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Documents confidentiels retrouvés dans la résidence privée de Biden

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Joe Biden avait laissé des documents confidentiels dans sa résidence privée, quand il était vice-président. (© KEYSTONE/EPA/Andrew Harrer / POOL)

Joe Biden était dans une posture délicate jeudi après l'annonce de la découverte dans sa résidence privée de documents confidentiels, Donald Trump étant lui-même dans le viseur de la justice pour la gestion de ses archives présidentielles.

Aux Etats-Unis, une loi de 1978 oblige les présidents et vice-présidents américains à transmettre l'ensemble de leurs emails, lettres et autres documents de travail aux Archives nationales.

Pris en défaut, le président démocrate a assuré "coopérer pleinement" avec les autorités judiciaires. Mais son opposition, craignant qu'il ne bénéficie d'un traitement de faveur, a immédiatement souhaité ouvrir une enquête parlementaire.

"Un petit nombre" de documents classés confidentiels datant de l'époque de la vice-présidence de Joe Biden ont été retrouvés dans sa résidence privée de Wilmington, dans l'Etat du Delaware, a indiqué jeudi la Maison Blanche.

Dans un garage

Lundi, elle avait déjà reconnu qu'une dizaine de documents de ce type avaient été découverts au Penn Biden Center, un cercle de réflexion de Washington où Joe Biden avait autrefois un bureau.

Cette fois, les documents se trouvaient dans le garage de sa maison de Wilmington et dans une pièce adjacente, a précisé l'avocat de la présidence, Richard Sauber.

Selon lui, le ministère de la Justice a immédiatement été informé et doit prendre possession des dossiers.

Le ministre de la Justice Merrick Garland doit faire une "déclaration" devant la presse à 13h15 (19h15 en Suisse), selon un communiqué de ses services qui ne donnent pas plus de détails.

Dizaine de cartons

L'opposition s'est empressée de dénoncer une justice à deux vitesses.

"C'est un nouveau faux pas de l'administration Biden qui (...) traite le président Trump d'une façon et le président Biden d'une autre", a lancé le président républicain de la Chambre des représentants Kevin McCarthy, pour qui "le Congrès doit enquêter sur cette affaire".

En quittant la Maison Blanche en janvier 2021, l'ancien président républicain avait emporté des boîtes entières de documents. Après avoir été prié de les restituer, il avait rendu une quinzaine de cartons en janvier 2022.

Après examen, la police fédérale avait estimé qu'il en conservait probablement d'autres dans sa luxueuse résidence de Mar-a-Lago en Floride.

Des agents du FBI y ont mené le 8 août une perquisition spectaculaire sur la base d'un mandat pour "rétention de documents classifiés" et "entrave à une enquête fédérale", et ont saisi une trentaine d'autres boîtes.

Une intense bataille judiciaire s'est alors ouverte pour déterminer la nature des documents saisis (classifiés? personnels? déclassifiés?) ce qui a ralenti la procédure. Mais Donald Trump reste sous la menace d'une inculpation fédérale.

Après sa déclaration de candidature à la présidentielle de 2024, Merrick Garland a confié à un procureur spécial le soin de superviser cette enquête, ainsi que les autres investigations concernant le rôle de Donald Trump dans l'assaut sur le Capitole, le 6 janvier 2021.

"A côté de la Corvette"

Même si l'ampleur des documents stockés est différente, l'embarras était palpable jeudi chez les démocrates et cela n'a pas échappé à leur opposition.

"Vous vous rappelez comment la gauche avait réagi quand le président Trump a emporté de prétendus documents 'confidentiels' chez lui? Elle est drôlement silencieuse aujourd'hui", a commenté l'élu républicain de la Chambre, Jim Jordan, un fidèle lieutenant de Donald Trump.

Le président était lui-même sur la défensive.

"Des documents classifiés à côté de votre Corvette, mais qu'aviez-vous donc en tête ?" lui a demandé, provocateur, un journaliste de la chaîne prisée des conservateurs Fox News.

Le président a répondu qu'il s'exprimerait "bientôt, si Dieu le veut" sur le sujet. "Par ailleurs, ma Corvette est dans un garage fermé. (...) Ce n'est pas comme si elle était dans la rue", a ajouté le démocrate de 80 ans, en référence à sa voiture préférée, une décapotable vert bouteille datant des années 1960.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Procès de Marine Le Pen: la décision sera rendue le 7 juillet

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Le parquet général a requis cinq ans d'inéligibilité contre Marine Le Pen. Celle-ci joue une quatrième candidature à l'élection présidentielle. (© KEYSTONE/EPA/YOAN VALAT)

La décision dans le procès en appel de Marine Le Pen et du RN sera rendue le 7 juillet à 13h30, a indiqué mercredi la présidente de la cour. Elle s'exprimait à l'issue des débats.

