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International

Le Portugal au ralenti pour cause de grève générale

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La grève générale au Portugal est le plus important mouvement social depuis 2013. (© KEYSTONE/AP/Armando Franca)

Vent debout contre un projet de réforme du code du travail, les syndicats portugais ont organisé jeudi leur première grève générale en 12 ans, provoquant de fortes perturbations dans les transports, les écoles ou les hôpitaux.

"La grande majorité des Portugais est au travail", a néanmoins assuré le gouvernement de droite de Luis Montenegro, comparant l'impact du mouvement à celui d'une "grève partielle de certains secteurs de la fonction publique".

D'après la principale confédération syndicale de ce pays ibérique, la CGTP, plus de trois millions de salariés ont participé à cet arrêt de travail, sur une population active totale de près de 5,5 millions de personnes.

Les stations du métro de Lisbonne n'ont pas ouvert leurs portes, tandis que les ferries et les trains n'ont assuré qu'un service minimum, avec des tableaux d'affichage annonçant des annulations en cascade.

"Je me suis levée à 4 heures pour aller travailler mais là je suis bloquée car je n'ai toujours pas réussi à prendre le train", a témoigné Nairene de Melo, une employée d'hôtel de 20 ans, à la station du Cais do Sodré, qui relie le centre-ville aux banlieues sud et ouest de la capitale portugaise. La plupart des magasins, des cafés et des restaurants ont ouvert mais avec moins de clients qu'à l'accoutumée.

"Attaque brutale"

La situation était également plus calme qu'à l'ordinaire dans les aéroports, la compagnie nationale TAP Air Portugal ayant supprimé plus de 200 vols. Autre symbole, la plus importante usine automobile du pays, une unité du groupe Volkswagen située dans la région de Setubal (sud) était paralysée. La deuxième centrale syndicale du Portugal, l'UGT, a fait état d'un taux de participation de ses adhérents de 80%.

La Fédération nationale des médecins a évoqué une adhésion de 90% et le premier syndicat d'enseignants a affirmé qu'elle était supérieure à 90%, provoquant la fermeture de centaines d'écoles.

Dans l'après-midi, des manifestations ont été organisées dans une vingtaine de villes. Ils étaient quelques milliers à défiler dans les rues de Lisbonne jusqu'au Parlement en criant "Non à la réforme du code du travail !", "Une attaque brutale !" et "Nous ne lâcherons pas !". "Si cette réforme est approuvée, nous allons plonger dans une crise économique" et "les travailleurs ne seront plus protégés", s'est inquiétée Vanessa Oliveira, une professeure d'histoire de 47 ans.

La grève de jeudi a constitué le plus important mouvement social qu'ait connu le Portugal depuis 2013, à une époque où il vivait sous perfusion de l'Union européenne et du Fonds monétaire international, qui lui avaient imposé une sévère cure d'austérité budgétaire et la dernière révision en profondeur de la réglementation du travail.

Une grève "prématurée"

L'actuel gouvernement a présenté en juillet un avant-projet de réforme comprenant plus de cent mesures qui, selon le Premier ministre Luis Montenegro, vise à "stimuler la croissance économique pour créer plus d'emplois et verser de meilleurs salaires".

Le gouvernement souhaite simplifier les procédures de licenciement, allonger la durée des contrats à durée déterminée, offrir plus de flexibilité aux entreprises pour organiser le temps de travail ou encore élargir le service minimum en cas de grève.

Le président de la principale confédération patronale, Armindo Monteiro, a critiqué la "position radicale" des syndicats et qualifié la grève de "prématurée".

Bien que le gouvernement ne dispose pas de la majorité absolue au Parlement, il devrait pouvoir faire voter cette série de mesures avec le soutien des libéraux et, surtout, de l'extrême droite, devenue la deuxième force politique à l'issue des législatives de mai dernier.

Il a fait valoir que le Portugal, qui affiche une croissance économique autour de 2% et un taux de chômage historiquement bas, environ 6%, devait profiter de cette conjoncture favorable pour mener à bien cette réforme.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Patinage: Repond et Kaiser qualifiées pour le programme libre

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Kimmy Repond est 21e au terme du programme court. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Les Suissesses ont assuré leur qualification pour la suite de la compétition individuelle. Kimmy Repond et Livia Kaiser ont terminé respectivement 21e et 23e du programme court, dominé par le Japon.

