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International

Le président américain promet qu'il ne "tournera pas le dos" à Kiev

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Le président ukrainien Volodymyr Zelensky (à gauche sur le cliché) s'est entretenu avec de nombreux responsables politiques à Washington, dont le président américain Joe Biden. (© KEYSTONE/EPA/MICHAEL REYNOLDS)

Le président américain Joe Biden a lancé mardi un avertissement en présence de son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, affirmant que Moscou "comptait" sur le fait que l'aide américaine à l'Ukraine s'arrête. Il s'est engagé à ne pas "tourner le dos à l'Ukraine".

Venu à Washington chercher l'assurance d'un soutien renouvelé, le président ukrainien a assuré avoir reçu des signaux "positifs" du congrès américain, malgré des tractations très poussives sur l'adoption d'une nouvelle enveloppe pour Kiev. La fenêtre de tir pour que les parlementaires parviennent à adopter ce volet de 61 milliards de dollars d'aide avant la fin de l'année est minuscule.

Le congrès a engagé plus de 110 milliards de dollars depuis le début de l'invasion russe, mais n'a pas réussi jusqu'ici à s'entendre sur la rallonge demandée par la Maison-Blanche, pour tenir au moins jusqu'à la présidentielle de novembre 2024 aux Etats-Unis.

"Cadeau" à Poutine

"Le congrès américain doit adopter une rallonge pour l'Ukraine [...] avant qu'il n'offre [au président russe Vladimir] Poutine le plus beau cadeau de Noël qui soit", a alerté Joe Biden lors d'une réunion avec le président ukrainien dans le bureau ovale.

Les troupes ukrainiennes "prouvent tous les jours que l'Ukraine peut gagner" contre la Russie, a affirmé Volodymyr Zelensky durant cette entrevue, balayant d'un revers de main les doutes exprimés par certains après une contre-offensive décevante de son armée cet été.

Ces doutes ont notamment été soulevés par le patron de la chambre américaine des représentants, le républicain Mike Johnson, dont le camp est de plus en plus sceptique sur une nouvelle aide militaire à Kiev. "Ce que le gouvernement Biden semble vouloir, ce sont des milliards de dollars supplémentaires sans supervision adéquate, sans réelle stratégie de victoire", a asséné l'élu après son entretien avec le chef d'Etat ukrainien.

Le patron de la majorité démocrate au Sénat, l'autre chambre du congrès, a lui insisté sur les enjeux de l'aide à l'Ukraine. "Si nous perdons, Poutine gagnera et ce sera très dangereux pour les Etats-Unis", a déclaré Chuck Schumer après avoir vu Volodymyr Zelensky, alors que la Russie a revendiqué des avancées militaires "significatives" dans la région de Zaporijjia, dans le sud de l'Ukraine.

"Signal très fort d'unité"

Le président ukrainien, dont c'est la troisième visite au congrès des Etats-Unis d'Amérique depuis l'invasion de son pays par la Russie en février 2022, a évoqué sur le réseau social X (ex-Twitter) une conversation "amicale et franche" avec les sénateurs. L'Ukraine craint qu'un blocage durable de l'aide américaine n'affecte aussi l'aide militaire européenne.

"Il est très important que, d'ici à la fin de l'année, nous puissions envoyer un signal très fort d'unité", a déclaré Volodymyr Zelensky, lors d'une conférence de presse au côté du président américain Joe Biden.

Les élus n'ont en théorie que jusqu'à vendredi - quand commencent les vacances parlementaires - pour parvenir à un accord sur cette enveloppe de 61 milliards de dollars. La Maison-Blanche a prévenu qu'elle serait "à court d'argent" d'ici à la fin de l'année, si rien n'était fait. Les démocrates sont favorables à cette nouvelle enveloppe.

Les républicains n'y sont pas totalement opposés, mais ils entendent lier leur soutien à une revendication de politique intérieure de longue date: un durcissement majeur de la politique d'immigration des Etats-Unis.

"Fiasco"

Le Kremlin a lui estimé mardi que toute nouvelle aide américaine était vouée au "fiasco". La Russie, qui a tourné son économie vers l'effort de guerre, pousse toujours plus fort dans l'est et le sud de l'Ukraine.

Au prix, d'après le renseignement américain, de pertes énormes: 315'000 soldats russes ont été blessés ou tués depuis le début de l'invasion de l'Ukraine, selon un document, déclassifié et transmis au congrès, révélé à l'occasion de la visite à Washington du président ukrainien.

