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Économie

La ministérielle de l'OMC à Genève s'ouvre sur un ton d'alertes

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La directrice générale de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) Ngozi Okonjo-Iweala estime qu'un ou deux accords pourraient être atteints lors de la ministérielle à Genève. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

La ministérielle de l'OMC s'est ouverte dimanche à Genève en pleines tensions en Ukraine qui pourrait affecter les débats. La directrice générale Ngozi Okonjo-Iweala a appelé à répondre "aux crises sans précédent" et la Suisse demande de "garder la tête froide".

Souhaitant "une volonté politique", la Nigériane s'est dite à nouveau "prudemment optimiste" sur la possibilité d'aboutir à un ou deux accords lors de cette ministérielle de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), sa première. "Ce ne sera pas facile", a-t-elle admis à la presse avant la réunion pilotée par le Kazakhstan.

Jamais "autant de conflits simultanés", de la pandémie de Covid-19 à la guerre en Ukraine et ses effets sur les approvisionnements énergétiques et alimentaires, en passant par le changement climatique, n'ont été observés qu'actuellement, selon elle. "Le moment est venu de montrer que l'OMC peut être une solution", a-t-elle insisté devant les Etats membres. L'institution n'a plus abouti à un arrangement multilatéral important depuis des années et l'objectif de cette ministérielle est aussi d'approuver le lancement d'un dispositif de réforme.

"Nous n'avons pas le droit à l'échec", a affirmé de son côté le conseiller fédéral Guy Parmelin, appelant les autres membres à "garder la tête froide". Face aux nombreux défis, il a dit s'attendre à des "débats intenses et parfois frustrants".

La guerre en Ukraine devrait largement être abordée jusqu'à mercredi à Genève. Les effets négatifs pourraient continuer "pendant les prochaines années", a estimé un vice-ministre ukrainien de l'économie.

Brevets au centre

Pour éviter d'affecter les négociations, étant donné que les décisions se prennent par consensus, l'UE a organisé dimanche une réunion de solidarité avec ce pays, en présence de près de 60 gouvernements. Lors d'une réunion informelle des chefs de délégation ensuite, l'Ukraine a été ovationnée par une trentaine de pays. La plupart des représentants de ceux-ci ont eux quitté la salle au moment du discours du ministre russe du développement économique Maxim Reshetnikov qui a abordé les sanctions contre son pays.

Les possibilités les plus prometteuses pour un accord portent sur l'exclusion de toute restriction aux exportations pour les distributions humanitaires de nourriture par le Programme alimentaire mondial (PAM). Parmi les autres thématiques, les 164 membres pourraient s'engager à faciliter le commerce pour le marché mondial de l'alimentation.

En raison du blocage des exportations ukrainiennes de céréales, certains redoutent des émeutes de la faim en Afrique. L'attitude de Moscou sur cette question a déjà coûté des dizaines de milliards de dollars à Kiev.

Mme Ngozi souhaite surtout depuis des mois un accord sur la réponse du commerce mondial à la pandémie, son principal chantier. Des textes sont sur la table avec encore des divergences. Mais le fait qu'ils soient discutés est "une avancée" importante pour l'OMC, a encore ajouté la directrice générale, saluant aussi un paquet de compromis.

Les blocages ont été importants pour la levée provisoire des brevets sur les technologies contre le Covid-19, levée à laquelle certains acteurs dont la Suisse et les entreprises pharmaceutiques sont opposées.

ONG et pharma pas contents

Berne, notamment M. Parmelin, est depuis de nombreux mois sous la pression d'ONG comme Médecins Sans Frontières (MSF) et des syndicats pour céder sur cette question. Ces derniers mois, les discussions se sont resserrées autour de quatre acteurs, l'UE, les Etats-Unis, l'Inde, qui a violemment blâmé les pays riches dimanche, et l'Afrique du Sud, ce qui a provoqué la colère de la Suisse.

Berne est plutôt favorable à des licences volontaires et estime que ce dispositif ne répondra pas aux problèmes tant que les capacités de production ne sont pas améliorées dans ces Etats. Mais elle n'est pas contre une composante de propriété intellectuelle si celle-ci fait partie d'un paquet plus large contre la pandémie, notamment sur le commerce et la santé.

MSF n'est pas contente de la situation actuelle de la discussion. De leur côté, les entreprises pharmaceutiques répètent que le nombre de doses dépasse désormais les besoins et ciblent des problèmes de distribution.

