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International

Liz Truss remporte la course à Downing Street

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Après l'annonce de sa victoire, Liz Truss a promis "un plan audacieux pour réduire les impôts et faire croître notre économie". (© KEYSTONE/AP/Frank Augstein)

La très libérale Liz Truss a remporté lundi la course pour devenir Première ministre britannique et succéder à Boris Johnson. Elle aura pour défi immédiat de s'attaquer à la crise historique du pouvoir d'achat qui frappe le Royaume-Uni.

Sans surprise, la cheffe de la diplomatie, qui a mené une campagne très à droite axée sur les baisses d'impôt, s'est imposée face à l'ex-ministre des Finances Rishi Sunak. Lors d'un vote réservé aux adhérents du parti conservateur, elle a recueilli 57% des voix, un score plus faible que prévu, alors que déjà elle n'avait pas la préférence des seuls députés.

Dans son discours, elle a promis "un plan audacieux pour réduire les impôts et faire croître notre économie". "Je m'attaquerai à la crise énergétique en m'occupant des factures d'énergie des gens, mais aussi en m'occupant des difficultés à long terme d'approvisionnement en énergie", a-t-elle ajouté, alors que selon la presse elle se prépare à annoncer un gel des factures d'énergie.

"Grande victoire"

La nouvelle cheffe du gouvernement, âgée de 47 ans, a promis une "grande victoire" à son parti lors des législatives prévues en 2024, semblant exclure dans l'immédiat des élections anticipées. Elue cheffe du parti conservateur, Liz Truss va automatiquement accéder au pouvoir en raison de la majorité dont bénéficient les "tories" à la chambre des Communes.

Restée fidèle jusqu'au bout à Boris Johnson, qu'elle a fait applaudir en énumérant le Brexit, sa victoire face aux travaillistes et son soutien à l'Ukraine, Liz Truss va entrer à Downing Street dans un contexte économique et social explosif, marqué par une inflation qui dépasse les 10%, une hausse exorbitante des factures d'énergie prévue à l'automne et des grèves qui s'étendent.

Elle ne dispose d'aucun répit pour convaincre, à deux ans des prochaines élections. Forte d'une nette avance dans les sondages, l'opposition travailliste espère chasser les conservateurs au pouvoir depuis 2010. Le chef du Labour Keir Starmer a accueilli le résultat en soulignant que Liz Truss "n'est pas du côté des travailleurs".

L'ombre de Boris Johnson

Liz Truss devra aussi composer avec l'ombre de Boris Johnson, qui manque déjà à certains membres du parti conservateur - plus masculins, âgés et blancs que la moyenne des Britanniques - et n'a pas exclu un retour en politique.

Adressant ses félicitations à Liz Truss, le dirigeant sortant a appelé le parti à l'unité, après une campagne qui a mis au jour divisions et rancoeurs chez les conservateurs. Un appel auquel Rishi Sunak a immédiatement répondu favorablement, alors que la nouvelle Première ministre va devoir "diriger le pays dans une période difficile".

Boris Johnson ira dès mardi remettre sa démission à la reine Elizabeth II dans sa résidence d'été de Balmoral en Ecosse. Liz Truss suivra pour devenir la 15e cheffe de gouvernement du règne de la monarque, avant de rentrer à Londres pour prononcer son premier discours devant le 10, Downing Street, et former son gouvernement.

Félicitations

Premier dirigeant étranger à réagir après l'annonce officielle, le chancelier allemand Olaf Scholz a fait part de sa "hâte" de travailler avec la nouvelle dirigeante britannique.

Même impatience affichée de la part du Premier ministre irlandais Micheal Martin, alors que les relations entre les deux pays ont été durement éprouvées par les conséquences du Brexit. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a déclaré de son côté espérer "le respect intégral (des) accords" entre Londres et l'UE.

