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Liban: Israël intensifie ses attaques sur le sud et Beyrouth

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Des secouristes transportent les dépouilles de personnes tuées par les attaques israéliennes sur le village de Qana, dans le sud du Liban. (© KEYSTONE/AP/Mohammad Zaatari)

L'armée israélienne a mené mercredi des dizaines de frappes aériennes au Liban, tuant 16 personnes dans le sud du pays, dont un maire, près d'un mois après le début d'une guerre ouverte contre le Hezbollah libanais. Les raids ont provoqué d'importantes destructions.

Alors que l'armée israélienne mène depuis le 30 septembre une offensive terrestre dans le sud du Liban, la force de paix de l'ONU (FINUL) a affirmé qu'un char israélien avait tiré sur l'une de ses tours de guet, parlant de "tirs directs et visiblement délibérés".

"Les infrastructures et les forces de la FINUL ne sont pas une cible et chaque accident contraire aux règles sera examiné en détail, a répondu Israël mercredi soir dans un communiqué, ajoutant que "l'incident en question est en cours d'examen".

Israël fait déjà face à une pression croissante internationale après que la FINUL a accusé son armée de "violations choquantes" contre ses positions dans cette région frontalière du nord d'Israël.

Parallèlement à sa guerre contre le Hezbollah et le Hamas palestinien à Gaza, deux mouvements alliés de l'Iran, Israël affirme préparer sa riposte à l'attaque iranienne de missiles lancée le 1er octobre contre son territoire. Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a répété que son pays "répondra résolument" à une éventuelle frappe.

"Massacre", "désastre"

Mercredi, l'armée israélienne a indiqué avoir visé "des dizaines de cibles du Hezbollah" dans le gouvernorat de Nabatiyeh, un fief du mouvement et de son allié chiite Amal Le maire de la ville éponyme a été tué dans l'une des frappes qui a visé deux bâtiments de la municipalité et un centre médical adjacent, a précisé la gouverneure Howaida Turk, évoquant "un massacre".

Au total, 16 personnes ont péri et 52 ont été blessées à Nabatiyeh, d'après le ministère libanais de la santé. Le coordinateur de la branche humanitaire de l'ONU au Liban, Imran Riza, a dénoncé une "attaque désastreuse".

A Cana, "plus de 15 bâtiments ont été entièrement détruits, un véritable désastre", a déclaré un secouriste, après un raid israélien meurtrier. L'armée a dit y avoir tué un commandant du Hezbollah.

Les frappes israéliennes sur la localité de Tayr Debba, près de Tyr, ont fait trois morts, selon l'agence de presse libanaise ANI, citant le ministère de la santé. Il y a eu également sept raids aériens en moins de 10 minutes sur la localité de Khiam, proche de la frontière, dans le sud du Liban, toujours selon l'ANI.

Des frappes de l'aviation israélienne ont visé la région du Hermel, et la localité d'Iaat, à près de sept kilomètres de Baalbeck, dans la Bekaa (est), selon l'agence.

Approvisionnement en eau touché

L'armée israélienne a également bombardé la banlieue sud de Beyrouth, où elle a affirmé avoir visé un entrepôt d'"armes stratégiques" du Hezbollah.

Mercredi, la Maison-Blanche a répété avoir "dit directement à Israël" son "opposition" à des frappes contre "les zones densément peuplées de Beyrouth" et demandé "de ne pas menacer la vie des civils", des casques bleus et des soldats libanais.

De son côté, le Hezbollah a fait état de "violents combats rapprochés" avec les soldats israéliens près d'un village frontalier dans le sud du Liban. Il a également dit avoir lancé pour la troisième fois en 24 heures une "salve de roquettes" sur Safed dans le nord d'Israël.

Selon l'armée, "environ 90 projectiles" ont été tirés dans la journée par le Hezbollah contre Israël. Selon des secouristes, quatre personnes ont été légèrement blessées par des éclats.

L'UNICEF a qualifié de "catastrophe pour tous les enfants du Liban" la destruction d'au moins "28 installations d'approvisionnement en eau" affectant "plus de 360'000 personnes", principalement dans le sud du pays, exposant les enfants à des maladies comme le choléra ou l'hépatite.

