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Refus de trêve russe: absence de "réponse" américaine dénoncée

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Secouristes ukrainiens sur le site d'une frappe russe dimanche. Le chef de cabinet de Zelensky, Andriy Yermak, a déclaré dans ce contexte : "Le langage de la force est le seul que (le président russe Vladimir) Poutine comprend. Tous nos partenaires doivent passer à ce langage." (© KEYSTONE/EPA/ROMAN PETUSHKOV)

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a regretté dimanche l'absence de "réponse" américaine au "refus" par le président russe Vladimir Poutine d'un cessez-le-feu complet et inconditionnel en Ukraine, après de nouvelles frappes meurtrières notamment à Kiev.

Les Etats-Unis avaient proposé en mars un cessez-le-feu de 30 jours, que Kiev avait accepté. Mais le président américain Donald Trump, qui s'est rapproché de Vladimir Poutine, n'a pu obtenir de Moscou qu'un accord pour une trêve en mer Noire et un moratoire très flou concernant les frappes sur les infrastructures énergétiques, que les deux parties s'accusent de violer.

"L'Ukraine a accepté la proposition américaine de cessez-le-feu total et inconditionnel. Poutine refuse", a dit Volodymyr Zelensky dans son adresse quotidienne à la nation. "Nous attendons que les Etats-Unis répondent - jusqu'à présent, il n'y a pas eu de réponse", a-t-il critiqué, disant attendre des mesures des Européens et de "tous ceux dans le monde qui veulent la paix".

Le président français Emmanuel Macron, dénonçant les dernières frappes, a appelé dimanche à des "actions fortes" si Moscou continue à "refuser la paix". Paris et Londres, dont les chefs d'état-major se sont rendus cette semaine à Kiev, poussent pour l'envoi en Ukraine de contingents militaires après un cessez-le-feu, pour dissuader toute nouvelle attaque russe.

Volodymyr Zelensky, dont les relations avec Donald Trump ont été tumultueuses ces derniers mois, demande à Washington de faire pression sur la Russie. Il a notamment exhorté à plusieurs reprises ses alliés à renforcer les sanctions économiques contre Moscou.

Plus tôt dimanche, il avait écrit sur les réseaux sociaux que "la pression sur la Russie est encore insuffisante, et les frappes quotidiennes russes sur l'Ukraine le prouvent".

De nouveaux contacts entre responsables russes et américains sont possibles "la semaine prochaine", a néanmoins indiqué dimanche l'émissaire économique du président russe Vladimir Poutine, Kirill Dmitriev, dans une interview télévisée citée par les agences russes. Kirill Dmitriev n'en a pas indiqué la nature, mais il n'est officiellement pas impliqué dans les discussions sur l'Ukraine.

Frappes sur Kiev

Des frappes nocturnes et matinales ont fait au moins deux morts, dont l'un à Kiev, et huit blessés dans différentes régions, selon les autorités locales dimanche.

A Kiev, des explosions ont été entendues pendant la nuit et une épaisse fumée noire s'est élevée de la ville tôt dimanche matin, ont constaté des journalistes de l'AFP. L'attaque a partiellement détruit un bâtiment abritant les bureaux de chaînes de télévision publiques, selon un de ces médias, la chaîne Freedom.

D'autres frappes ont fait un mort dans la région méridionale de Kherson, et quatre blessés dans celles de Kharkiv (nord-est), et de Khmelnytsky (ouest), d'après les autorités locales.

Le ministère russe de la Défense a dit avoir visé dans la nuit des infrastructures liées à l'armée, notamment une entreprise produisant des drones.

Davantage de frappes

Certains des missiles ont été lancés depuis la mer Noire, selon Volodymyr Zelensky. Il a appelé à une trêve maritime qui assurerait la sécurité de l'Ukraine.

L'accord actuel sur la mer Noire, tel qu'il a été présenté par la Maison Blanche en mars, doit permettre d'"assurer la sécurité de la navigation, d'éliminer l'usage de la force et d'empêcher l'utilisation de navires commerciaux à des fins militaires dans la mer Noire". Mais ses conditions sont assez floues, tout comme sa date d'entrée en vigueur, Moscou ayant réclamé un allégement de certaines sanctions occidentales.

Les frappes du week-end se produisent après des attaques ayant tué 20 personnes, dont neuf enfants, vendredi à Kryvyï Rig (centre), selon un nouveau bilan communiqué par les autorités locales dimanche. Un jour de deuil national a été déclaré dimanche pour les victimes de cette attaque, qui a une nouvelle fois choqué le pays.

Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme a estimé qu'il s'agissait de "la frappe la plus meurtrière contre des enfants" en trois ans d'invasion.

Volodymyr Zelensky a affirmé dimanche que le nombre d'attaques aériennes russes contre son pays "augmente", en appelant ses alliés à "renforcer" la défense antiaérienne de l'Ukraine.

Soumy

L'Ukraine est aussi en difficulté sur le front.

Le ministère russe de la Défense a revendiqué dimanche une avancée dans la région ukrainienne de Soumy, en prenant le village de Bassivka. Début mars, Moscou avait déjà revendiqué la prise d'un village voisin, Novenké, ce qui représentait alors une première depuis la retraite russe de la région au printemps 2022.

L'Ukraine a cependant démenti cette avancée. "L'ennemi poursuit sa campagne de désinformation concernant la prise de localités dans la région de Soumy ou la pénétration de la frontière", a déclaré à l'AFP Andriï Demtchenko, porte-parole du service d'Etat des gardes-frontières.

Il a affirmé que seuls des "petits groupes d'assaut" russes s'infiltraient parfois dans la zone, mais que les troupes ukrainiennes les "détruisaient (...) autant que possible".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Israël: plus d'un millier de manifestants contre la guerre

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Environ un millier de manifestants ont protesté à Tel-Aviv. (© KEYSTONE/AP/Maya Levin)

"Fin à la guerre sans fin": plus d'un millier de personnes ont manifesté samedi soir à Tel-Aviv contre la guerre menée par Israël contre l'Iran et le Hezbollah au Liban. Elles ont appelé les autorités à y mettre un terme, avant d'être dispersées par la police.

"Ne bombardez pas! Discutez!", "Fin des conneries de Bibi", ont scandé des manifestants réunis sur la place Habima, au coeur de la métropole, a constaté une journaliste de l'AFP sur place.

Une femme tenait une pancarte sur laquelle était inscrit: "Netanyahu est la plus grande menace pour l'existence d'Israël", en référence au Premier ministre Benjamin Netanyahu, surnommé "Bibi".

Le Moyen-Orient est plongé depuis le 28 février dans une guerre déclenchée par une attaque conjointe des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran, à laquelle Téhéran riposte par des tirs de missiles et de drones visant Israël et plusieurs pays de la région.

Le mouvement islamiste Hezbollah est entré le 2 mars dans le conflit pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué à Téhéran. Israël a riposté par des frappes aériennes de grande ampleur à travers le Liban et une offensive terrestre dans le sud du pays.

Peu après le début du rassemblement à 18h00 (heure suisse), la police, qui n'avait autorisé qu'une mobilisation limitée à 150 personnes au nom de mesures de sécurité liées à la guerre, a repoussé les manifestants, dont certains sont revenus sur place ou se sont assis à même le sol.

Une dizaine de personnes ont été interpellées et embarquées dans un bus, selon la journaliste de l'AFP.

"Promesse"

"La police tente de faire taire notre voix" mais "c'est notre devoir d'être présents", a déclaré à l'AFP Alon-Lee Green, codirecteur de Standing Together, un groupe israélo-palestinien qui a organisé la manifestation.

"Nous sommes ici pour demander la fin de la guerre en Iran, de la guerre au Liban, de la guerre à Gaza qui se poursuit encore, et pour mettre fin aux pogroms en Cisjordanie."

"Je suis contre la guerre parce que (...) je suis très sceptique quant aux raisons avancées" par le Premier ministre, a indiqué de son côté Cécile, 62 ans, qui n'a pas souhaité donner son nom de famille.

Israël et les Etats-Unis, tout en visant à éradiquer la menace des missiles balistiques iraniens, accusent la République islamique de chercher à se doter de l'arme nucléaire, ce que Téhéran dément en affirmant que son programme est strictement civil.

Netanyahu veut continuer

Dans une déclaration vidéo diffusée samedi soir, M. Netanyahu a promis de poursuivre la campagne militaire contre l'Iran.

"Je vous avais promis que nous continuerions à frapper le régime terroriste à Téhéran, et c'est exactement ce que nous faisons (...) Aujourd'hui, nous avons attaqué leur pôle pétrochimique", a-t-il déclaré après avoir annoncé la veille des frappes contre des installations sidérurgiques iraniennes.

"Ces deux secteurs sont leur machine à financer la guerre terroriste contre nous et contre le monde entier. Nous continuerons à les frapper", a-t-il ajouté.

Alors que la foule commençait à se disperser, une sirène d'alerte aérienne a retenti à Tel-Aviv, poussant les manifestants à se réfugier dans un abri, où ils ont continué à scander des slogans, criant "Démocratie! Démocratie!"