La Russie, qui continue ses frappes quotidiennes à travers l'Ukraine, est aussi suspectée d'être à l'origine d'un "puissant" piratage informatique qui a paralysé le premier opérateur mobile ukrainien Kyivstar, selon les services de sécurité ukrainiens.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Des pourparlers entre Israël et le Liban prévus à Washington

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Pour le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, les frappes sur le Liban se justifient par le besoin de sécuriser le nord d'Israël. (© KEYSTONE/EPA/RONEN ZVULUN / POOL)

Des pourparlers entre le Liban et Israël sont prévus la semaine prochaine à Washington, a dit un responsable américain jeudi, après des frappes meurtrières de l'armée israélienne sur le pays voisin.

"Nous pouvons confirmer que le département d'Etat accueillera une réunion la semaine prochaine pour discuter des négociations de cessez-le-feu avec Israël et le Liban", a dit ce responsable à l'AFP sous couvert de l'anonymat.

Après un appel à la retenue de Donald Trump, Benjamin Netanyahu a annoncé jeudi avoir ordonné à son cabinet d'engager des "négociations directes" avec le Liban.

Selon le Premier ministre israélien, ces négociations, inédites depuis des décennies, "porteront sur le désarmement du Hezbollah" et sur "l'établissement de relations de paix" entre les deux pays, toujours techniquement en état de guerre.

Le Liban veut cependant "un cessez-le-feu avant tout début de négociations", a déclaré à l'AFP un responsable libanais requérant l'anonymat.

De son côté le Hezbollah pro-iranien a rejeté toute négociation directe entre le Liban et Israël, appelant au "retrait israélien" du sud du pays.

Benjamin Netanyahu a toutefois averti auparavant que les frappes contre le Hezbollah se poursuivraient pour rétablir la "sécurité pour les habitants du nord" d'Israël.

Dans la soirée, l'armée israélienne a annoncé ainsi avoir commencé à frapper des "sites de tir" du Hezbollah au Liban.

"Inacceptable"

Après deux jours de cessez-le-feu, la communauté internationale redoute que celui-ci ne soit compromis par la poursuite de la campagne israélienne au Liban.

A Beyrouth, l'heure était encore à la recherche des victimes après les frappes menées simultanément par Israël sur plusieurs régions mercredi, qui ont fait plus de 300 morts et un millier de blessés.

Dans le quartier résidentiel d'Ain el Mreisseh, proche de la mer, des corps gisent encore sous l'amas de pierres et de métal d'où émergent, ici un bulletin de notes, là une peluche.

"On ne sait pas où se trouve ma nièce", dit à l'AFP Taha Qarqamaz, qui a perdu une autre nièce, et dont deux autres sont en soins intensifs.

"Regardez, ce sont des cahiers, des cours, des livres! Où est le Hezbollah ici?" s'insurge Khaled Salam, un ami.

Donald Trump a confirmé jeudi à NBC News avoir plaidé la retenue auprès de Benjamin Netanyahu, après que le site d'information Axios a fait part d'échanges téléphoniques mercredi entre les deux hommes et l'émissaire américain Steve Witkoff.

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a lui jugé "inacceptable" la poursuite des attaques d'Israël contre le Liban, lors d'une tournée pour rencontrer les dirigeants du Golfe avec lesquels il veut s'attacher à faire respecter le fragile cessez-le-feu.

Le Pakistan, médiateur dans le conflit, avait relevé en annonçant le cessez-le-feu que celui-ci s'appliquait "partout, y compris au Liban" - ce que démentent Israël et Washington - et a dénoncé jeudi l'"agression" israélienne contre le Liban.

"Mauvais boulot"

Le pays doit accueillir à partir de vendredi des négociations entre Iraniens et Américains, ces dernières étant menées par le vice-président JD Vance.

Auprès de NBC News, Donald Trump s'est dit "très optimiste" sur la possibilité de conclure un accord de paix, malgré l'écart entre les positions des deux pays.

Le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique a lui exclu d'emblée toute restriction du programme d'enrichissement d'uranium de son pays, une demande fondamentale des Etats-Unis et d'Israël qui accusent l'Iran de vouloir se doter de la bombe atomique - ce que Téhéran nie.