Kimmy Repond, récente 7e lors des Européens de Sheffield et médaillée de bronze en 2023 sur le plan continental, a effectué une prestation maitrisée, mais sans parvenir à combler une faible note technique. Au final, la Bâloise de 19 ans a obtenu 59,20 points, un résultat dans la lignée de sa chorégraphie présentée il y a un mois aux Championnats d'Euope (59,28) mais loin du top 8 espéré avant ces JO.

Avec ses 55,69 points, Livia Kaiser a elle aussi été moins bien évaluée qu'à Sheffield, ou elle avait terminé à la 9e place du programme court avec 57,02 unités. La Zurichoise a terminé à l'avant-dernière place qualificative, mais sera en lice pour le programme libre jeudi dès 19h00.

Le Japon a placé trois athlètes aux quatre premières places provisoires, avec la patineuse de 17 ans Ami Nakai (78,71 points) en tête, suivie de la médaillée de bronze à Pékin 2022 Kaori Sakamoto (77,23). Seule l'Américaine Alysa Liu et ses 76,59 unités a empêché de voir Mone Chiba (74,00) rejoindre ses compatriotes sur le podium provisoire.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

La Berlinale embourbée dans la polémique sur Gaza

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L'actrice britannique Tilda Swinton est l'une des signataires de la lettre ouverte. L'an passé, elle avait reçu un Our d'or d'honneur lors du festival berlinois et avait dénoncé à cette occasion "l'inhumain perpétré sous nos yeux" (archives). (© KEYSTONE/AP/MARKUS SCHREIBER)

La Berlinale se retrouve mardi de nouveau appelée à prendre position contre Israël en raison du traitement des Palestiniens, après la publication d'une lettre ouverte signée par 80 acteurs et réalisateurs, dont Javier Bardem et Tilda Swinton.

La déclaration, coordonnée par le groupe Film workers for Palestine qui l'a transmise à l'AFP, condamne le "silence" du festival du cinéma de Berlin sur le "génocide des Palestiniens".

Les signataires se disent "consternés par l'implication persistante de la Berlinale dans la censure d'artistes qui s'opposent au génocide en cours perpétré par Israël contre les Palestiniens à Gaza et par le rôle clé de l'Etat allemand dans son soutien" à Israël.

Ils se présentent comme "des participants passés et actuels à la Berlinale". En 2025, Tilda Swinton y avait été honorée d'un Ours d'or d'honneur et avait dénoncé à cette occasion "l'inhumain perpétré sous nos yeux".

Outre l'actrice britannique, figurent parmi les signataires de la lettre ouverte des réalisateurs renommés comme l'Américain Adam McKay, le Brésilien Fernando Meirelles et le Britannique Mike Leigh. Les noms des Françaises Blanche Gardin et Adèle Haenel figurent aussi dans la liste.

"Profond désaccord"

Tous appellent la Berlinale à "déclarer clairement son opposition au génocide, aux crimes contre l'humanité et aux crimes de guerre perpétrés par Israël contre les Palestiniens".

Contactée par l'AFP, la direction du festival n'a pas répondu dans l'immédiat.

La polémique trouve son origine dans la conférence de presse du jury jeudi, à l'ouverture de la Berlinale. Interrogé sur la position du festival sur Israël et la bande de Gaza, le président du jury Wim Wenders avait dit que le cinéma devait "rester en dehors de la politique" dont il est "l'opposé".

"Choquée et écoeurée" par cette réponse, l'écrivaine indienne Arundhati Roy avait le lendemain annoncé l'annulation de sa venue au festival.

Mardi, les plus de 80 personnalités se disent en "profond désaccord avec la déclaration" de Wim Wenders. Pour eux, "on ne peut pas dissocier l'un de l'autre", à savoir le cinéma de la politique.

Samedi, la directrice du festival Tricia Tuttle avait tenté de clore la polémique, estimant que les artistes pouvaient "exercer leur droit à la liberté d'expression de la manière dont ils le décident". Il ne faut pas attendre d'eux "qu'ils s'expriment sur chaque sujet politique qu'on leur soumet, à moins qu'ils n'en aient envie", a poursuivi Tricia Tuttle.

