International
Le Hezbollah tire des roquettes, Israël réplique
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Le Hezbollah libanais et l'armée israélienne ont échangé des tirs transfrontaliers, ont indiqué les deux parties dimanche, au lendemain de l'annonce par le ministère libanais de la Santé de la mort de 3 secouristes tués par une frappe israélienne dans le sud du Liban.
Depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas, entrée dans son 12e mois, le Hezbollah et l'armée israélienne échangent presque quotidiennement des tirs à la frontière israélo-libanaise. Le mouvement islamiste libanais pro-iranien affirme soutenir ainsi son allié du Hamas et les Palestiniens de Gaza.
Le Hezbollah a indiqué tôt dimanche avoir "bombardé avec une salve de roquettes Kiryat Shmona", ville du nord d'Israël, "en réponse aux attaques de l'ennemi (...) et en particulier à l'attaque" qui a coûté la vie à des secouristes samedi dans le village de Froun.
Samedi, le ministère de la Santé libanais avait annoncé que trois secouristes avaient été tués et deux autres blessés, l'un grièvement, dans une frappe israélienne sur Froun.
Le ministère a indiqué que l'attaque a visé "une équipe de la Défense civile libanaise (qui) éteignait des incendies provoqués par les frappes israéliennes dans le village de Froun".
La Défense civile libanaise a indiqué de son côté que trois de ses employés avaient été tués dans "une frappe israélienne qui a visé un véhicule de pompiers après leur intervention sur l'incendie".
Le Premier ministre libanais, Najib Mikati, a condamné l'attaque, déclarant dans un communiqué samedi que "cette nouvelle agression contre le Liban était une violation flagrante des lois internationales".
Kibboutz visé
Le mouvement Amal, allié du Hezbollah, a par la suite déclaré que deux de ses membres figuraient parmi les victimes, tués "alors qu'ils accomplissaient leur devoir humanitaire".
Selon le ministère libanais de la Santé, cette attaque est "la deuxième du genre contre une équipe d'urgence en moins de 12 heures".
Par ailleurs, le Hezbollah a indiqué dimanche que ses combattants avaient également tiré des roquettes sur le kibboutz israélien de Shamir, près de Kiryat Shmona.
Le Hezbollah affirme en règle générale qu'il vise des positions militaires dans le nord d'Israël, tandis qu'Israël dit cibler les infrastructures et les combattants du Hezbollah dans le sud et l'est du Liban.
Dimanche matin, l'armée israélienne a annoncé avoir mené une série de frappes aériennes sur des "bâtiments militaires du Hezbollah" et intercepté des projectiles tirés depuis le Liban au cours de la nuit.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Au moins 17 morts à Kiev dans les pires frappes russes
Des drones et missiles russes ont massivement frappé Kiev dans la nuit, faisant au moins 17 morts et près de 90 blessés, lors de la pire attaque sur la capitale selon son maire, le Kremlin assurant qu'il allait "continuer à augmenter la pression" sur le pays.
Selon les services de secours ukrainiens, au moins 17 personnes sont mortes et les recherches de survivants se poursuivent sous les gravats d'immeubles détruits.
Près de 90 personnes ont été blessées, selon les autorités. Des pans entiers de bâtiments résidentiels se sont effondrés, un bâtiment abritant des ambulances a été touché.
Il s'agit de l'attaque "la plus massive" sur la capitale depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine en 2022, a affirmé le maire Vitali Klitschko, qui a déclaré vendredi "jour de deuil".
Volodymyr Zelensky et son chef de la diplomatie ont immédiatement exhorté leurs alliés à leur fournir rapidement des systèmes de défense antiaérienne, le président ukrainien demandant en particulier une licence des Etats-Unis pour pouvoir produire les missiles Patriot.
La veille, il avait indiqué depuis Dublin rentrer immédiatement à Kiev, disant craindre une attaque "de grande envergure" de la Russie et appelant les habitants à se protéger.
"La Russie va continuer à augmenter la pression sur le régime de Kiev afin d'obtenir la réalisation des objectifs qu'elle s'est fixée", a déclaré jeudi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov à des journalistes, en réponse à une question de l'AFP sur d'éventuelles nouvelles sanctions européennes contre Moscou.