Un pétrolier non-iranien, le premier depuis le cessez-le-feu, a franchi jeudi le détroit d'Ormuz, dont la réouverture était une condition du cessez-le-feu.

Mais le trafic via cette voie maritime essentielle au commerce mondial est encore loin d'un retour à la normale, et Donald Trump a mis en garde l'Iran jeudi contre toute volonté de mettre en place un péage.

Le président américain a fait état dans un message sur sa plateforme Truth Social "d'informations selon lesquelles l'Iran fait payer des frais aux pétroliers traversant le détroit d'Ormuz".

"Ils ont intérêt à ne pas le faire, et si c'est le cas, ils feraient mieux d'arrêter maintenant!", a-t-il ajouté, accusant l'Iran de faire "vraiment du mauvais boulot, indigne certains diraient, pour permettre au pétrole de traverser le détroit d'Ormuz".

Malgré la précarité du cessez-le-feu, la Bourse de New York a clôturé en hausse jeudi et les cours du pétrole ont modéré leur hausse.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Trump s'en prend violemment à des figures de l'ultra droite

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Donald Trump a "flingué" plusieurs figures de l'ultra droite opposées à la guerre en Iran. (© KEYSTONE/AP/JULIA DEMAREE NIKHINSON)

Donald Trump s'en est pris jeudi d'une manière particulièrement virulente à plusieurs figures de la droite radicale américaine, dont certains complotistes, accusés par le président américain de s'opposer à la guerre qu'il a lancée contre l'Iran.

"Je sais pourquoi Tucker Carlson, Megyn Kelly, Candace Owens et Alex Jones (...) trouvent formidable que l'Iran, premier Etat soutenant le terrorisme, ait l'arme nucléaire", a écrit le milliardaire républicain sur son réseau Truth social. "C'est parce qu'ils ont quelque chose en commun: ils ont un QI bas. Ils sont stupides."

Ces quatre commentateurs conservateurs très influents ont publiquement affiché leur opposition à la guerre en Iran, voyant là une rupture de la promesse isolationniste de l'"Amérique d'abord" portée par Donald Trump. Ils l'accusent aussi, à des degrés divers, d'avoir cédé aux pressions d'Israël pour déclencher le conflit.

Ces prises de position témoignent d'une division croissante au sein de la base républicaine. Un sondage YouGov pour The Economist mené ces derniers jours estime que 22% de ceux qui ont voté pour Donald Trump en 2024 s'opposent à la guerre en Iran, contre 71% qui la soutiennent.

Les quatre "ont tous été virés de la télévision, ont perdu leurs émissions, et ne sont même plus invités sur les plateaux parce que personne ne s'intéresse à eux, ce sont des déséquilibrés, des fauteurs de troubles," a écrit Donald Trump, lettres capitales à l'appui, avant de s'en prendre à eux un par un.

Tucker Carlson et Megyn Kelly sont tous deux d'anciens animateurs de la chaîne conservatrice Fox News qui animent désormais leurs émissions indépendantes.

Donald Trump conseille au premier, qui critique de longue date le soutien américain à Israël, de "peut-être aller voir un psychiatre".

Il s'en prend aussi à l'influenceuse complotiste Candace Owens, "qui accuse la Première dame de France, hautement respectée, d'être un homme, alors que ce n'est pas le cas."

Le président américain dit "espérer" que Brigitte Macron "remporte beaucoup d'argent" dans la procédure de diffamation portée devant un tribunal américain par le couple présidentiel français contre Candace Owens, accusée d'avoir relayé et largement exploité dans des vidéos l'infox selon laquelle l'épouse d'Emmanuel Macron serait "née homme".

Après les propos de Donald Trump mardi menaçant de détruire la civilisation iranienne, Candace Owens avait qualifié le président américain de "génocidaire fou". Elle a aussi soutenu la nécessité qu'il soit écarté du pouvoir, à instar de certains parlementaires américains.

Réagissant à la publication de Donald Trump, l'influenceuse complotiste a suggéré "de mettre Papi en maison de retraite."

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Le pionnier du hip-hop Afrika Bambaataa est mort à 68 ans

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Pionnier du hip-hop, Afrika Bambaata est décédé. (Photo d'archives datant de février 2006). (© KEYSTONE/AP/HENNY RAY ABRAMS)

Le DJ américain et pionnier du hip-hop Afrika Bambaataa est mort à l'âge de 68 ans, a annoncé sa maison de disques historique Tommy Boy Records jeudi sur Instagram.

