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Biden à Rome vendredi en lever de rideau du G20

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Le président américain Joe Biden et sa femme Jill son arrivée dans la nuit à Rome, où ils rencontreront notamment le Pape vendredi. (© KEYSTONE/AP/Evan Vucci)

La rencontre s'annonce "chaleureuse" avec le pape, un tantinet moins avec Emmanuel Macron: Joe Biden est vendredi à Rome, en chauffeur de salle avant le sommet du G20, et après avoir promis un plan "historique" pour l'économie américaine.

Le président américain a atterri vers 02h25 en Italie.

Juste avant de monter dans Air Force One, il a présenté à Washington un plan "historique" engageant des milliers de milliards de dépenses dans les infrastructures, la transition énergétique et les prestations sociales. Mais le projet attend encore le feu vert des parlementaires américains, sur fond de dissensions dans le camp démocrate.

Après des semaines de négociations tortueuses et de déconvenues, avec une cote de confiance qui s'enfonce, Joe Biden voudrait lors de son séjour européen - dans la foulée du G20 de Rome, il ira à Glasgow pour la grande conférence COP26 sur le climat - prendre un peu de hauteur, lui qui se voit en porte-parole des démocraties face aux régimes autoritaires, Chine en tête.

Rencontre avec le Pape

Mais il commencera son voyage sur une note plus intime. Joe Biden va vendredi au Vatican, où il rencontrera le pape François, pour la quatrième fois de sa vie, mais pour la première fois en tant que président des Etats-Unis - il est le deuxième catholique jamais élu à cette fonction.

La Maison Blanche s'attend à ce que cette entrevue, à laquelle assistera aussi la Première dame Jill Biden, soit "chaleureuse", selon sa porte-parole Jen Psaki.

Joe Biden ne manque presque jamais la messe et évoque souvent le réconfort trouvé dans la foi, face à une série de deuils - la mort dans un accident de sa première épouse et de leur fille encore bébé, puis celle de son fils Beau, d'un cancer.

Officiellement, le président et le pape vont discuter vendredi de leurs préoccupations communes: la pauvreté, le changement climatique et la pandémie. Mais les deux hommes, dont la rencontre se tiendra loin des yeux et des oreilles des journalistes, aborderont-ils aussi la question bien moins consensuelle du droit à l'avortement?

Joe Biden le défend fermement, le pape considère que l'interruption volontaire de grossesse est "un meurtre". Mais le souverain pontife a pris ses distances avec les évêques américains, qui voudraient interdire la communion aux politiciens soutenant le droit à l'avortement.

Rencontre avec Draghi

Joe Biden doit ensuite s'entretenir avec le chef du gouvernement italien Mario Draghi. Hôte du sommet du G20 qui se tient samedi et dimanche, l'ancien patron de la Banque centrale européenne suscite bien de l'intérêt aux Etats-Unis et ailleurs avec ses projets de réforme à marche forcée.

Certains commentateurs peignent Mario Draghi, passé par le prestigieux Massachusetts Institute of Technology et par la banque américaine Goldman Sachs, des noms familiers pour les élites américaines, en nouvelle star de la scène politique européenne.

Alors que Joe Biden, lui, a perdu de son aura. Au G20 comme à la COP26, le président américain devra montrer qu'il n'a pas seulement rompu avec les outrances verbales de Donald Trump, mais aussi avec les tentations de repli et d'unilatéralisme.

Raviver la flamme

Le retrait chaotique d'Afghanistan en août a perturbé les alliés des Etats-Unis. Joe Biden vantera sans doute abondamment ses réformes, lui qui promet "le plus grand investissement jamais réalisé pour faire face à une crise climatique": 550 milliards de dollars pour tailler dans les émissions de gaz à effet de serre.

Mais ses partenaires internationaux l'ont vu embourbé dans la procédure parlementaire, qui n'est pas bouclée. Ils ont noté que Joe Biden a dû réduire de moitié ses promesses de dépenses sociales - qui restent, avec 1750 milliards de dollars, gargantuesques.

Le président américain, qui rappelle volontiers avoir sillonné le monde comme sénateur puis vice-président, veut rallumer la flamme avec ses alliés. A commencer par le président français Emmanuel Macron.