Le président de la Confédération Ignazio Cassis a quant à lui adressé ses "chaleureuses félicitations" à Mme Truss. Sur Twitter, il s'est réjoui de travailler avec elle pour "renforcer encore notre partenariat de longue date et notre coopération économique dans les mois à venir".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Culture

Kanye West interdit d'entrée au Royaume-Uni

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Kanye West a perdu ces dernières années de nombreux fans et plusieurs contrats commerciaux après des propos antisémites et racistes. (© KEYSTONE/AP/Evan Agostini)

Le gouvernement britannique a interdit mardi Kanye West d'entrée au Royaume-Uni pour des concerts en juillet en raison de ses saillies antisémites ces dernières années. Cela bien que le rappeur américain ait assuré vouloir rencontrer la communauté juive britannique.

Dans la foulée, les organisateurs du Wireless Festival, dont le rappeur américain était la tête d'affiche, ont annoncé l'annulation de l'événement qui devait se tenir du 10 au 12 juillet à Londres.

Kanye West, 48 ans, a déposé lundi une demande d'autorisation de voyage électronique (ETA) pour entrer sur le territoire britannique, selon la BBC, citant le ministère de l'Intérieur. Cette demande lui a été refusée au motif que "sa présence ne serait pas dans l'intérêt général", a ajouté le média britannique.

Sollicité par l'AFP, le ministère de l'Intérieur n'a pas répondu dans l'immédiat.

Cette interdiction intervient près de quinze jours après l'incendie de quatre ambulances de la communauté juive à côté d'une synagogue à Londres, un événement qui a accru l'inquiétude de la communauté juive britannique, déjà traumatisée par l'attaque contre une synagogue de Manchester le 2 octobre 2025. Deux fidèles avaient alors été tués et trois autres grièvement blessés.

Ye, comme il se fait appeler désormais, a perdu ces dernières années de nombreux fans et plusieurs contrats commerciaux après des propos antisémites et racistes. Il avait notamment affirmé en 2023 qu'il "adorait les nazis", et a sorti en mai 2025 un titre baptisé "Heil Hitler".

L'annonce de sa venue comme artiste principal à ce festival a suscité l'indignation, jusqu'au Premier ministre Keir Starmer qui a qualifié sa présence de "profondément inquiétante".

"La bonne décision"

"Le gouvernement a clairement pris la bonne décision dans cette affaire. Pour une fois, lorsqu'il a affirmé que l'antisémitisme n'avait pas sa place au Royaume-Uni, il a joint le geste à la parole", a salué le groupe Campaign Against Antisemitism dans un communiqué.

Lundi, plusieurs représentants d'organisations juives et le maire de Londres Sadiq Khan ont protesté contre sa venue. Et des sponsors du festival, dont Pepsi et Diageo, ont annoncé leur retrait de l'événement.

De son côté, le directeur général du promoteur musical Festival Republic, Melvin Benn, avait lui appelé au "pardon".

Ye a réagi à la polémique dans une lettre publiée en encart mardi dans le Wall Street Journal.

"Changement par mes actes"

"Mon objectif est de venir à Londres et de présenter un spectacle de changement, en apportant unité, paix et amour à travers ma musique", a écrit l'ex-époux de Kim Kardashian dans cette missive intitulée "A ceux que j'ai blessés".

"Je sais que les mots ne suffisent pas. Je vais devoir montrer le changement par mes actes. Si vous y êtes ouverts, je suis là", a-t-il encore écrit, se disant prêt à rencontrer des membres de la communauté juive du Royaume-Uni pour "les écouter".

"Je ne demande ni compassion ni passe-droit, même si j'aspire à mériter votre pardon", écrit-il, invoquant ses troubles bipolaires pour justifier ses saillies racistes.

