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Incendies maîtrisés en Grèce, l'Europe du Sud reste sur les dents

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Le risque d'incendies reste très élevé dans la majeure partie de l'Espagne en raison de températures caniculaires (Archives © KEYSTONE/EPA/DAVID ARJONA RAMIREZ)

Soupir de soulagement vendredi en Grèce, où les incendies dantesques ont finalement été maîtrisés. Toute l'Europe du Sud reste néanmoins sur le qui-vive face à la multiplication des feux favorisés par la canicule.

"Il n'y a plus de front actif majeur, juste des poches éparses", a assuré à l'AFP un porte-parole des pompiers grecs, à la faveur des précipitations tombées sur plusieurs régions et de la chute des températures.

Les équipes de pompiers déployés par centaines, avec des renforts étrangers, restent toutefois mobilisées face aux risques de résurgence sur l'île d'Eubée, frappée la plus durement par ces feux, et dans la région d'Arcadie, sur la péninsule du Péloponnèse, alors que de forts vents sont prévus ce week-end.

Au total, plus de 116'000 hectares sont partis en flammes en Grèce depuis fin juillet, donnant lieu à des scènes d'apocalypse. Des centaines d'habitations et de petites entreprises ont été détruites à Eubée, à 200 km au nord-est d'Athènes, dans une partie du Péloponnèse et dans la grande périphérie de la capitale.

Le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis a promis des centaines de millions d'euros dans la reconstruction, la reforestation et la protection contre les inondations, ainsi qu'une hausse d'1,7 milliard d'euros du budget de la protection civile. Il a déploré une catastrophe sans précédent qu'il a liée au changement climatique.

Redéploiement en Sicile

Les incendies se multipliant à travers le globe sont associés à divers phénomènes anticipés par les scientifiques en raison du réchauffement de la planète. Selon eux, les canicules à répétition en sont un marqueur sans équivoque et ces vagues de chaleur sont appelées à se multiplier, s'allonger et s'intensifier: une combinaison idéale pour le développement des feux.

"Au niveau mondial, l'augmentation des températures et de l'aridité a allongé la saison des incendies et doublé la surface à risque d'incendies", soulignait un projet de rapport des experts climat de l'ONU (Giec) obtenu en juin par l'AFP.

Signe que la guerre de l'Europe contre les feux cet été est loin d'être terminée et que le front s'est seulement déplacé: trois Canadair français dépêchés jusqu'ici en Grèce ont aussitôt été redéployés en Sicile, confrontée à des incendies tout comme sa voisine de Calabre, la pointe de la Botte italienne.

A Tivoli, près de Rome, une centaine de personnes ont été évacuées en raison d'un incendie dans une réserve naturelle.

"Programme de secours"

Un anticyclone baptisé Lucifer traverse actuellement l'Italie, faisant exploser les thermomètres, avec notamment un record de 48,8 degrés enregistré mercredi en Sicile, qui, s'il est homologué, constituerait un nouveau record européen.

Face à ces incendies ayant fait quatre morts, le Premier ministre italien Mario Draghi a annoncé jeudi soir "un programme de secours pour les personnes et entreprises affectées, parallèlement à un plan spécial de reforestation et de sécurisation du territoire".

En Espagne, accablée elle aussi par la chaleur, un incendie qui faisait rage depuis jeudi en Catalogne (nord-est) a été maîtrisé vendredi matin après avoir détruit environ 75 hectares dans une zone forestière protégée sur la côte de la province de Tarragone.

L'Agence nationale de Météorologie a averti que le risque d'incendies restait "élevé", "très élevé" ou "extrême" sur la quasi-totalité du territoire espagnol vendredi, au troisième jour de cette vague de chaleur.

"Nous devons nous préparer à l'éventualité que des records de température soient battus, avec des températures supérieures à 50 degrés à l'avenir en Europe", a averti un responsable de l'Organisation météorologique mondiale, Bob Stefanski.

Le Portugal en alerte

Au Portugal, le gouvernement a placé 14 des 18 régions en alerte incendie jusqu'à lundi minuit. "Nous savons déjà que les prochains jours vont être difficiles", a prévenu jeudi le Premier ministre Antonio Costa, évoquant "un défi permanent qui est le résultat des changements climatiques".

