International
L'armée israélienne bombarde Rafah, violences en Cisjordanie
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Israël a bombardé dimanche la bande de Gaza, notamment la ville de Rafah, six mois et demi après le début de la guerre contre le Hamas. Près de 50 personnes ont péri sous les bombes en 24 heures, alors que le nombre total de morts dépasse désormais les 34'000.
Engagé dans un bras de fer avec l'Iran, son ennemi juré, et en pleine offensive contre le mouvement islamiste, allié de Téhéran, Israël a reçu samedi un nouveau soutien des Etats-Unis, où la Chambre des représentants a approuvé une aide militaire de 13 milliards de dollars à cet Etat.
Pour le Hamas, Washington a ainsi donné à Israël le "feu vert" pour continuer à "agresser" les Palestiniens.
Après une semaine de tensions au plus haut depuis le début de la guerre le 7 octobre, l'Iran et Israël ont semblé s'éloigner d'une escalade samedi. Mais dans la bande de Gaza, assiégée et menacée de famine, la guerre fait rage sans aucun signe de trêve tandis que de nouvelles violences meurtrières ont éclaté en Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967 en violation du droit international.
Deux maisons bombardées à Rafah
Selon la Défense civile de Gaza, des frappes israéliennes sur deux maisons de Rafah, dans le sud, ont fait dimanche au moins 16 morts au total. Le ministère de la Santé du Hamas a dénombré 48 morts en 24 heures à travers le territoire.
Rafah, une ville frontalière avec l'Egypte où sont massés environ un million et demi de Palestiniens, vit sous la menace d'une offensive terrestre qu'Israël a promis de lancer.
"Vivre ou mourir"
Comme chaque jour, des rescapés fouillaient dimanche les décombres après les scènes de panique de la nuit. "Nous dormions et nous avons soudain été réveillés par le cauchemar d'une explosion. Le plafond est tombé sur les enfants", a raconté une femme de 35 ans, Umm Hassan Kloub, dont la maison abritait des familles déplacées.
"A chaque instant, nous vivons dans la terreur. Nous ne savons pas si nous allons vivre ou mourir", a-t-elle ajouté.
Vendredi, les pays du G7 avaient exprimé leur opposition à "une opération militaire d'ampleur à Rafah", tout en dénonçant le "nombre inacceptable de civils" tués à Gaza, qui dépasse désormais les 34'000 (34'097 morts), majoritairement des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas.
Deux jeunes tués en Cisjordanie
En Cisjordanie, deux jeunes Palestiniens ont été tués dimanche par des soldats israéliens, selon le ministère palestinien de la Santé. L'armée a affirmé qu'ils avaient tenté de poignarder et d'ouvrir le feu sur des militaires près du village de Beit Einoun, dans le sud de ce territoire palestinien.
Samedi, un raid israélien dans le camp de Nour-Shams, près de Tulkarem, avait fait 14 morts, selon le Croissant-Rouge palestinien.
Une région "en feu"
La tension était brusquement montée au Moyen-Orient le 13 avril, lorsque l'Iran a mené une attaque contre Israël, son ennemi depuis la Révolution iranienne de 1979, avec 350 drones et missiles dont la plupart ont été interceptés avec l'aide des Etats-Unis et de plusieurs autres pays alliés.
Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a salué dimanche les "succès" des forces armées, qui illustrent selon lui la "grandeur" de l'Iran sur la scène internationale.
Israël a promis de riposter tandis que l'Iran disait avoir agi en "légitime défense" après l'attaque meurtrière, attribuée à Israël, qui a détruit son consulat à Damas le 1er avril.
Vendredi, une attaque imputée à Israël a touché le centre de l'Iran, sans faire ni victime ni dégâts selon les autorités. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, a relativisé samedi cette opération, qu'il a comparée à un jeu d'enfant.
"Lutte pour l'équilibre du pouvoir"
Pour l'expert politique iranien Hamid Gholamzadeh, cet incident "très insignifiant" doit cependant être placé dans le contexte de "la lutte pour l'équilibre du pouvoir" entre l'Iran et Israël. "La région est en feu et une guerre totale peut être déclenchée à tout moment, et de telles actions la rendent plus imminente", a-t-il prévenu.
