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Économie

Gouvernent français: un mélange de politiques et de techniciens

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C'est désormais à Laurent Nunez que revient la difficile tâche de présenter le budget pour la France. (© KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON)

Le Premier ministre français Sébastien Lecornu, tout juste reconduit, a dévoilé dimanche soir un gouvernement composé de politiques et de techniciens peu connus du grand public et issus de la société civile, pour tenter d'extirper la France de l'instabilité politique.

Comme pour éloigner la menace d'une censure immédiate, M. Lecornu a fait savoir que ce nouvel exécutif était "nommé pour donner un budget à la France avant la fin de l'année".

C'est le macroniste Roland Lescure qui a désormais la lourde tâche de présenter un projet de budget 2026 acceptable par le Parlement, alors la dette du pays atteint 3.300 milliards d'euros, plus de 115% du PIB.

M. Lecornu, qui avait démissionné lundi au lendemain de l'annonce de son premier gouvernement avant d'être renommé vendredi par le président Emmanuel Macron, semble avoir tiré les leçons de la semaine dernière, lorsqu'il s'était attiré la colère de la classe politique en reconduisant la plupart des ministres de son prédécesseur François Bayrou, et en faisant revenir l'ex-ministre des Finances Bruno Le Maire aux Armées.

Contraint de former un nouveau gouvernement dans l'urgence afin de déposer un projet de budget en début de semaine, M. Lecornu a certes maintenu à la Justice Gérald Darmanin et aux Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, ainsi que Rachida Dati à la Culture.

Mais c'est le préfet de Paris Laurent Nuñez qui succède au chef de file du parti de droite Les Républicains (LR), Bruno Retailleau, au ministère de l'Intérieur. Le patron sortant de la compagnie publique ferroviaire SNCF, Jean-Pierre Farandou, prend lui la tête du ministère du Travail.

Parmi les autres entrées dans le gouvernement Lecornu 2, l'ex-présidente de l'ONG WWF France Monique Barbut, envoyée spéciale d'Emmanuel Macron au "One Planet Summit" Biodiversité en 2020-2021, se voit confier la Transition écologique. Et Edouard Geffray l'Education nationale, en remplacement de l'ex-Première ministre Elisabeth Borne.

"Une seule chose compte: l'intérêt du pays", a assuré sur X M. Lecornu, en remerciant les ministres "qui s'engagent dans ce gouvernement en toute liberté au-delà des intérêts personnels et partisans".

La question est désormais de savoir combien de temps cet exécutif va tenir alors que le pays traverse une période inédite d'instabilité politique depuis la dissolution de l'Assemblée nationale en juin 2024, qui a abouti à une chambre sans majorité, divisée entre la gauche, le centre droit et l'extrême droite.

Avenir fragile

Quatre Premiers ministres se sont succédé depuis.

Surtout, le temps presse pour que la France se dote bien d'un budget pour 2026: le Parlement doit disposer, selon la Constitution, d'au moins 70 jours pour examiner un projet de budget avant le 31 décembre.

M. Macron étant attendu lundi en Egypte au "Sommet pour la paix" à Gaza, le texte sera présenté mardi matin en Conseil des ministres.

L'avenir de ce gouvernement est très fragile: à l'exception du Parti socialiste (PS), l'ensemble de la gauche a d'ores et déjà appelé à sa censure immédiate, de même que le Rassemblement national (RN, extrême droite) et ses alliés.

Mais le groupe socialiste (69 députés) menace aussi de censure, agacé par quatre semaines de tractations infructueuses concernant ses demandes. Il souhaite en particulier la suspension immédiate et complète de la réforme des retraites, la plus emblématique du second quinquennat de M. Macron, adoptée au forceps en 2023 pour repousser l'âge de départ légal à 64 ans malgré des mois de manifestations.

De son côté, le parti LR a a assuré le gouvernement de son "soutien texte par texte" au Parlement, ce qui équivaut à une non-censure.

Une éventuelle nouvelle dissolution de l'Assemblée par M. Macron, qui n'a pas publiquement écarté cette option, pourrait profiter au RN d'après les sondages, qui s'étaient cependant largement trompés en la matière en 2024.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Plus de 145'000 signatures pour une place financière suisse durable

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L'initiative pour une place financière suisse durable a été lancée en novembre 2024 (archives). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

La place financière suisse doit prendre ses responsabilités en matière de protection du climat et de la nature, estime une alliance de la politique, de l'économie et des ONG. Une initiative populaire en ce sens, munie de plus de 145'000 signatures, a été déposée jeudi.

L'initiative populaire "pour une place financière suisse durable et tournée vers l'avenir" demande que des règles contraignantes s'appliquent aux activités financières qui présentent des risques climatiques et environnementaux. Les mesures prises jusqu'à présent, les solutions volontaires et l'autorégulation ne suffisent pas, selon les initiants.

Dans un communiqué, ils avancent que la place financière suisse est responsable d'un volume d'émissions de CO2 bien supérieur aux émissions nationales totales. Cela sape les efforts faits dans le pays pour préserver le climat.