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Bundesliga: Johan Manzambi s'illustre face au Bayern

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Johan Manzambi a ouvert la marque pour le SC Fribourg face au Bayern. (© KEYSTONE/EPA/RONALD WITTEK)

Johan Manzambi a inscrit un but de prestige face au Bayern Munich. L'international suisse a ouvert la marque pour le SC Fribourg lors de la défaite 3-2 contre le leader de Bundesliga samedi à domicile.

Le milieu de terrain a pris de court le portier du "Rekordmeister" Manuel Neuer d'une superbe frappe lointaine à la 46e. Son coéquipier Lucas Holer a doublé la marque à la 71e, avant que Tom Bischof (81e, 90e+2) et Lennart Karl (90e+9) ne sauvent le Bayern en fin de partie.

Il s'agit de la 5e réussite du Genevois de 20 ans cette saison avec le club du Bade-Wurtemberg. En sélection, il avait marqué à deux reprises lors des éliminatoires pour la Coupe du monde à l'automne dernier, à chaque fois contre la Suède.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Liban: l'armée israélienne a détruit 17 caméras des Casques bleus

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La FINUL est présente à la frontière entre Israël et le Liban depuis 1978 à la suite de l'incursion israélienne dans le Sud-Liban sur plus de 40 km (archives). (© KEYSTONE/EPA/WAEL HAMZEH)

Les troupes israéliennes ont détruit en 24 heures 17 caméras de surveillance du quartier général des casques bleus de l'ONU, dans le sud du Liban, a indiqué samedi une source sécuritaire de l'ONU à l'AFP.

Depuis le début de la guerre le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, la Force intérimaire des Nations unies de l'ONU au Liban (Finul) est prise en étau entre les attaques du mouvement pro-iranien sur des positions israéliennes, et l'invasion terrestre du sud du Liban par Israël.

"Dix-sept caméras de notre quartier général ont été détruites par l'armée israélienne", à Naqoura, ville côtière dans le sud du Liban, a affirmé la source de sécurité, s'exprimant sous couvert de l'anonymat. Des casques bleus ont vu "des soldats israéliens procéder à la destruction de larges parties" de Naqoura depuis le début de la semaine, avait averti jeudi la porte-parole de la Finul.

"Non seulement des habitations et des commerces ont été démolis, mais la puissance des explosions a endommagé le quartier général de la Finul", avait-elle ajouté. La Finul a fait état de trois casques bleus indonésiens tués dans deux incidents distincts dimanche et lundi, avant une explosion vendredi sur une de ses bases - dont elle n'a pas déterminé l'origine - qui a blessé trois soldats de la paix.

L'Indonésie a dénoncé un incident "inacceptable", mettant en avant "la nécessité urgente de renforcer la protection des forces de maintien de la paix de l'ONU dans un contexte de conflit de plus en plus dangereux". La Finul a aussi "rappelé à tous les acteurs leurs obligations de garantir la sûreté et la sécurité des casques bleus.

Selon l'ONU, 97 membres de la Finul ont été tués dans des violences depuis sa création en 1978 pour surveiller le retrait des forces israéliennes après leur invasion du Liban.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Séisme de magnitude 6 au large de la côte nord de l'Indonésie

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La secousse de magnitude 6 au large de l'île Talaud a été détectée à environ 90 kilomètres au sud-est de la province philippine de Sarangani (archives). (© KEYSTONE/EPA/COCOY SEXCION / HANDOUT)

Un séisme de magnitude 6 s'est produit samedi au large de l'île indonésienne de Talaud, au nord, a indiqué l'institut géologique américain USGS. L'Agence indonésienne de météorologie a précisé qu'il n'y avait aucune menace de tsunami.

La secousse a été détectée à une profondeur de 99 kilomètres et à environ 90 kilomètres au sud-est de la province philippine de Sarangani, selon l'USGS.

Le séisme n'a été "que légèrement ressenti" et aucun dégât ni blessé n'a été signalé, a déclaré à l'AFP Harry Sauro, un responsable provincial philippin de la gestion des catastrophes.

Les tremblements de terre sont presque quotidiens aux Philippines qui, avec l'Indonésie et d'autres pays voisins, sont situées sur la "ceinture de feu" du Pacifique, un arc de forte activité sismique qui s'étend, depuis le Japon, à travers l'Asie du sud-est et tout le bassin du Pacifique.

Un séisme de magnitude 9,1 a frappé la province la plus occidentale d'Indonésie, l'Aceh, en 2004, provoquant un tsunami et faisant plus de 170'000 morts dans le pays.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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