Rejoignez-nous

International

Le morse Freya, vedette du fjord d'Oslo, a été euthanasié

Publié

,

le

Le morse Freya était devenu une vedette estivale dans le fjord d'Oslo au point de mettre les vies du public et de l'animal en danger. (© KEYSTONE/EPA/TROND REIDAR TEIGEN)

Les autorités norvégiennes ont annoncé dimanche avoir euthanasié le morse Freya. Sa présence dans le fjord d'Oslo était devenu l'attraction de l'été au point de mettre les vies du public et de l'animal en danger.

"La décision d'euthanasier le morse a été prise sur la base d'une évaluation globale de la menace persistante pour la sécurité humaine", a déclaré le responsable de la Direction norvégienne de la pêche, Frank Bakke-Jensen, dans un communiqué.

Les morses vivent généralement sous les latitudes encore plus septentrionales de l'Arctique. Mais Freya, dont le nom renvoie à une déesse associée à l'amour et à la beauté dans la mythologie nordique, baignait dans les eaux de la capitale norvégienne depuis le 17 juillet.

Pas d'autre moyen

Malgré les appels incessants à rester à distance et à ne pas déranger le mammifère, la jeune femelle de quelque 600 kilos attirait énormément d'attention. Elle présentait un risque pour le public et l'animal, a estimé la direction de la pêche.

"Nous avons examiné attentivement toutes les solutions possibles. Nous avons conclu que nous ne pouvions garantir le bien-être de l'animal par aucun des moyens disponibles", a dit M. Bakke-Jensen.

Envisagé, le déplacement de Freya, qui a été filmée se hissant sur des embarcations chaloupant sous son poids pour y somnoler, "n'était pas une option viable" du fait de sa complexité, a-t-il ajouté.

En France, une opération de sauvetage avait été mise en place cette semaine pour transporter un béluga hors de la Seine, où il s'était perdu, mais le cétacé ne l'avait pas supportée et avait dû être euthanasié.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Le bilan de l'épidémie d'Ebola monte à quatre morts en Ouganda

Publié

le

Un cas d'Ebola avait également été signalé en août dans la province congolaise du Nord-Kivu, frontalière du Rwanda et de l'Ouganda, moins de six semaines après qu'une épidémie dans l'est de la RDC - la 14e de l'histoire du pays - avait été déclarée terminée. (photo d'archive) (© KEYSTONE/EPA/STR)

Trois personnes sont mortes d'Ebola en Ouganda. Ces nouveaux décès portent à quatre le nombre de victimes depuis trois jours et l'annonce par les autorités de la présence d'une "épidémie" dans le centre du pays, a annoncé vendredi le ministère ougandais de la Santé.

"Ces dernières 24 heures, (...) trois nouveaux décès ont été enregistrés", a assuré le ministère de la Santé dans un communiqué. Tous les décès ont été enregistrés dans le district de Mubende, à environ 150 kilomètres à l'ouest de la capitale Kampala.

Les autorités sanitaires de ce pays d'Afrique de la région des Grands lacs avaient annoncé mardi le décès d'un homme de 24 ans à cause d'Ebola, une première depuis 2019.

Précédents

L'Ouganda a déjà connu des épidémies d'Ebola, maladie qui a fait des milliers de morts à travers l'Afrique depuis sa découverte en 1976 en République démocratique du Congo voisine.

Les derniers cas recensés dans le pays datent de 2019, avec au moins cinq morts, après que le "virus a été importé de la RDC qui luttait contre une importante épidémie dans sa région du nord-est" selon l'OMS. Lors d'une précédente épidémie en 2000, 200 personnes avaient trouvé la mort.

Aussi en RDC

Un cas d'Ebola avait également été signalé en août dans la province congolaise du Nord-Kivu, frontalière du Rwanda et de l'Ouganda, moins de six semaines après qu'une épidémie dans l'est de la RDC - la 14e de l'histoire du pays - avait été déclarée terminée.

La maladie à virus Ebola est souvent mortelle, mais des vaccins et traitements existent désormais contre cette fièvre hémorragique, qui se transmet à l'espèce humaine par des représentants d'autres espèces infectés.

