International
Bloquée par la Russie, l'OSCE s'interroge sur son avenir
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Bloquée par la Russie, l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) s'est retrouvée dans l'impasse et s'interroge sur son avenir, à l'issue d'une conférence annuelle qui s'est achevée vendredi à Lodz dans le centre de la Pologne.
"Nous devons rechercher les solutions qui permettront de maintenir l'organisation en activité", a déclaré le chef de la Diplomatie polonaise Zbigniew Rau, dont le pays assure en 2022 la présidence tournante de l'OSCE, alors que la Russie bloque plusieurs décisions concernant le fonctionnement de cette organisation.
M. Rau se prononçait à l'issue d'une conférence ministérielle de cette organisation sécuritaire de 57 membres de trois continents, crée à l'apogée de la guerre froide pour favoriser les relations entre l'Ouest et l'Est.
Année la plus difficile
"L'idée fondamentale du fonctionnement de l'organisation a été violée par le fait même de l'agression russe contre l'Ukraine", a-t-il déclaré, estimant que l'année en cours était la "plus difficile dans l'histoire de cette organisation".
Après le début de la guerre contre l'Ukraine, la Russie a bloqué le renouvellement de la mission permanente de l'OSCE dans ce pays, ainsi que l'extension de la mission qui suivait depuis 2014 le conflit entre Kiev et les séparatistes pro-russes dans l'est de son territoire.
Moscou bloque également l'adoption du budget et à la nomination des organes dirigeants de cette organisation afin d'y "installer le chaos et la paralysie", a déclaré M. Rau.
La situation de l'OSCE est "extrêmement difficile, extrêmement imprévisible", a souligné le chef de la Diplomatie polonaise.
Manque de consensus
Le ministre a reconnu que lors de cette réunion aucune déclaration générale n'avait été adoptée par les ministres "à cause du manque de consensus", principe de base de fonctionnement de cette organisation.
"Nous avons trouvé (...) des moyens de maintenir l'organisation en vie, mais ces instruments n'ont qu'un caractère temporaire", a-t-il souligné.
Le ministre des Affaires étrangères de la Macédoine du Nord, Bujar Osmani, dont le pays assurera la présidence tournante de l'OSCE en 2023, a souligné que l'organisation avait "besoin d'un consensus pour changer les règles du consensus".
"Malheureusement, il n'existe aucune base juridique permettant d'exclure un État participant de l'organisation ou de modifier les règles de fonctionnement", a-t-il ajouté se référant également à la demande de l'Ukraine d'exclure la Russie de l'OSCE.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
International
Présidentielle au Pérou: Roberto Sanchez passe en tête
Le candidat de gauche, Roberto Sanchez, est passé en tête du second tour de l'élection présidentielle au Pérou lundi. Un duel au coude à coude et à l'issue encore incertaine après le dépouillement des bulletins dans près de 94% des bureaux de vote.
Avec près de 18 millions de suffrages dépouillés, quelque 3'000 voix séparent M. Sanchez de sa rivale conservatrice, Keiko Fujimori, candidate pour la quatrième fois.
Le pays choisit son neuvième président en dix ans.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Football
L'alerte de Xhaxa "n'a pas semé le trouble", assure Aebischer
La mise en garde de Xhaka après le nul contre l'Australie "n'a pas semé le trouble" au sein de l'équipe de Suisse. "C'était une bonne déclaration de sa part", a assuré Aebischer lundi à San Diego.
Le milieu de terrain fribourgeois (29 ans) est revenu sur les propos de son capitaine, qui a soutenu samedi, après la répétition générale contre les Socceroos (1-1), que la Suisse "devait se ressaisir" si elle ne voulait pas quitter le Mondial "après trois matches".
"On a tous vu son interview. C'était une bonne déclaration de sa part. C'est le capitaine, il veut que tout le monde soit à 100% pendant 90 minutes. On veut franchir cette étape pour devenir une grande équipe, pour réussir un grand tournoi", a estimé Aebischer lors d'une conférence de presse.
Le demi de Pise, qui ambitionne de jouer les premiers rôles au sein du onze de Murat Yakin, a affirmé que la sortie de Xhaka n'avait pas altéré l'ambiance au sein du groupe. "Ce genre de choses ne sème pas le trouble chez nous. Ça fait déjà longtemps qu'on est ensemble et il en faut un peu plus pour qu'on s'inquiète", a-t-il assuré.
Sortie d'équipe chez les Padres
Les Suisses ont d'ailleurs profité de leur soirée libre samedi pour assister à un match de Major League Baseball entre les San Diego Padres et les New York Mets. Ils ont été aperçus tous ensemble, entre deux coups de batte, sur l'écran géant du stade. "C'était une bonne soirée. Il faut parfois attendre un moment pour qu'il se passe quelque chose, mais quand ça arrive, l'ambiance monte vraiment d'un cran", a raconté Aebischer.
Concernant un éventuel manque d'intensité à l'entraînement, le Singinois a aussi tenu à nuancer les propos de Xhaka: "Chaque joueur fonctionne différemment. Certains s'entraînent peut-être de manière un peu plus détendue, mais sont toujours prêts le jour du match. D'autres ont besoin de se donner à fond pendant la semaine pour être prêts le week-end."
Le voyage et l'adaptation au décalage horaire ont également joué un rôle non négligeable lors de la première semaine en Californie. "Ça été un petit sujet dans la gestion de la charge de travail", a relevé Aebischer. "C'est peut-être aussi pour cette raison que tout ne s'est pas déroulé comme Granit l'avait imaginé."
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
International
L'ONU appelle à l'"action urgente" pour les océans
La situation des océans "s'aggrave", s'alarme l'ONU dans un rapport scientifique. L'organisation appelle les États à l'"action urgente" devant l'accélération du réchauffement, la pollution et la mise en danger de la vie sous-marine.
