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Charles Aznavour est mort

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Charles Aznavour, né Shahnourh Varinag Aznavourian le 22 mai 1924 à Paris, auteur-compositeur-interprète, acteur et écrivain français d'origine arménienne, est décédé lundi (archives). (©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Il rêvait de chanter jusqu'à cent ans la vie, l'amour, la nostalgie, le temps qui passe. Charles Aznavour, le dernier des géants de la chanson française et son inlassable ambassadeur à travers le monde, s'est éteint dans la nuit de dimanche à lundi à l'âge de 94 ans.

C'est dans les Alpilles, dans le sud-est de la France où il aimait tant se reposer, que Charles Aznavour s'est éteint, suscitant une vague de tristesse chez ses admirateurs de toutes générations. "C'est un accompagnateur de nos vies. J'ai l'impression que j'ai survécu en entendant des chansons de Charles Aznavour...", a réagi Alain Souchon sur RTL.

"Le vrai boss vient de nous quitter. Un guide, un maître, je vous aime Charles. Dur de ne pas pleurer. Hasta pronto señor Champagne", a tweeté Benjamin Biolay. "Définitivement en haut de l'affiche... Au revoir Monsieur Charles Aznavour", a pour sa part commenté DJ Snake, un des artistes français les plus courtisés à l'étranger.

Tel Benjamin Button, le personnage créé par Francis Scott Fitzgerald, né vieillard et qui vécut toute sa vie en rajeunissant avant de mourir nourrisson dans "L'étrange histoire de Benjamin Button", Aznavour semblait prendre un bain de jouvence ces dernières années à chaque tour de chant.

Avec toujours le même miracle: il débutait ses concerts la voix rouillée et le corps fragile, mais les concluait léger comme une plume et le pas dansant, devant son prompteur devenu indispensable. Inépuisable, le chanteur aux plus de 70 ans de carrière avait repris la scène en septembre avec deux concerts au Japon et s'apprêtait à repartir en tournée cet automne avec plusieurs dates en France.

180 millions de disques vendus

Ces derniers mois pourtant, l'inusable avait dû annuler quelques représentations. D'abord en avril à Saint-Pétersbourg, victime d'un tour de reins. Puis en mai, en raison d'une fracture de l'humérus gauche, après une chute. Une accumulation de pépins qui le ramenaient subitement à sa condition de mortel.

"Je ne suis pas vieux, je suis âgé. Ce n'est pas pareil", se plaisait-il à nuancer, auprès de l'AFP. Une façon espiègle de défier le poids des années pour celui dont le couronnement artistique est venu assez tardivement, à 36 ans, le 12 décembre 1960 à l'Alhambra. Ce soir-là, il donna le concert de la dernière chance devant le tout Paris ainsi que des critiques, qui ne croyaient pas en son talent scénique et raillaient sa voix. Et "l'enroué vers l'or" mit tout le monde d'accord avec sa performance habitée de "J'me voyais déjà", qui raconte les illusions perdues d'un artiste.

Jusqu'alors, Aznavour avait pourtant connu le succès avec "Parce que", "Le palais de nos chimères", "Sur ma vie", "Sa jeunesse".

Il écrivait aussi pour les plus grands, Juliette Gréco, Gilbert Bécaud, Edith Piaf qui le soutint ardemment et fut un de ses "quatre points cardinaux avec Charles Trénet, Constantin Stanislavski et Maurice Chevalier". Une renommée appuyée par ses 180 millions de disques vendus.

Le lait et le café

Pourtant rien ne fut acquis pour Shahnourh Varinag Aznavourian, né le 22 mai 1924 à Paris de parents arméniens. "Quels sont mes handicaps? Ma voix, ma taille, mes gestes, mon manque de culture et d'instruction, ma franchise, mon manque de personnalité. Les professeurs m'ont déconseillé de chanter. Je chanterai pourtant, quitte à m'en déchirer la glotte", écrira-t-il dans son autobiographie "Aznavour par Aznavour" (1970).

Sa détermination, son talent et, comment les ignorer, ses tubes intemporels comme "La Bohème", "La Mamma", "Comme ils disent", "Mes emmerdes" permettront finalement à cet homme de taille modeste de renverser les montagnes, lui qui n'a jamais hésité à protéger les jeunes pousses, comme Johnny Hallyday à qui il fit cadeau de "Retiens la nuit".

Même s'il n'avait plus sorti de grande chanson depuis une trentaine d'années, Aznavour a entretenu son mythe par la scène, dans les salles les plus prestigieuses du monde. Comme une revanche sur tous ceux qui ne lui prédisaient aucun avenir et qui "sont tous morts depuis longtemps, alors que moi... je suis encore là", cinglait-il.