La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, avait déclaré plus tôt qu'elle allait proposer de nouvelles sanctions à l'encontre des "entités soutenant le complexe militaro-industriel russe".
Pour Berlin, l'attaque souligne que "Poutine ne montre aucune volonté de négocier", selon un porte-parole de la diplomatie allemande, affirmant que le soutien à Kiev sera à l'agenda du prochain sommet de l'Otan à Ankara.
Le ministère russe de la Défense a, lui, parlé d'une "frappe massive" menée "en réponse aux attaques terroristes du régime de Kiev contre des infrastructures civiles", assurant que des "entreprises de l'industrie militaire et des sites énergétiques" ont été visés dans Kiev et sa région.
L'Ukraine a intensifié ces derniers mois ses attaques contre le territoire russe, ciblant notamment des infrastructures énergétiques, alors que les négociations sous médiation américaine pour mettre fin à la guerre sont à l'arrêt.
L'armée de l'air ukrainienne a dénombré 74 missiles et 496 drones, dont respectivement 48 et 476 ont été interceptés.
"Une caractéristique de cette attaque massive a été l'utilisation simultanée de différents types de moyens d'attaque aérienne provenant de diverses directions, ainsi que l'emploi d'un grand nombre de missiles balistiques et de drones", a-t-elle souligné.
"Véritable cauchemar"
A Kiev, des journalistes de l'AFP ont entendu des explosions pendant plusieurs heures et l'alerte aérienne a duré plus de 11 heures d'affilée.
Dans les rues, les habitants ont afflué vers les abris, des matelas sous le bras. Quelque 52'000 personnes, dont 4500 enfants, se sont réfugiés dans les stations de métro, le chiffre nocturne le plus important de ces dernières années, selon l'opérateur du métro de Kiev.
"Il y eu trois frappes ici. La moitié du bâtiment est détruit, le toit n'existe plus", a déploré Sabina Mambetova, 32 ans, dont l'appartement a été détruit. "Il y a eu beaucoup de frappes auparavant, mais c'est la première fois que c'est comme ça", a-t-elle dit à l'AFP, parlant d'un "véritable cauchemar".
"J'ai attrapé mon enfant et couru vers un abri, dont je ne suis pas sorti avant ce matin. Beaucoup de mes proches ne répondent pas. Maintenant, nous essayons de joindre tout le monde", a expliqué Karina Taran, 25 ans, qui confie avoir cru vivre sa dernière heure.
Plus de quatre ans après le début de l'invasion russe de l'Ukraine, la capitale est régulièrement la cible d'attaques meurtrières, et parfois massives.
La semaine dernière, Volodymyr Zelensky a dit avoir approuvé une "opération d'influence" de 40 jours contre la Russie, "visant à la contraindre à mettre fin à la guerre".
Le 18 juin, une attaque ukrainienne massive a fait 17 blessés et touché une raffinerie majeure de Moscou.
Dans la nuit de mercredi à jeudi en Russie, un civil a été tué dans la région de Belgorod, frontalière de l'Ukraine, et un autre dans la région de Nijni Novgorod, à 400 km à l'est de Moscou, dans des attaques de drones ukrainiennes, selon les autorités locales respectives.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Chanel acquiert la maison de chemisiers Charvet
Chanel a annoncé jeudi acquérir le chemisier Charvet, sans dévoiler de montant, afin d'assurer la "pérennité d'une maison patrimoniale française emblématique".
"Chanel annonce avoir acquis Charvet afin d'accompagner, sur le long terme, la transmission d'un savoir-faire unique et la pérennité d'une maison patrimoniale française emblématique, dans le respect total de son indépendance créative", a succinctement déclaré ce grand nom français du luxe dans un communiqué transmis à l'AFP.
L'entreprise ajoute que l'accord fait suite à une "conversation créative nouée" entre Charvet et Matthieu Blazy, directeur artistique arrivé en 2025 chez Chanel à l'occasion de sa première collection de prêt-à-porter printemps été 2026.