La rive sud de la Méditerranée n'est pas épargnée: dans le nord de l'Algérie, des feux de forêts font rage, même si la majorité d'entre eux étaient en voie d'être maîtrisés vendredi. En Tunisie, une trentaine d'incendies attisés par la canicule ont été enregistrés depuis lundi dans les régions montagneuses du nord-ouest et du centre-ouest du pays, où plusieurs familles ont été évacuées.

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Venezuela: le pouvoir et l'opposition signent un accord social

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Les représentants de Caracas et l'opposition politique vénézuélienne sont parvenus samedi à un accord d'étape "en matière de protection sociale". (© KEYSTONE/AP/Fernando Llano)

Les Etats-Unis ont annoncé samedi un allègement de l'embargo pétrolier envers le Venezuela sur fond d'isolement de la Russie. Cette décision fait suite à l'annonce de la signature d'un accord entre le pouvoir de Nicolas Maduro et de l'opposition à Mexico.

Le gouvernement américain a autorisé le géant pétrolier Chevron à reprendre partiellement ses extractions d'hydrocarbures au Venezuela quelques minutes après l'annonce d'un deuxième "accord partiel de protection sociale du peuple vénézuélien".

Dans un communiqué, le département du Trésor a autorisé Chevron à relancer en partie sa co-entreprise avec Petroleos de Venezuela (PdVSA, société d'Etat). Chevron doit cependant s'assurer que "PdVSA ne reçoive aucun revenu des ventes de pétrole réalisées par Chevron".

Chevron s'est engagé à respecter le "cadre réglementaire imposé", en confirmant avoir reçu l'autorisation de reprendre une partie de ses activités au Venezuela.

En mai, Washington avait déjà permis à Chevron de "négocier" son éventuelle reprise d'exploitation au Venezuela, ce qui représentait une première entorse à l'embargo sur le pétrole vénézuélien imposé par Washington en 2019 dans l'espoir d'évincer Nicolas Maduro.

Diversifier l'approvisionnement

Les Etats-Unis cherchent à diversifier leur approvisionnement en hydrocarbures pour compenser la perte du brut russe à la suite des sanctions prises en réponse à l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Le Venezuela disposerait des plus grandes réserves au monde, d'après certains experts.

Washington a salué l'accord dans un communiqué commun avec l'Union européenne, le Canada et le Royaume Uni, qui ajoute: "Nous exhortons les parties à dialoguer de bonne foi en vue d'un accord global menant à des élections libres et équitables en 2024".

Sur le fond, le pouvoir et l'opposition sont tombés d'accord pour entreprendre toutes les démarches nécessaires afin de débloquer des "fonds légitimes" appartenant au Venezuela "qui se trouvent geler dans le système financier international".

Cet argent alimentera un "fonds pour la protection sociale du peuple vénézuélien" afin de répondre aux besoins les plus urgents du pays (système de santé, nourriture, réseau électrique, éducation, réponse aux pluies torrentielles qui ont tué près de 80 personnes en octobre).

Pour la conception et la gestion de ce fonds, les deux parties vont demander le soutien des Nations unies, selon l'accord lu par un représentant de la Norvège, pays médiateur dans le dialogue inter-vénézuélien de Mexico.

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a "pris note" de cette demande d'assistance, a indiqué son porte-parole.

"Le secrétaire général salue l'accord" et "encourage" les parties à conclure "de nouveaux accords qui relèvent les défis politiques, sociaux et humains auxquels fait face le pays".

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a salué un "pas vers un nouveau chapitre" pour son pays, qui doit "continuer d'avancer vers la paix et le bien-être que nous souhaitons tous".

"Par la voie de cet accord, nous allons sauver plus de trois milliards de dollars", a estimé son représentant à Mexico, le président du Parlement Jorge Rodriguez.

La "mission" de l'opposition est "d'obtenir les conditions démocratiques d'une alternance", a déclaré son représentant, Gerardo Blyde.

Pas d'accord sur les élections

Le président Maduro exige la levée des sanctions économiques américaines qui frappent son pays, notamment de l'embargo sur les exportations de pétrole.

Pour sa part, l'opposition vénézuélienne réclame des solutions à la "crise humanitaire" et des garanties pour des "élections libres et observables", a indiqué jeudi un communiqué de la Plateforme unitaire.

Il n'y a pas de consensus sur ces élections qui devraient avoir lieu en 2024, d'après une source proche du dossier consultée jeudi par l'AFP. L'opposition accuse M. Maduro d'avoir été réélu en 2018 de manière frauduleuse.

