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Etats-Unis: les chats seniors ont leur traitement contre l'arthrose

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Des effets secondaires légers ont été constatés, comme des vomissements ou des diarrhées, mais ils n'ont pas requis l'arrêt du traitement (archives). (© KEYSTONE/AP Sandy Bubar)

Bonne nouvelle pour les vieux félins souffrant d'arthrose: les autorités sanitaires américaines ont approuvé un traitement destiné à réduire leurs douleurs. Il s'agit d'anticorps monoclonaux, un type de traitement ayant reçu une grande attention depuis le coronavirus.

Il permet de réduire les risques de maladies graves. Mais c'est la première fois que des anticorps de synthèse sont autorisés pour des animaux.

"Les avancées en médecine vétérinaire ont été déterminantes dans l'allongement de la vie de nombreux animaux, dont les chats", a déclaré dans un communiqué Steven Solomon, directeur de la section vétérinaire de l'agence américaine des médicaments (FDA). "Mais des vies plus longues sont associées à davantage de maladies chroniques, comme l'arthrose", a-t-il ajouté.

Une injection par mois

Le nouveau médicament est administré par injection sous-cutanée, une fois par mois. Le dosage dépend du poids du chat. L'arthrose est une maladie qui touche les articulations: avec l'âge, le cartilage permettant le glissement de deux os s'use, provoquant un frottement source de douleurs.

Le nouveau traitement, nommé Solensia, s'attache à une protéine appelée NGF qui intervient dans la régulation de la douleur. Le signal de la douleur est ainsi empêché d'arriver jusqu'au cerveau.

Lors d'essais cliniques, les chercheurs ont demandé aux propriétaires de chats de décrire le comportement de leur animal: saute-t-il autant qu'avant de meuble en meuble? Fait-il autant sa toilette? Ce comportement était ensuite comparé après la prise du traitement.

Des effets secondaires légers ont été constatés, comme des vomissements ou des diarrhées, mais ils n'ont pas requis l'arrêt du traitement.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Les Australiens ont voté, les travaillistes favoris

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Les Australiens ont voté samedi pour élire leur nouveau Parlement. Le vote est obligatoire, les abstentionnistes s'exposent à une amende de 20 dollars australiens (13 euros). (© KEYSTONE/AP/Mark Baker)

Les Australiens ont voté samedi pour élire leur parlement et le dépouillement a commencé dans un scrutin qui pourrait marquer le retour au pouvoir des travaillistes après neuf ans de gouvernement conservateur.

Les bureaux de vote fermaient à 18h00 locales (10h00 suisses) sur la côte est, où se concentre la majorité de la population, et 12h00 suisses sur la côte ouest.

Quelque 17,2 millions d'électeurs choisissent les 151 sièges de la Chambre des représentants pour un mandat de trois ans. Quarante des 76 sièges du Sénat sont également renouvelés pour six ans. Le parti ou la coalition qui emportera la majorité à la chambre basse sera automatiquement chargé de former le gouvernement.

Le leader de l'opposition travailliste Anthony Albanese, légèrement favori dans les sondages pour devenir le prochain Premier ministre, s'est dit "très positif" quant au résultat.

"Donnez une chance à ce pays, nous avons des projets", a lancé M. Albanese, qui a décrit l'actuel Premier ministre conservateur Scott Morrison comme "le plus clivant que j'aie jamais vu".

M. Morrison, au pouvoir depuis 2018 et qui brigue un nouveau mandat, semble avoir réduit l'avance des travaillistes dans les sondages ces derniers jours, même s'il apparaît toujours à la traîne.

Il a accusé son rival de faire preuve "d'orgueil démesuré" en se prétendant déjà assuré de l'emporter.

Les deux derniers sondages publiés avant l'élection, jeudi et vendredi, accordaient une avance de six points aux travaillistes, mais l'écart tendait à se resserrer.

Les deux camps tentent de séduire les électeurs qui s'inquiètent de l'augmentation du coût de la vie, avec une inflation annuelle de 5,1% et des salaires qui ne suivent pas en termes réels.

Enjeu climatique

Dans un pays marqué par des inondations, des incendies et des sécheresses de plus en plus graves, les travaillistes promettent de faire davantage pour l'environnement.

M. Morrison soutient les industries du charbon et du gaz, et a résisté aux appels mondiaux en faveur d'une réduction des émissions de carbone hormis l'engagement actuel de -28% d'ici 2030.

De quoi susciter l'énervement de jeunes électeurs. "J'ai grandi dans une communauté qui a été fortement touchée par les incendies et les inondations au cours des cinq dernières années", a souligné Jordan Neville, primo-votant, à Melbourne.