Israël a salué samedi l'aide financière votée à Washington, malgré les tensions avec les Etats-Unis, son allié, nées des inquiétudes américaines sur le sort des civils à Gaza. Le président américain Joe Biden a parlé d'une "aide cruciale". Mais pour la Russie, cette aide attribuée à Israël, comme à l'Ukraine et à Taïwan, "va exacerber les crises mondiales".
Une chaise vide
Alors que les négociations en vue d'une trêve piétinent, l'opinion israélienne réclame avec force à ses dirigeants un accord qui permettrait la libération des otages.
Des manifestants ont une nouvelle fois réclamé samedi soir à Tel-Aviv la démission du Premier ministre Benjamin Netanyahu. "Nous avons besoin que Bibi s'en aille car il est un désastre pour Israël, économiquement et surtout pour la sécurité de la population", a affirmé l'un d'eux, Benni Tirosh.
Les familles des otages ont appelé les Israéliens à laisser une chaise vide lors du repas rituel de Seder lundi soir, qui marque le début de la fête juive de Pessah, pour ne pas les oublier.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Football
Nouveau visa pour Mehdi Torabi
Mehdi Torabi, dont le visa américain avait expiré après le premier match de l'équipe d'Iran à Los Angeles, en a reçu un nouveau, a annoncé mardi un responsable de la sélection.
L'attaquant pourra donc participer au reste de la Coupe du monde.
"Grâce aux démarches de la Fédération iranienne de football et à la coordination avec la FIFA, le joueur s'est vu délivrer aujourd'hui un nouveau visa à entrées multiples", a expliqué ce responsable dans un communiqué.
Son précédent visa n'était valable que pour une seule entrée aux Etats-Unis, et avait expiré lundi soir, après la rencontre entre l'Iran et la Nouvelle-Zélande. Un match qui s'est conclu sur un nul (2-2), et où il n'est pas entré en jeu.
Avec ce nouveau visa, l'attaquant "pourra sans problème accompagner l'équipe nationale iranienne lors de ses prochains matchs et sera en mesure de voyager avec le groupe jusqu'à la fin du tournoi".
Dans le groupe G, l'Iran doit jouer contre la Belgique dimanche à Los Angeles, puis affronter l'Egypte le 26 juin à Seattle.
Ce nouvel imbroglio concernant Mehdi Torabi a terni un peu plus ce Mondial difficile pour la sélection iranienne, confrontée à une multitude d'obstacles extra-sportifs. A cause de la guerre lancée fin février par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran, sa participation a été incertaine jusqu'au bout.
Au lieu de séjourner en Arizona comme prévu, l'équipe s'est exilée à Tijuana, au Mexique, pour établir son camp de base. Les Etats-Unis ont refusé des visas à une quinzaine de membres de l'encadrement pour les matchs de poule sur leur sol.
Lundi soir, au moment de rentrer à Tijuana, le capitaine Mehdi Taremi et un membre du staff ont également rencontré des difficultés à l'aéroport de Los Angeles, au moment de leur départ, selon l'agence officielle iranienne Irna.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Football
Haaland et la Norvège matent l'Irak
La Norvège a entamé de manière idéale son Mondial 2026. Les Vikings ont battu l'Irak 4-1 mardi à Boston grâce notamment à un doublé de leur superstar Erling Haaland.
Présente pour la première fois depuis 1998 (accession aux 8es de finale) dans une phase finale, la Norvège a cueilli face à l'Irak le troisième succès de son histoire seulement dans une Coupe du monde. Elle a passe ainsi devant la France, victorieuse 3-1 du Sénégal plus tôt dans la journée, en tête de la poule I.
Son numéro 9 Erling Haaland a frappé deux fois, se jetant tout d'abord au second poteau pour reprendre un centre de David Moller Wolfe (29e, 1-0) avant de profiter d'une mésentente entre un défenseur et le gardien irakiens pour s'offrir un doublé (43e, 2-1). L'attaquant de Manchester City en est désormais à 57 buts en 51 capes sous le maillot de la Norvège.
L'Irak, dont la seule précédente apparition en Coupe du monde remontait à l'édition 1986 au Mexique (trois défaites en trois matches), n'a rien lâché. Mais la réussite d'Aymen Hussein, auteur du 1-1 sur une reprise de la tête au terme d'une belle action collective (39e), fut la seule de la journée pour les Lions de la Mésopotamie.