La transmission humaine se fait par les liquides corporels, avec pour principaux symptômes des fièvres, vomissements, saignements et diarrhées. Les personnes infectées ne deviennent contagieuses qu'après l'apparition des symptômes, après une période d'incubation allant de 2 à 21 jours.

La maladie présente six souches différentes, dont trois (Bundibugyo, Soudan, Zaïre) ont déjà provoqué de grandes épidémies.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Apple s'offre le show de la mi-temps du Superbowl

Publié

le

Apple va assurer le show de la mi-temps du Superbowl (© KEYSTONE/AP/ERIC RISBERG)

Apple Music va remplacer Pepsi en 2023 comme principal sponsor du concert de la mi-temps du Superbowl, l'événement le plus regardé à la télévision aux Etats-Unis. La NFL l'a annoncé.

La NFL et Apple Music n'ont pas divulgué le montant de ce contrat "pluri-annuel", mais selon le New York Times, Apple aurait déboursé 50 millions de dollars.

Cette annonce, nouvel épisode dans la bataille que se livrent les géants des nouvelles technologies pour être présents dans le sport ou la musique, marque un tournant, après dix saisons pendant lesquelles Pepsi a affiché son logo sur l'événement.

"Nous ne pouvions pas penser à un meilleur partenaire pour le spectacle musical le plus regardé au monde qu'Apple Music, un service qui divertit et inspire des millions de personnes à travers le monde grâce à la rencontre de la musique et de la technologie", a déclaré dans le communiqué Nana-Yaw Asamoah, vice-présidente de la stratégie des partenariats de la NFL.

L'annonce intervient alors que la plateforme de streaming d'Apple, Apple TV+, est candidate pour acquérir les droits de diffusion des matches de NFL du dimanche ("NFL Sunday ticket"), pour lesquels la ligue réclamerait plus de 2 milliards de dollars par an selon des médias américains.

Depuis plusieurs années, les plateformes de streaming comme Prime Video (Amazon) ou Apple TV+ sont devenues de nouveaux acteurs pour la diffusion des événements sportifs.

Le Superbowl et sa mi-temps, qui donne lieu chaque année à un concert spectaculaire, est l'événement le plus regardé à la télévision américaine, avec une audience dépassant fréquemment les 100 millions de téléspectateurs.

Selon la NFL, plus de 120 millions de téléspectateurs étaient devant leur écran pour le dernier show, le 13 février 2022, qui réunissait à Los Angeles des gloires du rap californien comme Dr. Dre, Snoop Dogg, Kendrick Lamar, mais aussi Eminem et Mary J. Blige.

Les plus grandes stars sont montées sur scène comme Michael Jackson, U2 ou Madonna. L'événement a aussi son scandale quand, en 2004, un sein dénudé de Janet Jackson était apparu à l'écran après un geste trop vigoureux de son partenaire sur scène Justin Timberlake.

Le prochain SuperBowl aura lieu le 12 février 2023 à Glendale dans l'Arizona.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Des milliers d'Iraniens dans la rue pour défendre le port du voile

Publié

le

A l'appel d'un organisme chargé d'organiser des manifestations officielles, des milliers de personnes ont défilé dans plusieurs villes d'Iran, notamment à Téhéran (photo), Qom (nord) ou Ispahan (centre). (© KEYSTONE/EPA/ABEDIN TAHERKENAREH)

Des milliers de personnes ont défilé vendredi en Iran à l'appel des autorités pour défendre le port du voile. Cela après une semaine de protestations déclenchées par la mort d'une femme arrêtée par la police, qui ont fait au moins 17 morts.

Alors qu'à l'étranger des ONG ont dénoncé une répression "brutale" des manifestations en Iran, les connexions internet y étaient toujours très perturbées vendredi, avec le blocage de WhatsApp et Instagram, alors que Washington a annoncé des mesures "pour soutenir l'accès des Iraniens à la libre circulation de l'information".

Mahsa Amini, âgée 22 ans, a été arrêtée le 13 septembre à Téhéran pour "port de vêtements inappropriés" par la police des moeurs chargée de faire respecter le code vestimentaire de la République islamique. Elle est décédée trois jours plus tard à l'hôpital, et sa mort a entraîné des manifestations nocturnes dans les principales villes d'Iran parmi lesquelles la capitale Téhéran.