Discussions sur la pêche

Autre thématique, les Etats cherchent un arrangement sur la pêche après plus de 20 ans de négociations sur les subventions, estimées jusqu'à 54 milliards de dollars par an. L'objectif est d'interdire celles pour un navire qui mènerait une pêche illégale, non déclarée ou non réglementée. Mais aussi celles pour la surpêche dans des zones déjà trop utilisées.

"Le moment est venu" d'atteindre un accord, selon Mme Ngozi. Elle s'est demandée ce que les prochaines générations et les travailleurs pauvres dont les revenus viennent de la pêche penseront si un arrangement n'est pas trouvé. Selon l'ONU, 90% des stocks marins sont exploités ou surexploités. Dans un projet d'accord, des exemptions sont prévues pour les pays pauvres et ceux en développement avec un volume de pêche peu élevé mais les divisions sur leur durée subsistent entre Etats.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Économie

Les exportations chinoises chutent plus que prévu en mars

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La menace de récession en Europe, combinée à une inflation élevée, a contribué à affaiblir la demande internationale en produits chinois. (archives) (© KEYSTONE/AP CHINATOPIX)

Les exportations chinoises ont connu une chute plus forte que prévu en mars, selon les chiffres officiels publiés vendredi. Le tassement représente un nouveau signe de la difficile reprise de la deuxième économie mondiale.

En mars, les ventes de produits et services chinois destinées à l'export ont baissé de 7,5% sur un an, selon les chiffres en dollars publiés par les Douanes chinoises. Les importations sont aussi dans le rouge, avec une baisse de 1,9% sur un an. Ces chiffres sont moins bons que ce que prévoyaient les analystes interrogés par l'agence Bloomberg, qui tablaient sur une baisse des exportations de 1,9% et une hausse des importations de 1%.

La chute des exportations est "largement due au fait qu'il y avait deux jours ouvrés de moins en mars cette année, par rapport à mars l'année dernière", a commenté l'économiste Zhiwei Zhang, du cabinet Pinpoint Asset Management. Mais sur l'ensemble du trimestre, la comparaison est plus flatteuse, souligne-t-il, avec un premier trimestre en hausse de 1,5% sur un an, contre un rythme de -1,2% au dernier trimestre 2023.

Réduire la dépendance à la Chine

La menace de récession en Europe, combinée à une inflation élevée, a contribué à affaiblir la demande internationale en produits chinois. Les tensions géopolitiques avec les Etats-Unis et la volonté de certains pays occidentaux de réduire leur dépendance à la Chine ou de diversifier leurs chaînes d'approvisionnement expliquent également ces difficultés.

La reprise économique tant espérée fin 2022 à la sortie de la pandémie de Covid a été brève et moins robuste qu'escompté. Elle bute désormais sur une conjoncture incertaine qui grippe les dépenses des ménages, tandis qu'une crise immobilière et un fort chômage des jeunes pèsent sur le pouvoir d'achat.

La Chine a fixé pour sa croissance économique un objectif "d'environ 5%" cette année, l'un des taux les plus faibles depuis des décennies pour le pays.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Salaires dans la construction: les syndicats sont mécontents

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Les syndicats exigent une augmentation substantielle des salaires dans la construction (image d'illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Près de la moitié des travailleurs de la construction n'a pas obtenu d'augmentation de salaire en 2024. Leurs salaires réels ont même baissé de plus de 2%, selon la dernière enquête des syndicats Unia et Syna rendue publique vendredi.

Les travailleurs du bâtiment sont donc "déçus et en colère", ont indiqué les représentants des deux syndicats devant les médias à Berne. Selon eux, le secteur principal de la construction est l'une des rares branches à ne pas avoir accordé d'augmentation générale de salaire à ses employés l'année dernière.

Alors que les carnets de commandes sont pleins et que les chiffres d'affaires atteignent un niveau record, la pénurie de main-d'½uvre qualifiée est plus grave que jamais. Un maçon formé sur deux quitte le métier quelques années seulement après avoir terminé son apprentissage. Motif: des longues journées de travail, une pression croissante et la baisse du pouvoir d'achat.

Les syndicats demandent donc une augmentation substantielle des salaires réels pour cet automne. Cette augmentation doit être supérieure au renchérissement et tenir compte du retard salarial de ces dernières années. Les membres des syndicats fixeront la revendication exacte en juin, une fois que les prévisions du renchérissement se préciseront.

"Des augmentations ont été accordées"

La Société Suisse des Entrepreneurs (SSE) a dit prendre acte des revendications des syndicats.

