annuler ce marché traditionnel en raison du coût des mesures de sécurité.

L'année dernière, plus de 7000 marchés de Noël à travers le pays ont attiré 170 millions de visiteurs, pour des recettes s'élevant à 4,2 milliards d'euros, soit en moyenne 25 euros environ par visiteur.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Économie

Zone euro: des marchés "ordonnés", mais exposés à une correction

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Pandémie, guerre en Ukraine, tensions énergétiques, crise des banques régionales américaines ou encore faillite de Credit Suisse: ces chocs n'ont pas causé d'"accident important en matière de stabilité financière dans la zone euro". Mais des vulnérabilités persistent. (© KEYSTONE/AP/Eugene Hoshiko)

Les marchés financiers de la zone euro évoluent encore dans un cadre "ordonné", mais restent exposés à une possible "correction brutale" si les scénarios actuellement très favorables venaient à être démentis, a averti mercredi la Banque centrale européenne (BCE).

L'évolution récente des conditions sur les marchés de la dette publique et privée est "restée ordonnée", avec des écarts "contenus" entre les taux d'emprunt (spreads), mais cette situation masque des fragilités dans un contexte géopolitique et budgétaire incertain, a averti le vice-président de la BCE, Luis de Guindos, lors de la présentation du rapport semestriel de l'institution sur la stabilité financière.

Les rendements obligataires progressent actuellement en zone euro, reflétant la hausse des primes exigées par les investisseurs et le retour des craintes inflationnistes, une évolution qui accentue la pression sur les finances, notamment publiques. Les investisseurs misent néanmoins sur la désescalade géopolitique, la maîtrise de l'inflation et l'absence de récession en zone euro. "Or, tout cela peut évoluer", a prévenu M. de Guindos.

Les valorisations d'actifs sont encore "élevées au regard des normes historiques", mais cela "laisse les marchés vulnérables à une correction brutale", a-t-il martelé. Effectuant sa dernière semaine à la BCE après huit ans de mandat, le banquier central espagnol a également souligné la résilience du système bancaire européen face aux chocs de la dernière décennie.

Pandémie, guerre en Ukraine, tensions énergétiques, crise des banques régionales américaines ou encore faillite de Credit Suisse: ces chocs n'ont pas causé d'"accident important en matière de stabilité financière dans la zone euro", a-t-il souligné. Mais des vulnérabilités persistent, mises en lumière dans le rapport.

La guerre au Moyen-Orient "pourrait accroître la volatilité des marchés et compliquer le service de la dette, dans un contexte de coûts de financement en hausse et de croissance plus faible", a expliqué M. de Guindos en préambule. Or, "la marge de manoeuvre budgétaire est limitée en Europe", a-t-il insisté devant la presse, alors que les Etats doivent déjà financer la transition énergétique, gonfler leurs dépenses de défense et tenter de limiter l'impact pour les ménages et les entreprises du choc énergétique en cours.

La BCE met également en garde contre les risques des fonds de crédit privé - qui accordent des prêts aux entreprises sans être des banques -, même si l'exposition des institutions européennes reste limitée. D'éventuelles pertes toucheraient probablement davantage les assureurs et les fonds de pension que les banques, selon l'institution.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

France: le moral des ménages s'est encore dégradé en mai

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L'institut statistique observe une stabilisation des opinions des ménages concernant leur capacité à épargner et le solde d'opinion associé est bien supérieur à sa moyenne de longue période (40 en mai, contre 19 en moyenne de janvier 1987 à décembre 2025). (© KEYSTONE/AP/PAVEL GOLOVKIN)

Le moral des ménages français s'est encore dégradé en mai, et l'indicateur qui le mesure atteint son plus bas niveau depuis mars 2023. La dégradation intervient dans un contexte de fortes tensions géopolitiques liées à la guerre au Moyen-Orient.

L'indicateur qui mesure la confiance des ménages a perdu 2 points en mai à 82, après s'être déjà fortement replié le mois précédent à 84, ce qui l'éloigne encore plus de sa moyenne de longue période (100 entre janvier 1987 et décembre 2025), a indiqué mercredi l'Institut national de la statistique (Insee). Comme en avril, l'opinion des ménages estimant qu'il est opportun, dans la situation économique actuelle, de faire des achats importants s'est nettement dégradée.

Sur ce point, le solde d'opinion, c'est-à-dire la différence entre la proportion de répondants ayant exprimé une opinion positive et la proportion de répondants ayant exprimé une opinion négative, perd cinq points. Les ménages craignent également une baisse de leur niveau de vie, selon l'Insee, qui note que le solde d'opinion en la matière se détériore fortement. Il perd sept points et atteint son plus bas niveau depuis juillet 2022.