"Pas défait"

Depuis près d'un mois, au moins 1373 personnes ont été tuées au Liban, d'après un décompte de l'AFP à partir de chiffres officiels. L'ONU a recensé près de 700'000 déplacés.

Le Hezbollah, affirmant agir en soutien au Hamas, avait ouvert un front contre Israël le 8 octobre 2023, au lendemain de l'attaque du mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien ayant déclenché la guerre à Gaza. Après près d'un an d'échanges de tirs frontaliers avec le Hezbollah et après avoir affaibli le Hamas à Gaza, l'armée israélienne a déplacé le front de la guerre au Liban.

Israël affirme vouloir éloigner le Hezbollah de sa frontière et mettre un terme à ses tirs de roquettes, afin de permettre le retour dans le nord d'Israël de quelque 60'000 déplacés.

Malgré les coups durs infligés au Hezbollah, son numéro deux Naïm Qassem a affirmé que le mouvement ne serait "pas défait" par Israël.

Il a ajouté que "la solution" pour mettre fin à la guerre est "un cessez-le-feu", auquel le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou est opposé.

"Risque" de famine à Gaza

Après plus d'un an de guerre dans la bande de Gaza assiégée, dévastée et en proie à un désastre humanitaire, les forces israéliennes mènent depuis le 6 octobre une offensive à Jabalia (nord), affirmant que le Hamas y reconstitue ses forces.

A l'approche de l'hiver, le chef de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), Philippe Lazzarini, a mis en garde contre "un vrai risque" de famine à Gaza. "Certains membres du gouvernement israélien font de la famine une arme de guerre", a-t-il accusé.

Selon le Neuchâtelois, près de 400'000 personnes sont prises au piège des combats dans le nord de Gaza et "il est devenu extrêmement compliqué" d'y faire parvenir l'aide humanitaire.

Au moins 42'409 Palestiniens ont été tués, majoritairement des civils, dans l'offensive israélienne de représailles à Gaza, selon les données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas.

L'attaque du Hamas le 7 octobre a entraîné la mort de 1206 personnes en Israël, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des chiffres officiels israéliens et incluant les otages morts ou tués en captivité à Gaza.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Tadej Pogacar remporte une fois de plus les Strade Bianche

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Tadej Pogacar a une fois de plus levé les bras dans les rues de Sienne (archives). (© KEYSTONE/AP LaPresse/MARCO ALPOZZI)

Le Slovène Tadej Pogacar a remporté samedi à Sienne les Strade Bianche pour la troisième année consécutive, et pour la quatrième fois dans sa carrière. Il a devancé le jeune Français Paul Seixas.

Le quadruple vainqueur du Tour de France, qui disputait sa première course de l'année, s'est imposé sur les routes et chemins de graviers de Toscane à l'issue d'un raid solitaire de près de 80 kilomètres.

Il a franchi la ligne avec une minute d'avance sur Seixas qui disputait à 19 ans pour la première fois la classique italienne. La troisième place est revenue au coéquipier mexicain de Pogacar au sein de l'équipe UAE, Isaac del Toro, à 1'09 de son leader.

Déjà vainqueur à Sienne en 2022, 2024 et 2025, Pogacar, 27 ans, détient désormais seul le record de victoires dans l'épreuve. Il a fait la différence dans le Monte Sante Marie, où son équipe a durci la course. Il a vite compté une minute d'avance sur Seixas, le seul à avoir essayé de l'accrocher.

"Ce gamin va devenir un monstre"

"C'était plus ou moins planifié qu'on attaque là (au Monte Sante Marie). C'est un beau travail de toute l'équipe, c'était merveilleux de voir tout ce qu'ils ont fait pour que je gagne cette course", a déclaré le champion du monde en titre.

Pogacar, 27 ans, a salué la prestation de Seixas qui a lâché Del Toro dans la dernière difficulté, la Via Santa Caterina, juste avant l'arrivée sur la Piazza del Campo. "Ce gamin a répondu présent et va devenir un monstre. On va en entendre parler", a-t-il estimé.