Elle indique qu'elle mènera ces prochaines semaines "de manière autonome" une enquête nationale sur les salaires. Cela "afin de confirmer, chiffres à l'appui, que les entreprises de construction ont accordé des augmentations de salaire". Ces conclusions seront ensuite intégrées dans les négociations salariales cet automne.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Les loyers n'ont pas augmenté pour une majorité de locataires

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Parmi les personnes interrogées ayant reçu une augmentation de loyer, 15% ont décidé de rechercher activement un nouveau bien locatif, tandis que 3% ont déjà déménagé. (archives) (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Environ deux tiers des locataires n'ont pas vu leur loyer augmenter début avril, malgré le relèvement du taux hypothécaire de référence. C'est ce que révèle un sondage du portail immobilier ImmoScout24 publié vendredi.

Avec le relèvement du taux hypothécaire de référence par l'Office fédéral du logement (OFL) en juin et en décembre de l'année dernière, les propriétaires ont eu la possibilité d'augmenter les loyers de 3% dès le mois d'avril. Le portail immobilier ImmoScout24 a indiqué vendredi avoir mené une enquête auprès de 1224 personnes dans toute la Suisse pour prendre le pouls des locataires à ce sujet. Dans ce sondage, 62% des personnes interrogées déclarent ne pas avoir reçu de hausse de loyer, tant à partir d'octobre 2023 que d'avril 2024. Seuls 11% affirment avoir vu le prix de leur logement augmenter.

Pas de déménagement

Si l'on compare les régions linguistiques, on constate de nettes différences, selon ImmoScout24: alors qu'en Suisse romande, 78% des locataires ne se sont pas vu notifier de hausse de loyer au cours de ces derniers mois, en Suisse alémanique, ce chiffre tombe à 55%.

Parmi les personnes interrogées ayant reçu une augmentation de loyer, 15% ont décidé de rechercher activement un nouveau bien locatif, tandis que 3% ont déjà déménagé. A l'inverse, pour 76% d'entre elles, l'adaptation du loyer n'a eu aucune influence sur leur situation. En outre, 85% ont accepté la hausse du prix de leur logement sans sourciller. Seuls 6% se sont présentés au propriétaire ou à la gérance pour négocier, et 5% ont contacté les autorités de conciliation en matière de droit du bail.

Pour rappel, l'Office fédéral du logement (OFL) a relevé deux fois le taux hypothécaire de référence l'an dernier, d'abord de 25 points en juin, puis à nouveau de 25 points en décembre. Il s'établit désormais à 1,75%. Cela signifie que toutes les personnes qui ont signé un bail après le 1er juin 2017 sont susceptibles de voir leur loyer augmenter.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Allemagne: l'inflation confirmée à 2,2% en mars

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L'inflation en Allemagne a bien reculé à 2,2% sur un an en mars, à son plus bas niveau depuis mai 2021, renforçant la perspective de baisse des taux d'intérêt en zone euro. (archives) (© KEYSTONE/DPA/SEBASTIAN KAHNERT)

L'inflation en Allemagne a bien reculé à 2,2% sur un an en mars, à son plus bas niveau depuis mai 2021. La confirmation du repli, dévoilée vendredi par Destatis, vient renforcer la perspective de baisse des taux d'intérêt en zone euro.

L'indice des prix à la consommation a perdu 0,3 point de pourcentage par rapport au mois de février, a indiqué dans un communiqué l'institut fédéral de statistique Destatis, confirmant des chiffres dévoilés fin mars. Sur un mois, l'inflation atteint 0,4%, comme en février.

"La situation des prix de l'énergie et de l'alimentation a atténué le taux d'inflation pour le deuxième mois consécutif", a commenté Ruth Brand, présidente de Destatis, dans un communiqué. Pour la première fois depuis février 2015, les prix des aliments ont baissé sur un an, a-t-elle précisé.

Vers une baisse des taux

Servant de référence à la BCE, l'indice global des prix harmonisé a aussi décéléré en mars, à 2,3% sur un an, se rapprochant toujours plus de l'objectif à terme de 2%. L'inflation a également baissé dans la plupart des pays de la zone euro en mars, comme en France, à 2,3%.

C'est dans ce contexte porteur que la Banque centrale européenne (BCE) a préparé le terrain jeudi à une première baisse de taux d'intérêt, actuellement à leur plus haut historique. A moins d'une résurgence surprise de l'inflation durant le printemps, les conditions seront réunies pour une baisse des taux lors de la prochaine réunion de l'institut monétaire en juin, a expliqué en substance sa présidente Christine Lagarde.

La BCE serait ainsi prête à réagir plus vite que la Fed américaine, confrontée elle à une inflation aux Etats-Unis qui a accéléré en mars, à 3,5% sur un an, selon l'indice CPI.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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