International
Hong Kong: le militant prodémocratie Lai écope de 20 ans de prison
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Un tribunal de Hong Kong a condamné lundi à 20 ans de prison l'ex-magnat des médias pro-démocratie Jimmy Lai pour collusion avec l'étranger et publication séditieuse. Un jugement qui pour les défenseurs des droits humains sonne le glas des libertés à Hong Kong.
La peine, prononcée malgré les pressions étrangères, est la plus lourde jamais infligée au titre de la loi sur la sécurité nationale imposée en 2020 par la Chine après les manifestations pro-démocratie, parfois violentes, qui avaient secoué l'année précédente le territoire rétrocédé par le Royaume-Uni en 1997.
Londres a promis d'intervenir "sans délai" en faveur de Jimmy Lai, qui détient un passeport britannique. Les autorités hongkongaises ont répliqué que M. Lai était un citoyen chinois et qu'elles ne reconnaissaient pas la double nationalité.
Pékin a jugé la condamnation "légitime" et a rejeté les ingérences étrangères.
Ce qui n'a pas empêché le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio de juger la condamnation "injuste et tragique". En accusant dans un communiqué les autorités chinoises d'être "prêt à tout pour faire taire ceux qui défendent les libertés fondamentales à Hong Kong".
L'ancien homme d'affaires est emprisonné depuis 2020 et est maintenu à l'isolement, "à sa demande" selon les autorités.
Son fils Sebastien, inquiet pour la santé déclinante de son père âgé de 78 ans, a dit à l'AFP à Londres, où il réside, espérer que le président américain Donald Trump pourra démontrer à son homologue chinois Xi Jinping que cette "persécution" est une "erreur".
Pour lui, la peine équivaut en pratique à une "condamnation à mort", M. Lai ayant des problèmes de santé.
Pendant sa campagne électorale, le président américain Donald Trump avait promis d'obtenir la libération de Jimmy Lai, qui bénéficie d'un large soutien à Washington tant chez les militants pour la démocratie que dans les groupes chrétiens, car c'est un catholique fervent.
Le président américain espère se rendre en Chine en avril, bien qu'aucune date n'ait encore été confirmée.
"Haine"
Présent dans le box des accusés, Jimmy Lai est resté impassible à la lecture de la condamnation.
Alors qu'il était emmené, il a salué d'un geste de la main, le visage grave, les personnes présentes dans le public, parmi lesquelles son épouse Teresa et d'anciens journalistes d'Apple Daily, le journal pro-démocratie aujourd'hui fermé dont il a été le fondateur.
Sa femme a quitté sans mot dire le tribunal, autour duquel les autorités avaient déployé des dizaines de policiers, un engin blindé et un véhicule de déminage.
L'homme d'affaires, reconnu coupable le 15 décembre, risquait la prison à vie.
Le tribunal a englobé dans les 20 années d'emprisonnement deux années d'une peine déjà prononcée contre lui pour fraude, ce qui devrait signifier qu'il purgera de fait 18 années de plus.
Le tribunal a également condamné huit coaccusés de Jimmy Lai, dont trois hauts responsables de la rédaction de l'Apple Daily, à 10 ans de prison.
Dans leur jugement de 856 pages prononcé le 15 décembre, les juges avaient écrit que l'ex-magnat, poussé par sa "haine" envers la Chine, avait cherché à "renverser le Parti communiste chinois".
Consternation
L'accusation présentait M. Lai comme le cerveau de complots visant à des actes hostiles de la part de pays étrangers contre Hong Kong ou la Chine, et à l'instauration de sanctions ou d'un blocus.
Jimmy Lai avait plaidé non-coupable. Il a 28 jours pour faire appel, selon son avocat Robert Pang.
Les défenseurs des droits humains et de la presse ont exprimé leur consternation.
Le Comité pour la protection des journalistes a parlé de "coup de grâce à la liberté de la presse à Hong Kong". "Le rideau tombe sur la liberté de la presse à Hong Kong", a abondé Reporters sans Frontières.
La peine illustre "le démantèlement systématique des droits qui, autrefois, caractérisaient Hong Kong", ville désormais "gouvernée par la peur", a renchéri Amnesty International.
Les autorités de Hong Kong assurent que le cas de M. Lai n'a rien à voir avec la liberté d'expression.
Le chef de l'exécutif de Hong Kong, John Lee, a salué la lourde peine comme un "grand soulagement à tous" qui démontre comment la ville fait respecter l'Etat de droit.
"Autocensure permanente"
La ministre britannique des Affaires étrangères Yvette Cooper a promis d'"intervenir davantage et sans délai" en faveur de Jimmy Lai.
Le Royaume-Uni et l'Union européenne (UE) dénoncent le caractère "politique" du procès. La condamnation est prononcée alors que Londres s'emploie à réchauffer ses relations avec Pékin après des années de froid.