Jan Christen 6e

Jan Christen, coéquipier de Tadej Pogacar au sein de l'équipe UAE, a lui aussi réalisé une excellente course en terminant au 6e rang. L'Argovien de 21 ans a franchi la ligne avec 2'07 de débours sur son leader, terminant devant plusieurs cadors comme Tom Pidcock, Matteo Jorgenson et Wout van Aert.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Trump dit que Cuba "vit ses derniers moments"

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Donald Trump a l'intention de "s'occuper de Cuba". (© KEYSTONE/AP/Rebecca Blackwell)

Donald Trump, en pleine guerre en Iran, a officiellement lancé samedi avec plusieurs alliés d'Amérique latine une "coalition militaire" pour "éradiquer" les cartels, si besoin à coups de missiles. Il a en outre refait des déclarations offensives sur Cuba.

Le président américain a assuré en Floride que l'île communiste, en proie à une grave crise économique et sociale, "vivait ses dernières heures" et déclaré qu'il allait "s'en occuper".

Donald Trump a annoncé dans un discours "une toute nouvelle coalition pour éradiquer les cartels criminels qui infestent notre région".

Douze dirigeants, pour certains adeptes enthousiastes de la rhétorique nationaliste du président américain, l'ont rejoint au Trump National Doral Golf à Miami pour ce sommet appelé "Bouclier des Amériques", dont le président argentin Javier Milei et le chef d'Etat du Salvador Nayib Bukele.

Donald Trump a quitté la Floride après son allocution pour rejoindre la base aérienne de Dover (Delaware, est), où il doit accueillir les dépouilles des six premiers soldats américains tués dans la guerre contre l'Iran.

Echos avec l'Iran

Le conflit au Moyen-Orient et la stratégie du président américain en Amérique latine, a priori distincts, se font pourtant écho.

Le milliardaire de 79 ans veut appliquer en Iran la même méthode qu'au Venezuela.

Après avoir capturé le dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro dans une opération spectaculaire, l'administration Trump, sans promouvoir une alternance politique, a décidé de traiter avec l'ancienne vice-présidente Delcy Rodriguez, en particulier en matière pétrolière.

Donald Trump répète aussi qu'après l'offensive en Iran,il tournera ses regards vers Cuba.

"Au moment où nous accomplissons une transformation historique au Venezuela, nous sommes aussi impatients de voir le grand changement qui va bientôt se produire à Cuba", a-t-il déclaré samedi.

"Ils veulent négocier, ils sont en train de négocier avec Marco (Rubio, le chef de la diplomatie américaine) et moi-même", a encore dit le dirigeant républicain.

Narcotrafic

La rencontre de samedi porte en particulier sur la lutte contre le trafic de drogue, un "cancer, et nous ne voulons pas qu'il s'étende" selon Donald Trump.

"Nous travaillons avec vous pour faire tout ce qui est nécessaire. Nous utiliserons des missiles. Vous voulez qu'on utilise un missile?", a demandé le président américain en évoquant la criminalité organisée dans la région.

"Ils sont extrêmement précis. Hop, pile dans le salon, et c'est fini pour ce membre de cartel", a-t-il lancé.

Washington mène déjà depuis septembre une intense campagne de frappes aériennes contre des bateaux qu'il présente comme impliqués dans le narcotrafic dans les Caraïbes et le Pacifique. Au moins 150 personnes ont été tuées dans ces opérations.

Irene Mia, experte du International Institute for Strategic Studies (IISS), explique toutefois à l'AFP que "sans le Mexique et le Brésil, il sera difficile de s'attaquer aux problèmes" de criminalité organisée.

Ni la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum ni le président brésilien Lula, tous deux de gauche, n'ont assisté au sommet. Autre absent notable: le président colombien Gustavo Petro, lui aussi progressiste.

Doctrine Donroe

Donald Trump a décrit samedi le Mexique comme "l'épicentre de la violence des cartels."

Son sommet a aussi vocation à affirmer les ambitions américaines face à Pékin sur le continent, à quelques semaines d'une visite de Donald Trump en Chine.