La pauvreté touche huit personnes sur dix au Venezuela, d'après l'enquête nationale Encovi sur les conditions de vie publiée au début du mois.

Sept millions de Vénézuéliens ont quitté leur pays en raison de la crise politique et économique, notamment depuis la mort de l'ancien président Hugo Chavez en 2013.

Le dialogue s'est ouvert en août 2021 à Mexico, après des tentatives qui ont tourné court en 2018 et 2019.

Nicolas Maduro a suspendu les pourparlers deux mois plus tard, après l'extradition aux Etats-Unis d'Alex Saab, un homme d'affaires vénézuélien proche du pouvoir poursuivi pour blanchiment de capitaux.

Un "espoir"

L'accord de Mexico sur le Venezuela représente "un espoir pour toute l'Amérique latine" et "le triomphe de la politique", s'est félicité le ministre mexicain des Affaires étrangères Marcelo Ebrard.

En même temps que les pourparlers de Mexico, Caracas accueille depuis lundi la reprise des négociations entre le gouvernement colombien et l'ELN (Armée de libération nationale), considérée comme la dernière guérilla active en Colombie.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Lara Gut-Behrami signe sa 35e victoire en Coupe du monde

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Lara Gut-Behrami a remporté le géant de Killington (© KEYSTONE/AP/Robert F. Bukaty)

Lara Gut-Behrami a remporté le géant de Killington. La Tessinoise, qui signe sa 35e victoire en Coupe du monde, a devancé Marta Bassino de 0''07 et Sara Hector de 0''20.

On a l'habitude de dire que quand son ski de géant va, tout va. Eh bien Lara Gut-Behrami a posé les bases pour sa saison 2022/23. Parfaitement posée sur ses lattes, la Tessinoise a dompté une piste qui ne lui a jamais vraiment convenu par le passé.

Dans un Vermont balayé par le vent, la skieuse de Comano a su tirer son épingle du jeu et éviter de retomber dans ses travers habituels. Au lieu d'abuser du drift, elle a su l'utiliser avec intelligence, notamment sur le bas de la piste et sa pente à 67%.

Ce cinquième succès en géant est tout de même inattendu pour la championne du monde. Parce que Sara Hector possédait 0''43 de bonus au terme de son premier passage. Seulement lors de la deuxième manche, la championne olympique suédoise a cédé du terrain tout au long du parcours.

Le résultat d'ensemble des Suissesses n'est pas si mauvais avec cinq autres filles dans les points. Wendy Holdener ne s'en sort pas si mal que ça avec sa 16e place. Résultat encourageant aussi pour Andrea Ellenberger, finalement 19e.

Il y a en revanche encore du travail à faire pour Michelle Gisin. L'Obwaldienne doit s'adapter à son nouveau matériel. Seulement 17e de la première manche, la double championne olympique du combiné n'a pu améliorer son rang. Bien au contraire. Elle a échoué à la 25e place.

A égalité avec son illustre compatriote, Simone Wild a de quoi être frustrée. La Zurichoise aurait pu remonter quelque peu au classement sans une immense faute sur le bas du tracé. Sans vitesse, Wild a fini 28e. Trentième du premier run et qualifiée par les poils, Camille Rast a grappillé quelques rangs pour finalement se classer 21e.

A noter les premiers points (17e) pour l'Albanaise Lara Colturi, âgée d'à peine 16 ans (elle les a fêtés le 15 novembre). La fille de la championne olympique de Super-G à Salt Lake City en 2002 Daniela Ceccarelli est d'ailleurs la plus jeune skieuse à inscrire des points en Coupe du monde.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Climat

Ischia : au moins 13 disparus après un glissement de terrain

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Un minibus submergé par les débris du glissement de terrain à Casamicciola. Un groupe de personnes est porté disparu après que de fortes pluies ont provoqué un glissement de terrain depuis la partie supérieure de la via Celario jusqu'au bord de mer, submergeant des voitures garées. (© KEYSTONE/EPA/CIRO FUSCO)

Une femme a péri et une dizaine de personnes étaient portées disparues samedi après un glissement de terrain provoqué par de fortes pluies sur l'île italienne d'Ischia, au large de Naples.

Au petit matin, une vague de boue et de débris a dévasté la petite ville de Casamicciola Terme, dans le nord de l'île, submergeant au moins une maison et emportant des voitures vers la mer, selon les médias italiens et les services de secours.

