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International

L'armée russe attaque la région de Dnipropetrovsk, une première

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Des flammes et de la fumée s'élèvent du site où un missile russe a frappé un quartier résidentiel à Kharkiv, en Ukraine, samedi. (© KEYSTONE/AP/Anatolii Lysianskyi)

L'armée russe a annoncé dimanche mener une offensive dans la région ukrainienne de Dnipropetrovsk, bordant celle de Donetsk, une première en plus de trois ans de conflit. Cela se produit alors que les négociations de paix entre Kiev et Moscou sont dans l'impasse.

Pour l'heure, côté ukrainien, seul le commandement des forces de défense du Sud a réagi, disant que "l'ennemi n'abandonnait pas ses intentions d'entrer dans la région de Dnipropetrovsk", dans le centre est, et que les soldats ukrainiens "tenaient leur secteur du front".

Mais ni le haut commandement militaire ni le président Volodymyr Zelensky n'ont pour l'instant fait de commentaires face à ce qui pourrait, si cela était confirmé, marquer un revers pour des forces ukrainiennes en difficulté sur le front faute d'hommes et d'armements.

"Les unités de la 90e division blindée (...) ont atteint la frontière ouest de la République populaire de Donetsk (la région de Donetsk annexée, ndlr) et continuent de mener l'offensive sur le territoire de la région de Dnipropetrovsk", a écrit l'armée russe sur Telegram.

Village pris

Plus tôt dans la journée, les autorités de cette région avaient fait part d'un mort dans un bombardement russe à Mejova, une localité située à 13 kilomètres de la région de Donetsk.

Dans cette ville, où le calme semble régner, le lieutenant-colonel Oleksandr dit à l'AFP que "des combats ont déjà lieu ici et là" et que les Russes sont "très proches" de la frontière régionale.

"Ils avancent lentement, très lentement mais ils avancent", estime ce soldat de 60 ans.

Moscou a par ailleurs annoncé dimanche la prise de Zaria, un village de la région de Donetsk.

Cette avancée des troupes russes pourrait également avoir une valeur stratégique sur le terrain, en pleines discussions diplomatiques poussées par Washington en vue d'un règlement du conflit, sans résultats à l'heure actuelle.

"Quiconque refuse de reconnaître les réalités de la guerre lors des négociations se verra confronté à de nouvelles réalités sur le terrain. Nos forces armées ont lancé une offensive dans la région de Dnipropetrovsk", a déclaré sur Telegram l'ancien président russe Dmitri Medvedev, l'actuel numéro deux du Conseil de sécurité.

De plus, certains observateurs considèrent que les Russes pourraient vouloir continuer leur progression dans cette zone pour mettre à mal le dispositif défensif ukrainien dans le Donbass, dont la conquête totale est l'objectif "numéro un" proclamé par le chef de l'Etat russe Vladimir Poutine.

Avant l'offensive russe de février 2022, quelque trois millions de personnes vivaient dans la région de Dnipropetrovsk, dont environ un million dans la capitale régionale, Dnipro, qui est régulièrement la cible de frappes meurtrières de drones et de missiles.

C'est sur Dnipro qu'en novembre 2024, la Russie avait pour la première fois tiré son missile expérimental de portée intermédiaire Orechnik, affirmant avoir touché un site industriel militaire.

De nombreux Ukrainiens, fuyant les combats dans les régions orientales de Donetsk et de Lougansk, ont par ailleurs trouvé refuge dans cette région.

Selon l'analyste militaire ukrainien Oleksiï Kopytko, une avancée russe dans la région de Dnipropetrovsk présente toutefois "beaucoup plus de risques que d'avantages pour la Russie", en raison de son "impossibilité à concentrer des troupes" en nombre suffisant "pour une percée".

"Semaine prochaine"

L'annonce de cette opération intervient à un moment où Moscou et Kiev s'accusent mutuellement de perturber un échange de prisonniers et de soldats tués.

L'armée russe a répété dimanche être "prête à restituer plus de 6000 corps" de soldats ukrainiens, assurant avoir transféré 1212 dépouilles et s'apprêtant à en livrer d'autres à la frontière russo-ukrainienne, dans la région de Briansk.

Le chef du renseignement militaire ukrainien, Kyrylo Boudanov, a affirmé dimanche que le processus aurait lieu "la semaine prochaine", accusant la Russie de "jeu informationnel déloyal".

Cet échange, s'il a lieu, sera l'unique résultat concret des pourparlers directs du début de semaine.

Ces négociations à Istanbul entre Kiev et Moscou sur une trêve, encouragée par Washington, n'ont pas permis de rapprocher les positions.

La délégation russe a remis à Kiev une liste de demandes comprenant notamment le retrait de ses forces de quatre régions dont Moscou revendique l'annexion, la renonciation de l'Ukraine à intégrer l'Otan et la limitation de la taille de son armée.