Il est une mise en application de la "doctrine Donroe", une contraction du prénom du président américain et du nom de James Monroe, qui avait, il y a plus d'un siècle, désigné l'Amérique latine comme la chasse gardée des Etats-Unis.

Les pays représentés samedi sont: l'Argentine, le Salvador, l'Equateur, la Bolivie, le Costa Rica, la République dominicaine, le Guyana, le Honduras, Panama, le Paraguay, le Chili, et Trinité-et-Tobago.

Donald Trump, qui brouille la frontière entre les affaires de l'Etat et la promotion de ses intérêts privés, organisera aussi le sommet du G20 dans son golf de Doral cette année.

La décision a été abondamment critiquée par l'opposition, même si la Maison Blanche assure que le président américain n'en tirera aucun profit.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Bayern: Neuer absent à Bergame

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Manuel Neuer est forfait pour le 8e de finale aller de Ligue des champions (© KEYSTONE/EPA/ANNA SZILAGYI)

Touché mi-février au mollet gauche, le gardien du Bayern Manuel Neuer a rechuté vendredi lors de son retour à la compétition contre Mönchengladbach (4-1) en championnat.

L'Allemand ne disputera donc pas le 8e aller de Ligue des champions contre l'Atalanta mardi à Bergame.

Le capitaine du club munichois, qui aura 40 ans le 27 mars, souffre d'une "petite déchirure musculaire", a annoncé samedi le Bayern. Il va manquer les prochains matches du Bayern, qui n'a pas donné de durée d'indisponibilité. Selon le quotidien allemand Bild, le gardien devrait être absent deux semaines.

Sorti à la mi-temps du match de la 25e journée de Bundesliga vendredi, Neuer est également incertain pour le 8e de finale retour à Munich le mercredi 18 mars. Mardi à Bergame, il sera remplacé par le jeune Jonas Urbig (22 ans), qui a disputé cette saison 11 matches dont huit en Bundesliga et un en Ligue des champions.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Elise Chabbey remporte les Strade bianche

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Elise Chabbey (ici lors du dernier TdR) a remporté samedi les Strade bianche (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Elise Chabbey a signé samedi le plus beau succès de sa carrière. La Genevoise de 32 ans a remporté à Sienne l'édition féminine des Strade Bianche, marquée par les déconvenues des favorites.

Lauréate du dernier Tour de Romandie, Elise Chabbey (FDJ United-Suez) s'est imposée au terme d'un final indécis et palpitant, devant la Polonaise Kasia Niewiadoma, 2e pour la quatrième fois de sa carrière à Sienne, et l'Allemande Franziska Koch (3e).

Un temps lâchée sous l'effet des attaques de l'Italienne Elisa Longo Borghini (4e), Elise Chabbey est revenue dans le groupe de tête à six kilomètres de l'arrivée. La meilleure grimpeuse du Tour de France 2025 a fait la différence dans les derniers mètres de l'ascension de la Via Santa Caterina.

La Genevoise a joué des épaules pour passer en tête juste avant l'arrivée sur les pavés de la Piazza del Campo. "C'est l'une de mes courses préférées (...). Plusieurs fois, je me suis retrouvée à la limite de craquer et je me suis dit +c'est foutu+, mais j'ai réussi à chaque fois à me relancer", a-t-elle expliqué.

Favorites piégées

Elise Chabbey, comme sa coéquipière Franziska Koch, ne devaient pas jouer la victoire car elles travaillaient pour leur leader Demi Vollering. Mais la Néerlandaise, victorieuse de la classique italienne en 2023 et 2025, a été piégée, d'abord par une crevaison à 38 km de l'arrivée, puis par une erreur d'itinéraire.

Revenu à une minute des coureuses de tête, le groupe dans lequel figurait également la Belge Lotte Kopecky (SD Worx), sacrée en 2022 et 2024, a en effet suivi un motard sur un chemin ne figurant pas dans le parcours. Pauline Ferrand-Prévot a quant à elle perdu du temps sur un ennui mécanique. Alors qu'elle revenait sur le groupe des autres favorites, elle les a suivies sur le mauvais itinéraire.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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