La première victime est une femme dont le corps a été retrouvé par les secouristes, a annoncé le préfet de Naples, Claudio Palomba, lors d'une conférence de presse.

Certaines des personnes initialement portées disparues ont été retrouvées saines et sauves par la suite, dont une famille avec un nouveau-né, a précisé le préfet. Mais on restait sans nouvelles d'une dizaine de personnes en milieu d'après-midi, selon M. Palomba.

Mauvaises conditions persistantes

Les opérations de recherche sont compliquées par une pluie persistante et de forts vents, qui ont également retardé l'acheminement de renforts par ferry depuis le continent.

Le ministre italien de l'Intérieur Matteo Piantedosi avait plus tôt indiqué que plusieurs personnes étaient coincées dans la boue, évoquant une situation "très grave".

Casamicciola Terme, une station thermale de 8000 habitants en hiver de la luxuriante île d'Ischia, près de Capri, avait subi en 2017 un tremblement de terre qui avait fait deux morts. Elle avait été en revanche complètement détruite par un tremblement de terre beaucoup plus puissant à la fin du XIXe siècle.

Piégées à la maison

Le glissement de terrain a envoyé des torrents de boue dans les rues qui ont couché des arbres et emporté et cabossé les véhicules s'y trouvant, parfois jusqu'à la mer, selon des images des services de secours et des médias locaux.

Le glissement de terrain "a enseveli une maison" et deux personnes ont été sauvées d'une voiture qui avait été précipitée dans la mer, a indiqué le service des pompiers.

Au moins 30 familles sont piégées dans leur domicile par la boue, sans eau ni électricité, a affirmé l'agence de presse ANSA, précisant que la route permettant d'accéder à leur quartier était coupée par la coulée de boue et des débris.

Les services de secours ont expliqué ensuite qu'ils espéraient évacuer 150 à 200 personnes d'ici samedi soir vers des hébergements temporaires.

"Les opérations de secours restent compliquées à cause des conditions météorologiques", selon le département de la protection civile, mais les recherches se poursuivront toute la nuit grâce à des projecteurs.

Les autorités locales ont appelé les habitants de l'île à rester chez eux, afin de ne par gêner les opérations de secours.

La première ministre Giorgia Meloni a affirmé suivre la situation, offrant ses pensées aux personnes affectées par la catastrophe.

Celle-ci survient quelques semaines après la mort de 11 personnes dans des inondations dues à de fortes pluies dans le centre-est de l'Italie.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Hector domine, Lara Gut-Behrami dans le coup

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Lara Gut-Behrami 3e après la première manche du géant de Killington (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Lara Gut-Behrami semble bien sur ses skis à l'occasion de la première manche du géant de Killington. La Tessinoise pointe au 3e rang à 0''43 de Sara Hector.

Dans le Vermont sur une piste qui ne lui a jamais vraiment convenu, "LGB" a donné l'impression d'être à l'heure. Peu de drift, de la vitesse, un bon mur, la skieuse de Comano s'est bien comportée. Et si l'on met de côté la championne olympique Sara Hector, la Tessinoise est au contact de la 2e, Ragnhild Mowinckel (à 0''38). Juste derrière Lara Gut-Behrami, on retrouve Petra Vlhova à 0''03.

Les autres Suissesses n'ont pas trouvé les meilleurs réglages. Si Wendy Holdener ne s'en sort pas si mal que ça avec sa 15e place à 1''67, on attendait mieux de Michelle Gisin, seulement 17e à 1''76, à égalité avec Simone Wild.

Il y aura cependant six Suissesses au départ lors de la deuxième manche à 19h. Andrea Ellenberger s'est classé 24e à 2''29, tandis que Camille Rast a eu très chaud avec son 30e rang à 2''64. C'est d'ailleurs la Valaisanne qui ouvrira les feux.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Promesses de soutien à Kiev au 90e anniversaire de l'Holodomor

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Des soldats ukrainiens pleurent la mort d'un camarade mort au combat contre l'armée russe, samedi à Kharkiv. (© KEYSTONE/AP/Andrew Kravchenko)

L'Ukraine engrangeait les promesses de soutien face à Moscou samedi, au 90e anniversaire de l'Holodomor, la famine provoquée volontairement par le régime stalinien dans les années 1930, qui a acquis une nouvelle résonance depuis l'invasion russe.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a assuré que son peuple tiendrait bon face aux attaques russes, qui provoquent régulièrement des coupures massives d'électricité et d'eau alors que les températures hivernales s'installent.