Malgré les controverses, Ye suscite toujours un fort engouement: il doit par exemple se produire le 6 juin au Gelredome d'Arnhem, aux Pays-Bas, ou encore le 11 juin au stade Vélodrome de Marseille, dans le sud de la France, où sa venue suscite également des critiques.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

JD Vance vante aux Hongrois les mérites de Viktor Orban

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"Je ne dirai pas aux Hongrois comment voter. J'encourage les bureaucrates de Bruxelles à faire exactement la même chose", a dit JD Vance. (© KEYSTONE/EPA/Akos Kaiser / HANDOUT)

Le vice-président américain JD Vance a vanté les mérites du Premier ministre hongrois Viktor Orban face à ce qu'il a dénoncé comme des interférences de Bruxelles. Cela à quelques jours de législatives pour lesquelles le dirigeant nationaliste est en mauvaise posture.

"Je voulais vraiment envoyer un signal à tout le monde, en particulier aux bureaucrates de Bruxelles, qui ont fait tout ce qu'ils pouvaient pour maintenir le peuple hongrois sous pression parce qu'ils n'aiment pas le dirigeant qui, lui, s'est réellement levé pour défendre le peuple de Hongrie", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse conjointe à Budapest avec Viktor Orban, qu'il a présenté comme son "bon ami" lundi soir avant de prendre l'avion.

Selon M. Vance, la campagne électorale en Hongrie constitue "l'un des pires exemples d'interférence jamais vu", et les "bureaucrates de Bruxelles" ont essayé de "détruire l'économie" de ce pays d'Europe centrale "parce qu'ils détestent ce gars".

"Je ne dirai pas aux Hongrois comment voter. J'encourage les bureaucrates de Bruxelles à faire exactement la même chose", a-t-il poursuivi tout en décrivant Viktor Orban comme un "partenaire important et constructif pour la paix" en Ukraine.

Au pouvoir depuis 2010, le Premier ministre hongrois qui brigue un cinquième mandat consécutif est donné largement perdant du scrutin de dimanche par les instituts de sondage indépendants. Même si le système électoral, qu'il a façonné pour lui être largement favorable, pourrait atténuer son éventuelle défaite.

Les institutions pro-gouvernementales donnent, elles, la coalition Fidesz-KDNP de Viktor Orban, 62 ans, gagnante.

"Coopération morale"

Proche du président russe Vladimir Poutine, il bénéficierait selon les observateurs de l'aide secrète de la Russie pour accroître ses chances de victoire face au parti Tisza du conservateur proeuropéen Peter Magyar.

Ce dernier a réussi en moins de deux ans à construire un mouvement d'opposition capable de bousculer l'hégémonie du dirigeant hongrois, qui a érigé son pays de 9,5 millions d'habitants en modèle de démocratie illibérale.

Des parlementaires du Conseil de l'Europe se sont alarmés récemment du caractère "toxique" de la campagne, marquée par la "propagande incendiaire" du dirigeant nationaliste, confronté à un mécontentement économique et social.

JD Vance est, au sein de l'administration américaine, l'un des plus féroces critiques des gouvernements européens centristes et progressistes, et l'un des plus fervents partisans des formations de droite radicale en Europe.

"Coopération morale"

L'administration américaine prend désormais ouvertement et fortement position pour les dirigeants jugés compatibles avec ses priorités diplomatiques ainsi qu'avec son idéologie.

"Je suis ici en raison de la coopération morale entre nos deux pays. Parce que ce que les Etats-Unis et la Hongrie représentent ensemble, sous la direction de Viktor et sous la direction du président Trump, c'est la défense de la civilisation occidentale", a-t-il dit mardi aux côtés de Viktor Orban.

Ce dernier a déclaré pour sa part avoir parlé avec son interlocuteur des "grandes questions auxquelles la civilisation occidentale est confrontée", telles que "la migration, l'idéologie du genre, la politique familiale et la sécurité mondiale". Il a également dénoncé "une ingérence inhabituellement grossière et manifeste des services de renseignement étrangers".

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio s'était lui aussi rendu mi-février à Budapest, en y souhaitant le "succès" de son allié hongrois.

Viktor Orban est particulièrement proche de l'administration américaine, notamment en raison de sa politique ant-immigrants. Il s'est rendu à plusieurs reprises dans la résidence de Donald Trump de Mar-a-Lago, en Floride.

