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Économie

Commerzbank: bénéfice net trimestriel supérieur aux attentes

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Commerzbank continue sa cure d'amaigrissement avec la suppression de nombreuses agences en Allemagne et des coupes dans les effectifs (archives). (© KEYSTONE/EPA/MARIUS BECKER)

La deuxième banque allemande Commerzbank a fait état mercredi d'un bénéfice trimestriel de 195 millions d'euros, supérieur aux attentes malgré les pertes subies en Pologne, et a confirmé sa prévision annuelle de rentabilité.

Les analystes sondés par Factset prévoyaient en moyenne un bénéfice de 88 millions d'euros pour le troisième trimestre.

Sur neuf mois, Commerzbank a dégagé un bénéfice net de 963 millions d'euros et est ainsi en bonne voie d'atteindre son objectif d'un résultat annuel supérieur à 1 milliard d'euros, confirmé mercredi en le conditionnant à l'absence de graves perturbations liées à la crise du gaz.

Le trimestre écoulé a été plombé par de nouvelles dépréciations sur le portefeuille de prêts de la filiale polonaise mBank en francs suisses, comme annoncé précédemment.

Commerzbank a dû provisionner à ce titre 477 millions d'euros et a subi une perte de 270 millions d'euros de recettes en raison du gel des remboursements mensuels pour des prêts hypothécaires en Pologne d'ici la fin de 2023.

Sans ces effets négatifs les recettes ont atteint 2,1 milliards d'euros au troisième trimestre, en hausse de près de 3% sur un an, grâce à une activité soutenue côté entreprises et à la hausse des taux d'intérêt.

Les traces de la guerre menée par la Russie en Ukraine se font sentir dans le coût du risque, avec un solde net de 654 millions d'euros sur les neuf premiers mois de l'année, dont 84 millions relèvent du trimestre écoulé.

Les charges d'exploitation ont elles globalement baissé de 4% sur un an, à 1,4 milliard d'euros.

La banque aura réduit fin 2022 ses effectifs de 10'000 personnes, avec 8350 départs actés fin septembre, et conservé 450 agences en Allemagne. Elle compte réduire ce nombre à 400 l'an prochain.

Ces dernières années ont été consacrées au virage numérique de l'établissement et il s'agit désormais "d'exploiter davantage le potentiel de recettes dans les deux segments de clientèle", a commenté Manfred Knof, directeur général (CEO) de la banque, dans un communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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UBS épinglée pour son financement d'entreprises minières polluantes

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Selon ses directives en matière de durabilité et de risques climatiques, UBS ne finance pas les entreprises pratiquant le "Mountaintop Removal", rappelle mardi dans un communiqué urgewald. Il s'agit d'une méthode d'extraction du charbon extrêmement destructrice. (© KEYSTONE/CLAUDIO THOMA)

A la veille de l'assemblée générale d'UBS, l'organisation environnementale urgewald a critiqué la grande banque pour son financement d'entreprises du secteur minier aux méthodes d'extraction du charbon destructrices. Glencore en ferait partie.

Selon ses directives en matière de durabilité et de risques climatiques, UBS ne finance pas les entreprises pratiquant le "Mountaintop Removal", rappelle mardi dans un communiqué urgewald. Il s'agit d'une méthode d'extraction du charbon extrêmement destructrice qui consiste à dynamiter des sommets entiers pour exposer les gisements sous-jacents.

Or, d'après les recherches de l'organisation environnementale, le numéro un bancaire suisse a été le principal bailleur de fonds de la multinationale zougoise Glencore entre 2022 et 2024, lui accordant plus de 800 millions de dollars, "malgré les conséquences environnementales importantes de ses activités d'extraction minière au Canada".

Dans la vallée de l'Elk, en Colombie-Britannique, près de la frontière avec la province voisine d'Alberta, la filiale de Glencore, Elk Valley Resources, exploite quatre mines. Selon urgewald, des concentrations de sélénium atteignant jusqu'à 30 fois la norme locale ont été mesurées dans les rivières locales, affectant le développement des poissons. Ce sélénium provient des déblais issus des explosions, qui sont déversés dans les cours d'eau.