L'UE et l'ONU ont demandé lundi la "libération immédiate" de l'ex-magnat.
La condamnation de Jimmy Lai est "raisonnable, légitime et légal(e)", a dit un porte-parole des Affaires étrangères chinoises, Lin Jian. Il a pressé les pays étrangers de "respecter la souveraineté" de la Chine et de s'abstenir de "déclarations irresponsables".
Devant le tribunal, Tammy Cheung, une ancienne journaliste de l'Apple Daily, a déclaré à l'AFP qu'elle craignait de "ne plus jamais revoir (Jimmy) Lai en personne", en déplorant que même avant cette condamnation "le secteur (de la presse) pratiquait déjà une autocensure permanente".
Lai So, une retraitée, affirme à l'AFP que depuis la fermeture de l'Apple Daily en 2021 "la liberté d'expression s'est considérablement réduite"
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Albert Korir, ex-vainqueur à New York, suspendu 5 ans pour dopage
Albert Korir, ancien vainqueur du marathon de New York, a été suspendu lundi 5 ans. Le Kényan a été testé positif lors d'un contrôle antidopage, ternissant un peu plus l'image de l'athlétisme kényan.
L'athlète de 32 ans a été déclaré positif à un dérivé synthétique d'érythropoïétine (EPO), un produit stimulant la production de globules rouges, selon l'Unité d'intégrité de l'athlétisme (AIU). Albert Korir a remporté le marathon de New York en 2021 dans un temps de 2h08'22 et en a pris la troisième place en 2023, avec un record personnel de 2h06'57. Il a également gagné le marathon d'Ottawa en 2019 et 2025.
Le 12 janvier, quelques jours après sa notification de suspension provisoire, l'athlète avait reconnu des infractions aux règles antidopage et accepté la période d'inéligibilité de six ans en conséquence, a indiqué l'AIU dans un communiqué. "L'athlète bénéficie donc d'une réduction d'un an de sa période d'inéligibilité initiale en raison de sa reconnaissance anticipée et de son acceptation de la sanction", a ajouté l'AIU.
L'athlète est ainsi suspendu pour une durée de cinq ans, du 8 janvier 2026 - date de sa suspension provisoire - au 7 janvier 2031.
L'Agence mondiale antidopage (AMA) avait déclaré en octobre que le Kenya avait réalisé des progrès "importants" dans la lutte contre le dopage et avait renoncé à imposer des sanctions au pays. Elle avait néanmoins rappelé que celui-ci restait en période probatoire pour améliorer son système de contrôle.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Climat
Afghanistan et Pakistan: au moins 45 morts dans des intempéries
Au moins 45 personnes sont mortes depuis mercredi en Afghanistan et au Pakistan à la suite de fortes pluies et de violents orages, ont indiqué lundi les services de secours des deux pays.
"Du 26 mars à aujourd'hui, 28 personnes sont mortes (...) en raison des pluies, inondations, glissements de terrain et de la foudre", a déclaré lundi sur le réseau X l'Autorité nationale de gestion des catastrophes (ANDMA) en Afghanistan.
Au Pakistan, 17 personnes dont 14 enfants ont perdu la vie dans la province septentrionale de Khyber Pakhtunkhwa entre mercredi et lundi, selon l'Agence provinciale pour les situations d'urgence.
En Afghanistan, un enfant de cinq ans est mort dans la province centrale de Daikundi après l'effondrement du toit d'une maison, avait indiqué dimanche le département pour les situations d'urgence.
Dans la province orientale de Nangarhar, proche du Pakistan, c'est une femme qui a perdu la vie dans des circonstances similaires dans le district de Ghani Kel et deux enfants ont également été blessés, selon le porte-parole de la police Sayed Tayeb Hamad.
Dans l'ouest de l'Afghanistan, les pluies diluviennes ont provoqué des crues brusques entre vendredi et samedi.
"Trois personnes se sont noyées alors qu'elles tentaient de récupérer du bois flottant pour se chauffer", a déclaré à un correspondant de l'AFP le porte-parole de la police de la province de Badghis, Sediqullah Seddiqi.
Pas terminé
Dans la même province, un adolescent de 14 ans a été tué par la foudre, selon les autorités locales.
Selon un bilan de l'ANDMA, 130 maisons ont été complètement détruites et 438 endommagées partiellement. De nombreuses routes ont dû être fermées à la circulation dans plusieurs provinces ces derniers jours.
De fortes pluies et des tempêtes sont de nouveau attendues mardi en Afghanistan.
"Les autorités demandent aux citoyens de rester loin des rivières et des cours d'eau pendant les épisodes de pluie et de suivre sérieusement les prévisions météorologiques", a insisté l'ANDMA.
L'Afghanistan est l'un des pays les plus vulnérables aux effets du changement climatique, et connaît régulièrement des événements météorologiques meurtriers, crues, sécheresses répétées...