"Voir quelque chose être fait à ce sujet et empêcher que cela se reproduise serait incroyable".

Vote obligatoire

Le vote est obligatoire en Australie, et les abstentionnistes s'exposent à une amende de 20 dollars australiens (13 euros).

Les responsables électoraux ont modifié à la dernière minute les règles afin de permettre à un plus grand nombre de personnes positives au Covid-19 de voter par téléphone, lors de ce premier scrutin fédéral depuis le début de la pandémie.

Scott Morrison martèle le message qui a fonctionné la dernière fois: on ne peut pas faire confiance aux travaillistes en matière d'économie.

Gaffes médiatisées

Il s'est vanté des nouvelles données montrant que le taux de chômage australien est tombé à 3,9% en avril, son niveau le plus bas en 48 ans, comme d'une "réussite extraordinaire" qui montre que son plan fonctionne.

Il a qualifié M. Albanese d'"élément fragile" en raison de ses gaffes très médiatisées, notamment son oubli du taux de chômage national devant la presse.

"C'est le genre de choses que les Premiers ministres doivent savoir", a déclaré M. Morrison dans une interview vendredi. "Nous avons vu qu'il n'est pas à la hauteur de la tâche et que cela le dépasse".

M. Albanese a quant à lui promis une action ferme contre la corruption, après l'échec du gouvernement Morrison à mettre en place un gendarme fédéral anticorruption.

Il a qualifié l'administration Morrison de "gouvernement de pacotille le moins ouvert et le moins équitable de l'histoire politique australienne".

Anthony Albanese, 57 ans, est un homme du peuple, élevé dans un logement social de Sydney par une mère célibataire. D'origine italienne de par son père, il serait, s'il était élu, le premier chef de gouvernement australien à ne pas porter un nom anglo-saxon ou celtique.

Mais son adversaire Scott Morrison, 54 ans, est coriace. Il y a trois ans, il avait été réélu en dépit de sondages défavorables, lors de ce qu'il a appelé un "miracle".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Climat

Un mort et près de 60 blessés dans une tempête

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La tempête de vendredi a fait un mort et 60 blessés dans l'ouest de l'Allemagne. Paderborn, en photo, a été particulièrement touchée. (© KEYSTONE/AP/Lino Mirgeler)

La tempête qui a balayé l'Allemagne vendredi a fait au moins un mort, près de 60 blessés et des dégâts considérables essentiellement dans l'ouest du pays, selon un bilan samedi des autorités locales.

En Rhénanie-Palatinat, un homme de 38 ans est décédé après avoir subi un choc électrique en pénétrant dans une cave inondée suite aux intempéries, et avoir chuté sur la tête, a indiqué la police de Coblence.

La Rhénanie du nord-Westphalie a été particulièrement touchée: une tornade a traversé Paderborn faisant 43 blessés, dont dix graves, a précisé samedi la police de cette ville de quelque 150'000 habitants.

Une trentaine d'entre eux étaient soignés à l'hôpital, une femme est "en danger de mort", a-t-elle détaillé.

La police a évalué à "plusieurs millions" d'euros les "ravages" provoqué par la tornade.

Ce phénomène rare et localisé aurait également frappé la ville de Lippstadt, à une trentaine de kilomètres, selon un porte-parole des pompiers, mais sans faire de blessé.

Chaleur anormale

Les intempéries, survenues après plusieurs jours de températures anormalement élevées pour la saison dans le pays, ont provoqué de nombreux dommages dans cette région de l'ouest de l'Allemagne, les forces de l'ordre faisant état d'innombrables arbres déracinés, de toits arrachés, de magasins dévastés.

Les trafics ferroviaire et routier restaient perturbés samedi matin.

Dans le sud, dans la région de Roth, une cabane en bois où s'étaient réfugiés des randonneurs s'est effondrée. Quatorze personnes ont été blessées, dont une femme et un enfant grièvement, a indiqué la police bavaroise locale.

Les services météorologiques allemands ont levé samedi la plupart des avis de tempête, mettant toutefois en garde contre des risques d'orages violents isolés en Bavière et de fortes rafales de vent à l'est.