"Je voulais surtout placer ce que je savais faire, c'est différent. J'ai fait de la danse classique, de la variété, du théâtre", disait-il. Et du cinéma: en quelque 80 films, il tourna avec François Truffaut ("Tirer sur le pianiste"), Volker Schlöndorff ("Le tambour"), Claude Chabrol ("Les fantômes du chapelier")...

Où qu'il fut, cet artiste concerné par le drame des migrants rappelait toujours son attachement à ses deux pays. "Je suis Français et Arménien, les deux sont inséparables comme le lait et le café", résumait-il l'an passé en recevant son étoile sur le "Walk of fame" à Hollywood.

(ATS / KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

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Genève

Biden et Poutine fixent à Genève un cadre pour un rapprochement

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Le président américain Joe Biden et son homologue russe Vladimir Poutine ont décidé de lancer un mécanisme vers un rapprochement. (©KEYSTONE/EPA/MIKHAIL METZEL/SPUTNIK/KREMLIN POOL / POOL)

Le sommet historique de Genève entre Joe Biden et Vladimir Poutine a accouché d'un mécanisme pour un rapprochement, notamment sur le désarmement. Les lignes rouges devront être fixées. Première avancée, les ambassadeurs des deux pays vont pouvoir reprendre leur poste.

Plus de 35 ans après la rencontre entre les dirigeants américain Ronald Reagan et soviétique Mikhaïl Gorbatchev, les deux présidents auront dialogué mercredi pendant trois heures et demie. Dont près de deux heures en étant accompagnés seulement de leur chef de la diplomatie, Antony Blinken et Sergueï Lavrov.

Pour leur premier tête-à-tête comme chefs d'Etat, les deux hommes ont salué des discussions "constructives" ou "positives", alors que des tensions ont été observées ces dernières années entre leurs pays. Alors que les Etats-Unis voient désormais leur ennemi le plus important en la Chine, M. Biden estime avoir réussi une première approche vers une relation "plus stable et plus prévisible" avec Moscou.

Avancée concrète, l'ambassadeur américain en Russie, John Sullivan, et son homologue russe aux Etats-Unis, Anatoli Antonov, pourront retrouver leur poste. "Un premier signal positif", a salué le président de la Confédération Guy Parmelin.

Cybersécurité, désarmement, Syrie, Ukraine, Iran, Bélarus, droits humains, échange possible de détenus, tous les sujets importants ont été abordés. A défaut d'une conférence de presse commune, les deux dirigeants auront multiplié les serrages de main.

Salué par la Suisse

Mais il est encore trop tôt pour les deux chefs d'Etat pour anticiper une rencontre aux Etats-Unis ou en Russie. De même, un échange de détenus, que la Suisse est prête à faciliter, n'est pas encore possible.

Pour autant, les deux pays ont trouvé une voie vers le rapprochement. Un mécanisme de dialogue pour une stabilité stratégique est établi. Selon M. Biden, un "test" qu'il faudra évaluer dans six mois. Les deux pays "ont une responsabilité particulière" pour une stabilité mondiale, a admis M. Poutine.

De son côté, la Suisse souhaite que ce sommet puisse constituer un "point de départ" vers de nouvelles négociations sur le désarmement, a dit M. Parmelin. Quelques mois après le renouvellement au dernier moment de l'arrangement entre Moscou et Washington sur la réduction des armes nucléaires stratégiques (New START), peu après l'arrivée de M. Biden à la Maison Blanche.

Si les deux rivaux ont décidé d'un mécanisme, ils souhaitent aussi pouvoir établir leurs lignes rouges. Celles-ci sont connues mais doivent être formalisées, selon Moscou.

Tensions liées aux droits humains

Autre question délicate entre les deux puissances, un groupe d'experts commun se penchera sur la cybersécurité. Washington accuse régulièrement Moscou de nombreux assauts en ligne contre ses intérêts.

"Il faut se débarrasser de ces insinuations", a dit M. Poutine. Mais le président américain l'a à nouveau averti d'une réaction ferme en cas de nouveau problème. Plus clair encore, une liste de 16 infrastructures considérées comme inattaquables par les Etats-Unis a été donnée à son homologue russe.

C'est sur les droits humains que le bras de fer semble le plus chaud actuellement. M. Biden, qui n'a pas caché pendant sa tournée européenne depuis la semaine dernière sa volonté de représenter à nouveau "le monde libre" face à la montée des autoritarismes, en a parlé à son interlocuteur. Il lui a répété qu'un décès de l'opposant Alexeï Navalny serait grave pour les Etats-Unis.

De quoi agacer Vladimir Poutine. Attaque sur le Congrès, citoyens tués par la police, bavure en Afghanistan, il estime que l'attitude américaine n'est pas exempte de reproches. "Nous ne voulons pas de choses similaires" en Russie, a-t-il affirmé.

