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France: la gauche promet la "rupture" pour barrer l'extrême droite

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Raphaël Glucksmann soutient le programme de l'union de gauche, mais sans Jean-Luc Mélanchon. (© KEYSTONE/AP/Thomas Padilla)

La gauche française a mis de côté ses divisions sur l'Ukraine ou le Proche-Orient pour présenter vendredi un programme de "rupture" aux législatives. Elle veut empêcher l'arrivée au pouvoir de l'extrême droite, qui promet un gouvernement "d'union nationale".

Après la déroute du camp présidentiel aux européennes et la dissolution de l'Assemblée décidée par Emmanuel Macron, les principaux partis de gauche se sont retrouvés vendredi à Paris pour célébrer une union arrachée de haute lutte et détailler leur feuille de route en cas de succès aux législatives des 30 juin et 7 juillet.

Constitué à la hâte face au Rassemblement national (RN, extrême droite) après son triomphe aux européennes, le "Nouveau Front populaire" promet notamment d'augmenter le salaire minimum, de revenir sur la très impopulaire réforme des retraites, et de rétablir l'impôt sur la fortune.

Compromis sur l'international

Fruit de négociations sous tension, son programme commun dessine également un compromis sur les questions internationales qui ont divisé la gauche et fait exploser sa précédente coalition.

Sur le Proche-Orient, il appelle ainsi "à agir pour la libération des otages détenus depuis les massacres terroristes du Hamas (...) et pour la libération des prisonniers politiques palestiniens".

Principale force à gauche, le parti de La France insoumise (LFI, gauche radicale) a jusqu'à présent refusé d'assimiler le Hamas palestinien à un mouvement terroriste, en rupture avec la position de la France et de l'Union européenne.

Sur la guerre en Ukraine, autre point de crispation, la coalition s'engage à "défendre indéfectiblement la souveraineté et la liberté du peuple ukrainien" et à assurer à Kiev les livraisons d'armes "nécessaires".

Polémique autour de Jean-Luc Mélenchon

Reste toutefois le débat sur l'identité de celui ou celle qui, à gauche, pourrait devenir Premier ministre.

Arrivé en tête à gauche aux européennes, l'eurodéputé social-démocrate Raphaël Glucksmann a appelé vendredi à rejeter l'hypothèse Jean-Luc Mélenchon, tribun de la gauche radicale accusé notamment de positions ambigües sur l'antisémitisme.

L'ancien candidat LFI à la présidentielle a récemment créé la polémique en affirmant que l'antisémitisme était "résiduel" en France en dépit de chiffres officiels faisant état d'une flambée d'actes antijuifs.

Dans son programme commun, le Nouveau Front populaire affirme au contraire que "les actes racistes, antisémites et islamophobes (...) connaissent une explosion inquiétante, sans précédent".

Le RN veut élargir ses soutiens

A l'extrême droite, pressenti pour être Premier ministre en cas de victoire, le président du RN Jordan Bardella a fait vendredi de cette gauche unie "son principal adversaire" aux législatives, alors que le camp macroniste est distancé dans les sondages.

Crédité de plus de 30% d'intentions de vote, le RN cherche à élargir ses soutiens afin d'accéder pour la première fois de son histoire au pouvoir. Sa cheffe de file, Marine Le Pen, a promis vendredi que le parti formerait "un gouvernement d'union nationale" pour "sortir la France de l'ornière" et annoncé "un certain nombre de surprises dimanche", date limite de dépôt des candidatures.

Le parti, héritier du Front national cofondé en 1972 par un Waffen-SS, continue toutefois d'inquiéter une partie du pays.

Deuxième YouTubeur le plus suivi de France avec 19 millions d'abonnés, Squeezie a mis en garde contre "une montée drastique de l'extrême droite" et des mobilisations contre le RN sont prévues ce week-end dans le pays, à l'appel des syndicats.

PLusieurs milliers de manifestants à Montpellier (sud) et près de 2000 à Lyon (sud-est) ont défilé vendredi soir contre l'extrême droite, donnant le coup d'envoi de ce long week-end de manifestations.

Recours en justice

Sur le plan politique, son parti a engrangé récemment plusieurs ralliements dont celui d'Eric Ciotti, président de la principale formation de droite, Les Républicains (LR), plongé dans une crise profonde.

Pour s'être allié avec le RN, M. Ciotti a été exclu par les instances de son parti, mais le tribunal judiciaire de Paris a invalidé vendredi son exclusion de la présidence des Républicains.

Face à cette recomposition politique accélérée, le Premier ministre Gabriel Attal a dénoncé "des accords de boutique" à droite comme à gauche.

Depuis Bari, en Italie, où il participe au sommet du G7, Emmanuel Macron a dit jeudi espérer que l'approche des JO de Paris (26 juillet-11 août) dissuade les Français de choisir des dirigeants "pas prêts" à assurer l'organisation de l'évènement. M. Bardella lui a répondu sur X en affirmant qu'il ne "modifierait pas" le "dispositif" des JO s'il dirigeait le futur gouvernement.

