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Israël-Hamas: nouvel échange d'otages contre prisonniers prévu au troisième jour de trêve

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Profitant de la trêve, des Palestiniens font la queue à Khan Younes pour obtenir du gaz leur permettant de cuire leurs aliments. (© KEYSTONE/AP/Fatima Shbair)

Un nouvel échange d'otages du Hamas contre des prisonniers palestiniens est prévu dimanche au 3e jour de la trêve entre Israël et le mouvement gouvernant Gaza. Le Hamas confirme en outre la mort d'un haut chef militaire et de trois cadres.

La branche armée du mouvement palestinien a annoncé la mort du commandant militaire de la Brigade du nord de Gaza. Ahmed al-Ghandour était aussi membre du Conseil militaire du Hamas. Parmi les trois autres cadres nommés figure Ayman Siam, présenté comme le chef des unités de tirs de roquettes.

Signe de la fragilité de la trêve, les libérations de samedi ont été retardées de plusieurs heures, le Hamas accusant Israël de ne pas respecter les termes de l'accord conclu mercredi sous l'égide du Qatar, avec l'appui des Etats-Unis et de l'Egypte.

Dans le même temps, les camions d'aide humanitaire continuent à entrer par centaines dans la bande de Gaza, assiégée et dévastée par sept semaines de bombardements israéliens meurtriers en représailles à l'attaque du mouvement islamiste palestinien contre Israël le 7 octobre.

Au total, le Hamas a déjà remis vendredi et samedi au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) 41 otages israéliens et étrangers détenus à Gaza, pendant qu'Israël a libéré 78 prisonniers palestiniens.

L'accord prévoit l'échange de 50 otages du Hamas contre 150 prisonniers palestiniens tout au long des quatre jours de cette trêve, qui peut être prolongée et offre un premier répit à la population de Gaza.

Liste des otages qui doivent être libérés

Le gouvernement israélien a indiqué disposer de la liste des personnes enlevées qui doivent être libérées dimanche, mais n'a dévoilé ni leur identité, ni leur nombre, ni l'heure prévue.

Le porte-parole de l'armée israélienne Doron Spielman a évoqué une "tactique dilatoire" du Hamas dans le cadre de la "guerre psychologique", après la libération retardée, samedi soir, de 17 otages.

Les brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du mouvement islamiste, ont diffusé une vidéo montrant les 13 Israéliens et quatre Thaïlandais montant dans des 4x4 du CICR peu avant minuit. Une jeune femme, une cheville bandée et marchant avec des béquilles, a été allongée sur un brancard. Tous sont arrivés en Israël peu après, via l'Egypte.

A Tel-Aviv, des dizaines de milliers de manifestants se sont rassemblés samedi soir sur la Place des otages. "Sortez-les de l'enfer", pouvait-on lire sur une banderole.

Près de 15'000 morts à Gaza

L'armée a estimé à 240 le nombre total d'otages enlevés par le Hamas le 7 octobre. Selon les autorités israéliennes, 1200 personnes, en majorité des civils, ont été tuées lors de l'attaque.

En représailles, Israël a promis d'"éliminer" le Hamas, bombardant sans relâche le territoire palestinien et lançant le 27 octobre une offensive terrestre, jusqu'à la trêve.

Dans la bande de Gaza, 14'854 personnes, en écrasante majorité des civils, dont 6150 âgées de moins de 18 ans, ont été tuées par les bombes israéliennes, selon le gouvernement du Hamas.

Détenus israéliens libérés

Tard samedi, Israël a annoncé avoir libéré un second groupe de 39 prisonniers palestiniens, tous des femmes et des jeunes de moins de 19 ans, comme la veille.

En Cisjordanie occupée, des convois de voitures où flottaient des drapeaux des différents mouvements palestiniens, Hamas en tête, ont défilé dans les rues, escortant un bus du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) qui transportait les détenus libérés.

"Longue vie à la résistance et longue vie à tous ceux qui l'ont soutenue", a lancé un prisonnier libéré, Wael Bilal Mashy, acclamé par la foule à son retour à Al-Bireh.