La violence de la tempête vendredi est liée à l'arrivée en Allemagne d'air particulièrement chaud en provenance d'Espagne et de France, d'une part, et d'air froid venant du nord d'autre part, avait expliqué le météorologue Özden Terli à la télévision publique ZDF, parlant d'un "mélange explosif".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Biden et Yoon veulent renforcer leur coopération militaire

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Les présidents des Etats-Unis et de Corée du Sud la Corée du Sud veulent renforcer leur coopération militaire afin de contrer la "menace" croissante de la Corée du Nord. (© KEYSTONE/AP/Evan Vucci)

Les Etats-Unis et la Corée du Sud veulent renforcer leur coopération militaire afin de contrer la "menace" croissante de la Corée du Nord, ont affirmé samedi à Séoul les présidents des deux pays, Joe Biden et Yoon Suk-yeol.

Les deux dirigeants, qui se sont rencontrés à l'occasion du premier déplacement de M. Biden en Asie en tant que président, ont néanmoins tendu la main à la Corée du Nord pour l'aider à faire face à la pandémie de Covid-19. Et ce alors que Pyongyang a accéléré son programme militaire et semble préparer un essai nucléaire.

"Compte tenu de l'évolution de la menace posée par la République populaire démocratique de Corée (RPDC, le sigle officiel de la Corée du Nord, ndlr), les deux dirigeants conviennent d'entamer des discussions en vue d'élargir la portée et l'ampleur des exercices et des entraînements militaires conjoints dans et aux alentours de la péninsule coréenne", selon un communiqué conjoint publié à l'issue du sommet.

Cette déclaration intervient alors que les services de renseignement sud-coréens ont averti que la Corée du Nord avait terminé des préparatifs pour réaliser un essai nucléaire, qui serait le septième de son histoire et le premier depuis cinq ans.

Washington n'a pas exclu une "provocation" de Pyongyang pendant ou juste après la tournée de M. Biden en Asie.

Ajoutant aux incertitudes, la Corée du Nord, dont la population n'est pas vaccinée contre le Covid-19, fait actuellement face à une flambée épidémique, avec près de 2,6 millions de cas et 66 morts, selon les derniers chiffres officiels publiés samedi.

MM. Yoon et Biden ont exprimé "leur préoccupation concernant la récente épidémie de Covid-19" en Corée du Nord, et "sont prêts à travailler avec la communauté internationale pour fournir une assistance", ont-ils fait savoir dans leur communiqué conjoint.

Décision déterminante

M. Biden a indiqué que Washington avait proposé des vaccins à Pyongyang mais n'avaient "pas obtenu de réponse".

La manière dont cette crise sanitaire va influer sur les décisions militaires du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un est la grande inconnue qu'Américains et Sud-Coréens essayent de tirer au clair.

Quoi qu'il en soit, la décision de procéder ou non à un essai nucléaire sera déterminante pour fixer le cap des relations américano-sud-coréennes pendant les cinq ans de mandat du président Yoon, explique à l'AFP l'ancienne analyste de la CIA Soo Kim.

"Si Kim procède à un essai pendant la visite de Biden, il aidera effectivement les deux pays à trouver une plus grande justification pour travailler ensemble sur la question de la Corée du Nord", dit-elle.

La Corée du Nord a accéléré ses essais d'armes depuis le début de l'année. Les pourparlers en vue de son désarmement sont au point mort depuis l'échec d'un sommet en 2019 entre Kim Jong Un et le président américain de l'époque Donald Trump.

Samedi, M. Biden a déclaré qu'il n'accepterait une éventuelle rencontre avec le dirigeant nord-coréen que si ce dernier était "sincère".

Si les tensions avec la Corée du Nord figuraient en tête des sujets de conversation, le principal objectif de M. Biden lors du sommet de samedi était d'établir "une relation personnelle forte" avec M. Yoon, arrivé au pouvoir le 10 mai, a déclaré un responsable américain avant la rencontre.

"Pilier de la paix"

Comme le Japon, la Corée du Sud est considérée comme un acteur clé de la stratégie américaine visant à contenir la Chine et à maintenir ce que Washington appelle "l'Indo-Pacifique libre et ouvert".

Dans ses premières remarques publiques après son arrivée en Corée du Sud, M. Biden avait déclaré que l'alliance américano-sud-coréenne était "un pilier de la paix, de la stabilité et de la prospérité" dans le monde.

M. Biden a salué la décision de Samsung de construire une nouvelle usine de semi-conducteurs au Texas, qui ouvrira en 2024.

Dans l'Etat de Géorgie (sud des Etats-Unis), le gouverneur a par ailleurs annoncé vendredi que le groupe automobile sud-coréen Hyundai allait construire une usine de véhicules électriques et de batteries.

Autant de bonnes nouvelles pour le dirigeant démocrate, dont le parti redoute une défaite lors des élections de la mi-mandat en novembre en raison du mécontentement des électeurs américains, alors que les prix montent et que la reprise économique post-Covid se fait attendre.