Il faut donc réorienter les flux financiers, de sorte à accélérer la transition vers une économie durable et à renforcer la position de la Suisse à long terme. De telles règles existent déjà dans d'autres places financières.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

La plateforme valaisanne eConstruction est pleinement déployée

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La plateforme valaisanne eConstruction compte environ 17'000 utilisateurs à ce jour (image symbolique). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Le canton du Valais a achevé le déploiement de sa plateforme eConstruction, dévolue aux demandes d'autorisation de construire au sein de l'Etat du Valais et des communes. Première plateforme de ce type entièrement numérique en Suisse, elle compte environ 17'000 utilisateurs.

Le programme eConstruction a été lancé en 2019. Son déploiement dans les 122 communes et les services cantonaux "permet désormais de gérer entièrement en ligne les demandes, du dépôt à la décision", indique jeudi le canton dans un communiqué.

Cette évolution "simplifie les démarches, améliore la coordination entre les acteurs et réduit les délais de consultation, tout en générant une économie de 7,5 millions de pages A4 par an."

Près de 300 personnes ont été formées au sein des communes et des services cantonaux. La dernière session d’accompagnement a eu lieu en mars.

Depuis 2022, près de 20'000 demandes y ont été créées. Plus de 11'000 demandes sont traitées ou en cours de traitement, tandis qu'environ 8400 sont en cours d'élaboration, précise encore l'Etat du Valais.

Il ajoute que, chaque année, 3500 demandes en moyenne sont transmises au canton pour traitement. Le passage au format numérique s'opère progressivement: en 2025, environ 70% des dossiers ont été déposés sur eConstruction.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Easyjet avertit d'une perte creusée par la guerre au Moyen-Orient

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Pour le premier semestre de son exercice décalé 2025/26, EasyJet anticipe une perte avant impôts entre 540 et 560 millions de livres (572 à 584 millions de francs) (archives). (© KEYSTONE/EPA/NEIL HALL)

Easyjet a prévenu jeudi que sa perte au premier semestre, période traditionnellement négative pour la compagnie aérienne à bas coûts, se creuserait cette année à cause notamment des conséquences de la guerre au Moyen-Orient. Les prix du pétrole vont peser .

En amont de la publication de ses résultats le mois prochain, le groupe a indiqué qu'il prévoyait d'enregistrer, pour son premier semestre décalé achevé fin mars, une perte avant impôts "comprise entre 540 et 560 millions de livres" (572 à 584 millions de francs).

Ce chiffre est à comparer avec une perte avant impôts de 394 millions de livres au premier semestre de l'exercice précédent.

"Easyjet a constaté une demande toujours soutenue au premier semestre", mais "nos résultats financiers se sont dégradés, pénalisés par le conflit au Moyen-Orient et par l'environnement concurrentiel sur certains marchés", a résumé le directeur général du groupe, Kenton Jarvis.

La compagnie précise que les coûts de carburant en mars "ont été affectés par l'escalade du conflit au Moyen-Orient", ce qui s'est traduit par des dépenses supplémentaires d'environ 25 millions de livres.

En outre, la guerre "a entraîné, à court terme, une incertitude concernant les coûts du carburant et la demande de la clientèle", a souligné la compagnie. Les clients réservent notamment plus tard, "ce qui se traduit par une visibilité prévisionnelle inférieure à la normale", a ajouté Easyjet.

Pour autant, le groupe dit avoir affiché les meilleures performances de son histoire pour la période de Pâques et "la montée en puissance opérationnelle vers le pic estival se poursuit comme prévu", selon son directeur général, pour qui la compagnie est "bien placée pour faire face aux défis géopolitiques actuels".

Le groupe publiera ses résultats semestriels complets le 21 mai. Son titre à la Bourse de Londres était en baisse de 2,15% jeudi matin peu après l'ouverture des échanges.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Aéroport de Sion: un référendum lancé contre sa cantonalisation

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Pour le conseiller national des Vert-e-s valaisans, Christophe Clivaz, ce référendum ne vise pas à fermer l'aéroport de Sion. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les Vert-e-s Valais et leurs alliés lancent un référendum contre la mise en oeuvre de la Loi sur la société de gestion et d'exploitation de l'aéroport de Sion validée par le Parlement en mars. Trois mille signatures valides devront être déposées pour le 1er juillet.

Ce référendum cantonal est soutenu par le WWF Valais, l'ATE Valais, le POP, le PS du Haut-Valais et les Jeunes Vert-e-s valaisans.

Les référendaires "souhaitent que la population puisse s'exprimer sur cette question", a souligné, jeudi en conférence de presse, le conseiller national écologiste Christophe Clivaz. "Notre démarche ne vise pas à fermer l'aéroport, mais à stopper son extension coûteuse."

Le 12 mars dernier, la majorité de droite du Grand Conseil (par 103 voix contre 24 et 2 abstentions) avait validé, en une seule lecture, une loi sur la société de gestion et d’exploitation de l’aéroport de Sion "visant à créer une structure capable d’atteindre l’équilibre entre l'utilité publique, la viabilité économique et la durabilité environnementale", selon le Conseil d'Etat.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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