International
Nouvelles condamnations à mort en Iran liée aux "émeutes"
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La justice a annoncé mercredi trois nouvelles condamnations à mort à l'encontre de manifestants en Iran. Sept personnes ont été tuées en deux jours lors du mouvement de protestation contre la mort de Mahsa Amini, entré dans son troisième mois.
La nuit de mardi à mercredi a connu des scènes de violence dans plusieurs villes alors que les manifestants marquaient le troisième anniversaire de la répression meurtrière d'un autre mouvement, déclenché en 2019 par la hausse des prix du carburant.
Cinq personnes ont par ailleurs été tuées par balles par des assaillants à moto qui ont ouvert le feu mercredi sur des manifestants et des forces de l'ordre sur un marché de la ville d'Izeh, dans le sud-ouest de l'Iran, ont annoncé des responsables. Cette attaque, attribuée par les autorités à des "éléments terroristes", n'a pas été revendiquée.
Depuis le 16 septembre, la République islamique est secouée par une vague de manifestations après la mort de Mahsa Amini, une Kurde de 22 ans arrêtée pour infraction au code vestimentaire strict qui oblige les femmes à porter le voile islamique en public.
Cinq condamnations depuis dimanche
Les autorités qualifient la plupart des manifestants d'"émeutiers", instrumentalisés par des puissances étrangères. La justice a infligé mercredi la peine capitale à trois personnes inculpées pour leur implication dans les manifestations, a affirmé l'agence de l'Autorité judiciaire Mizan Online, portant à cinq le nombre de condamnations à mort depuis dimanche.
L'une de ces personnes a foncé sur des policiers avec sa voiture, tuant l'un d'eux, la deuxième a blessé un garde avec une arme blanche et la troisième a tenté de bloquer la circulation et "semer la terreur", selon les actes d'accusation.
"On se battra"
Malgré la répression, la mobilisation ne faiblit pas dans les rues. "On se battra! On mourra! On récupèrera l'Iran!", criaient des dizaines de manifestants autour d'un feu dans la nuit à Téhéran, selon une vidéo diffusée mercredi par le média en ligne 1500tasvir.
Dans une vidéo vérifiée par l'AFP, des membres des forces de l'ordre semblent tirer depuis un quai de métro sur des personnes sur le quai d'en face, provoquant des cris et des chutes.
Au Kurdistan iranien (nord-ouest), d'où est originaire Mahsa Amini, "les forces du gouvernement ont ouvert le feu" sur des manifestants dans plusieurs villes et trois d'entre eux ont été tués, deux à Sanandaj et un à Kamyarana, a déclaré mardi soir à l'AFP l'ONG de défense des droits humains Hengaw, basée à Oslo.
Mercredi, un manifestant, Burhan Karmi, a été tué devant la maison de l'homme tué la veille à Kamyarana, Fuad Mohammadi, un commerçant, dont les proches s'étaient rassemblés pour ses funérailles, selon Hengaw. "Notre frère Fuad est un héros, le martyr du Kurdistan", criait la foule, selon des vidéos mises en ligne.
Trois jours de mobilisation
Un appel à trois jours de mobilisation entre mardi et jeudi avait été lancé pour commémorer le "Novembre sanglant" de 2019, lorsque des manifestations avaient entraîné des violences meurtrières dans de nombreuses villes.
L'agence de presse officielle Irna a indiqué que deux Gardiens de la Révolution et un paramilitaire avaient été tués mardi lors de manifestations dans les villes kurdes de Boukan et Kamyaran (nord-ouest) ainsi qu'à Chiraz (sud).
Au moins 342 manifestants tués
Au moins 342 manifestants ont été tués dans la répression du mouvement, selon un nouveau bilan diffusé mercredi par Iran Human Rights (IHR), une ONG basée à Oslo. Selon IHR, au moins 15'000 personnes ont été arrêtées, un chiffre démenti par Téhéran.
Dans la province de Fars (sud), 110 personnes, dont 18 femmes, ont été arrêtées mardi pour avoir bloqué des routes, endommagé des biens publics et lancé des pierres contre les forces de sécurité, selon Irna.
Aveux extorqués
"Les manifestants n'ont pas accès à des avocats lors des interrogatoires, ils sont soumis à de la torture physique et psychologique pour qu'ils fassent de faux aveux et sont condamnés sur la base de ces aveux par des tribunaux révolutionnaires", a déclaré à l'AFP le directeur de IHR Mahmood Amiry-Moghaddam.
Il a dénoncé les condamnations à mort de manifestants, caractéristiques d'un "régime oppressif", et dit craindre "des exécutions de masse".
A Londres, le patron des services de renseignement britanniques, Ken McCallum, a mis en garde mercredi contre les "menaces directes" posées par l'Iran, qu'il accuse de chercher à "kidnapper ou tuer" des Britanniques "perçus comme des ennemis du régime".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Bayer paie gros pour clore ses contentieux aux États-Unis
Monsanto, filiale du géant allemand de l'agrochimie Bayer, a fait part d'un accord pouvant atteindre 7,25 milliards de dollars en vue de régler les plaintes aux Etats-Unis concernant le Roundup, son herbicide au glyphosate accusé d'être cancérigène.