"Tant que Glencore maintiendra cette méthode d'exploitation brutale et ne présentera pas de plan crédible de sortie du charbon, UBS devrait exclure tout financement de la multinationale", conclut le communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Oddo BHF Suisse vise les 10 milliards d'avoirs sous gestion

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La filiale helvétique du groupe bancaire franco-allemand Oddo BHF détenait fin 2025 des avoirs sous gestion (AuM) d'environ 8 milliards de francs dans la gestion de fortune et d'actifs, après 7,3 milliards un an plus tôt, soit une progression de 9,6%. (© KEYSTONE/LEANDRE DUGGAN)

La banque privée Oddo BHF Suisse vise d'ici deux à trois ans la barre des 10 milliards de francs d'avoirs sous gestion, soutenue par un afflux constant de clients et de liquidités. La demande pour des placements "sûrs" s'est renforcée face aux incertitudes.

L'exercice 2025 "a été une très bonne année grâce à un très solide résultat", s'est félicité le directeur général Hannes Gallus lors d'un entretien avec l'agence AWP. L'ancien directeur financier de l'établissement, qui en a pris les commandes en octobre 2025 suite à la disparition de son prédécesseur Martin Liebi, a fait état d'une "forte croissance" l'année dernière.

La filiale helvétique du groupe bancaire franco-allemand Oddo BHF détenait fin 2025 des avoirs sous gestion (AuM) d'environ 8 milliards de francs dans la gestion de fortune et d'actifs, après 7,3 milliards un an plus tôt, soit une progression de 9,6%. La banque a bénéficié de la bonne tenue des marchés financiers, mais également de l'apport net de 500 millions d'argent nouveau, a détaillé le patron.

Les afflux de liquidités proviennent essentiellement d'Allemagne, mais aussi de France et d'autres pays européens. "Les crises géopolitiques ont favorisé la demande pour le refuge sûr que représente la Suisse", a souligné M. Gallus, qui a démarré sa carrière en 2009 auprès de l'allemand BHF.

"Le produit des intérêts a certes été en recul en raison de la baisse des taux, mais nous avons été en mesure d'augmenter de 22% le produit d'exploitation, notamment grâce à la forte croissance dans la gestion de fortune et le renforcement de nos activités dans la recherche actions et le courtage", a-t-il précisé.

Oddo BHF Suisse a également tiré profit de la disparition de Credit Suisse, rachetée en mars 2023 par sa rivale UBS, en reprenant des experts de l'ex-numéro deux bancaire helvétique. Après la chute de la banque aux deux voiles, "nous avons été en mesure de croître encore plus rapidement, notamment dans la nouvelle activité de finance d'entreprise", a expliqué Hannes Gallus.

Présidentielle française en ligne de mire

La banque veut poursuivre sa croissance, non seulement dans la gestion de fortune mais également dans la banque d'affaires. L'établissement "reste ouvert" à des acquisitions, mais n'a pour l'heure pas trouvé chaussure à son pied. Elle compte également recruter cinq nouveaux conseillers clientèle.

Dans ce contexte, la banque a bien démarré en 2026, enregistrant une nouvelle croissance des entrées d'argent sur les trois premiers mois de l'année, comparé au premier trimestre 2025. D'ici deux à trois ans, la direction s'est fixé pour objectif d'atteindre les 10 milliards de francs d'avoirs sous gestion.

L'environnement international volatile devrait aider l'établissement à atteindre ses objectifs, même si les clients sont devenus "de plus en plus sensibles aux risques", a fait remarquer le directeur général. Ces six derniers mois, la banque a ainsi enregistré nettement plus d'afflux en provenance du Moyen-Orient, où la guerre fait rage depuis fin février entre les Etats-Unis et Israël d'un côté et l'Iran de l'autre.