La Norvège s'est mise définitivement à l'abri à la 76e lorsque le défenseur central du Genoa Leo Ostigard a inscrit de la tête le 3-1, sur un corner parfaitement botté par le milieu d'Arsenal Martin Odergaad. Un autogoal d'Aymen Hussein, mis sous pression par Kristian Thorstvedt, lui a permis de sceller le score au bout des arrêts de jeu (90+6e).
La troupe de Stale Solbakken, dont la dernière victoire en Coupe du monde avait été fêtée en 1998 face au Brésil, tentera d'assurer sa place en 16es de finale dès la 2e journée de ce groupe I, lundi prochain face au Sénégal à East Rutherford. L'Irak défiera pour sa part la France à Philadelphie.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Javier Bardem laisse ses empreintes sur Hollywood Boulevard
L'acteur espagnol Javier Bardem a laissé mardi sa trace à Hollywood, posant pour la postérité l'empreinte de ses mains dans le ciment au Chinese Theatre, l'une des salles de cinéma historiques de Hollywood Boulevard.
"C'est vraiment spécial de se voir offrir un tel espace pour immortaliser votre nom, votre image", a confié la star à l'AFP, peu après la cérémonie.
"Quand je pense à toutes les personnes qui se sont tenues à cet endroit précis, j'ai du mal à croire que tout cela soit réel", a déclaré l'Espagnol de 57 ans dans un discours, avant de poser ses empreintes dans le ciment frais.
Cette tradition, qui date de la construction du Chinese Theatre, a vu plus de 200 stars défiler en près d'un siècle, comme Jack Nicholson ou Marilyn Monroe.
Javier Bardem s'est fait connaître à l'international en 2000, grâce à son interprétation de l'écrivain cubain exilé aux Etats-Unis Reinaldo Arenas dans "Avant la nuit", réalisé par Julian Schnabel.
Huit ans plus tard, il a obtenu l'Oscar du meilleur second rôle pour son interprétation du sinistre Anton Chigurh dans "No Country for Old Men", des frères Cohen.
Son dernier film, "L'Etre aimé", a été présenté en avant-première au Festival de Cannes cette année et il joue dans la série "Les Nerfs à Vif", sortie début juin sur AppleTV.
L'acteur a dénoncé à de nombreuses reprises la politique anti-immigration de Donald Trump et la situation dans la bande de Gaza, ravagée par plus de deux ans de guerre déclenchée par l'attaque sans précédent du Hamas le 7 octobre 2023 en Israël.
"Beaucoup de gens viennent me voir et me disent: +Merci de faire ou de dire ce que tu fais ou dis+, et je les encourage à faire de même haut et fort", a dit Javier Bardem lors de la cérémonie.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Bolivie: nouvel accord antidrogue avec les Etats-Unis
Les Etats-Unis formeront et équiperont la Bolivie dans la lutte antidrogue après la signature du premier accord bilatéral de ce type depuis près de vingt ans, a indiqué mardi l'ambassade américaine à La Paz.
En 2008, Evo Morales, alors président de la Bolivie, troisième producteur mondial de cocaïne, avait rompu les relations avec les Etats-Unis et expulsé du pays leur agence antidrogue, la DEA.
Le président bolivien Rodrigo Paz a opéré un virage de la politique étrangère du pays après vingt ans de gouvernements de gauche, en se rapprochant de Washington et des organismes multilatéraux de crédit.
"Les États-Unis collaboreront étroitement avec le gouvernement bolivien pour fournir formations, équipements et autres formes de soutien", afin d'enquêter et de démanteler les réseaux du narcotrafic, de poursuivre les délits financiers et d'accroître la transparence au sein de la police et du système judiciaire, a indiqué l'ambassade dans un communiqué.
Washington s'est engagé à consacrer 20 millions de dollars à cette stratégie, qui sera pilotée par le Bureau international de lutte contre les stupéfiants et de l'application de la loi (INL) du département d'État américain.
Bien que les deux pays aient exprimé leur volonté de rétablir des relations diplomatiques de haut niveau, ils n'ont toujours pas renommé d'ambassadeurs.
La DEA n'a pas officiellement rouvert de bureau en Bolivie, même si La Paz a reconnu que l'agence coopérait avec les autorités boliviennes.
La Bolivie a rejoint cette année l'initiative "Bouclier des Amériques", lancée par l'administration de Donald Trump pour lutter contre le narcotrafic et le crime organisé transnational.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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