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International

Bakou et Erevan vont discuter cette semaine à Prague

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Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian, ici en compagnie du président de la France Emmanuel Macron (archives). (© KEYSTONE/EPA POOL/CHRISTOPHE PETIT TESSON / POOL)

Le Premier ministre arménien a annoncé mercredi qu'il allait rencontrer cette semaine à Prague le président azerbaïdjanais Ilham Aliev et le président du Conseil européen Charles Michel. Les deux pays du Caucase ont à nouveau connu des affrontements meurtriers.

Dans le cadre du sommet de la Communauté politique européenne qui se tiendra jeudi dans la capitale tchèque, "une rencontre quadripartite est prévue entre le Premier ministre arménien, les présidents azerbaïdjanais et français et le président du Conseil européen", a déclaré Nikol Pachinian devant le Parlement arménien. Il n'a toutefois pas précisé la date de cette rencontre, le sommet étant lui prévu jeudi.

Selon M. Pachinian, une rencontre bilatérale avec le président turc Recep Tayyip Erdogan devrait également avoir lieu.

Cette annonce intervient quelques jours après une rencontre à Genève entre le ministre arménien des Affaires étrangères Ararat Mirzoyan et son homologue azerbaïdjanais Jeyhoun Baïramov, qui avait pour objectif de lancer le travail sur le texte du futur traité de paix.

Alors que Moscou est de plus en plus isolé sur la scène internationale depuis le début de son offensive en Ukraine fin février, les Etats-Unis et l'Union européenne ont pris un rôle majeur de médiateurs dans le processus de normalisation entre Bakou et Erevan. La dernière rencontre entre le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev et le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a eu lieu le 31 août à Bruxelles, sous la médiation de l'UE.

Près de 300 morts en septembre

Le mois dernier, au moins 286 personnes ont été tuées dans les affrontements entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Une trêve négociée par les Etats-Unis a mis fin aux pires combats entre ces deux voisins du Caucase depuis leur guerre de 2020.

L'Arménie, alliée de la Russie, et l'Azerbaïdjan, soutenu par la Turquie, se sont affrontés lors de deux guerres au cours des trois dernières décennies pour le contrôle du Nagorny Karabakh, une enclave majoritairement peuplée d'Arméniens rattachée à l'Azerbaïdjan.

La guerre de 2020 entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan avait coûté la vie à plus de 6500 soldats et s'est arrêtée après un cessez-le-feu négocié par la Russie. L'Arménie a cédé des territoires qu'elle contrôlait depuis des décennies et Moscou a déployé quelque 2000 soldats russes pour veiller sur cette fragile trêve.

Après l'effondrement de l'Union soviétique en 1991, les Arméniens séparatistes du Nagorny Karabakh avaient unilatéralement proclamé leur indépendance. Le conflit qui a suivi avait fait 30'000 morts.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Culture

Justice: Meta déclaré responsable de mise en danger de mineurs

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Meta devra mettre la main au porte-monnaie, mais a déjà annoncé faire appel de la décision. (© KEYSTONE/DPA/JENS BÜTTNER)

Le jury d'un tribunal civil de Santa Fe (Nouveau-Mexique) a déclaré mardi Meta responsable d'avoir mis en danger des utilisateurs mineurs de ses plateformes. Cette décision majeure crée un précédent.

Le groupe californien a été condamné à verser 375 millions de dollars de dommages et intérêts, une somme conséquente mais inférieure aux deux milliards de dollars environ que réclamait le procureur du Nouveau-Mexique Raul Torrez, à l'origine de la procédure.

Quelques minutes seulement après l'annonce de la décision, un porte-parole de Meta a indiqué que le géant des réseaux sociaux allait faire appel.

"Nous travaillons dur pour protéger les utilisateurs de nos plateformes et sommes transparents quant aux défis que représentent l'identification et la suspension des utilisateurs malveillants et des contenus nocifs", a-t-il ajouté.

Le procureur Raul Torrez avait assigné Meta en justice fin 2023, l'accusant d'avoir mis en danger des enfants notamment en les exposant à des contenus inappropriés et à des prédateurs sexuels.

"Le Nouveau-Mexique est fier d'être le premier Etat à demander des comptes (aux opérateurs de réseaux sociaux) pour avoir trompé des parents, permis l'exploitation de mineurs et mis en danger des enfants", a commenté Raul Torrez dans un communiqué.

Pour lui, le montant attribué aux victimes "devrait envoyer un message clair aux dirigeants de la tech", ajoutant qu'"aucune entreprise n'est au-dessus des lois".

"C'est un tournant pour tous les parents inquiets de ce qui pourrait arriver à leurs enfants lors qu'ils vont sur internet", a-t-il conclu, "et cette victoire est la leur."

Stratégie nouvelle

Il aura fallu moins d'une journée au jury pour parvenir à une décision, après six semaines de débats.