Genevois entre fierté et de l'agacement

Et de comparer ceux qui ont assailli le Parlement américain aux militants de Black Lives Matter. Une déclaration qui a dépité le président américain.

Pour la Suisse, ce sommet aura mis Genève au centre de la scène internationale. M. Parmelin aura fait part de son soutien en français, en anglais et en russe en laissant le Villa La Grange aux deux dirigeants. Selon le conseiller fédéral Ignazio Cassis, la réunion est bonne "pour la crédibilité suisse dans le monde", pour la diplomatie suisse, pour l'exposition publique du pays et pour la population.

Pour les Genevois en revanche, le sommet aura provoqué un mélange de fierté et de colère en raison des perturbations. La ville était verrouillée par un important dispositif de sécurité. Plusieurs milliers de membres des forces de l'ordre étaient actifs.

Plusieurs manifestations ont été organisées à Plainpalais en marge de la réunion. Mardi, quelques dizaines de membres de la diaspora russe avaient demandé la libération de M. Navalny. Mercredi, d'autres rassemblements ont eu lieu.

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International

Le Français Thomas Pesquet s'est élancé dans le vide spatial

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L'astronaute français Thomas Pesquet, au côté de l'Américain Shane Kimbrough, doit installer un nouveau panneau solaire sur la Station spatiale internationale (Archives © KEYSTONE/EPA NASA/NASA HANDOUT

L'astronaute français Thomas Pesquet s'est élancé mercredi pour la troisième fois de sa vie dans le vide spatial, aux côtés de l'Américain Shane Kimbrough. Ils doivent installer un nouveau panneau solaire sur la Station spatiale internationale, une opération complexe.

La sortie, très physique, doit durer environ six heures et demie. Les deux hommes flottent de nouveau ensemble en apesanteur, après avoir déjà effectué deux sorties dans l'espace côte à côte en 2017, accrochés à la Station spatiale filant à 400 kilomètres au-dessus de la Terre.

Ils ont mis en route la batterie interne de leur combinaison à 12H11 GMT, puis ont ouvert l'écoutille du sas de décompression de l'ISS. Thomas Pesquet est sorti dans le vide en premier, suivi de son co-équipier.

Sortie inédite

Cette sortie extra-véhiculaire ("EVA"), la première depuis leur arrivée dans l'ISS fin avril, est inédite sur le plan technique. Les deux "mécanos" vont devoir déployer un panneau solaire nouvelle génération, appelé iROSA, le premier d'une série de six panneaux destinés à augmenter les capacités de production d'énergie de l'ISS.

"On sort dans le vide, je vais être transporté par un bras robotique en tenant des panneaux solaires de 3m de long, on va les brancher et retourner dans la Station 6h30 plus tard", avait tweeté Thomas Pesquet quelques heures avant sa sortie.

Dimanche, la même équipe recommencera l'opération pour en installer un deuxième. La paire a été livrée par un cargo de SpaceX: les panneaux sont pour le moment roulés sur eux-mêmes, et la mission des astronautes est de les fixer au bon endroit et de les déployer.

Avant l'ouverture du sas, la Nasa a montré des images du duo se préparant, engoncés dans leurs scaphandres, assistés par leurs collègues américains Megan McArthur et Mark Vande Hei. Il s'agit de la 239e sortie spatiale de l'histoire de l'ISS.

Contrairement aux deux sorties effectuées par les mêmes co-équipiers en 2017, cette fois les rôles sont inversés: Thomas Pesquet est "EVA 1", Shane Kimbrough "EVA 2".

"Le n°1, c'est le chef en gros. Maintenant je ne suis plus le petit jeune", avait commenté le Français de 43 ans. "J'ai hâte que Thomas soit dans ce rôle et d'être un bon soutien", avait déclaré son collègue de 54 ans. Pour l'Américain, c'est la septième sortie dans l'espace de sa carrière.

Equipement à un million de dollars

"Il y a une appréhension, ce sont des années de boulot pour des centaines de personnes, on n'a pas envie de faire une erreur et de casser un équipement qui a coûté un million de dollars", avait confié Thomas Pesquet dans son journal de bord sur la radio France Inter.

Les astronautes se répartiront les tâches durant l'opération, minutieusement chorégraphiée par la Nasa. Objectif: aller déployer les panneaux solaires à bâbord de l'ISS, tout au bout du mastodonte grand comme un terrain de football.

Thomas Pesquet ira récupérer l'objet de 350 kilos, puis, mû par un bras robotique, longera la Station pour aller le passer à son acolyte. Accrochés au bras par les pieds, ils déplieront le panneau et ses 19 mètres de long.