Des conditions qualifiées mercredi par le président Zelensky d'"ultimatums" inacceptables.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Une médaille mille fois méritée pour les Suisses

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La délivrance pour les curleurs du CC Genève. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Suisse a cueilli une 17e médaille aux Jeux de Milan-Cortina avec la troisième place des curleurs du CC Genève. Ils ont battu la Norvège 9-1 dans le match pour la 3e place.

Un coup de trois au deuxième end a permis aux Suisses de prendre très vite la main dans cette rencontre. Pablo Lachat-Couchepin, Sven Michel, le skip Yannick Schwaller et Benoit Schwarz-van Berkel n'ont jamais été inquiétés par des adversaires qui ont très vite abdiqué après le raté du skip Magnus Ramsfjell au 3e end sur une pierre qui aurait pu relancer cette petite finale.

Les Suisses ont, ainsi, su parfaitement rebondir au lendemain de la mortifiante défaite en demi-finale face à la Grande-Bretagne. Après un round-robin parfait avec neuf victoires en neuf matches, le quatuor espérait sans doute davantage que cette médaille de bronze qui récompense toutefois une performance de choix lors de ce tournoi olympique.

Malheureux jeudi contre la Grande-Bretagne, Benoit Schwarz-van Berkel a cette fois rendu une copie parfaite pour remporter sa deuxième médaille de bronze aux Jeux après celle de Pyeongchang en 2018. A 34 ans, le no 4 de l'équipe sera-t-il partant pour une nouvelle aventure olympique ? La question peut se poser comme elle se pose pour Sven Michel (37 ans). Agés respectivement de 30 et de 25 ans, Yannick Schwaller et Pablo Lachat-Couchepin ne nourrissent pas encore la même réflexion.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Cour suprême et droits de douane: Trump contre-attaque

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Donald Trump s'est montré furieux vendredi après la décision de la Cour suprême. Dans une conférence de presse un peu plus tard, il a annoncé une nouvelle taxe de 10%. (© KEYSTONE/EPA/SHAWN THEW)

Donald Trump s'en est violemment pris vendredi à la Cour suprême, se disant "profondément déçu" par sa décision jugeant illégale une bonne partie des droits de douane du président américain. Il a annoncé imposer une nouvelle taxe mondiale sur les importations de 10%.

Parlant d'une "terrible décision" et disant sa "honte absolue", il a attaqué les juges qui se sont prononcés contre ses droits de douane, accusant la Cour d'avoir cédé face à des "influences étrangères".

Mais, a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, l'administration dispose "d'alternatives".

"Aujourd'hui (vendredi), je vais signer un décret pour imposer un droit de douane mondial de 10% (...), qui va s'ajouter à nos droits de douane normaux déjà en vigueur", a-t-il ensuite précisé, avant d'estimer que la décision de la Cour suprême lui était en fait favorable, car elle le rendait "plus puissant".

Les marchés financiers ont réagi favorablement, aussi bien en Europe qu'aux Etats-Unis, mais avec un enthousiasme mesuré. Les géants du commerce en ligne sont parmi les principaux bénéficiaires, à l'image d'Amazon et Shopify.

Véritable pierre angulaire du programme économique de Trump, ces droits à l'importation sur un très large éventail de produits sont maintenant remis en cause. Au risque d'entraîner de nouvelles incertitudes, complications administratives et imbroglios diplomatiques, même si le président américain a insisté qu'au contraire, la décision levait les incertitudes.

Les principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis ont accueilli avec intérêt mais prudence le revers majeur infligé par la Cour suprême à la politique protectionniste menée par Donald Trump, lequel a toutefois affirmé que les accords commerciaux récemment négociés restaient valides.

"L'accord avec l'Inde est toujours valable", a-t-il pris en exemple. "Tous les accords" restent valides, "nous allons juste le faire différemment", a-t-il dit.

Selon la décision rendue par une majorité de six juges sur neuf, le président américain ne peut pas justifier ces droits de douane par une nécessité d'urgence économique.

Un avis tranché d'autant plus remarquable que la Cour suprême est composée en majorité de juges conservateurs et qu'elle est plusieurs fois allée dans le sens de Donald Trump depuis un an.

Cette décision concerne les droits de douane présentés comme "réciproques" par le gouvernement américain mais pas ceux appliqués à des secteurs d'activités particuliers, comme l'automobile ou l'acier et l'aluminium.

Donald Trump avait choisi d'imposer ces surtaxes douanières en s'appuyant sur un texte de 1977 autorisant théoriquement l'exécutif à agir dans le domaine économique sans aval préalable du Congrès dès lors qu'une "urgence économique" était identifiée.

Mais selon le président de la Cour suprême, John Roberts, le président doit "justifier d'une autorisation du Congrès claire" pour mettre en place des droits de douane.