Fondé en 1838, Charvet est connu pour la création de chemisiers sur mesure. La boutique, située place Vendôme à Paris, vend également des costumes et des accessoires.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
International
L'amende européenne record contre Google est confirmée
Echec et mat : la Cour de Justice de l'Union européenne a rejeté jeudi l'appel de Google contre l'amende record de plus de quatre milliards d'euros que lui avait infligée Bruxelles en 2018, pour abus de position dominante dans l'écosystème des téléphones mobiles.
"Le pourvoi formé par Google et sa société mère Alphabet (...) est rejeté, confirmant ainsi la sanction infligée pour l'abus de position dominante de Google Search dans le cadre du système d'exploitation Android", a annoncé la Cour, sise à Luxembourg.
"Ce jugement ne tient pas compte des investissements considérables que nous avons réalisés pour garantir qu'Android reste ouvert, interopérable et gratuit. Quoi qu'il en soit, nous avons adapté nos accords pour nous conformer à la décision initiale de 2018, et nous restons déterminés à poursuivre l'innovation et l'ouverture au bénéfice de nos utilisateurs, partenaires et développeurs", a déclaré à l'AFP un porte-parole de Google.
Le groupe de Mountain View en Californie avait saisi en appel la Cour de justice de l'UE (CJUE), pour faire annuler cette sanction financière infligée en 2018.
Dans une décision rendue en première instance en septembre 2022, le tribunal de l'UE avait validé cette amende, la plus élevée jamais prononcée par la Commission européenne.
Le montant, fixé à l'origine à 4,3 milliards d'euros, avait toutefois été ramené à 4,1 milliards (3,8 milliards de francs au cours actuel) par le tribunal de l'Union européenne, qui juge les affaires en première instance.
La Cour, plus haute juridiction de l'UE, a rejeté l'ensemble des arguments formulés par le géant technologique américain, qu'ils portent sur le fond de l'affaire ou sur le respect des procédures.
Affaire emblématique
La Commission avait imposé cette amende à Google après avoir conclu que le groupe avait forcé des fabricants de téléphones et de tablettes utilisant son système d'exploitation Android à préinstaller son moteur de recherche, Google Search, et son navigateur Chrome, dans le but d'éliminer des services concurrents.
L'entreprise était ainsi jugée coupable d'avoir abusé de la force de frappe de son système Android, qui équipe toujours près de 70% des appareils mobiles dans le monde, une part de marché écrasante, selon les derniers chiffres du cabinet spécialisé StatCounter.
La multinationale avait de son côté plaidé que l'UE avait ignoré à tort son grand concurrent Apple, qui privilégie sur ses iPhone ses propres services, comme le navigateur Safari. La marque à la pomme domine le marché des smartphones aux États-Unis.
Google avait également fait valoir que le téléchargement d'applications concurrentes était accessible d'un simple clic et que les clients n'étaient en aucun cas contraints d'utiliser ses produits sur Android.
Mais la Cour de Luxembourg a suivi l'opinion de l'avocate générale Juliane Kokott.
Celle-ci avait recommandé en juin 2025 à la Cour, plus haute instance de la justice de l'UE, de rejeter l'appel de Google, jugeant ses arguments infondés.
Google occupait "une position dominante sur plusieurs marchés de l'écosystème Android" et bénéficiait ainsi "d'effets de réseau qui lui permettaient de faire en sorte que les utilisateurs recourent à [son moteur de recherche] Google Search", avait-elle relevé.
"Aucun concurrent hypothétique supposé aussi efficace n'aurait pu se trouver dans une telle situation", avait-elle ajouté.
Marché de la publicité en ligne
Ce dossier emblématique était l'un des principaux contentieux entre Google et l'Europe.
En septembre dernier, la Commission lui a infligé une amende de près de trois milliards d'euros, pour des pratiques anticoncurrentielles sur le marché de la publicité en ligne.
Bruxelles a en outre ouvert en janvier deux nouveaux fronts concernant la concurrence sur Android et dans la recherche.
L'exécutif européen veut forcer Google à renforcer l'accès de son système d'exploitation pour appareils mobiles aux assistants d'intelligence artificielle concurrents de son propre service, Gemini. Parallèlement, elle veut obliger Google à partager les données de son moteur de recherche Google Search avec ses rivaux.