Les deux milliards demandés par le procureur avaient été calculés sur la base du nombre d'utilisateurs mensuels de Facebook et Instagram âgés de moins de 18 ans, soit un peu plus de 200'000 personnes au Nouveau-Mexique.

Lors de sa plaidoirie, lundi, la représentante du ministère public, Linda Singer, avait accusé Meta d'avoir communiqué de façon trompeuse sur ses mesures de protections des mineurs.

Elle avait aussi reproché au groupe de Menlo Park (Californie) d'avoir encouragé la surconsommation de ses plateformes par les mineurs, tout en sachant les effets que pouvait entraîner ce phénomène.

Cette argumentation se rapprochait de celle proposée lors d'un autre procès, intenté à Los Angeles contre Meta mais aussi Google, dont le jury est également en cours de délibération.

Dans le dossier californien, une jeune femme demande réparation aux deux géants technologiques pour avoir sciemment conçu leurs applications de manière à ce que les jeunes utilisateurs y passent le plus de temps possible.

Elle assure que la fréquentation d'Instagram et YouTube, filiales respectives de Meta et Google, a contribué à provoquer chez elle dépression, anxiété et troubles de l'image de soi.

Jusqu'ici, les opérateurs de réseaux sociaux étaient protégés par une loi américaine appelée Section 230, qui les exonère de responsabilité concernant les contenus mis en ligne sur leurs sites par des utilisateurs.

A Santa Fe comme à Los Angeles, les plaignants ont adopté une nouvelle stratégie, accusant ces groupes d'avoir sciemment imaginé leurs plateformes pour les rendre addictives.

Le procès de Los Angeles est considéré, tout comme celui du Nouveau-Mexique, comme un test important pour l'avenir de centaines d'autres procédures similaires en cours aux Etats-Unis.

Dans le procès du Nouveau-Mexique, le procureur "n'a pas réussi sa démonstration", avait fait valoir un porte-parole de Meta avant le prononcé du jugement.

"Nous continuerons à nous défendre vigoureusement et restons confiants dans nos états de service concernant la protection des adolescents en ligne", a déclaré le porte-parole une fois connue la décision.

Hors procédure d'appel, ce dossier doit connaître une seconde phase, lors de laquelle sera examinée la position du procureur selon laquelle Meta s'est rendu coupable de trouble à l'ordre public.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Important rassemblement pour les 50 ans du coup d'Etat en Argentine

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Le rassemblement, un des plus massifs des dernières années à Buenos Aires, intervient dans un contexte crispé de lutte pour la mémoire. (© KEYSTONE/AP/Rodrigo Abd)

Contre l'oubli et pour la quête inlassable des disparus, des dizaines de milliers d'Argentins ont manifesté mardi pour commémorer le coup d'Etat, il y a 50 ans, qui a instauré la dictature de 1976-1983.

Le rassemblement de Buenos Aires, un des plus massifs des dernières années, a rempli en une foule compacte toute la Place de Mai, aux abords de la présidence, débordant sur de proches avenues, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Sous le slogan du "Plus jamais ça", des manifestations ont eu lieu dans d'autres villes en ce "Jour de la mémoire pour la vérité et la justice", à l'initiative d'organisations de défense des droits, de syndicats, mouvements sociaux et partis, de gauche principalement. Des rassemblements par moments aux accents de meeting anti-Milei.

"Qu'ils disent où ils sont!" (les disparus, NDLR), "On te cherche toujours", "La mémoire est l'avenir", lisaient les pancartes et banderoles, tandis que ballons de baudruche, tee-shirts, et une interminable bannière fendant la foule, arboraient des photos noir et blanc de disparus. Des visages jeunes, aux coiffures des années 1970.

Le coup d'Etat militaire du 24 mars 1976, qui renversa le fragile gouvernement (20 mois) d'Isabel Peron, ouvrit la voie à une politique systématique de détention secrète et d'élimination d'opposants, ou perçus comme tels.

"Pour la première fois, j'emmène ma fille de 8 ans. On vient marcher car la mémoire se transmet de génération en génération", a déclaré à l'AFP Veronica Coronel, enseignante de 40 ans. "La moitié de (mes) élèves comprend l'histoire argentine, les horreurs qui ont eu lieu, et l'autre non, et n'est pas non plus intéressée", regrette-t-elle.

Début mars, l'identification à Cordoba des restes de 12 disparus, sur le site d'un ancien "CCD" (centre clandestin de détention) comme le pays en compta des centaines, a illustré, 50 ans après, le travail dans l'ombre qui continue.

300 enfants volés à trouver

Identification, aussi, des "bébés volés" à des détenues disparues et donnés à des familles "amies" de la junte, tels le "petit-fils N°140" en juillet 2025.

"On recherche encore près de 300 hommes et femmes dont l'identité a été changée, qui transmettent à leurs enfants sans le savoir, le silence entourant la disparition de leurs père et mère", a lancé mardi Estela de Carlotto, 95 ans, emblématique "Grand-mère" de la place de Mai. Qui a perdu sa fille, mais "récupéra" son petit-fils volé.