L'incertitude dans le pays préoccupe en tout cas les marchés : La Bourse de Paris a signé sa pire semaine depuis mars 2022 (-6,23%) et effacé ses gains de l'année.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Xi accueille Trump à Pékin pour un sommet des grandes puissances

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Xi Jinping et Donald Trump se sont serré la main au bas des marches du palais du Peuple, à Pékin, à côté de l'immense place Tiananmen. (© KEYSTONE/EPA/Maxim Shemetov / POOL)

Le président chinois Xi Jinping a accueilli son homologue américain Donald Trump en grande pompe jeudi à Pékin dans le cadre d'une visite d'Etat de trois jours. Ils se sont serré la main devant le monumental palais du Peuple, avant d'entamer les discussions.

Les deux hommes en costume sombre ont écouté jouer les hymnes nationaux et ont passé en revue une garde militaire au son d'une salve de canons, puis ont foulé le tapis rouge devant une foule d'enfants portant des fleurs et agitant les drapeaux des deux pays en scandant "bienvenue, bienvenue, chaleureuse bienvenue!"

Le président américain a qualifié sa rencontre avec M. Xi d'"honneur comme j'en ai peu connu". "C'est un honneur d'être à vos côtés. C'est un honneur d'être votre ami et les relations entre la Chine et les Etats-Unis vont être meilleures que jamais", a dit M. Trump. "Nous allons avoir ensemble un avenir fabuleux", a-t-il renchéri.

Le président chinois a répondu à Donald Trump être "heureux" de le recevoir. "La coopération profite aux deux parties, tandis que la confrontation nuit aux deux. Nous devons être des partenaires, pas des rivaux. Nous devons nous entraider pour réussir et prospérer ensemble, traçant ainsi une nouvelle voie, celle de la bonne entente entre grandes puissances en cette nouvelle ère", a ajouté M. Xi, soulignant que le monde était "à la croisée des chemins".

Ils sont ensuite entrés dans le vif des sujets de désaccord qui abondent, avec leurs retombées mondiales, du commerce à l'Iran en passant par Taïwan.

Première visite depuis 2017

La Chine a voulu recevoir Donald Trump avec faste pour la première visite d'un président américain depuis celle que l'actuel locataire de la Maison-Blanche avait lui-même effectuée en 2017. M. Xi donne un banquet en son honneur jeudi soir. Vendredi, il partage le thé puis le déjeuner avec lui.

Ces marques d'attention envers un invité connu pour son goût du faste et qui a reporté ce voyage initialement prévu à la fin mars à cause de la guerre en Iran ne feront pas disparaître les multiples motifs de crispation qui attendent les deux présidents dans leurs discussions à huis clos programmées après la cérémonie d'accueil.

En 2017 lors de sa première visite, Donald Trump, alors accompagné de son épouse Melania contrairement à cette fois, avait reçu un accueil somptueux, avec réception privée dans la majestueuse Cité Interdite. Quelques semaines plus tard, il avait déclenché une salve de droits de douane et de restrictions sur les produits chinois.

Il a recommencé après son retour à la Maison-Blanche en 2025, provoquant une guerre commerciale aux effets ressentis sur toute la planète, avant une trêve conclue avec M. Xi en octobre.

Accompagné de patrons

L'avenir des échanges entre les deux plus grandes économies mondiales s'annonce comme l'un des sujets du sommet, précédé mercredi par des pourparlers commerciaux et économiques entre délégations américaine et chinoise en Corée du Sud.

En haut de la liste de voeux de Washington figurent des accords dans le domaine de l'agriculture et peut-être la confirmation d'une commande massive d'appareils auprès de Boeing. M. Trump a emmené le directeur de l'avionneur, Kelly Ortberg, mais aussi Elon Musk et les patrons d'Apple ou du géant des puces électroniques Nvidia.

En route pour la Chine, M. Trump a dit sur les réseaux sociaux qu'il presserait M. Xi d'"ouvrir" son pays aux entreprises américaines. Avec l'excédent commercial chinois, les pratiques déloyales ou les violations de propriété intellectuelle imputées à la Chine, les obstacles à l'accès au marché chinois sont l'un des grands griefs des Etats-Unis, comme d'autres pays développés, à l'encontre de Pékin.

Les autres points de friction ne manquent pas: approvisionnements en terres rares ou en semi-conducteurs, Taïwan, auxquels est venue s'ajouter fin février la guerre en Iran.

Selon le gouvernement américain, M. Trump entend faire pression pour que la Chine, un partenaire stratégique et économique primordial de l'Iran - elle est le principal pays importateur de son pétrole -, use de son influence en vue d'une sortie de crise dans le golfe Persique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Les Emirats arabes unis démentent une visite de Netanyahou

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Selon le bureau de Benyamin Netanyahou, le premier ministre israélien a été reçu par le président, cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyane (archives). (© KEYSTONE/EPA/THE UAE PRESIDENTIAL COURT / HANDOUT)

Les Emirats arabes unis ont démenti mercredi des "informations qui circulent" faisant état d'une visite du premier ministre israélien Netanyahou ou d'une délégation militaire dans le pays. C'est l'un des rares pays arabes à avoir normalisé ses relations avec Israël.