Keffieh de Ben Russell

En raison de sa responsabilité historique dans la Shoah, l'Allemagne est l'un des principaux soutiens d'Israël, ce qui lui vaut de nombreuses critiques compte tenu, notamment, de la situation dans la bande de Gaza.

Une commission mandatée par l'ONU et plusieurs ONG, dont Amnesty International et Human Rights Watch, accusent Israël de perpétrer un génocide dans ce territoire palestinien. Israël qualifie ces allégations de "mensongères" et d'"antisémites".

Depuis l'attaque du Hamas contre Israël, le 7 octobre 2023 à partir de la bande de Gaza, et l'offensive israélienne en représailles, le conflit n'a cessé d'ébranler le festival, perçu comme progressiste et soutenu par le gouvernement allemand.

Pendant l'édition 2024, plusieurs cinéastes avaient fustigé ces représailles israéliennes. Keffieh sur les épaules, le réalisateur américain Ben Russell avait accusé les Israéliens de commettre un "génocide".

Le cinéaste palestinien Basel Adra, auteur avec l'Israélien Yuval Abraham du documentaire "No Other Land" sur la colonisation en Cisjordanie, avait ajouté, sous les applaudissements du public, que les Gazaouis étaient massacrés par Israël.

Si le conflit embarrasse de nouveau la Berlinale cette année, aucune manifestation ou action majeure n'a jusqu'ici perturbé les arrivées sur tapis rouge ou les projections dans le quartier moderne de la Potsdamer Platz.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Mort d'un militant nationaliste en France: neuf interpellations

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Un rassemblement en hommage à Quentin avait eu lieu dimanche à Paris (archives). (© KEYSTONE/EPA/MOHAMMED BADRA)

Neuf suspects, dont un assistant parlementaire d'un député de la gauche radicale, ont été interpellés mardi en France, dans l'enquête judiciaire sur la mort d'un militant nationaliste, plaçant la gauche radicale sous le feu des critiques.

L'affaire, qui fait la Une des médias depuis l'agression jeudi de Quentin Deranque, a encore tendu le climat politique en France où La France insoumise (LFI), de l'ancien candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon, s'insurge de son côté contre une "récupération" politique.

Le procureur de Lyon Thierry Dran a annoncé neuf interpellations, et une source proche du dossier a précisé à l'AFP que figurait parmi eux un assistant parlementaire d'un député LFI.

Jacques-Elie Favrot est l'un des assistants de Raphaël Arnault, qui avant d'être élu avait fondé le collectif antifasciste aujourd'hui dissous La Jeune Garde, mis en cause par le gouvernement et l'extrême droite dans la mort de l'étudiant de 23 ans.

M. Arnault a annoncé mardi soir qu'il avait engagé dès la veille, soit avant l'interpellation, la procédure pour "mettre fin" au contrat de son collaborateur. Dimanche, M. Favrot avait démenti, via son avocat, "être responsable de ce drame" et avait dit se "tenir à la disposition de la justice". Il s'était retiré de ses fonctions auprès de M. Arnault.

Quentin Deranque a été frappé jeudi à Lyon (centre-est) par "au moins six individus" masqués et encagoulés, selon la justice, puis a succombé deux jours plus tard à ses blessures.

Sitôt les interpellations connues, M. Mélenchon, chef de file de LFI, a déclaré qu'"on se déshonore (...) lorsque l'on frappe d'une manière qui comporte le risque d'infliger la mort". Mais LFI "n'accepte pas les leçons" du Premier ministre Sébastien Lecornu, qui lui avait demandé auparavant de "faire le ménage" dans ses "rangs".

Le président du parti d'extrême droite Rassemblement national (RN), Jordan Bardella, a lui immédiatement accusé Jean-Luc Mélenchon d'avoir "ouvert les portes" de l'Assemblée "à des meurtriers présumés".

Une "erreur"

Plus tôt dans la journée, une minute de silence avait été observée dans cette même Assemblée, avec l'accord de tous les groupes politiques. Devant les députés, Sébastien Lecornu avait demandé que "la vérité judiciaire passe", sans "aucune pression".