"Afrika Bambaataa a été une figure influente des débuts de Tommy Boy et est largement considéré comme un pionnier du hip-hop et de la musique électro. À l'annonce de son décès, nous pensons à ses contributions au genre et à la culture au sens large, qui se prolongent jusqu'à aujourd'hui", peut-on lire en légende d'une photo en noir et blanc de l'artiste.

Le site d'actualités people TMZ, citant des sources anonymes, rapporte qu'Afrika Bambaataa est mort des suites d'un cancer dans la nuit de mercredi à jeudi en Pennsylvanie, aux Etats-unis.

A l'origine du tube de 1982 "Planet Rock", il figure, aux côtés de DJ Kool Herc et de Grandmaster Flash, parmi les pères fondateurs du hip-hop, mouvement musical et culturel reposant sur quatre piliers: le DJing, le rap, le graffiti et le breakdance.

Né dans une cité du Bronx le 17 avril 1957, il avait co-fondé en 1973 (considérée comme l'année de la naissance du hip-hop à New York) la Zulu Nation, une organisation s'érigeant contre la violence des gangs et utilisant le hip-hop pour véhiculer des valeurs pacifiques, à travers notamment des "block parties" (fêtes de quartier) dans cet arrondissement de la mégapole américaine.

"Afrika Bambaataa a contribué à façonner l'identité naissante du hip-hop en tant que mouvement mondial fondé sur la paix, l'unité, l'amour et l'amusement. Sa vision a fait du Bronx le berceau d'une culture qui atteint aujourd'hui tous les coins du monde", écrivent sur Instagram plusieurs organisations, dont The Hip Hop Alliance, qui défend des travailleurs du secteur.

Celles-ci évoquent aussi un "héritage complexe", alors que l'artiste a été visé depuis 2016 par plusieurs accusations d'agressions sexuelles sur mineurs dans les années 1980 et 1990, qu'il a contestées, sans avoir été condamné au pénal.

En 2025, une action civile intentée contre lui a été tranchée en sa défaveur après qu'il ne s'est pas présenté à l'audience.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Fribourg et Manzambi ont un pied en demi-finale d'Europa League

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Johan Manzambi, ici taclé par Javi Rodriguez, a livré un excellent match avec Fribourg. (© KEYSTONE/EPA/RONALD WITTEK)

Le SC Fribourg de Johan Manzambi a un pied en demi-finale de l'Europa League après sa victoire 3-0 contre Celta Vigo jeudi soir. Cela s'annonce plus compliqué pour Remo Freuler et Bologne.

Le club de la Forêt-Noire a fait la différence en première mi-temps, sous l'impulsion du milieu de terrain genevois. A la 10e, c'est en effet Manzambi qui a décalé Vincenzo Grifo, dont le coup de patte n'a laissé aucune chance au portier de Vigo Andrei Radu.

Fribourg a doublé la mise à la 32e par Jan-Niklas Beste, avant que Manzambi ne passe proche du 3-0. L'international suisse a vu son tir être renvoyé par le poteau après un joli une-deux dans la surface espagnole (34e).

Les Allemands ont finalement ajouté un troisième but à la 78e signé Matthias Ginter. Ils aborderont le match retour en Galice avec un pied et quelques orteils en demi-finale, où ils pourraient retrouver le Betis de Ricardo Rodriguez ou Braga (1-1 à l'aller).

Bologne battu par Aston Villa

La qualification pour le dernier carré risque en revanche d'être compliquée pour Bologne et Remo Freuler. Les Rossoblù se sont inclinés 3-1 devant Aston Villa, à domicile. Ezri Konsa (44e) et Ollie Watkins (51e/90e+4) ont marqué les deux buts des Villans, alors que Jonathan Rowe a réduit la marque pour Bologne (90e).

Nottingham Forest et Dan Ndoye auront quant à eux leur mot à dire au retour contre Porto. Malgré la nette domination des Dragons, le club anglais a obtenu un match nul (1-1) qui lui permet de conserver toutes ses chances de se qualifier pour les demi-finales.

En Conference League, le Mayence d'Urs Fischer et de Silvan Widmer est également bien parti pour poursuivre sa belle aventure européenne. Le club allemand s'est imposé 2-0 à domicile contre Strasbourg en quart de finale aller.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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