Prisonnière célèbre à Jérusalem-Est

A Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, les célébrations ont été plus discrètes. Les membres des forces de sécurité israéliennes casqués et armés étaient particulièrement nombreux dans la maison d'Israa Jaabis, 39 ans, la prisonnière la plus connue de la liste.

Elle avait été condamnée à 11 ans de prison pour avoir fait exploser une bonbonne de gaz qu'elle transportait dans le coffre de sa voiture à un barrage en 2015, blessant un policier. Sa photo dans un tribunal israélien, levant ses doigts atrophiés, le visage en partie brûlé, est régulièrement brandie pour illustrer les souffrances des prisonniers palestiniens.

"J'ai honte de parler de réjouissance alors que toute la Palestine est blessée", a-t-elle affirmé à des journalistes dans le salon familial dans son quartier de Jabal Moukkaber, aux côtés de son fils Moatassem, 13 ans. "Ils doivent libérer tout le monde", a-t-elle plaidé.

Le chef d'état-major de l'armée israélienne, le général Herzi Halevi, a lui prévenu que la guerre n'était pas finie. "Nous recommencerons à attaquer Gaza dès que la trêve sera terminée", a-t-il assuré.

Convois humanitaires à Gaza

L'accord de trêve inclut aussi l'entrée d'aide humanitaire et de carburant à Gaza, où Israël a imposé un siège total depuis le 9 octobre. Ces cargaisons, dont l'entrée depuis l'Egypte est soumise au feu vert israélien, arrivaient ces dernières semaines au compte-gouttes.

Un total de 248 camions chargés d'aide sont entrés samedi dans la bande de Gaza, dont 61 ont livré de l'eau, de la nourriture et du matériel médical dans le nord du territoire, selon l'ONU.

Des habitants rentrent malgré la menace

L'armée israélienne considère le tiers nord de l'enclave comme une zone de combats abritant le centre des infrastructures du Hamas. Elle a ordonné à la population de partir et interdit à quiconque d'y revenir.

Malgré cet avertissement, des milliers d'habitants de Gaza déplacés ont profité de la pause dans les combats pour tenter de rentrer chez eux dans le nord. Selon le ministère de la Santé du Hamas, sept de ces personnes ont été blessées samedi par des tirs israéliens.

Ville de Gaza en ruines

"Nous sommes sans armes. Nous sommes des civils", déclare Mahmoud Masood, debout entre les décombres à Jabaliya, dans le nord. "Pourquoi ont-ils détruit nos maisons?"

Dans la ville de Gaza transformée en champ de ruines, des habitants, certains trainant de maigres baluchons, parcouraient dans la poussière, entre les amas de gravats, les rues bordées d'immeubles dévastés, selon des images de l'AFP.

Plus de la moitié des logements du territoire ont été endommagés ou détruits, selon l'ONU, et 1,7 million de personnes ont été déplacées, sur 2,4 millions d'habitants.

Nouveaux morts en Cisjordanie

Huit Palestiniens ont par ailleurs été tués en 24 heures lors de plusieurs incidents avec l'armée israélienne en Cisjordanie, selon le ministère palestinien de la Santé. Le territoire est occupé par Israël depuis 1967 en violation du droit international.

Les hôpitaux du sud de la bande de Gaza ont continué samedi à recevoir de nombreux blessés évacués du nord. Mais selon Ashraf al-Qidreh, porte-parole du ministère de la Santé du Hamas, "ils n'ont plus ni la capacité d'accueil ni l'équipement" pour faire face à cet afflux.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Quatre sur quatre pour les Suisses à Garmisch

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Gregor Deschwanden a terminé 19e de la qualification à Garmisch (© KEYSTONE/EPA/ANNA SZILAGYI)

Les quatre sauteurs suisses en lice ont passé l'écueil de la qualification jeudi à Garmisch, théâtre de la deuxième étape de la Tournée des Quatre tremplins.

Gregor Deschwanden a réalisé la meilleure performance helvétique en se classant 19e. Le Lucernois s'est posé à 132,5 mètres pour devancer de peu son coéquipier Sandro Hauswirth, 23e avec 133,5 mètres. Le vétéran Simon Ammann (39e) a validé son ticket en atterrissant à 124,5 mètres, alors que Juri Kesseli a profité d'une disqualification pour décrocher la 50e et dernière place qualificative.