Les afflux de fonds en provenance de l'Hexagone ont également augmenté, les clients français cherchant une plus grande sécurité et diversification en Suisse à l'approche de l'élection présidentielle en 2027.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Espagne: inflation revue à la hausse en mars du fait des carburants

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En Espagne, le prix du gasoil 95 E5 est monté de 1,48 euro par litre le 28 février, jour du déclenchement des frappes américano-israéliennes contre l'Iran, à 1,80 euro/litre, d'après des chiffres du ministère de la Transition écologique. (© KEYSTONE/AP/DANIEL OCHOA DE OLZA)

L'inflation a finalement bondi de plus d'un point au mois de mars en Espagne pour atteindre 3,4% sur un an, en raison de la hausse du prix du pétrole, et non 3,3% comme estimé initialement, a rapporté mardi l'Institut national des statistiques (INE).

Cette forte hausse, par rapport aux 2,3% enregistrés en février, "est due à l'augmentation des prix des carburants et lubrifiants pour véhicules personnels", a indiqué l'INE dans un communiqué.

Les marchés énergétiques mondiaux ont flambé après la fermeture par l'Iran du détroit d'Ormuz, voie maritime vitale pour les exportations de pétrole et de gaz en provenance du Golfe, riche en ressources énergétiques, à la suite des attaques aériennes des États-Unis et d'Israël.

En Espagne, le prix du gasoil 95 E5 est monté de 1,48 euro par litre le 28 février, jour du déclenchement des frappes américano-israéliennes contre l'Iran, à 1,80 euro/litre, d'après des chiffres du ministère de la Transition écologique.

Son prix est tombé depuis autour de 1,55 euro/L à la suite de l'adoption par le gouvernement du Premier ministre socialiste Pedro Sánchez d'un plan d'urgence de cinq milliards d'euros pour atténuer les effets de la guerre au Moyen-Orient pour l'économie nationale.

Malgré la hausse des prix, qui grignote le pouvoir d'achat des ménages, le contexte économique général reste positif en Espagne, où la croissance a atteint 2,8% en 2025, soit près du double de celle de la zone euro.

Elle est attendue à 2,3% cette année par la Banque d'Espagne, qui a dit fin mars toutefois redouter un possible "ralentissement significatif" dans la quatrième économie de la zone euro, en raison de la guerre au Moyen-Orient.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Chine: les exportations déçoivent, les importations s'envolent

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Les exportations de la Chine vers les Etats-Unis ont également plongé sur un an le mois dernier, sous l'effet notamment des droits de douane imposés par le président américain Donald Trump. (© KEYSTONE/AP)

Les exportations de la Chine ont augmenté à un rythme nettement moins élevé qu'attendu en mars, selon des chiffres officiels publiés mardi, l'économie mondiale subissant le contrecoup de la guerre au Moyen-Orient, tandis que les importations ont elles, progressé.

Le géant asiatique a enregistré l'an dernier un excédent commercial record de 1200 milliard de dollars, alors que le marché intérieur a perdu du dynamisme.

Puis, sur les deux premiers mois cumulés de 2026, les exportations avaient progressé de plus de 20% sur un an et semblaient pouvoir poursuivre sur leur lancée.

Mais elles n'ont augmenté que de 2,5% en mars sur un an, ont indiqué mardi les Douanes chinoises.

Ce ralentissement est bien plus marqué qu'attendu par un groupe d'économistes interrogés par l'agence Bloomberg. Leur prévision médiane était de 8,6%.

Les exportations de la Chine vers les Etats-Unis ont également plongé sur un an le mois dernier, sous l'effet notamment des droits de douane imposés par le président américain Donald Trump.

Le montant des marchandises exportées vers le territoire américain s'est élevé à 29,4 milliards de dollars, soit 26,5% de moins par rapport à mars 2025, d'après les chiffres des Douanes chinoises.

Signe plus positif pour l'économie chinoise: les importations ont, elles, bondi de 27,8% le mois dernier sur un an.

Il s'agit d'un rythme bien plus rapide que la prévision des analystes interrogés par Bloomberg (14%).

Ces chiffres du commerce extérieur chinois sont publiés à un moment où le commerce international est chahuté, les prix de l'énergie flambant en raison de la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran.

La diversification énergétique menée par la Chine la prémunit contre les chocs immédiats, mais un ralentissement de l'économie mondiale finirait inévitablement par rogner la demande pour ses exportations, estiment des experts.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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