Le groupe s'oppose fermement à ces procédures, et a prévenu que de telles mesures saperaient la sécurité de ses systèmes et la protection des données, au détriment des utilisateurs.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
International
Le Vatican sanctionne le "schisme" du mouvement de Saint-Pie X
Le Vatican a confirmé jeudi l'excommunion de six évêques de la Fraternité Saint-Pie X, actant le "schisme" avec Rome de ce mouvement traditionaliste. Quatre d'entre eux ont été consacrés la veille en Valais, à Ecône.
"Les ministres sacrés appartenant à la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X sont en situation de schisme", et les fidèles laïcs qui y "adhèrent formellement" doivent "être tenus pour schismatiques et excommuniés", a précisé le Dicastère pour la Doctrine de la Foi dans un décret.
"Les nombreuses tentatives visant à ramener les adeptes du mouvement fondé par Mgr Marcel Lefebvre à la pleine communion avec l'Église catholique se sont avérées vaines", a également déploré ce dicastère.
Cette communauté catholique fondée par l'évêque français Marcel Lefebvre, forte d'environ 600'000 fidèles dans le monde, avait consacré mercredi en Suisse quatre de ses évêques.
La communauté Saint-Pie X rejette en bloc les évolutions de l'Eglise depuis le Concile Vatican II (1962-1965), qui a profondément transformé l'institution.
La communauté défend un modèle de société traditionnellement patriarcal et un idéal d'Etat théocratique.
Bien qu'influente dans certains milieux conservateurs, elle demeure minoritaire au sein de l'Église catholique et ses quelque 1,3 milliard de fidèles.
Ses fidèles sont attachés à une interprétation stricte de la tradition doctrinale et liturgique, notamment la messe de rite "tridentin", qui se caractérise par l'usage du latin et un prêtre officiant dos à l'assemblée.
Elle a ainsi reproduit mercredi cet acte à portée "schismatique" à l'origine d'une première rupture avec le Vatican en 1988, tout en disant "regretter" avoir dû agir sans l'autorisation du pape.
"Je vous supplie du fond du coeur : revenez sur votre décision !" leur avait écrit le pape Léon XIV cette semaine, soulignant qu'en cas d'"acte schismatique", les sacrements - comme le mariage ou la confession - administrés par les évêques ne seraient plus reconnus par l'Eglise catholique.
"Profonde douleur"
Les quatre nouveaux évêques - les abbés français Michel Poinsinet de Sivry et Marc Hanappier, l'abbé américain Michael Goldade et l'abbé suisse Pascal Schreiber - se trouvent ainsi excommuniés, ainsi que les deux derniers évêques dont la Fraternité disposait jusqu'à ce jour, Alfonso de Galarreta et Bernard Fellay.
Le Dicastère de la Foi a précisé jeudi que "les clercs et les fidèles laïcs sont admonestés de ne pas adhérer au schisme de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, car ils encourraient ipso facto la peine d'excommunication".
Dans un ancien document consacré à cette communauté, le Vatican reconnaît qu'il est "plus difficile de juger de leur situation" et qu'il faut examiner chaque cas à part.
Comme en 1988, les évêques ont été consacrés sans juridiction attitrée, ce qui selon la Fraternité exclut tout schisme et toute excommunication.
Mais le Vatican considère que consacrer un évêque sans l'accord du pape entraîne une excommunication automatique des évêques (consacrés et consacrants) et caractérise un "acte schismatique".
Mercredi soir le cardinal Pietro Parolin, le secrétaire d'État du Vatican, a évoqué devant les journalistes "la profonde douleur" ressentie au sein de l'Eglise face à ces ordinations qui, selon lui, "rompent l'unité de l'Eglise" et constituent "un acte schismatique" s'ccompagnant de "sanctions très précises", avec au premier chef, "l'excommunication" des évêques de la communauté.
"J'espère que, malgré ce qui s'est passé aujourd'hui, le dialogue pourra reprendre et qu'une véritable solution pourra être trouvée", a-t-il ajouté.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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