Les deux hommes doivent se voir vendredi à Rome - horaire et lieu ne sont pas encore connus - pour sceller leur réconciliation, après une très grave crise diplomatique autour d'un contrat de sous-marins australiens, que les Etats-Unis ont soufflé à la France.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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De Kleijn offre un succès de prestige à Tudor

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La formation Tudor de Fabian Cancellara a fêté un succès de prestige lundi (© KEYSTONE/PHILIPP SCHMIDLI)

La formation Tudor, dirigée par Fabian Cancellara, a décroché un succès de prestige lundi. Son sprinter Arvid de Kleijn a remporté la 2e étape de Paris-Nice à l'issue d'un sprint massif à Montargis.

C'est la 12e victoire chez les professionnels pour Arvid de Kleijn. Le coureur néerlandais de 29 ans s'est imposé devant le Néo-Zélandais Laurence Pithie, qui s'empare du maillot jaune de leader, et le Néerlandais Dylan Groenewegen dans une dernière ligne droite très décousue.

La formation helvétique Tudor, qui possède une licence ProTeam depuis 2023 et bénéficie d'une invitation pour disputer le prochain Giro, décroche ainsi son premier succès sur le World Tour, et son premier succès de la saison aussi. Trois fois 2e lors du récent Tour des Emirats arabes unis, Arvid de Kleijn avait déjà brillé l'an dernier sous le maillot de Tudor, remportant notamment Milan-Turin.

La troisième étape mardi proposera le premier grand rendez-vous pour le classement général de "la course au soleil". Au menu, un contre-la-montre par équipes de 26,9 km à Auxerre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Le roi Harald va rester hospitalisé toute la semaine

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Le roi Harald est le plus ancien roi régnant en Europe. (© KEYSTONE/AP/Cornelius Poppe)

Le roi Harald de Norvège, âgé de 87 ans et rapatrié de Malaisie dimanche après avoir une infection, va rester hospitalisé toute la semaine au minimum, a annoncé lundi le Palais royal.

Le roi souffre toujours d'"un rythme cardiaque faible", ce qui va requérir la pose d'un stimulateur cardiaque permanent une fois son infection totalement soignée, a-t-il ajouté.

"Cela pourrait prendre plusieurs jours et le roi devrait donc rester à l'hôpital Rikshospitalet (hôpital national à Oslo, ndlr) jusqu'à la fin du week-end", selon le communiqué du Palais royal.

L'infection "a récemment été mieux maîtrisée" et "l'état de santé du souverain est stable et s'améliore", précise-t-il.

Doyen des souverains en exercice en Europe, le roi Harald a été victime d'une infection au cours d'un séjour privé sur l'île de Langkawi en Malaisie et a dû être hospitalisé sur place pendant plusieurs jours avant son rapatriement dimanche à Oslo.

33 ans sur le trône

Samedi, le monarque s'est fait poser un stimulateur cardiaque provisoire avant son vol retour.

Le roi Harald, qui se déplace avec des béquilles, est de santé fragile: il a notamment subi une opération du coeur et a souffert, ces dernières années, de divers troubles respiratoires et d'infections.

Fin janvier, il a cependant exclu d'abandonner ses fonctions après l'abdication surprise à 83 ans au Danemark de sa cousine éloignée, la reine Margrethe II, en faveur de son fils aîné Frederik.

Sur le trône depuis 33 ans, le roi Harald a fêté ses 87 ans le 21 février.

Le Palais royal a prévenu dimanche matin que le monarque resterait en arrêt maladie pendant deux semaines.

En son absence, le prince héritier Haakon, 50 ans, assure la régence.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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L'Albanie inaugure une base aérienne de l'Otan

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Un hélicoptère militaire atterrit près d'un Eurofighter italien sur une base aérienne lors d'une cérémonie à Kocuve. L'Albanie, membre de l'OTAN, a inauguré lundi une base aérienne tactique internationale, la première de l'Alliance dans la région des Balkans occidentaux. (© KEYSTONE/AP/Armando Babani)

L'Albanie a inauguré lundi une base aérienne rénovée et modernisée avec des fonds de l'Otan, qui marque ainsi son empreinte dans une région secouée par l'invasion russe de l'Ukraine il y a deux ans.

Cette installation qui servira de "base aérienne tactique de l'Otan", a été bâtie sur l'emplacement d'une ancienne base construite dans les années 1950 avec le soutien de l'Union soviétique, près de "la ville de Staline", qui a retrouvé son ancien nom, Kuçova, 33 ans après la chute du régime communiste.

Présent à la cérémonie inaugurale, le premier ministre albanais, Edi Rama, a souligné l'importance de cette base qui "dépasse les frontières de l'Albanie", dans l'actuel moment géopolitique.

