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International

La Cour internationale de justice ouvre la voie aux "réparations" climatiques

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Des manifestants pour le climat se sont réunis devant la Cour internationale de justice à La Haye, dont l'avis était très attendu. (© KEYSTONE/AP/Peter Dejong)

Les Etats qui violent leurs obligations climatiques commettent un acte "illicite". Ils pourraient se voir réclamer des réparations par les pays les plus affectés, conclut mercredi la Cour internationale de justice dans un avis consultatif inédit.

La plus haute juridiction de l'ONU, basée à La Haye, établit à l'unanimité dans cet avis, initialement demandé par des étudiants sur l'archipel de Vanuatu, une interprétation juridique du droit international, dont des législateurs, avocats et juges du monde entier peuvent désormais se saisir pour changer les lois ou attaquer en justice les Etats pour leur inaction climatique.

"Il s'agit d'une victoire pour notre planète, pour la justice climatique et pour la capacité des jeunes à faire bouger les choses", a réagi le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, dans un communiqué.

Radieux, le ministre du climat du Vanuatu, Ralph Regenvanu, a confié à l'AFP sa surprise de voir "tant de choses inattendues", et positives, dans les conclusions des juges. "Nous utiliserons évidemment ces arguments dans nos discussions avec les pays qui émettent le plus" de gaz à effet de serre, prévient-il.

La France a salué une "décision historique" et une "victoire pour le climat", par la voix de sa ministre de la Transtion écologique, Agnès Pannier-Runacher.

La dégradation du climat, causée par les émissions de gaz à effet de serre, est une "menace urgente et existentielle", a déclaré le juge Yuji Iwasawa, président de la Cour, lors d'une lecture solennelle de deux heures de l'avis, saluée par des applaudissements des militants qui ont suivi l'audience sur un écran géant, à l'extérieur du Palais de la Paix.

La Cour a rejeté l'idée défendue par les grands pays pollueurs que les traités climatiques existants - et notamment le processus de négociation des COP annuelles - étaient suffisants.

"Obligations strictes"

Les Etats ont "des obligations strictes de protéger le système climatique", a-t-il argué. En accord avec les petits pays insulaires, il a confirmé que le climat devait être "protégé pour les générations présentes et futures" - alors que les grands pays pollueurs refusaient absolument de reconnaître légalement les droits d'individus pas encore nés.

La partie la plus conséquente de l'avis, et qui suscitera le plus de résistance chez les pays riches, découle selon la Cour de ces obligations: les compensations dues aux pays ravagés par le climat.

"Les conséquences juridiques résultant de la commission d'un fait internationalement illicite peuvent inclure (...) la réparation intégrale du préjudice subi par les Etats lésés sous forme de restitution, de compensation et de satisfaction", estiment les 15 juges du tribunal.

Mais la Cour place la barre haut: un lien de causalité direct et certain doit être établi "entre le fait illicite et le préjudice", certes difficile à établir mais "pas impossible" pour autant, écrivent-ils.

Il s'agit du cinquième avis unanime de la Cour en 80 ans, selon l'ONU. L'Assemblée générale des Nations unies avait voté pour le demander.

Pour l'étudiant fidjien qui a mené la campagne depuis 2019, le jour restera mémorable. "Quelle fin parfaite pour une campagne qui a débuté dans une salle de cours", dit à l'AFP Vishal Prasad, présent à La Haye. "Nous avons désormais un outil très, très puissant pour demander des comptes aux dirigeants. La CIJ a donné tout ce qui était possible."

"Historique"

Il faudra du temps pour que les juristes digèrent pleinement l'avis de 140 pages, et encore plus pour voir si des tribunaux nationaux s'en emparent. Mais d'ores et déjà, de nombreuses voix, expertes et militantes, soulignent le caractère historique du texte.

C'"est une victoire historique pour la justice climatique", a réagi l'ancien rapporteur spécial de l'ONU pour les droits humains et l'environnement, David Boyd. L'interprétation par la Cour des obligations des Etats "sera un catalyseur pour accélérer l'action climatique", selon lui.

Les climatologues les plus déçus par l'action politique mondiale approuvent. "C'est une décision majeure", dit à l'AFP Johan Rockström, directeur d'un des instituts européens les plus reconnus sur le climat, le Potsdam Institute for Climate Impact Research. Chaque pays peut "être tenu pour responsable" devant les tribunaux, même s'il n'est pas signataire des traités de l'ONU, ajoute-t-il.