Jusqu'à 36 décès

Un média d'Etat a fait état jeudi de la mort de 17 personnes dans ces manifestations, mais des ONG, comme le Centre pour les droits humains en Iran (CHRI) basé à New York, avancent des bilans plus élevés. "Des sources indépendantes parlent de 36" décès, a indiqué jeudi soir sur Twitter le CHRI.

"Le gouvernement a riposté avec des balles réelles, des pistolets à plomb et des gaz lacrymogène, selon les vidéos partagées sur les réseaux sociaux", indique le CHRI dans un communiqué.

L'organisation kurde de défense des droits humains Hengaw rapporte que les forces de sécurité ont tiré durant la nuit de jeudi à vendredi avec des "armes 'semi-lourdes'" sur les manifestants à Oshnaviyeh (nord-ouest), a sans préciser de quelles armes il s'agissait.

Slogans hostiles au pouvoir

Dans plusieurs villes, des manifestants ont affronté les forces de sécurité, incendié des véhicules de police et scandé des slogans hostiles au pouvoir, selon des médias et des militants.

La police a arrêté un nombre indéterminé de personnes, ont rapporté des médias iraniens. Parmi elles, figurent le militant Majid Tavakoli et la journaliste Nilufar Hamedi, selon leur entourage.

Les images les plus virales sur les réseaux sociaux sont celles où l'on voit des Iraniennes mettre le feu à leur foulard. En Iran, les femmes doivent se couvrir les cheveux et n'ont pas le droit de porter des manteaux courts ou serrés ou des jeans troués.

Enquête promise

En marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York jeudi, le président iranien, Ebrahim Raïssi, a promis une enquête sur le décès de la jeune femme, tout en précisant que le médecin-légiste n'avait pas fait état d'abus de la part de la police, ce que contestent les manifestants.

Face aux protestataires, qualifiés de "contre-révolutionnaires", "émeutiers" ou "comploteurs", les autorités ont décidé de riposter en organisant leurs propres manifestations après la prière du vendredi.

"Morts aux comploteurs"

A l'appel d'un organisme chargé d'organiser des manifestations officielles, des milliers de personnes ont défilé dans plusieurs villes d'Iran, notamment à Téhéran, Qom (nord) ou Ispahan (centre).

Dans la capitale, des centaines de personnes parmi lesquelles des femmes en tchador ont manifesté avec des drapeaux de la République islamique, des pancartes de soutien et de remerciements aux forces de l'ordre, selon la télévision d'Etat.

"Morts aux comploteurs", "Prôner la fin du voile, c'est la politique des Américains", pouvait-on entendre comme slogans. L'imam de la prière du vendredi a appelé à punir les manifestants "avec l'arme de la loi".

"Conspiration vouée à l'échec"

Louant les "efforts et les sacrifices de la police", les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique, ont de leur côté assuré que la récente "conspiration de l'ennemi" serait "vouée à l'échec".

Les autorités avaient fait état jeudi de la mort de cinq membres des forces de l'ordre.

Accès à internet

Après le début des manifestations le 16 septembre au soir, le pouvoir a réduit l'accès à Internet et depuis mercredi a bloqué l'accès à Instagram et à WhatsApp.

Vendredi, Washington a annoncé la levée de certaines interdictions de commerce avec l'Iran, afin de permettre aux entreprises technologiques de fournir des plateformes et services permettant aux Iraniens d'accéder à internet.

Cette annonce intervient quelques jours après que le propriétaire de SpaceX, Elon Musk, a déclaré qu'il comptait demander une exemption aux sanctions contre l'Iran auprès de l'administration américaine afin d'y proposer les services de connexion à internet via sa constellation de satellites Starlink.

Ces mesures prévoient d'autoriser "les entreprises technologiques à offrir au peuple iranien plus d'options de plateformes et services extérieurs sécurisés", a annoncé le département américain au Trésor dans un communiqué.