Le président américain voit en lui un "dirigeant véritablement fort et puissant, avec la capacité éprouvée à produire des résultats phénoménaux".

Outre un entretien avec M. Orban, le vice-président américain a prévu de prononcer un discours consacré au "riche partenariat entre la Hongrie et les Etats-Unis", selon un communiqué de son équipe.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Céline Dion ajoute six nouvelles dates de concert à Paris

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Au total, Céline Dion prévoit une résidence de cinq semaines à partir du 12 septembre, avec des représentations les mercredis, vendredis et samedis (archives). (© KEYSTONE/AP/Evan Agostini)

Six dates supplémentaires de concert ont été ajoutées aux dix déjà annoncées pour le retour sur scène de Céline Dion, à Paris en septembre et octobre, a annoncé l'équipe de la star mondiale mardi, au premier jour des préventes.

Ces nouveaux concerts se tiendront les 18 et 25 septembre, ainsi que les 2, 9, 16 et 17 octobre, est-il indiqué sur le site officiel de la chanteuse québecoise. Les nouvelles dates portent à 16 le nombre total de concerts prévus à la Défense Arena.

Au total, Céline Dion prévoit une résidence de cinq semaines à partir du 12 septembre, avec des représentations les mercredis, vendredis et samedis.

Le 30 mars, jour de son 58e anniversaire, la star a annoncé, dans une vidéo et via des messages projetés sur la tour Eiffel, son retour sur scène après six ans loin du public, entre pandémie et problèmes de santé persistants. Elle est atteinte depuis 2022 du syndrome de la personne raide, une pathologie neurologique rare incurable.

Après une ruée des fans pour s'inscrire à une loterie géante permettant d'accéder à la vente anticipée de billets, les préventes ont ouvert mardi, avant une mise en vente générale vendredi.

Les organisateurs ont appelé à plusieurs reprises à la vigilance face aux arnaques, insistant sur la nécessité de passer par les trois billetteries officielles, à savoir Ticketmaster, AXS et Fnac Spectacles. Chaque concert pourra accueillir environ 30'000 spectateurs.

Céline Dion doit par ailleurs dévoiler le 17 avril une chanson inédite écrite par Jean-Jacques Goldman, déjà aux manettes de l'album "D'eux", qui demeure le disque francophone le plus vendu au monde avec environ 10 millions d'exemplaires.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Iran: "Une civilisation entière va mourir ce soir", assène Trump

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Sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump a affirmé qu'"une civilisation entière va mourir ce soir" (archives). (© KEYSTONE/AP/Julia Demaree Nikhinson)

Le président américain Donald Trump a lancé mardi un nouvel avertissement envers l'Iran à quelques heures de l'expiration de son ultimatum. Il a menacé la République islamique d'un anéantissement total, affirmant qu'"une civilisation entière va mourir ce soir".

Sur sa plateforme Truth Social, le président américaint a ajouté: "Je ne veux pas que cela se produise, mais ce sera probablement le cas."

L'ultimatum adressé par Donald Trump aux dirigeants iraniens expire à 20h00 heure de Washington (02h00 suisses mercredi). Sans accord à ce moment-là, le président américain a menacé de détruire de nombreuses infrastructures civiles en Iran, notamment des ponts et des centrales électriques.

Cependant, avant même l'expiration de cet ultimatum, plusieurs infrastructures ont déjà été frappées mardi en Iran, dont deux ponts.

"Maintenant que nous avons un changement de régime complet et total, où des esprits différents, plus intelligents et moins radicalisés prévalent, peut-être que quelque chose de révolutionnairement génial peut arriver, qui sait ?", a déclaré Donald Trump dans sa publication sur Truth Social.

"Nous le saurons ce soir", a-t-il ajouté, qualifiant le moment de "l'un des plus importants dans la longue et complexe histoire du monde". "Que Dieu bénisse le grand peuple d'Iran", a conclu Donald Trump dans son message, malgré ses menaces de destruction.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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