A ce jour, plus de 1200 personnes ont été condamnées pour crimes et violations des droits humains sous la dictature, dans 361 procès distincts. Près de 300 procédures restent ouvertes.

Mais le 50e anniversaire intervient dans un contexte crispé de lutte politique pour la mémoire. Avec notamment la contestation par Javier Milei, président ultralibéral depuis 2023, du bilan communément admis des organisations de défense des droits humains: 30'000 morts et disparus.

M. Milei a invoqué un chiffre de 8753, se référant à la liste établie en 1984 au sortir de la dictature, liste dont la Commission des disparus (CONADEP), depuis dissoute, a toujours dit qu'elle était ouverte, vouée à évoluer.

Mais l'effet a été celui d'un tabou brisé, un narratif à reconquérir: celui de la "théorie des deux démons", du "c'était une guerre". Mettant de facto sur un pied d'égalité l'élimination systématique d'opposants par l'Etat, et les attentats de guérillas d'extrême gauche au début des années 1970.

Mémoire "complète"?

Une partie de l'exécutif assume ouvertement cette bataille culturelle pour une "mémoire complète", pour briser ce qu'il dénonce comme une hégémonie mémorielle de la gauche. Il a d'ailleurs diffusé mardi une vidéo fustigeant une nouvelle fois l'histoire "qui se transforme en instrument de manipulation".

Les 24 mars "sont un moment très spécial, on se sent accompagné, en communauté, a fortiori dans un contexte où surgissent des discours négationnistes", confiait dans la marche Jimena Leon, docteure de 35 ans.

"Il serait naïf de penser que le passé, la mémoire, ne fait pas l'objet de luttes politiques", résume pour l'AFP l'historien Federico Lorenz.

Selon un sondage du think tank CELS, une écrasante majorité d'Argentins (71%) a une image négative de la dictature (7% positive). Et 70% souhaitent que les procès continuent. Mais 22% avouent savoir "peu" et 6% "rien" sur le sujet.

"Peut-être la principale dette, la tâche en suspens, de la démocratie post-dictature, est qu'elle garantisse le bonheur des Argentins", avance Federico Lorenz.

"La promesse démocratique de 1984, le slogan du président alors Raul Alfonsin, était 'Avec la démocratie, on mange, on se soigne, on s'éduque'. Mais un gamin d'aujourd'hui serait tout à fait en droit de dire 'comme on en est loin!'"

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Législatives danoises: les sociaux-démocrates en tête mais en recul

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La première ministre danoise sortante Mette Frederiksen devra trouver des alliés pour continuer à gouverner. (© KEYSTONE/AP/Sergei Grits)

Le bloc de gauche de la Première ministre danoise sociale-démocrate Mette Frederiksen est arrivé en tête mardi des élections législatives. Mais il est en net recul face à un bloc regroupant la droite et l'extrême droite, selon les sondages à la sortie des urnes.

Avec 19,2% des voix, les sociaux-démocrates seraient à leur niveau le plus bas depuis 1901, loin des 27,5% de 2022, selon le sondage de télévision publique DR. Le bloc de gauche, constitué de la formation de Mme Frederiksen et des autres partis de gauche, n'obtiendrait pas la majorité des 179 sièges, avec 83 à 86 sièges, selon les sondages publiés par les télévisions DR et TV2.

D'après ces mêmes enquêtes, la droite et l'extrême droite rassembleraient elles entre 75 et 78 sièges. Les Modérés (centre) apparaissent comme le "faiseur de roi" de cette élection puisqu'ils obtiendraient 8,2%, soit 14 sièges, selon ces sondages.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Bolsonaro autorisé à purger temporairement sa peine à domicile

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Jair Bolsonaro a été condamné à 27 ans de réclusion pour tentative de coup d'Etat. Il purgeait depuis la mi-janvier sa peine dans le complexe pénitentiaire de Papuda, à Brasilia (archives). (© KEYSTONE/AP/ERALDO PERES)

Un juge de la Cour suprême brésilienne a autorisé Jair Bolsonaro à purger sa peine à domicile, à titre temporaire, quand l'ex-président sortira de l'hôpital où il est soigné actuellement pour une bronchopneumonie. Une décision prise pour des raisons "humanitaires".

"J'autorise l'assignation à résidence humanitaire temporaire (...) pour une durée initiale de 90 jours", a déclaré le juge Alexandre de Moraes dans un document judiciaire obtenu par l'AFP. Ce délai pourra être renouvelé selon les expertises médicales.

Condamné à 27 ans de réclusion pour tentative de coup d'Etat, Jair Bolsonaro, 71 ans, purgeait depuis la mi-janvier sa peine dans le complexe pénitentiaire de Papuda, à Brasilia.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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