"L'océan est le fondement de la vie sur Terre. Mais sa santé est gravement menacée, car les écosystèmes et les habitats approchent ou dépassent des points de basculement critiques", écrivent les auteurs du rapport publié lundi auquel ont contribué 600 scientifiques issus de 86 pays.
En préambule de cette troisième Évaluation mondiale de l'océan (WOA III) de 1'350 pages qui s'intéresse à la période entre 2018 et 2023, les auteurs jugent que "ses conclusions exigent une action urgente".
"Nous ne pouvons pas continuer à considérer l'océan comme une ressource inépuisable", a de son côté commenté le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, cité dans un communiqué.
"Ce rapport doit servir de signal d'alarme urgent", a aussi réagi l'ONG Greenpeace dans un communiqué, appelant à "créer des sanctuaires marins entièrement protégés qui interdiront toute activité humaine d'exploitation", en référence à la pêche industrielle et à l'extraction de minéraux en eaux profondes.
L'eau se réchauffe et monte plus vite
Le rapport met en avant les multiples "pressions" auxquelles font face les océans, qui altèrent leurs propriétés physiques et chimiques, du changement climatique à la pollution en passant par la démographie à l'heure où 37% des humains vivent à moins de 100 km des côtes.
L'une des résultantes est leur réchauffement accéléré: 16% de la totalité du réchauffement des océans depuis 70 ans s'est produit depuis 2018.
Jouant naturellement le rôle capital d'amortisseur climatique en absorbant les excès de chaleur, ils font face désormais à une acidification accrue, relève le rapport.
Le réchauffement a aussi pour effet d'accélérer la montée des eaux à travers la dilatation des océans, en plus de la fonte des glaces. De 2 millimètres en moyenne par an avant 2015, la montée des océans est passée à 4,3 millimètres par an en 2023.
D'ici 2035, l'hypothèse d'un océan arctique sans aucune glace en fin d'été est désormais considérée comme possible, relèvent aussi les auteurs.
Les pollutions s'aggravent
Certains contaminants historiques à l'instar du mercure semblent en baisse, mais d'autres augmentent comme les produits d'entretien, les résidus de médicaments tels que les antibiotiques, et surtout le plastique, dont les résidus les plus petits affectent plus de 4'000 espèces.
"La pollution est partout, jusque dans les fosses les plus profondes", affirme dans un entretien avec l'AFP Ian Butler, scientifique australien qui a participé au rapport. Selon lui, "elle augmente plus vite que nous ne parvenons à gérer nos déchets, en particulier les plastiques".
Chaque année, 52,1 millions de tonnes de plastiques arrivent dans l'océan, et sont à l'origine de 24'400 milliards de particules sur les couches supérieures des océans, détaille le rapport.
"Des mesures de gestion s'imposent pour réduire la présence et les impacts potentiels de la pollution", commente Ian Butler, même si les efforts pour parvenir à un accord international sur le plastique peinent à se concrétiser, sous la pression des producteurs de pétrole.
La biodiversité souffre davantage
Du blanchissement des coraux en raison des températures en hausse à la surpêche, en passant par les tortues victimes du plastique, le rapport égrène les très nombreuses espèces et habitats en danger.
Les pressions humaines et climatiques ont des effets "de plus en plus marqués" sur l'ensemble de la biodiversité marine "des micro-organismes aux mammifères marins et des plaines abyssales aux zones côtières", détaille le rapport.
"Si vous pêchez, vous saurez que les poissons changent partout. Ils se déplacent vers les pôles, donc vers des eaux plus froides, ou ils descendent plus profondément. Et certains n'ont tout simplement aucun avenir car ils n'ont nulle part où aller", relève Ian Butler.
Des progrès dans les politiques de conservation, de régulation et de coopération internationale sont "cruciaux", affirment les auteurs.
Tout en qualifiant l'adoption du traité sur la haute-mer entré en vigueur en janvier d'"étape décisive", les auteurs pensent que "le défi consiste toujours à surmonter la fragmentation" entre États et intérêts sectoriels, à l'heure où le multilatéralisme a du plomb dans l'aile.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
En Hongrie, les députés renoncent à 40% de leur salaire
Les députés hongrois ont accepté lundi de diminuer de 40% leurs revenus pour contribuer à soulager les finances publiques. Ils souhaitent aussi renvoyer l'image de probité réclamée par le nouveau Premier ministre Peter Magyar dans un contexte budgétaire tendu.
"Il s'agit d'humilité", avait déclaré le conservateur le mois dernier à RTL pour justifier cette mesure, adoptée à l'unanimité des 189 parlementaires présents, rapidement après sa victoire aux législatives d'avril.
A partir du mois prochain, le salaire de base des députés hongrois sera de 3'690 euros brut (3'395 francs), les économies réalisées représentant, selon la majorité conservatrice, un an de frais de fonctionnement du parlement.
Le remboursement des factures de téléphone mobile est supprimé, parallèlement à des coupes dans les indemnités parlementaires pour le loyer des bureaux, le logement et le personnel.
Peter Magyar a lié cette réforme aux nécessaires économies à réaliser dans un contexte de nécessaire sobriété et de lutte contre la corruption dans ce pays membre de l'Union européenne (UE).
Durant les seize ans de pouvoir du nationaliste Viktor Orban, elle a coûté au moins 186 milliards d'euros à la Hongrie selon Ferenc Biro, le chef de l'Autorité pour l'intégrité, un organisme national.
Dans un entretien accordé dimanche à un collectif citoyen mobilisé sur les questions démocratiques ("De Akciokozosseg"), ce responsable a affirmé que l'ancien gouvernement lui avait demandé de ne pas accomplir sa mission de contrôle.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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