M. Biden s'envolera dimanche pour le Japon, où il rencontrera l'Empereur, le Premier ministre Fumio Kishida et participera au sommet du Quad, ce format diplomatique qui rassemble les Etats-Unis, le Japon, l'Inde et l'Australie.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Marioupol est tombée, "feu intense" dans le Donbass

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Une femme contemple les restes d'une maison détruite à Donetsk, dans l'est de l'Ukraine. (© KEYSTONE/AP/Alexei Alexandrov)

L'aciérie Azovstal, à Marioupol, ultime poche de résistance dans ce port stratégique sur la mer d'Azov, est passée vendredi soir sous contrôle russe, alors que dans le Donbass, plus au nord, l'artillerie de Moscou pilonnait les positions de Kiev.

En début de soirée, le porte-parole du ministère russe de la Défense a affirmé que le complexe sidérurgique était "passé sous le contrôle complet des forces armées russes" après la reddition des derniers soldats ukrainiens, et que la nouvelle avait été transmise au président Vladimir Poutine.

Des images publiées par Moscou montraient des cohortes d'hommes en tenue de combat émergeant de l'aciérie, certains avec des béquilles ou des bandages, après une longue bataille qui était devenue un symbole de la résistance ukrainienne à l'invasion russe.

"Sauvetage de nos héros"

"Le commandement militaire supérieur a donné l'ordre de sauver les vies des militaires de notre garnison et d'arrêter de défendre la ville", avait affirmé dans la journée dans une vidéo sur Telegram le commandant du régiment Denys Prokopenko, un large pansement au bras droit et le gauche tuméfié, depuis ce qui semblait être un local souterrain.

Kiev récuse le terme de reddition, M. Zelensky évoquant "le sauvetage de nos héros".

L'armée russe a publié vendredi soir des images qu'elle a présentées comme étant celles de la fouille de combattants ukrainiens désarmés par des soldats russes.

L'Ukraine espère échanger des prisonniers de guerre mais la Russie a fait savoir, visant implicitement le régiment Azov, qu'elle considérait une partie d'entre eux comme des combattants "néonazis".

Le Comité international de la Croix-Rouge a exhorté les deux parties à lui accorder l'accès aux prisonniers de guerre et aux internés civils, "où qu'ils soient détenus".

La bataille pour le contrôle de Marioupol a donné lieu à de multiples accusations de crime de guerre par les puissances occidentales, notamment lors de l'attaque d'une maternité.

L'Ukraine a ouvert plus de 12'000 enquêtes pour crimes de guerre depuis le 24 février, selon le Parquet ukrainien.

Vendredi, le sergent Vadim Chichimarine, 21 ans, a admis avoir tué un civil non armé au début de l'offensive, lors du premier procès d'un soldat russe accusé de crimes de guerre depuis le début de l'invasion, dont le verdict est attendu lundi.

Le jeune soldat s'est dit "sincèrement désolé", mais son avocat l'a déclaré "non coupable" de meurtre avec préméditation et de crimes de guerre dans ses plaidoiries finales.

Contre-offensive en juin ?

Après avoir échoué à prendre Kiev et Kharkiv, la deuxième ville ukrainienne (nord-est), la Russie concentre ses efforts militaires dans l'Est et le Sud.

"L'ennemi ne cesse de mener des opérations offensives dans la zone opérationnelle orientale afin d'établir un contrôle total du territoire des régions de Donetsk et de Lougansk et de maintenir le corridor terrestre avec la Crimée temporairement occupée", a indiqué l'état-major des forces ukrainiennes sur Facebook samedi matin.

Dans le bassin houiller du Donbass, partiellement contrôlé depuis 2014 par des séparatistes prorusses, le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou a assuré que la conquête de la région de Lougansk était "presque achevée".

Le porte-parole du ministère ukrainien de la Défense Oleksandre Motouzianyk a avancé que la situation "montrait des signes d'aggravation", et que "les forces d'occupation russe mènent un feu intense sur toute la ligne de front".

"Pendant que nous résistons, nos troupes reçoivent des armes étrangères, se réarment, se regroupent, et je pense qu'en juin nous verrons la contre-attaque", a toutefois assuré dans la nuit de vendredi à samedi le gouverneur local Serguiï Gaïdaï.

A Lozova, une ville de l'Est, au moins huit personnes dont un enfant ont été blessées par une frappe de missile russe sur un centre culturel fraîchement reconstruit, ont annoncé vendredi des responsables ukrainiens.