L'ancien émissaire pour le climat de Joe Biden, John Kerry, regrette qu'il faille "le poids du droit international pour inciter les pays à faire ce qui est profondément dans leur intérêt économique".

Il est de fait improbable que les Etats-Unis, comme les autres grands pays riches et émetteurs de gaz à effet de serre qui n'ont toujours pas réagi, changent de voie sur le pétrole et les énergies fossiles à cause de ce seul avis.

Mais celui-ci sera certainement "testé" dans les tribunaux aux Etats-Unis, prédit le professeur à l'école de droit du Vermont, Pat Parenteau. "Cela ne réussira pas avec la Cour suprême actuelle, mais ce n'est pas permanent".

Le Vanuatu, du reste, prévoit déjà la prochaine étape: demander à l'Assemblée générale de l'ONU de faire appliquer l'avis de la Cour.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Culture

Idris Elba: un James Bond noir "a toujours été irréaliste"

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L’acteur Idris Elba est désormais trop "vieux" pour incarner James Bond. (© Keystone/Invision/AP/Andrew Park)

L’acteur britannique Idris Elba affirme qu’il ne s’est jamais imaginé succéder à James Bond en raison de la couleur de sa peau, contrairement à des années de rumeurs persistantes. "J’ai toujours trouvé cela irréaliste", a-t-il déclaré au magazine GQ.

Selon lui, un acteur noir dans le rôle de l’agent secret 007 ne passerait "tout simplement pas dans certains marchés". "Bond est un personnage mondial", a-t-il expliqué. "Et tout le monde ne serait pas prêt à accepter un homme noir, un homme africain, dans le rôle de Bond." "Ce n’est pas ce qu’ils aiment dans leur culture. Point final."

Idris Elba a grandi à Londres. Ses parents viennent de Sierra Leone et du Ghana. L’acteur britannique a joué notamment dans les séries "The Wire" et "Luther". Grâce à son charisme et à son aura, certains fans l’ont longtemps imaginé comme le premier James Bond noir. Les rumeurs concernant sa succession de Daniel Craig ont circulé pendant plus de dix ans, malgré ses démentis répétés. Le mois dernier, il avait déjà déclaré au magazine "People" qu’il était désormais trop âgé pour le rôle.

Pas de James Bond 'woke'

"James Bond a été écrit ainsi pour une raison", a déclaré Idris Elba. Les rumeurs, toutefois, l’ont flatté. À propos d’éventuelles évolutions du personnage, il a ajouté: "Bond est déjà tellement irréaliste qu’un peu de réalisme ne fait pas de mal, mais il ne faut pas essayer de le rendre 'woke'. Je pense qu’il faut rester fidèle à ce que c’est: du divertissement."

La productrice Barbara Broccoli avait déjà exclu il y a plusieurs années que Bond puisse être interprété par une femme, tout en restant ouverte à un changement d’origine ethnique. "Il doit être britannique, et être britannique peut concerner toutes les ethnies", avait-elle déclaré en 2021 au Hollywood Reporter.

Rumeurs autour du mari de Dua Lipa

On ne sait toujours pas qui succédera à Daniel Craig dans le rôle de 007. La presse britannique avance régulièrement de nouveaux favoris.

Parmi les noms évoqués figurent Henry Cavill, Tom Hardy, Richard Madden et Aaron Taylor-Johnson. L’acteur Regé-Jean Page, connu pour Bridgerton, a aussi été cité comme potentiel premier James Bond noir. Le nom de Callum Turner, récemment marié à la popstar Dua Lipa, revient également souvent dans les rumeurs.

Le prochain film James Bond sera réalisé par Denis Villeneuve. Le dernier opus, "No Time to Die", avec Daniel Craig, est sorti en 2021.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / dpa

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International

Crimes de guerre du Hamas sur des Palestiniens (enquêteurs)

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Des membres de la branche armée du Hamas ont perpétré des actes équivalant à des crimes de guerre dans la bande de Gaza contre des Palestiniens avant et après la trêve avec Israël (image d'illustration). (© KEYSTONE/EPA/MOHAMMED SABER)

Des affiliés du Hamas ont perpétré des actes équivalant à des crimes de guerre en septembre et octobre en exécutant 11 hommes à Gaza, affirment des enquêteurs onusiens. Ceux-ci ciblent aussi des colons israéliens pour transferts forcés de population en Cisjordanie.