NetBlocks, un site basé à Londres qui observe les blocages d'internet à travers le monde, a indiqué que l'accès aux "plates-formes en ligne demeure restreint et que la connectivité est intermittente pour de nombreux utilisateurs". Le site ajoute que l'internet mobile était "interrompu pour un troisième jour (ce) vendredi".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Brésil: Lula creuse l'écart, victoire au 1er tour possible

Publié

le

Selon l'enquête d'opinion de l'institut de référence Datafolha, Luiz Inacio Lula da Silva est crédité de 47% des intentions de vote, contre 45% la semaine dernière. Son avance sur Jair Bolsonaro passe ainsi de 12 à 14 points, le président d'extrême droite restant bloqué à 33%. (© KEYSTONE/AP/Eraldo Peres)

L'ex-chef d'Etat de gauche Lula a vu croître ses chances de l'emporter dès le premier tour de la présidentielle brésilienne du 2 octobre. Il creuse l'écart sur l'actuel président Jair Bolsonaro dans un sondage publié jeudi soir.

Selon cette enquête d'opinion de l'institut de référence Datafolha, Luiz Inacio Lula da Silva (président de 2003 à 2010) est crédité de 47% des intentions de vote, contre 45% la semaine dernière.

Son avance sur Jair Bolsonaro passe ainsi de 12 à 14 points, le président d'extrême droite restant bloqué à 33%. Une victoire au premier tour est possible si un candidat obtient plus de la moitié des votes exprimés (sans les nuls ni les blancs).

Dans la marge d'erreur

Avec ce décompte, Lula est justement plébiscité par 50% des personnes interrogées par Datafolha ayant choisi un candidat.

Ce score reste dans la marge d'erreur du sondage (+ ou - 2 points de pourcentage), mais cela "donne des conditions favorables pour une victoire au premier tour" de l'ancien tourneur-fraiseur, dit à l'AFP Adriano Laureno, analyste politique du cabinet de consultants Prospectiva.

Bolsonaro a fait des erreurs

Le président Bolsonaro avait pourtant progressivement réduit l'écart au cours de la campagne, l'avantage de Lula ayant fondu de 21 points fin mai à 11 points début septembre.

Mais l'ancien parachutiste "a commis des erreurs" dernièrement, comme sa visite au Royaume-Uni pour les funérailles de la reine Elisabeth II dont il a profité pour faire un meeting électoral au beau milieu d'une ville de Londres en deuil.

Adriano Laureno attribue également le bon score de Lula à "une campagne efficace de son parti pour le vote utile".

Lula reçoit plusieurs soutiens

Jeudi, l'ex-président de centre droit Fernando Henrique Cardoso, adversaire de longue date de l'icône de la gauche, a appelé à voter "pour la démocratie" sans citer explicitement Lula, mais en évoquant "la personne engagée contre la pauvreté et les inégalités".

Autre symbole fort, Miguel Reale Junior, ancien ministre de la Justice de Cardoso et surtout auteur de la demande de destitution qui a débouché sur la mise à l'écart de l'ex-présidente Dilma Rousseff (2011-2016), dauphine de Lula, a également appelé à voter pour le candidat de gauche dès le premier tour.

"Empêcher tout acte de désespoir"

Selon lui, cela permettrait "d'empêcher tout acte de désespoir de Bolsonaro" qui risque, dit-il, de contester le résultat des urnes en cas de défaite au second tour, le 30 octobre. Il redoute notamment un épisode similaire à l'invasion du Capitole le 6 janvier 2021 aux Etats-Unis par des soutiens de Donald Trump.

Mercredi, des hommes politiques et des intellectuels de gauche en Amérique latine ont publié une lettre demandant au candidat de centre gauche Ciro Gomes, actuellement en troisième position avec 7% des intentions de vote, de se retirer de la course afin de faciliter la victoire de Lula.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Économie

Londres ouvre les vannes budgétaires pour contrer inflation

Publié

le

Ce soutien massif aux factures énergétiques devrait coûter 60 milliards de livres pour les six premiers mois. (Archives) (© KEYSTONE/AP/Emilio Morenatti)

Gel des factures énergétiques, baisses d'impôts, durcissement de minima sociaux et dérégulation : Londres dévoile vendredi un cocktail de mesures pour relancer une croissance au tapis et tenter d'atténuer l'inflation.

Ces mesures pourraient avoir des effets secondaires potentiels sévères pour les finances publiques, avertissent des analystes.

Avec une inflation à quasi 10%, une économie en récession selon la Banque d'Angleterre, une confiance aux tréfonds et une livre déprimée, le nouveau chancelier de l'Échiquier Kwasi Kwarteng espère administrer une potion revivifiante aux ménages et aux entreprises.