Le parquet général a requis cinq ans d'inéligibilité contre Marine Le Pen. Celle-ci joue une quatrième candidature à l'élection présidentielle.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Le plan d'Israël accélérera la "dépossession des Palestiniens"

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"Le fait qu'au lieu d'arrêter Israël, la plupart des pays du monde l'aient armé, lui aient fourni des excuses politiques, un parapluie politique ainsi qu'un soutien économique et financier, est un défi", a relevé la rapporteuse spéciale de l'ONU Francesca Albanese. (© KEYSTONE/DPA/BERND VON JUTRCZENKA)

Mahmoud Abbas a réclamé mercredi une "réaction résolue" des USA et de la communauté internationale après l'aval donné par Israël à des mesures visant à renforcer son contrôle sur la Cisjordanie. Berlin a fustigé "une étape supplémentaire vers une annexion de facto".

Les projets d'Israël visant à renforcer son contrôle sur la Cisjordanie occupée, qui ouvrent la voie à une nouvelle expansion des colonies, constituent une étape vers le renforcement d'une annexion illégale, a déploré le haut responsable des droits de l'homme de l'ONU, Volker Türk.

"Si ces décisions sont mises en oeuvre, elles accéléreront sans aucun doute la dépossession des Palestiniens et leur transfert forcé, et entraîneront la création M. Türk.

"C'est un nouveau pas des autorités israéliennes pour rendre impossible un Etat palestinien viable, en violation du droit du peuple palestinien à l'autodétermination", a-t-il dénoncé.

Argent destiné aux Palestiniens gelé

Lors d'une visite à Oslo, le président palestinien Abbas a lui dit avoir discuté avec le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre de la décision du pays occupant ainsi que des violences de colons israéliens et du gel par Israël de "4 milliards de dollars" destinés au peuple palestinien.

"Ces violations graves exigent une réponse résolue de la part de l'administration américaine et de la communauté internationale car elles entravent les efforts du président Trump et constituent une violation du droit international", a-t-il dit lors d'un point de presse.

L'aval donné par le cabinet de sécurité israélien à des mesures visant à renforcer le contrôle d'Israël sur la Cisjordanie constitue "une étape supplémentaire vers une annexion de facto", a dénoncé de son côté le ministère allemand des Affaires étrangères.

"Israël demeure puissance occupante en Cisjordanie, et en tant que puissance occupante, il est contraire au droit international d'y construire des colonies", a rappelé lors d'un point presse un porte-parole du ministère, alors que les nouvelles mesures rendent plus faciles les achats de terres pour les colons israéliens.

La France s'en prend à l'ONU

La France, membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU a de son côté réclamé la démission de la rapporteuse spéciale de l'ONU pour les territoires palestiniens Francesca Albanese, après des "propos outranciers et coupables" tenus lors d'une conférence samedi, a affirmé mercredi le chef de la diplomatie française.

Selon Jean-Noël Barrot, "la France condamne sans aucune réserve les propos outranciers et coupables de Mme Francesca Albanese qui visent, non pas le gouvernement israélien dont il est permis de critiquer la politique, mais Israël en tant que peuple et en tant que nation, ce qui est absolument inacceptable".

Israël "armé et excusé"

Intervenant en visioconférence samedi lors d'un forum organisé à Doha par la chaîne Al Jazeera, Mme Albanese a évoqué un "ennemi commun" qui a permis, selon elle, un génocide à Gaza.

"Le fait qu'au lieu d'arrêter Israël, la plupart des pays du monde l'aient armé, lui aient fourni des excuses politiques, un parapluie politique ainsi qu'un soutien économique et financier, est un défi", a-t-elle affirmé.

"Nous qui ne contrôlons pas de vastes capitaux financiers ni les algorithmes ni les armes, constatons désormais qu'en tant qu'humanité, nous avons un ennemi commun", a-t-elle ajouté.

Dans un tweet lundi, Mme Albanese s'est défendue face aux critiques en précisant que "l'ennemi commun de l'humanité est LE SYSTEME qui a permis le génocide en Palestine".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Les démocrates accusent Pam Bondi d'"étouffer" l'affaire Epstein

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"Vous êtes du côté des auteurs de crimes et vous ignorez les victimes. Ce sera votre bilan, à moins que vous ne changiez rapidement de cap. Vous dirigez du ministère de la Justice un étouffement massif de l'affaire Epstein", a déclaré un élu démocrate à propos de Pam Bondi. (© KEYSTONE/AP/Tom Brenner)

Les élus démocrates au Congrès ont accusé mercredi la ministre de la Justice, Pam Bondi, d'"étouffer" l'affaire Epstein. Cela en ne respectant pas la loi obligeant l'administration Trump à faire toute la transparence sur ce dossier politiquement explosif.

"Vous ne montrez pas beaucoup d'intérêt pour les victimes, Madame la ministre de la Justice, qu'il s'agisse de celles du réseau d'exploitation d'Epstein ou de la violence gouvernementale meurtrière contre des citoyens américains à Minneapolis", a déclaré au début de l'audition de Mme Bondi par la commission judiciaire de la Chambre des représentants Jamie Raskin, principal membre de cette commission.

Il faisait notamment référence à deux manifestants protestant contre la police de l'immigration (ICE) tués en janvier par des policiers fédéraux.