Des frappes russes avaient fait 12 morts et 40 blessés jeudi à Severodonetsk, dans la région de Lougansk, selon M. Gaïdaï, une attaque qualifiée par M. Zelensky de "brutale et absolument inutile", tandis que les habitants recroquevillés dans les sous-sols décrivaient un interminable calvaire de terreur.

Severodonetsk et Lyssytchansk, séparées par une rivière, constituent la dernière poche de résistance ukrainienne dans la région.

Alors que les négociations menées il y a quelques semaines sous médiation turque sont au point mort, l'Italie a indiqué vendredi avoir proposé la constitution d'un "groupe international de facilitation composé d'organisations internationales" comme l'ONU, l'UE et l'OSCE.

"L'objectif est de travailler pas à pas (...) en partant par exemple des trêves localisées, de l'évacuation des civils, de la possibilité d'ouvrir des couloirs humanitaires sécurisés, et ensuite évidement de monter en puissance pour arriver à un cessez-le-feu général, puis une paix durable avec un véritable accord de paix", a expliqué le ministre italien des Affaires étrangères Luigi Di Maio à Turin.

L'heure est dans l'immédiat à la guerre, et les pays du G7 réunis en Allemagne ont promis vendredi de mobiliser 19,8 milliards de dollars (18,7 milliards d'euros) afin d'aider l'Ukraine à "combler son déficit financier".

La veille, le Congrès américain a débloqué une gigantesque enveloppe de 40 milliards de dollars pour l'Ukraine, visant notamment à permettre à l'Ukraine de s'équiper en blindés et de renforcer sa défense antiaérienne.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Des milliers d'habitants de Pékin placés de force en quarantaine

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Plus de 13'000 habitants du complexe résidentiel Nanxinyuan, dans le sud-est de Pékin, bien que testés négatifs au virus, ont été transportés vers des hôtels d'isolement. (photo symbolique) (© KEYSTONE/EPA/MARK R. CRISTINO)

Des milliers d'habitants de Pékin ont été envoyés de force en quarantaine en pleine nuit de vendredi à samedi, après la découverte de 26 cas de Covid-19 dans leur résidence, selon des images et un avis officiel largement partagés sur les réseaux sociaux.

Plus de 13'000 habitants du complexe résidentiel Nanxinyuan, dans le sud-est de la capitale, bien que testés négatifs au virus, ont été transportés dans la nuit vers des hôtels d'isolementet menacés de représailles s'ils résistaient.

"Les experts ont décidé que tous les résidents de Nanxinyuan seront soumis à une quarantaine à partir de minuit le 21 mai pour sept jours", peut-on lire dans une annonce des autorités sanitaires du district de Chaoyang. "Veuillez coopérer, sinon vous subirez les conséquences légales", ont-elles ajouté.

Des photos sur les sociaux ont montré des centaines de personnes faisant la queue avec leurs bagages dans l'obscurité pour monter dans des autocars devant la résidence.

"Certains d'entre nous ont été enfermés pendant 28 jours depuis le 23 avril, et nous avons tous été testés négatifs depuis", s'est plaint un résident sur Weibo. "Beaucoup de mes voisins sont âgés ou ont de jeunes enfants."

Les habitants ont été priés d'emballer leurs vêtements et leurs biens essentiels, et informés que leurs logements allaient être désinfectés, selon des discussions sur Weibo.

Forte flambée

Pékin est confrontée à sa plus forte flambée de contaminations depuis le début de la pandémie. Le variant Omicron a infecté plus de 1300 personnes depuis fin avril, entraînant la fermeture indéfinie des restaurants, des écoles et des sites touristiques.

La Chine mène une politique draconienne de "zéro Covid": fermeture des frontières, tests massifs, confinements de villes entières et quarantaines forcées pour les cas contact. Le mois dernier, des milliers de résidents de Shanghai avaient été envoyés dans des centres de quarantaine improvisés à des centaines de kilomètres de là, alors que la métropole de 25 millions d'habitants combattait une flambée épidémique.

Sur Weibo, des internautes exprimaient samedi leur inquiétude de voir Pékin adopter une approche similaire à celle de Shanghai, où les habitants subissent depuis des semaines un confinement qui a privé de nombreuses personnes d'un accès adéquat à la nourriture et aux soins.

"C'est exactement la même chose qu'à Shanghai, la première étape est de couper l'eau et l'électricité, puis d'exiger des clés... puis de désinfecter les maisons. Les appareils électriques, les meubles en bois, les vêtements, la nourriture... Ils sont tous fichus", peut-on lire dans un commentaire qui affichait plus de 300 likes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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