"Les Ukrainiens ont vécu des choses vraiment terribles. Et malgré tout, ils ont conservé la capacité de ne pas se soumettre et leur amour de la liberté. Autrefois, ils voulaient nous détruire par la faim, aujourd'hui par l'obscurité et le froid", a déclaré M. Zelensky dans une vidéo publiée sur Telegram.

"Nous ne pouvons pas être brisés", a-t-il lancé.

Plusieurs dirigeants européens ont fait le déplacement samedi à Kiev pour les commémorations de l'Holodomor, que l'Ukraine considère comme un "génocide".

Les premiers ministres de la Pologne et de la Lituanie, deux des plus proches soutiens de l'Ukraine, Mateusz Morawiecki et Ingrida Simonyte, se sont ainsi entretenus avec leur homologue Denis Chmygal.

Les trois responsables ont publié un communiqué commun à l'issue de cette rencontre soulignant la poursuite de leur soutien à l'Ukraine et dénonçant les actes de la Russie.

"Aux côtés du peuple ukrainien"

Le premier ministre belge Alexander De Croo s'est lui aussi rendu en visite à Kiev, sa première depuis le début de l'invasion russe.

Selon l'agence Belga, il apporte un soutien financier supplémentaire de 37,4 millions d'euros pour l'Ukraine, notamment pour aider la population à faire face à l'hiver dans un contexte de coupures de courant.

"Arrivé à Kiev. Après les violents bombardements de ces derniers jours, nous sommes aux côtés du peuple ukrainien. Plus que jamais auparavant", a-t-il indiqué sur Twitter.

Le chancelier allemand Olaf Scholz a lui annoncé dans une vidéo une aide supplémentaire de 15 millions d'euros pour soutenir les exportations de céréales ukrainiennes, perturbées par la guerre.

Le président français Emmanuel Macron a également promis 6 millions d'euros supplémentaires pour ces exportations, vitales pour l'approvisionnement de nombreux pays d'Afrique et d'Asie.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a elle aussi promis le soutien de l'UE, accusant la Russie de "se servir de la nourriture comme d'une arme".

Le Parlement allemand a pris la décision vendredi de définir comme "génocide" l'Holodomor, qui a provoqué la mort de plusieurs millions d'Ukrainiens en 1932 et 1933 sur fond de collectivisation des terres.

"L'Histoire se répète"

La Russie rejette cette classification, arguant que la grande famine qui a sévi en URSS au début des années 1930 n'a pas seulement fait des victimes ukrainiennes, mais aussi russes, kazakhes, et parmi d'autres peuples.

Au centre commémoratif de l'Holodomor, dans le centre de Kiev, une douzaine de prêtres orthodoxes vêtus de robes noires et argentées se sont réunis samedi pour une cérémonie religieuse en l'honneur des victimes de la famine.

"C'était une famine génocidaire créé artificiellement... Maintenant que nous vivons cette guerre massive lancée sans provocation par la Russie contre l'Ukraine, nous voyons l'Histoire se répéter", a déclaré à l'AFP le pope Oleksandre Chmurgin, 38 ans.

Parmi les personnes rassemblées pour commémorer les victimes de la famine, l'avocat Andriï Savtchouk, 39 ans, a évoqué une perte "irréparable" pour l'Ukraine.

"Le système de Staline, l'Etat répressif voulait détruire l'Ukraine en tant que nation. Aujourd'hui, nous voyons que les efforts déployés par Staline sont poursuivis par (le président Vladimir) Poutine", a-t-il déclaré.

Sur le front

Sur le front, les échanges de prisonniers entre la Russie et l'Ukraine se poursuivaient samedi avec 12 personnes libérées côté Kiev. Moscou a de son côté annoncé avoir récupéré neuf de ses hommes.

A Dnipro, dans le centre de l'Ukraine, un bombardement russe a fait au moins 13 blessés, selon le gouverneur régional Valentin Reznitchenko.

Une autre frappe sur Tchassiv Iar, dans l'Est, a fait au moins un mort et deux blessés, a indiqué le Parquet régional.

Dans la capitale, où une partie de la population a passé les trois derniers jours sans électricité après des frappes russes massives mercredi, la municipalité a annoncé avoir restauré 75% de l'alimentation et 90% du chauffage, alors que les températures approchent de zéro degrés Celsius.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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