Dans un rapport publié mardi à Genève, la Commission d'enquête internationale sur les territoires palestiniens s'est penchée sur les acteurs non étatiques dans le conflit. Trois hommes ont été tués le 21 septembre à Gaza par les Brigades Ezzedine al-Qassam, branche armée du Hamas, et une autre entité du mouvement. Huit autres l'ont été le 13 octobre, après la trêve avec Israël.

Ces exécutions équivalent au crime de guerre de meurtre, dit la Commission, qui ne s'exprime pas au nom de l'ONU mais est mandatée par le Conseil des droits de l'homme.

Elle ajoute que les violences des colons en Cisjordanie peuvent être attribuées à l'Etat israélien. Celles contre les femmes et les enfants font partie d'une approche plus large en Cisjordanie, y compris des transferts forcés de population, dit-elle.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Allemagne: l'industrie reprend quelques couleurs en avril

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Les exportations allemandes ont augmenté de 3,6% sur un an. (archive) (© KEYSTONE/EPA/FRIEDEMANN VOGEL)

L'industrie allemande s'est légèrement reprise en avril, avec une hausse de ses exportations et de sa production par rapport au mois de mars, à un niveau toutefois encore bas pour la première économie européenne en crise.

D'après un communiqué de l'office fédéral statistique Destatis publié mardi, les exportations de la première économie européenne ont enregistré une croissance de 0,9% sur un mois en données corrigées des variations saisonnières (CVS) et provisoires, pour atteindre 136,6 milliards d'euros.

Les analystes de la plateforme Factset tablaient sur un recul de 0,8%.

L'Allemagne a affiché un excédent commercial qui s'est légèrement contracté à 14,5 milliards d'euros. Et sur un an, les exportations ont augmenté de 3,6%.

Les Etats-Unis sont restés la première destination des marchandises allemandes avec 11,4 milliards d'euros, en hausse de 1,8% sur un mois.

La Chine, à la fois partenaire clé et rival commercial pour l'Allemagne, est restée son principal fournisseur tandis que les exportations vers ce pays ont reculé de 3,5% en avril.

Autre indicateur révélé mardi, la production industrielle a progressé un peu moins qu'attendu de 0,4% sur un mois, alors que les analystes de la plateforme Factset anticipaient une augmentation de 0,8%.

Celle-ci a été tirée par la reprise du secteur du bâtiment (+2,4%) qui avait connu un début d'année difficile en raison de la météo, mais lestée par l'industrie automobile, pilier en difficultés de l'économie allemande (-4,7%).

"La conjoncture industrielle apparaît assez atone au début du deuxième trimestre, sur fond de conflit persistant au Proche-Orient et de hausse des prix de l'énergie", estime dans un communiqué le ministère fédéral de l'Economie.

Il observe notamment une "tension croissante dans les chaînes d'approvisionnement" qui pourrait freiner la dynamique de production dans certains domaines.

"Les impulsions de reprise pour la conjoncture restent pour l'instant plutôt faibles", note également Jens-Oliver Niklasch, de LBBW, rappelant le poids de la fermeture du détroit d'Ormuz provoquée par la guerre au Moyen-Orient.

Pour Carsten Brzeski, économiste chez ING, les chiffres de la production industrielle "montrent que l'espoir d'un rebond industriel en 2026 a de nouveau été rangé au placard", la "toile de fond" restant "celle d'une industrie allemande qui stagne depuis quatre mois".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Sika ouvre une usine pour additifs à béton en Belgique

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Sika ouvre une nouvelle usine dédiée aux adjuvants pour béton à Ham, en Belgique. (archive) (© KEYSTONE/WALTER BIERI)

Sika annonce mardi renforcer ses capacités de production en Europe avec l'ouverture d'une nouvelle usine dédiée aux adjuvants pour béton à Ham, en Belgique.

Le chimiste de la construction entend également continuer de développer son expertise locale dans les domaines de la technologie, de l'innovation et des applications spécialisées. Sika ne dévoile aucun détail financier sur ce nouvel investissement. L'usine de Ham et le centre technique doivent permettre de faire progresser le développement d'un portefeuille de solutions à valeur ajoutée, de raccourcir les délais de développement pour la mise sur le marché et de conduire à une production plus flexible.

L'entreprise zougoise souhaite notamment faire bénéficier à ses clients "de temps de réponse plus courts et de délais de livraison réduits".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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