L'institut statistique observe une stabilisation des opinions des ménages concernant leur capacité à épargner et le solde d'opinion associé est bien supérieur à sa moyenne de longue période (40 en mai, contre 19 en moyenne de janvier 1987 à décembre 2025). La proportion de ménages qui estiment que les prix vont accélérer au cours des douze prochains mois s'est repliée en mai avec un solde en recul de huit points.

Celui-ci se maintient cependant toujours largement au-dessus de sa moyenne de longue période, après deux fortes hausses consécutives en mars (+30 points) et en avril (+9). Les craintes des ménages vis-à-vis du chômage diminuent légèrement en mai, après une forte aussi en avril, mais le solde (54) demeure bien au-dessus de sa moyenne de longue période (33, en moyenne de janvier 1987 à décembre 2025).

Plus la valeur de l'indicateur est élevée, plus elle traduit une opinion favorable des ménages concernant la situation économique. L'enquête de l'Insee est réalisée mensuellement auprès de quelque 2.000 ménages interrogés par téléphone.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Gaza: le "Conseil de paix" de Trump n'a aucun financement (presse)

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Le "Conseil de paix" avait été lancé par Donald Trump en janvier dernier à Davos (GR) (archives). (© KEYSTONE/AP/Evan Vucci)

Le "Conseil de paix" créé par Donald Trump pour la reconstruction de Gaza est empêtré dans des problèmes juridiques. Il ne dispose d'aucun financement malgré des promesses atteignant des milliards de dollars, affirme le Financial Times.

Créé de toutes pièces en janvier par le président américain, censé le diriger personnellement y compris lorsqu'il aura quitté la Maison Blanche, le Conseil n'a pas reçu le moindre dollar, selon le quotidien, qui cite quatre sources proches du dossier.

Plutôt que d'utiliser le fonds administré par la Banque mondiale et approuvé par l'ONU, le conseil a reçu des dons directement sur un compte à la banque JPMorgan, a déclaré le porte-parole du conseil. Et "aucun dispositif de transparence indépendant n'est en place", précise le FT.

Donald Trump a imaginé ce comité pour Gaza, où Israël et le Hamas ont conclu en octobre un cessez-le-feu soutenu par les Etats-Unis. Le ticket d'entrée est d'un milliard de dollars pour un siège permanent.

Mais les grandes nations européennes boudent ce forum, qui accorde une large place aux partenaires historiques des Etats-Unis au Moyen-Orient, aux alliés idéologiques de Donald Trump et aux petits pays désireux d'attirer son attention.

Récemment, le président indonésien Prabowo Subianto a exclu que son pays paie le milliard de dollars réclamé. Le FT indique que de petits versements ont permis de payer notamment le bureau du Haut représentant Nikolaï Mladenov. Les Emirats arabes unis ont également accordé 100 millions de dollars pour former une nouvelle force de police à Gaza, mais les fonds sont gelés.

En avril, les Nations unies et l'Union européenne ont évalué à 71,4 milliards de dollars les besoins de reconstruction ces dix prochaines années à Gaza, selon une étude menée avec la Banque Mondiale.

Nikolaï Mladenov a de son côté mis en garde la semaine dernière contre le risque que le "statu quo" actuel, basé sur un cessez-le-feu imparfait dans un territoire divisé et ravagé, devienne "permanent".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Incendie dans un supermarché casher dans le nord de Londres

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Une centaine de pompiers ont été mobilisés pour combattre le feu (image d'illustration). (© KEYSTONE/EPA/ANDY RAIN)

Un incendie a éclaté mercredi dans un supermarché casher du quartier londonien de Golders Green, ont rapporté plusieurs médias britanniques. Ce quartier a été visé récemment par des attaques contre la communauté juive.

Les pompiers ont confirmé qu'un incendie s'était déclaré "dans un bâtiment de trois étages, comprenant un magasin au rez-de-chaussée et des appartements aux étages supérieurs", mais sans préciser la nature du commerce visé.

Les causes de l'incendie ne sont pour l'heure pas connues, ont-ils ajouté, précisant qu'une centaine de pompiers étaient mobilisés. Un journaliste de l'AFP sur place pouvait voir un panache de fumée noire s'élever du lieu de l'incendie, mais ne pouvait pas s'approcher, la rue étant bloquée par la police.

Selon plusieurs médias, il s'agit d'un supermarché, le "Kosher Kingdom". Sur son site internet, il se présente comme "le plus grand supermarché casher en Europe", avec une surface de quelque 7000 m2 et plus de 9500 clients par semaine.

Fin avril, une attaque au couteau dans ce quartier, où vit une importante communauté juive, a fait deux blessés. L'enquête a été confiée à la police antiterroriste. Un homme de 45 ans a été arrêté sur les lieux. Le quartier a également été le théâtre de plusieurs incendies et tentatives d'incendie visant cette communauté.

Selon le SITE Intelligence Group, un groupe peu connu lié à l'Iran, Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiyya (HAYI), a revendiqué la responsabilité de la quasi-totalité de ces incidents.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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