Elle "constitue un élément supplémentaire de sécurité pour notre région des Balkans occidentaux, qui n'est pas loin, nous le savons, de la menace et des ambitions néo-impérialistes de la Fédération russe", a déclaré le chef du gouvernement albanais.

La construction de cette base, située à 80 km au sud de Tirana, est considérée comme le dernier symbole du virage à l'ouest de l'Albanie, qui a adhéré en 2009 à l'Otan.

Mais les Balkans n'ont pas tous la même position sur l'Alliance: la Serbie et la Bosnie n'ont pas adhéré à l'Otan, ni le Kosovo, où la KFOR, la force de l'OTAN, est très présente.

Quatre avions de chasse de l'Alliance, qui ont décollé de la base d'Aviano, en Italie, ont survolé la nouvelle installation au moment de la cérémonie, avant d'atterrir sur sa nouvelle piste, longue de 2 kilomètres.

Cimetière de vieux Mig

Deux hélicoptères Black Hawk de l'armée albanaise et un drone Bayraktar TB2, nouvelle acquisition albanaise, ont également survolé la zone, a constaté une journaliste de l'AFP.

Le ministre italien de la Défense Guido Crosetto, des représentants de l'Otan, ainsi que des diplomates turcs, américaines et italiens ont assisté à la cérémonie.

"L'inauguration de la base aérienne de Kuçova démontre que l'Alliance (...) est fortement engagée dans cette région", a déclaré le représentant de l'Otan, le général Juan Pablo Sanchez de Lara.

La reconstruction de la base avait commencé début 2022, peu avant l'invasion russe de l'Ukraine.

Ce site de 350 hectares était alors le cimetière de dizaines de vieux Mig, Antonov et Yak-18 soviétiques, les derniers ayant été mis au rebut en 2005 pour cause de vétusté.

Quelque MiG-19 ont été maintenus sur le site, rappelant le passé et d'autres alliances du pays.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Asie du Sud-Est: une espèce de poisson sur 5 du Mékong menacée d'extinction

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Quelque 74 espèces de poissons du Mékong sont menacées d'extinction selon l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), dont 18 qui sont considérées comme en danger critique. Mais le chiffre réel pourrait être bien supérieur, d'après les auteurs. (© KEYSTONE/EPA/KITH SEREY)

Une espèce de poisson sur cinq dans le fleuve Mékong est menacée d'extinction en raison des barrages hydroélectriques ou du minage de sable. C'est ce qu'indique un rapport de plusieurs organisations de défense de la nature chapeauté par le WWF diffusé lundi.

"Malheureusement, les poissons du Mékong se trouvent en grave danger. Près d'un cinquième est menacé d'extinction", a déclaré Lan Mercado, directrice Asie-Pacifique pour WWF, citée dans l'avant-propos. Il s'agit d'un "signal de réveil urgent" à destination des populations et des organisations d'Asie du Sud, a-t-elle poursuivi.

La baisse de la population de poissons pourrait affecter la vie de millions de personnes dépendant des ressources du fleuve, qui s'étire sur plus de 4000 kilomètres de la Chine au Vietnam.

Quelque 74 espèces menacées

La construction de barrages hydroélectriques, la mauvaise gestion des pêches, le minage de sable, la pollution et la disparition d'habitats ont contribué au phénomène, exacerbé par le changement climatique, a noté le rapport.

Quelque 74 espèces de poissons sont menacées d'extinction selon l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), dont 18 qui sont considérées comme en danger critique. Mais le chiffre réel pourrait être bien supérieur, d'après les auteurs.

Réservoir de biodiversité

Le Mékong est un réservoir de biodiversité qui abrite 1148 différentes espèces de poissons, dont la raie géante d'eau douce, considérée comme le plus gros poisson d'eau douce au monde.

La population de poissons dans le Tonlé Sap, le plus grand réservoir d'eau douce d'Asie du Sud-Est, situé au Cambodge, a chuté de 88% entre 2003 et 2019, selon une étude citée par le texte. Entre 2015 et 2020, les pêches au Mékong ont perdu un tiers de leur valeur économique, d'après d'autres chercheurs.

Pas encore trop tard pour agir

Le rapport recommande d'améliorer la qualité de l'eau ou de restaurer les habitats et les espèces en état critique.

"La bonne nouvelle, c'est qu'il n'est pas trop tard pour restaurer le Mékong et mettre ses poissons à l'abri de la catastrophe", a déclaré Zeb Hogan, de l'ONG Wonders of the Mekong qui a contribué au financement du rapport.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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