Ces paiements pourront être versés sur les 21 prochaines années, ce qui offrira "une plus grande certitude financière" au groupe, a indiqué mardi Monsanto. L'accord collectif concerne "les plaintes en cours et futures".
Le document, qui doit encore être approuvé par le tribunal de Saint-Louis, dans le Missouri, offre à Bayer une porte de sortie face à l'avalanche de procès liés au Roundup.
Le groupe de Leverkusen va en conséquence augmenter de 4 milliards d'euros, à 11,8 milliards, son enveloppe de provisions, déjà volumineuse, pour les litiges visant ce produit.
A base de glyphosate, il est accusé de favoriser le développement de lymphomes non hodgkinien (LNH), une forme de cancer.
Ces mesures sont prises "uniquement pour contenir les litiges" et les accords conclus avec les plaignants "ne comportent aucune reconnaissance de responsabilité ou de faute", précise le groupe dans un communiqué.
Depuis le rachat de Monsanto en 2018, Bayer a déjà dû débourser plus de 10 milliards de dollars en poursuites judiciaires.
L'an dernier, Bayer a publiquement douté de l'avenir commercial du désherbant en raison des procès, tout en espérant que la Cour suprême américaine puisse trancher en sa faveur.
En janvier, la juridiction suprême américaine a accepté d'examiner un recours du géant allemand de l'agrochimie sur la recevabilité de plaintes, avec une décision rendue d'ici fin juin.
L'accord annoncé aujourd'hui et le pourvoi devant la Cour suprême sont des étapes "indépendamment nécessaires" et "qui se renforcent mutuellement", ajoute le groupe.
A la Bourse de Francfort, l'action Bayer a bondi avant la clôture, grappillant 7,35% sur la journée.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
Hockey
Patrick Fischer avant Suisse-Finlande: "Un immense challenge"
"Nous avons toujours été en contrôle !" Patrick Fischer ne dissimulait pas sa satisfaction après le succès 3-0 de la Suisse face à l’Italie en huitième de finale du tournoi olympique.
Le but inscrit après seulement 79 secondes de jeu par Philipp Kurashev a grandement simplifié les choses pour les joueurs de Patrick Fischer. "Il était important de ne pas laisser trop d’énergie sur ce match, poursuit le sélectionneur. Nous y sommes parvenus comme nous sommes parvenus à ne pas tomber dans le jeu de la provocation."
Les Suisses abordent donc le quart de finale contre la Finlande ce mercredi (18h10) dans les meilleures dispositions. Après trois jours sans jouer, les Finlandais découvriront à leur tour le contexte particulier de la Milano Hockey Arena, la deuxième patinoire qui accueille ce tournoi olympique. La transition pourrait être brutale pour les tenants du titre.
Gagner enfin un quart de finale
La Suisse peut nourrir l’ambition légitime de gagner enfin un quart de finale dans un tournoi olympique après ses défaites 6-2 contre la Suède à Turin en 2006, 2-0 devant les Etats-Unis à Vancouver en 2010 et 5-1 face à la... Finlande en 2022 à Pékin. Il y a quatre ans, les deux formations ne pouvaient pas compter sur l’apport des joueurs de la NHL.
Mercredi, la Suisse se heurtera à des Finlandais qui n’alignent que des "mercenaires" de la NHL à l’exception du défenseur des Zurich Lions Mikko Lehtonen qui n’a toutefois plus griffé la glace depuis la défaite 4-1 face à la Slovaquie lors de l’ouverture du tournoi. C’est l’attaquant de Dallas Mikko Rantanen qui s’avance comme l’atout no 1 de la Finlande.
"La Finlande joue comme la Suisse, assure Roman Josi. Comme nous, elle possède un excellent système de jeu et des individualités capables de forcer la décision". Mercredi, le capitaine de l’équipe de Suisse retrouvera dans la cage adverse son coéquipier à Nashville en la personne de Juuse Saros. "Un super gardien", lâche-t-il.
Leonardo Genoni, Mister 96,20 %
Celui de l’équipe de Suisse est également excellent. Crédité d’un pourcentage de 96,20 % d’arrêts, Leonardo Genoni présente les meilleures statistiques du tournoi. Ses performances contre la France, la République tchèque et l’Italie ont répondu aux attentes alors qu’Akira Schmid n’avait, pour sa part, sans doute pas pleinement convaincu face au Canada.
"Ce quart de finale sera un immense challenge, souligne Patrick Fischer. Les Finlandais ont une équipe magnifique. Comme la nôtre. Que le meilleur gagne !" Le sélectionneur espère que les fans de l’équipe de Suisse joueront pleinement leur rôle mercredi. "Ils doivent nous procurer un petit avantage, glisse-t-il. Qu’ils n’oublient surtout pas leurs cloches !"