Kesseli aura l'honneur d'affronter Domen Prevc, vainqueur du concours d'Oberstdorf ainsi que de la qualification mercredi, en première manche de ce saut du Nouvel An. Deschwanden en découdra avec le Kazakhe Ilya Mizernykh, Hauswirth avec l'Allemand Ben Bayer et Ammann avec le Polonais Kacper Tomasiak.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

La région Pacifique est passée en 2026

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Des centaines de milliers de spectateurs ont admiré le feu d'artifice à Sydney pour fêter le passage à 2026. (© KEYSTONE/EPA/DAN HIMBRECHTS)

Les pays du Pacifique ont les premiers à célébrer le passage à la nouvelle année. Plusieurs feux d'artifice ont été tirés, mais l'ambiance était lourde à Sydney, suite à l'attentat antisémite qui a eu lieu le 14 décembre.

En Nouvelle-Zélande, la capitale Wellington s'est illuminée de feux d'artifice, donnant le coup d'envoi à une chaîne de festivités dans le monde.

A Sydney, qui s'est proclamée "capitale mondiale du Nouvel An", l'événement a été assombri par l'attentat antisémite ayant fait 15 morts à la mi-décembre sur l'une de ses plages emblématiques.

Une minute de silence a été observée à 23h00 (13h00 suisses) par la foule, que sillonnaient des patrouilles de policiers lourdement armés, tandis que le célèbre pont du port s'illuminait d'une lumière blanche pour symboliser la paix.

"Là, maintenant, la joie que nous ressentons habituellement au début de la nouvelle année est tempérée par la tristesse de l'année écoulée", a déclaré le Premier ministre australien, Anthony Albanese, dans un message vidéo.

Rio vise un record

Des centaines de milliers de spectateurs se sont massés sur les quais de Sydney pour admirer l'énorme feu d'artifice tiré à minuit, pendant que des bateaux s'assuraient les meilleurs emplacements à proximité du célèbre opéra. "J'ai toujours rêvé d'assister à ce feu d'artifice et je suis ravie d'être ici", a confié Susana Suisuikli, une touriste anglaise.

A Hong Kong, le grand feu d'artifice prévu dans la baie Victoria a carrément été annulé en hommage aux 161 personnes mortes dans l'incendie d'un complexe d'habitations en novembre.

Au Brésil, à Rio de Janeiro, la "plus grande célébration du Nouvel An" reconnue par le Guiness des records, s'annonce grandiose avec 2,5 millions de fêtards sur la plage de Copacabana.

Douze minutes de feux d'artifice et 1200 drones doivent illuminer le ciel carioca. Treize scènes ont été installées pour des concerts gratuits dans toute la ville.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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Football

Mbappé absent au moins trois semaines

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Mbappé est au repos forcé pour au moins 3 semaines (© KEYSTONE/AP/Manu Fernandez)

Kylian Mbappé sera absent au moins trois semaines, a indiqué mercredi le Real Madrid dans un communiqué. La star française souffre d'une entorse du genou gauche.

Le Real Madrid souligne dans son communiqué que son état serait réévalué prochainement. Mbappé est touché au ligament externe du genou, selon une source proche du joueur.

Le capitaine des Bleus, qui a passé une IRM mercredi, devrait rater plusieurs matches de championnat, mais aussi la Supercoupe d'Espagne du 7 au 11 janvier en Arabie saoudite et probablement la rencontre contre son ancien club, Monaco, en Ligue des champions le 20 janvier.

Depuis le début de la saison, le no 10 a enchainé les matches avec le Real Madrid, qui se repose sur lui offensivement ces dernières semaines. Le 20 décembre, il a égalé le record de Cristiano Ronaldo (2013) avec un 59e but inscrit en 2025.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Le Bangladesh a fait ses adieux à son ex-Première ministre

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Une véritable marée humaine a rendu hommage à son ex-Première ministre (archives). (© KEYSTONE/AP/Mahmud Hossain Opu)

Une foule immense a assisté mercredi à Dacca aux funérailles nationales de l'ancienne Première ministre Khaleda Zia. Cette personnalité a marqué la vie politique du Bangladesh pendant 40 ans.