"Pendant la pire crise énergétique depuis des générations, ce gouvernement est aux côtés des gens", a clamé M. Kwarteng au Parlement, ajoutant qu'il voulait "réformer le versant de l'offre dans l'économie" en "baissant les impôts pour doper la croissance".

"C'est comme ça que nous inverserons le cercle vicieux de la stagnation" économique, a-t-il insisté.

La mesure phare du "mini-budget", tel qu'il est surnommé, sera le gel des factures d'énergie pour deux ans, à 2.500 livres pour un ménage moyen, une ristourne d'au moins 1.000 livres financée par le gouvernement.

Les entreprises ne sont pas en reste et voient leurs factures prises en charge pour moitié environ pour six mois.

Les prix du gaz et de l'électricité ont flambé depuis le début de la guerre en Ukraine, à cause des limitations sur l'approvisionnement en hydrocarbures venus de Russie, et le Royaume-Uni est particulièrement dépendant du gaz.

Recettes des Conservateurs

Ce soutien massif aux factures énergétiques devrait coûter 60 milliards de livres pour les six premiers mois, a chiffré Kwasi Kwarteng, dont le cocktail de mesures comprend aussi une bonne dose de recettes prisées des Conservateurs, notamment des baisses d'impôts.

L'abaissement des contributions sociales est confirmé pour les entreprises ("social levy") comme pour les ménages ainsi que la suspension de certains prélèvements écologiques.

Le ministre des Finances a également confirmé une baisse de la taxe sur les transactions immobilières et annoncé un abaissement du taux maximal d'impôt sur le revenu, de 45% à 40%.

La première ministre Liz Truss a reconnu elle-même que la politique de son gouvernement favorisera surtout les plus aisés.

"Au lieu de défendre les gens qui travaillent, les Conservateurs protègent les profits des géants de l'énergie", qui ont bénéficié de la flambée des prix des hydrocarbures depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine, a accusé la responsable travailliste pour les finances, Rachel Reeves.

Elle note que le plafond des prix de l'énergie mis en place par Liz Truss et Kwasi Kwarteng va coûter des dizaines de milliards de livres qui seront financés par l'emprunt, avec une addition qui devrait retomber sur le contribuable.

L'association de lutte contre la pauvreté Oxfam parle de son côté d'une politique "gagnant gagnant pour les plus riches".

Les économistes s'inquiètent que le mélange de baisses d'impôts et d'aides massives, financé par l'emprunt, s'annonce toxique pour les finances publiques.

L'Institut des études budgétaires (IFS) a averti que le plan Truss risquait de mettre la dette sur une "trajectoire insoutenable".

"Remettre au travail"

Autre mantra conservateur martelé par le nouveau chancelier de l'Échiquier : "remettre la Grande-Bretagne au travail".

Alors que le marché de l'emploi britannique souffre d'un grave manque de travailleurs, l'accès au revenu minimal ("universal credit") va être assorti d'obligations pour certaines personnes qui travaillent moins de 15 heures par semaine.

Cela pourrait inclure le fait de "postuler à un emploi, participer à des entretiens d'embauche", ajoute le Trésor, qui veut aussi inciter les plus de 50 ans à revenir sur le marché du travail, dont ils sont sortis en grandes proportions depuis la pandémie, notamment pour cause de maladies longues.

Afin d'attirer des investissements au Royaume-Uni et notamment dans le secteur financier de la City, Kwasi Kwarteng et Liz Truss veulent aussi s'afficher comme des hérauts de la dérégulation post-Brexit.

Kwasi Kwarteng a notamment annoncé vendredi une suppression des limites héritées de l'UE sur les bonus de la City.

Enfin, le Trésor ambitionne de créer 38 zones "d'investissement" dérégulées, ressemblant au projet de ports francs du gouvernement conservateur précédent.

Kwasi Kwarteng a aussi prévenu que le droit de grève allait être plus encadré et limité aux cas où les négociations salariales ont échoué, après que le gouvernement précédent a déjà autorisé le recours aux intérimaires pour atténuer l'impact des mouvements sociaux.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Continuer la lecture

Les Sujets à la Une

X