"Du côté des auteurs de crimes"

"Vous êtes du côté des auteurs de crimes et vous ignorez les victimes. Ce sera votre bilan, à moins que vous ne changiez rapidement de cap. Vous dirigez du ministère de la Justice un étouffement massif de l'affaire Epstein", a poursuivi l'élu démocrate.

Sur les "plus de trois millions de pages" du dossier Epstein publiées le 30 janvier par le ministère de la Justice, "vous avez caviardé les noms des exploiteurs et des complices, apparemment pour leur éviter la gêne et le discrédit, ce qui est exactement le contraire de ce que la loi vous a ordonné de faire", a souligné M. Raskin.

La ministre a défendu la publication des documents par ses services. "J'ai passé toute ma carrière à me battre pour les victimes et je continuerai à le faire", a-t-elle assuré, se disant "profondément navrée" pour toutes les victimes, en particulier de Jeffrey Epstein, criminel sexuel mort en prison en août 2019 avant son procès pour exploitation sexuelle.

"Pas d'élément nouveau"

La masse de documents publiée le 30 janvier ne contient pas d'élément nouveau pouvant aboutir à des poursuites supplémentaires, avait prévenu le numéro 2 du ministère de la Justice, Todd Blanche.

L'administration Trump s'est acquittée de son obligation, imposée par une loi adoptée en novembre par le Congrès, de faire toute la transparence sur cette affaire, avait affirmé M. Blanche, ancien avocat personnel de Donald Trump.

Bien que la simple mention du nom d'une personne dans le dossier ne suppose aucun acte répréhensible a priori de sa part, de nombreuses personnalités redoutent l'onde de choc des révélations sur leurs liens passés avec le criminel sexuel.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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L'Otan lance une mission pour renforcer la sécurité dans l'Arctique

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Cette nouvelle "activité" de l'Otan, sur le modèle de celles lancées en Mer Baltique ou sur le front oriental de l'Alliance, était l'une des options évoquées pour renforcer la sécurité en Arctique, une des raisons pour lesquelles Donald Trump a dit vouloir annexer le Groenland. I (© KEYSTONE/EPA/MADS CLAUS RASMUSSEN)

L'Otan a annoncé mercredi le lancement de sa nouvelle mission pour renforcer la sécurité dans l'Arctique. Cette démarche visant à apaiser Donald Trump, un moment tenté d'annexer le Groenland.

Cette mission, baptisée "Arctic Sentry" (sentinelle arctique), souligne l'engagement de l'Alliance à "maintenir la stabilité dans l'une des régions les plus importantes sur le plan stratégique", a affirmé son commandant suprême, le général américain Alexus Grynkewich, dans un communiqué.

Elle permettra de "mettre à profit la puissance de l'Otan pour protéger notre territoire et garantir que l'Arctique et le Grand Nord restent sûrs", a encore dit le général Grynkewich.

Moscou menace

La Russie a réagi en annonçant mercredi qu'elle prendrait des "contre-mesures", y compris de "nature militaire", si les pays occidentaux renforçaient leur propre présence militaire au Groenland.

Arctic Sentry, une nouvelle "activité" dans le jargon de l'Otan, a été décidée à la suite d'une rencontre entre le président américain Donald Trump et le secrétaire général de l'Otan Mark Rutte à Davos (GR) le mois dernier.

A cette occasion, "les deux dirigeants ont convenu que l'Otan devrait assumer collectivement davantage de responsabilités" dans cette région, face aux visées russes et à "l'intérêt croissant" de la Chine, selon un communiqué du Shape, le commandement suprême des forces alliées en Europe.

Meilleure coordination

Elle consistera essentiellement en une meilleure coordination, cette fois au niveau de l'Otan, d'opérations déjà existantes, comme l'exercice "Arctic Endurance", déjà mis en oeuvre par le Danemark ou celui prévu par la Norvège, baptisé "Cold response".

"Pour la première fois, nous allons désormais rassembler tout ce que nous faisons dans l'Arctique sous un seul commandement", a souligné le secrétaire général de l'Otan Mark Rutte devant la presse.

Contribution danoise "substantielle"

"Nous allons apporter une contribution substantielle et nous devons maintenir cette dynamique, afin de garantir que l'Arctique soit pris en compte à long terme dans les plans et les exercices de l'Otan", a assuré de son côté le ministre danois de la Défense, Troels Lund Poulsen.

D'autres opérations notamment navales ou terrestres, y compris sur le sol groenlandais, pourront également avoir lieu, mais rien n'a encore été décidé, ont expliqué des diplomates à l'Otan.

Cette nouvelle "activité" de l'Otan, sur le modèle de celles lancées en Mer Baltique ou sur le front oriental de l'Alliance, était l'une des options évoquées pour renforcer la sécurité en Arctique, une des raisons pour lesquelles Donald Trump a dit vouloir annexer le Groenland. Il a depuis renoncé à s'emparer par la force de ce territoire autonome du Danemark, pays membre de l'Otan.

Les menaces du président américain concernant cette immense île arctique avaient provoqué une des crises les plus graves de l'histoire de l'Alliance atlantique, née en 1949.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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