Le fait que le texte de loi sur lequel se repose la Maison Blanche "lui donne l'autorité pour 'réglementer les importations' est insuffisant" dans la mesure où "il ne contient aucune référence aux droits de douane".

Cette loi "n'autorise pas le président à imposer des droits de douane", a donc insisté le juge Roberts dans le texte de la décision.

"Chaos"

"C'est une victoire pour les consommateurs américains", s'est félicité le chef de file des démocrates au Sénat, Chuck Schumer. Son homologue à la Chambre des représentants, Hakeem Jeffries, a appelé Donald Trump à "s'abstenir de toute nouvelle action unilatérale sur les droits de douane".

Le président de la Chambre, le républicain Mike Johnson, a lui assuré que "le Congrès et le gouvernement allaient déterminer dans les prochaines semaines la meilleure marche à suivre".

Les marchés financiers ont réagi positivement, avec un rebond des indices tant en Europe qu'aux Etats-Unis.

Cette décision ouvre la voie à de possibles remboursements des surtaxes déjà payées par les entreprises.

Plusieurs entreprises comme la chaîne de supermarchés Costco ou la filiale américaine du constructeur automobile japonais Toyota ont déjà porté plainte ces derniers mois auprès du Tribunal du commerce international afin de demander le remboursement des surtaxes perçues.

Un des juges dissidents, Brett Kavanaugh, a notamment justifié sa position d'opposition par le fait que la décision "ne dit rien sur la manière dont le gouvernement devrait procéder pour rembourser les milliards collectés".

Cela va être le "chaos", a-t-il prévenu.

Mi-janvier, le président américain avait estimé qu'en cas de décision défavorable de la Cour suprême, le gouvernement serait dans l'obligation de rembourser "des centaines de milliards de dollars" aux entreprises américaines. "Nous sommes fichus", avait-il alors assuré.

Accords commerciaux

Ces droits de douane, annoncés en avril, visaient théoriquement les pays avec lesquels les Etats-Unis étaient confrontés à un déficit commercial dans les échanges de biens, le président américain les voyant comme un outil pour les rééquilibrer.

L'objectif de Donald Trump était aussi de fournir des ressources supplémentaires à l'Etat fédéral pour compenser des baisses d'impôts.

Le président républicain est cependant en partie revenu en arrière en ajoutant des exceptions pour un certain nombre de produits, en particulier ceux qui ne peuvent pas être fabriqués ou cultivés aux Etats-Unis.

Ces surtaxes avaient également servi de base de négociations pour la signature d'une série d'accords commerciaux avec les principaux partenaires des Etats-Unis, à commencer par l'Union européenne (UE), le Japon ou le Royaume-Uni.

Ces accords prévoient désormais, selon les cas, des droits de douane compris entre 10% et 15% maximum sur les produits provenant des pays qui les ont signés.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Hockey

Les Suissesses n'ont plus de sélectionneur

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Colin Muller: le choix de partir après la conquête de la médaille de bronze. (© KEYSTONE/MANUEL GEISSER)

Colin Muller ne sera plus le sélectionneur de l'équipe de Suisse dames.

Au lendemain de la conquête de la médaille de bronze aux Jeux de Milan-Cortina, le natif de Toronto a annoncé au micro de la SRF son intention de quitter son poste.

Colin Muller a, ainsi, conclu de manière abrupte les pourparlers entamés par Swiss Ice Hockey pour une éventuelle prolongation de contrat. La Fédération n'avait pas souhaité entamer cette discussion avant le tournoi olympique. Une marque de défiance sans doute aux yeux de Colin Muller.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Hockey

Hockey sur glace: le Canada bat la Finlande au bout du suspense

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MacKinnon vient de donner la victoire aux Canadiens (© KEYSTONE/EPA/FAZRY ISMAIL)

Le Canada s'est hissé in extremis en finale du tournoi olympique. A Milan, les joueurs à la feuille d'érable ont battu la Finlande, tenante du titre, 3-2 après avoir été menés 2-0.

L'immense favori canadien a été mis en difficulté, comme déjà en quart de finale (3-2 ap contre la Tchéquie). Les Finlandais ont ouvert le score en power-play par Rantanen (17e) avant de creuser l'écart grâce à Haula (24e), alors qu'ils évoluaient à quatre contre cinq.

Les stars de NHL ont alors renforcé l'intensité de leur jeu. Reinhart a réduit l'écart à la 35e, en supériorité numérique. Puis, Theodore a égalisé à la 51e avant que MacKinnon, servi par McDavid, n'expédie les Canadiens en finale à 36 secondes de la sirène, alors que les Finlandais évoluaient en infériorité numérique.

La Finlande a ainsi vécu une désillusion similaire à celle qu'elle avait infligée aux Suisses en quart de finale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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