"La Jeune Garde tue, et La France insoumise devrait le condamner", a affirmé de son côté le ministre de la Justice Gérald Darmanin, reprochant à LFI de la considérer comme "une organisation alliée".

Cette proximité était une "erreur", a dit à la presse l'un des porte-parole du groupe socialiste à l'Assemblée, Arthur Delaporte, rappelant que les socialistes n'avaient pas soutenu au premier tour la candidature de M. Arnault aux législatives de 2024. LFI "ne peut conserver la moindre ambiguïté avec tout mouvement violent", a renchéri le numéro un du PS Olivier Faure.

"Nous n'acceptons pas que la violence physique, d'où qu'elle vienne, soit employée pour régler les conflits. Ceux qui instrumentalisent ce drame pour nous salir doivent cesser", a réagi de son côté la cheffe des députés LFI, Mathilde Panot.

Elle a reproché à l'exécutif un "silence", notamment après la mort à Paris en 2022 de l'ex-rugbyman argentin Federico Martin Aramburu, assassinat dont le principal suspect d'un futur procès en septembre est un ancien du mouvement d'ultradroite GUD.

Lyon, théâtre d'affrontements fréquents

Les coups mortels ont été portés jeudi à M. Deranque en marge d'une manifestation du collectif identitaire Némésis, proche de l'extrême droite, contre la conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Lyon.

Depuis plusieurs années, Lyon est connu comme un repaire de groupuscules d'extrême droite - dont plusieurs ont été dissous -, et le théâtre d'affrontements très fréquents avec des militants antifascistes.

Décrit par sa famille comme un "militant pacifique", M. Deranque a gravité dans la mouvance de l'extrême droite radicale, et plusieurs de ses chapelles. Selon les médias Le Figaro et Mediapart, il a notamment pris part, le 10 mai 2025 à Paris, au défilé d'environ 1000 militants d'ultradroite, certains arborant de l'iconographie nazie.

La justice a par ailleurs indiqué mardi que deux enquêtes avaient été ouvertes à Paris, l'une après le rassemblement d'une cinquantaine de personnes faisant des saluts nazis, l'autre après la découverte de croix gammées et tags antisémites place de la République.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Schwaller et Cie qualifiés en demi-finale, 5e succès des Suissesses

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Les Suissesses pointent au 2e rang après sept rencontres. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L'équipe de Suisse masculine a validé mardi sa qualification en demi-finale du tournoi olympique grâce à 2 succès face à la Suède et l'Allemagne. De leur côté, les Suissesses ont vaincu les Coréennes.

Irrésistibles et invaincus en sept matches, Yannick Schwaller, Benoît Schwarz-van Berkel, Pablo Lachat-Couchepin et Sven Michel s'affirment de plus en plus comme les principaux favoris du tournoi. Dans la soirée, ils sont facilement venus à bout de l'Allemagne 8-4 dans une rencontre menée de bout en bout. Un coup de trois dans le 6e end a mis fin aux espoirs allemands, qui ont abandonné avant la fin du temps réglementaire.

Plus tôt face à la Suède, les Suisses, qui menaient 4-0 après 2 ends, ont à peine douté lorsque les Scandinaves sont revenus à 6-4 au 6e end. Un coup de trois à la manche suivante leur a redonné cinq longueurs d'avance et a forcé les Suédois à l'abandon.

5e victoire pour les Suissesses

Dans le tournoi féminin, l'équipe de Suisse a obtenu un précieux succès contre la Corée du Sud. Le CC Aarau est en bonne voie de se qualifier pour les demi-finales.

La skip Silvana Tirinzoni, Selina Witschonke, Carole Howald et Alina Pätz ont pris les devants dès le 2e end à la faveur d'un coup de trois. Les Suissesses ont réalisé un coup de deux décisif au 9e end pour mener 7-4, avant d'assurer leur victoire lors de l'ultime manche.

Les Helvètes sont idéalement placées à la deuxième place, alors qu'il ne leur reste que deux rencontres à disputer dans ce tour préliminaire. Elles affronteront mercredi le Danemark à 19h05, puis les Etats-Unis jeudi à 14h05, qui affichent pour l'heure comme les Suissesses un bilan de cinq victoires et deux défaites.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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