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International

La France lève son couvre-feu dimanche

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Les Français pourront fêter la musique le 21 juin, avec gestes barrière et pas sur la voie publique, règles de jauges pour les bars restaurants et lieux de spectacles...). (© KEYSTONE/EPA/LUCAS DOLEGA)

Le couvre-feu prendra fin en France dimanche, a annoncé mercredi le premier ministre française Jean Castex. Le port du masque à l'extérieur ne sera en outre plus obligatoire dès jeudi, sauf dans certaines circonstances (regroupements, lieux bondés ou stades.

Cette décision a été prise car la situation sanitaire "s'améliore plus vite que nous l'avions espéré", a expliqué le premier ministre à l'issue du Conseil de défense et du Conseil des ministres présidé par Emmanuel Macron.

La levée du couvre-feu n'empêchera pas le maintien des protocoles sanitaires pour les lieux publics et la fête de la musique du 21 juin et autres événements jusqu'au 30 juin (organisation de concerts seulement en extérieur avec gestes barrière et pas sur la voie publique, règles de jauges pour les bars restaurants et lieux de spectacles...), a-t-il ajouté.

Les supporters du match France-Portugal de l'Euro de football pourront également profiter de cette levée le 23 juin.

L'objectif a été fixé à 35 millions de Français complètement vaccinés fin août, a-t-il poursuivi, en se félicitant que les contaminations aient baissé à 3200 cas quotidiens en moyenne sur 7 jours.

La France était l'un des trois derniers pays en Europe à imposer un couvre-feu. Il était entré en vigueur le 30 octobre à 21h00 dans toute la métropole, puis avait été avancé à 20h00 pour la période des fêtes de fin d'année avec dérogation pour Noël. Il avait ensuite été avancé à 18h00 pour toute la métropole le 16 janvier, puis repoussé à 19h00 le 20 mars, puis à 21h00 le 19 mai et enfin à 23h00 le 9 juin.

Cet allègement est le plus important depuis le deuxième confinement.

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Genève

Sommet historique entre Biden et Poutine à Genève

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Le président américain Joe Biden et son homologue russe Vladimir Poutine vont discuter dans la Villa La Grange à Genève. (©KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Le président américain Joe Biden et son homologue russe Vladimir Poutine se retrouvent ce mercredi à Genève pour un sommet historique. Ils doivent tenter d'apaiser les relations entre leurs deux pays dans une période de tensions.

Plus de 35 ans après la rencontre entre les dirigeants américain Ronald Reagan et soviétique Mikhaïl Gorbatchev à Genève, M. Biden et M. Poutine vont entamer en début d'après-midi leur dialogue dans la Villa La Grange. Leur premier tête-à-tête depuis l'arrivée du démocrate à la Maison Blanche.

M. Biden a multiplié ces derniers jours les réunions avec les alliés des Etats-Unis, du G7 à l'OTAN en passant par l'UE. Il a affiché sa volonté de rassembler "le monde libre" face à la montée de plusieurs autoritarismes, au premier rang desquels la Chine. Il souhaite oeuvrer à une relation "stable et prévisible" avec Moscou.

La réunion de mercredi à Genève est largement saluée comme un succès par le simple fait qu'elle ait lieu. En revanche, les attentes en termes de contenus sont limitées, quelques mois après le renouvellement au dernier moment de l'accord de réduction des armes nucléaires stratégiques (New START). Sur la scène internationale, les divergences sont nombreuses, de la Syrie à l'Ukraine.

Discussion sur des détenus

Avant même la rencontre, le ton est venu refléter les tensions entre Washington et Moscou. Face à celui qu'il a qualifié récemment de "tueur", M. Biden veut aborder des questions liées aux droits humains. Mais la situation au Bélarus ou l'affaire de l'opposant russe Alexeï Navalny sont considérées par la Russie comme ne devant pas faire l'objet d'une interférence internationale.

Vladimir Poutine s'est en revanche dit prêt à un échange de détenus pour réchauffer les relations. Alors même que M. Biden est sous pression pour obtenir la libération de deux Américains, un homme accusé d'espionnage et un second emprisonné pour avoir agressé deux policiers. La Maison Blanche a annoncé que leur situation serait abordée. La Suisse est elle prête à faciliter une possible initiative.

Le sommet est organisé dans une ville de Genève sous un important dispositif de sécurité. Des milliers de membres de forces de l'ordre sont mobilisés.

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Genève

Sommet Biden-Poutine à Genève: le suivi en continu

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Genève accueillera la rencontre entre les deux Présidents Joe Biden et Vladimir Putin le mercredi 16 juin 2021 (image d'illustration - ©KEYSTONE/POOL/PETER KLAUNZER)

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