Ce pays fait aussi face à l'une des pires crises humanitaires au monde, selon l'ONU.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Renault casse les prix dans l'électrique avec sa Twingo e-Tech
Le groupe Renault parie sur les voitures électriques petites et très bon marché en lançant en avril sa Twingo 100% électrique à moins de 20'000 euros, la moins chère de France et parmi les moins chères d'Europe.
La version électrique du modèle historique né en 1993 sera vendue en France au prix catalogue de 19'490 euros (15'553 francs) mais en réalité dès 16'000 euros une fois décompté le bonus de l'Etat de 3500 euros, explique Grégoire Ginet, responsable produit chez Renault. Pour les ménages modestes, qui touchent un bonus plus élevé, le prix descend sous 14'000 euros.
Hors remises, elle se place juste en dessous de la Citroën e-C3 électrique de Stellantis. Elle concurrence aussi les modèles les moins chers des groupes chinois BYD, MG (groupe SAIC) et Leapmotor qui, fabriqués en Chine, ne sont pas éligibles au bonus français, réservé aux électriques "made in Europe". Idem pour la Dacia Spring électrique, marque low-cost de Renault, moins chère mais elle aussi fabriquée en Chine.
Ailleurs dans l'UE, la Twingo e-Tech est l'une des rares voitures électriques à moins de 20.000 euros - le graal des constructeurs européens face à la déferlante des nouvelles marques chinoises, qui ont explosé en Europe ces derniers mois, à peine freinées par les taxes européennes.
La Twingo électrique marque le retour de Renault sur le segment des plus petites citadines, longtemps délaissé par les constructeurs européens faute de marge suffisante.
Pour le constructeur français, ce lancement illustre sa nouvelle rapidité "à la chinoise": développée en Chine, la Twingo est sortie en deux ans, deux fois plus vite que d'habitude, ce qui a compressé son coût.
Elle est fabriquée dans l'usine historique des Twingo en Slovénie, à Novo Mesto, mais sa batterie est chinoise, fournie par le leader mondial CATL. "CATL va bientôt fabriquer en Hongrie, dans une usine avec une ligne dédiée à la batterie de la Twingo", se félicite le groupe français.
Renault voulait aller vite, car plusieurs groupes chinois vont bientôt fabriquer en Europe, leur donnant accès au bonus français et les rendant beaucoup plus compétitives: BYD va faire fabriquer en Hongrie et Leapmotor, en Espagne.
Le segment des électriques bon marché est jugé particulièrement prometteur dans un marché automobile européen au ralenti: les ventes globales n'ont augmenté que de 1,8% en 2025 mais les électriques ont bondi de 30% pour représenter 17,4% du marché. Et la tendance s'accélère : elles ont atteint en février 27% des ventes en France et 18,8% en Europe.
"Le prix ne sera plus un frein pour l'électrique: la Twingo e-Tech est vendue au même prix que la version essence d'hier. Et elle reprend les codes de la Twingo d'origine, un design coloré et une bouille de grenouille", fait valoir M. Ginet, le responsable de Renault, qui mise sur la "valeur émotionnelle" de la marque née il y a trente ans. La même démarche que pour la R5 électrique, devenue l'un des modèles les plus vendus d'Europe.
"Nous sommes très contents des commandes, ça part bien", assure le groupe.
Symbole d'un changement d'époque, le capot de la Twingo électrique est scellé : impossible de mettre les mains dans le moteur, sauf pour les garagistes.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
Hockey
NHL: Hischier célèbre son 600e match en saison régulière
New Jersey s'est imposé contre les Chicago Blackhawks 5-3 lundi en NHL. Pour son 600e match en saison régulière, le capitaine suisse des Devils Nico Hischier a délivré deux passes décisives.
Désormais, le Valaisan est apparu à 622 reprises dans la ligue nord-américaine, si l'on prend en compte les play-off. Hischier, 27 ans, est un pilier des Devils, équipe qu'il a rejointe lors de la saison 2017/18.
Lors de ses vingt minutes passées sur la glace face à Chicago, il s'est illustré avec un bilan de +2. Ses compatriotes et coéquipiers Timo Meier et Jonas Siegenthaler ont également participé à la victoire en effectuant un assist chacun.
Ce résultat maintient mathématiquement l'espoir des Devils de participer aux play-off. Mais ils devront rattraper un retard de dix points sur la dernière place qualificative lors des neuf dernières rencontres de la saison régulière.
Pour l'heure qualifiés pour les play-off, les Predators de Nashville du Bernois Roman Josi se sont inclinés 3-2 contre le Tampa Bay Lightning du Biennois Janis Moser, leader de la Conférence Est. Enfin, le Soleurois Lian Bichsel s'est incliné avec les Stars de Dallas à l'extérieur face aux Flyers de Philadelphie 1-2 après prolongation.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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