Les drapeaux ont été mis en berne au lendemain du décès à 80 ans de la première femme à avoir exercé les fonctions de Première ministre dans cette nation d'Asie du Sud de 170 millions d'habitants.

Des milliers d'agents des forces de l'ordre ont été déployés le long des artères de la capitale empruntées par le convoi funéraire pavoisé aux couleurs du drapeau national.

Des prières ont été dites autour de son cercueil et, pour ces funérailles nationales, une marée humaine portant le deuil s'est rassemblée devant le Parlement. Dans la foule, beaucoup brandissaient le drapeau national ou celui du Parti nationaliste du Bangladesh (BNP) de l'ex-dirigeante.

Minhaz Uddin, 70 ans, un haut fonctionnaire retraité, explique n'avoir jamais voté pour elle mais avoir tenu à rendre hommage à celle qui fut trois fois Première ministre.

"Je suis venu avec mon petit-fils pour dire adieu à une grande figure de la vie politique, dont les contributions resteront à jamais dans les mémoires", a-t-il confié, derrière une barrière surmontée de fil de fer barbelé.

"Son héritage demeure"

Malgré sa santé défaillante, Mme Zia avait annoncé son intention de mener la campagne du BNP pour les premières législatives depuis le soulèvement populaire de l'été 2024 et de briguer un siège au Parlement.

Elle avait été propulsée à la tête du BNP après l'assassinat de son mari Ziaur Rahman pendant le coup d'Etat militaire de 1981.

"Elle n'est plus là, mais son héritage demeure - et le BNP aussi", a confié Jenny Parvez, 37 ans, qui a fait plusieurs heures de route pour assister au passage du cortège funéraire.

Tarique Rahman, fils de Mme Zia et président par intérim du BNP, est rentré au Bangladesh le 25 décembre pour conduire la campagne électorale, après 17 ans d'un exil volontaire au Royaume?Uni.

A 60 ans, il est pressenti pour prendre la tête du gouvernement en cas de victoire de son parti, donné favori pour le scrutin du 12 février 2026.

Le chef du gouvernement provisoire et prix Nobel de la paix Muhammad Yunus a décrété trois jours de deuil national.

"Une grande protectrice"

Les funérailles se sont tenues mercredi après-midi devant le Parlement et l'ex-cheffe du gouvernement a ensuite été inhumée aux côtés de son mari.

Des dirigeants ainsi que des officiers de l'armée ont déposé des gerbes, et un clairon a retenti.

Le pays "a perdu une grande protectrice", a déclaré dans un communiqué M. Yunus, saluant "son leadership inflexible".

"Le pays pleure la perte d'une figure tutélaire qui a façonné ses aspirations démocratiques", a déclaré son fils dans un communiqué.

Elle "a enduré des arrestations à répétition, le refus de soins médicaux et une persécution incessante", a-t-il ajouté, mais "sa résilience (...) était inébranlable".

Gravement malade, Khaleda Zia avait été admise fin novembre dans le service de soins intensifs d'un établissement privé de Dacca pour une infection pulmonaire.

"Une source d'inspiration"

Sa santé était fragile depuis son incarcération pour corruption en 2018, sous le règne de sa grande rivale Sheikh Hasina qui a dirigé le pays d'une main de fer pendant 15 ans jusqu'à la chute de son régime en août 2024. Mme Zia avait été libérée quelques mois après.

Le Premier ministre indien Narendra Modi a dit espérer que "sa vision et son héritage continuer(aient) de guider notre relation".

Des déclarations inattendues dans le contexte des relations très tendues entre les deux pays voisins.

L'Inde était l'un des principaux soutiens de l'ex-Première ministre Sheikh Hasina qui vit, depuis sa chute, en exil sur son territoire .

Le ministre indien des Affaires étrangères, Subrahmanyam Jaishankar, s'est rendu à Dacca pour assister aux funérailles, a indiqué New Delhi. C'est la visite du plus haut responsable du gouvernement indien depuis le renversement de l'ex-Première ministre. Il a indiqué avoir rencontré M. Rahman et lui avoir présenté les "plus profondes condoléances" de l'Inde.

En novembre dernier, elle a été condamnée à mort par contumace pour avoir ordonné la répression meurtrière des manifestations de l'été 2024.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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