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
International
Kosovo: manif en soutien à des chefs jugés pour crimes de guerre
Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées mardi à Pristina, la capitale du Kosovo, pour exprimer leur soutien aux quatre anciens chefs de la guérilla lors du conflit contre la Serbie, jugés pour crimes de guerre devant un tribunal à la Haye.
Ce rassemblement, organisé le jour où le Kosovo célèbre son indépendance, proclamée en 2008 et jamais reconnue par la Serbie - dont ce territoire faisait partie -, coïncide avec les plaidoiries finales devant les Chambres spécialisées sur le Kosovo, une cour qui juge depuis trois ans l'ex-président kosovar Hashim Thaçi et trois autres accusés.
La foule, dont de nombreux participants agitant sous la neige les drapeaux rouges frappés de l'emblème noir de la guérilla ou du portrait de Hashim Thaçi, et scandant "UCK" - sigle de l'Armée de libération du Kosovo - a défilé dans le centre-ville après une cérémonie et les discours sur la place centrale.
"Aujourd'hui, en ce jour de notre indépendance, nous adressons un message clair à ceux qui sont à La Haye. Pour Hashim Thaçi, Kadri Veseli, Jakup Krasniqi, Rexhep Selimi et tous les autres : vous ne serez pas seuls. Derrière vous, il y a notre Histoire, notre sacrifice et notre lutte !", a lancé à la foule Ismail Tasholli, un des organisateurs.
Les organisateurs du défilé, membres du parti politique de M. Thaçi, ont dit ces derniers jours s'attendre à la participation de 200'000 personnes. La présidente du Kosovo, Vjosa Osmani, a rejoint la foule, selon les images diffusées par la télévision nationale.
Premier chef du gouvernement du Kosovo après la proclamation d'indépendance, le 17 février 2008, puis son président aussi, Hashim Thaci, 57 ans, était pendant la guerre contre les forces serbes (1998-1999) le chef politique de l'UCK.
"Héros"
Les trois autres accusés étaient des officiers de haut rang dans cette guérilla indépendantiste. Tous ont plaidé non coupables.
Le procès suscite depuis le début l'hostilité au Kosovo, où les quatre accusés sont largement considérés comme "symboles" de la guerre pour l'indépendance. "Ils sont nos héros. Ils doivent être remis en liberté car le Kosovo a encore besoin d'eux", a dit l'AFP Daut Hasani, 25 ans, étudiant en architecture venu au rassemblement.
"Le Tribunal de La Haye n'est pas une cour équitable. Il ne juge que les Albanais, mais pas ceux qui ont commis les crimes les plus graves pendant la guerre", estime le retraité Ragip Ramadani, 65 ans, venu de Dragash (sud).
Le 9 février, le parquet a requis 45 ans de prison pour les quatre hommes. Ils sont accusés d'assassinats, de tortures, de persécution et de détention illégale de centaines de civils et de non-combattants, y compris des Serbes, des Roms et des Albanais du Kosovo considérés comme des opposants politiques, dans des dizaines de sites au Kosovo et en Albanie.
Dans une allocution dans la matinée devant son cabinet, à l'occasion du 18e anniversaire d'indépendance, le Premier ministre kosovar Albin Kurti a déclaré que "la contribution de chacun d'entre eux à la liberté et à l'indépendance (était) précieuse". "L'Histoire sera celle qui rendra le juste jugement", a-t-il dit.
Environ 13'000 personnes ont été tuées dans ce conflit, dont 11'000 Albanais kosovares, pour la plupart des civils.
Dernière audience mercredi
La dernière audience du procès aura lieu mercredi. Ensuite, les juges devraient annoncer le verdict dans un délai d'un mois, qui peut éventuellement prolongé de deux mois supplémentaires.
La cour de la Haye a été mise en place par le Parlement kosovar avec la mission de juger des inculpés kosovares, anciens membres de la guérilla. Elle fait partie du système judiciaire kosovar, mais est composée exclusivement d'un personnel international.
Plusieurs anciens responsables politiques et militaires serbes ont été condamnés par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) à la Haye pour des crimes commis au Kosovo.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Le relais suisse masculin à la 8e place, les Français triomphent
Les biathlètes suisses ont pris la 8e place du relais masculin des Jeux olympiques mardi à Anterselva. La médaille d'or est revenue au quatuor français, qui s'est imposé devant la Norvège et la Suède.
Sebastian Stalder, Joscha Burkhalter, Jérémy Finello et Niklas Hartweg ont concédé 1'41 de retard aux champions olympiques tricolores. Les Suisses étaient au contact après les deux premiers passages mais les deux fautes de Finello au tir leur ont coûté cher.
Le quatuor français, qui a devancé les Norvégiens pour moins de 10 secondes, a de son côté apporté une 9e médaille à la délégation tricolore. Avec ce nouveau sacre, la France porte son total de médailles à 16, ce qui constitue un nouveau record sur une seule édition.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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