Le bureau du premier ministre israélien a affirmé mercredi que Benyamin Netanyahou s'est rendu en secret pendant la guerre avec l'Iran aux Emirats arabes unis et y a été reçu par le président, cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyane. Le bureau du chef du gouvernement israélien avait salué une "avancée historique".

"Les Emirats arabes unis réaffirment que leurs relations avec Israël sont publiques et s'inscrivent dans le cadre des accords d'Abraham, bien connus et officiellement proclamés, et qu'elles ne reposent pas sur des arrangements opaques ou non officiels. Par conséquent, toute allégation concernant des visites non annoncées ou des accords tenus secrets est totalement infondée", a écrit le ministère émirati des affaires étrangères.

Mardi, l'ambassadeur des Etats-Unis en Israël, Mike Huckabee, avait pour sa part affirmé qu'Israël avait envoyé aux Emirats arabes unis des systèmes de défense antiaérienne, ainsi que du personnel chargé de les faire fonctionner, pendant la guerre au Moyen-Orient au cours de laquelle le pays du golfe Persique avait été visé presque tous les jours par des missiles et des drones provenant d'Iran.

Les EAU, qui possèdent d'importantes réserves pétrolières, sont l'un des principaux alliés des Etats-Unis dans la région et comptent parmi les rares pays arabes ayant normalisé leurs relations avec Israël, à la suite de la signature d'accords durant le premier mandat du président américain Donald Trump en 2020.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Perpétuité pour une meurtrière qui a écrit un livre sur le deuil

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Kouri Richins, à droite sur le cliché, a clamé son innocence tout au long de son procès (archives). (© KEYSTONE/AP/Trent Nelson)

Une Américaine, qui a défrayé la chronique en écrivant un livre pour enfants sur le deuil, a été condamnée mercredi à la perpétuité incompressible pour avoir empoisonné son mari, selon plusieurs médias américains. Elle avait été reconnue coupable de meurtre en mars.

Kouri Richins, mère de trois enfants, "est trop dangereuse pour être libre", a estimé le juge, selon le Salt Lake Tribune. Cette affaire a secoué l'Utah (ouest) et fait grand bruit aux Etats-Unis, car, dans les mois suivant la mort de son mari, la meurtrière avait écrit un livre pour enfants intitulé "Are You With Me?" ("Es-tu avec moi?"), destiné à faciliter le deuil de ses trois garçons.

Selon l'accusation, elle a tué son conjoint en mars 2022 en lui servant un cocktail dans lequel elle avait glissé du fentanyl, un opioïde de synthèse ultra-puissant. La boisson contenait cinq fois la dose létale.

Quelques semaines plus tôt, elle avait déjà essayé de l'empoisonner en glissant du fentanyl dans son sandwich, ce qui l'avait rendu extrêmement malade.

Jackpot après la mort

Sa mort lui a permis d'hériter de quatre millions de dollars et de toucher deux millions des assurances décès qu'elle avait ouvertes derrière son dos, selon l'accusation. Mme Richins, 36 ans, a clamé son innocence tout au long de son procès et a maintenu son discours devant le tribunal mercredi.

"Je suis brisée, brisée sans votre père, brisée sans vous, les garçons", a-t-elle assuré en s'adressant à ses enfants, a rapporté le Salt Lake Tribune. "Dieu ne m'a pas mise dans ce monde pour ôter une vie". Elle a également reconnu des infidélités dans leur couple.

"Je suis tombée amoureuse de quelqu'un qui n'était pas votre père. Votre père est tombé amoureux de quelqu'un qui n'était pas moi", a-t-elle retracé, en conseillant à ses garçons de ne pas garder de secrets et de "toujours faire passer votre conjoint en premier".

Les trois enfants, qui étaient âgés de 9 ans, 7 ans et 5 ans au moment où leur père est mort, avaient eux préparé des lettres qui ont été lues par leurs psychologues devant le juge.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Ukraine: importante attaque aérienne en cours sur Kiev

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Des explosions ont secoué Kiev tôt jeudi matin (archives). (© KEYSTONE/AP)

La capitale ukrainienne Kiev faisait l'objet tôt jeudi d'une importante attaque aérienne russe, ont constaté des journalistes de l'AFP. Plusieurs explosions ont été entendues ainsi que des tirs de défense antiaérienne.

"L'ennemi frappe Kiev avec des drones et des missiles balistiques", a détaillé le maire de la ville, Vitali Klitschko, appelant sur le réseau social Telegram la population à se mettre à l'abri.

Après une trêve de trois jours à l'occasion de commémorations de la fin de la seconde guerre mondiale, les attaques quotidiennes de la Russie sur les villes ukrainiennes ont repris dans la nuit de lundi à mardi. Mercredi, Moscou a lancé au moins "800 drones" sur le pays, selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

En janvier, près de 15'000 civils ukrainiens avaient été tués et 40'600 blessés depuis le début de l'invasion russe le 24 février 2022, selon un rapport de la mission de surveillance des droits de l'homme de l'ONU en Ukraine (HRMMU), publié à cette date.

L'année 2025 a été la plus meurtrière après 2022, avec plus de 2500 civils tués, selon ce document.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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