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Elisabeth Borne échappe à deux motions de censure

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Le RN ne craint pas une dissolution, qu'on se le dise en haut lieu, a dit Marine Le Pen à l'Assemblée. (© KEYSTONE/EPA/MOHAMMED BADRA)

L'Assemblée nationale a rejeté lundi deux motions de censure sur le budget 2023, malgré l'annonce surprise d'un soutien du RN au texte de la gauche, la Première ministre dénonçant les "outrances" et "l'alliance contre-nature" des oppositions.

Les deux votes valent adoption en première lecture du volet recettes du budget 2023.

Le Rassemblement national a fait un coup politique en apportant son soutien à la motion de gauche Nupes, repoussée à 50 voix près, avec 239 votes sur les 289 nécessaires.

Trois écologistes n'ont pas pris part au scrutin, dont Jérémie Iordanoff, qui "refuse de mêler sa voix" à celles de l'extrême droite.

Dans la foulée, l'Assemblée a largement rejeté la motion portée par le RN soutenue par les députés de Marine Le Pen, le non-inscrit Nicolas Dupont-Aignan et seulement un député LFI, Jean-Philippe Nilor.

Dans l'hémicycle, la première ministre s'en est prise aux "excès" des oppositions. Elisabeth Borne a reproché à la coalition de gauche (LFI, PS, EELV, PCF) des "contrevérités", jugeant que "l'insoumission a gagné la partie", dans un "pays alternatif où Jean-Luc Mélenchon" aurait "gagné" la présidentielle.

La cheffe du gouvernement a ensuite pointé le "simplisme et l'outrance" du Rassemblement national, dont "les fondamentaux idéologiques n'ont pas bougé depuis cinquante ans". "Vous visez le désordre et la discorde au prix d'une alliance contre-nature avec la Nupes", a lancé Elisabeth Borne.

Volte-face

Car Marine Le Pen venait d'annoncer que son groupe voterait "également la motion" présentée par la Nupes, face à "l'arrogance" de l'exécutif. Au "RN, nous ne craignons pas les menaces de dissolution", a lancé la présidente du groupe d'extrême droite dans une allusion à une menace brandie par Emmanuel Macron.

RN comme Nupes ont décrit une atmosphère de "fin de règne" avec le recours au 49.3, qui permet de faire passer sans vote une partie des budgets de l'Etat et de la Sécurité sociale.

Oratrice de la coalition de gauche, la présidente du groupe écologiste Cyrielle Chatelain a accusé l'exécutif de "museler" l'Assemblée. Elle a reproché à la première ministre son "inaction" climatique: "votre planification est une mascarade".

L'Insoumise Mathilde Panot a de son côté épinglé la "macronarchie" et "l'autoritarisme" d'Emmanuel Macron.

Les oppositions reprochent au gouvernement de "balayer" des amendements votés par l'Assemblée, notamment la hausse de la taxation des "superdividendes", proposée par le MoDem, membre de la majorité.

Les macronistes leur renvoient au contraire la responsabilité du "blocage". Et la cheffe de file des députés Renaissance Aurore Bergé s'en est prise à l'alliance "de circonstance" des "extrêmes" dans "le seul but de faire tomber le gouvernement".

LR en arbitre

Ces motions répondent à l'article 49.3 de la Constitution activé à deux reprises mercredi et jeudi par la première ministre pour faire passer sans vote les parties recettes du projet de loi de finances et de financement de la Sécu.

Dans la soirée, les députés examineront une autre motion Nupes présentée par le socialiste Jérôme Guedj à partir de 21h30, sur le financement de la Sécurité sociale. Depuis les débuts de la Ve République, c'est la première fois que trois motions de censure sont examinées dans la même journée.

Comme pour les deux premières, elle n'a a priori aucune chance de recueillir la majorité absolue de 289 voix nécessaire pour faire tomber le gouvernement, la droite ayant prévenu que, là-encore, elle n'entendait pas la voter pour ne "pas rajouter du désordre au désordre".

"Ces motions de censure, personne n'y croit donc vraiment, pas même ceux qui les ont déposées. Mais nous n'hésiterons pas à en déposer une nous-mêmes si les circonstances l'exigent", a averti le chef de file des députés LR, Olivier Marleix.

Une seule motion de censure a été adoptée sous la Ve République, en 1962, faisant tomber le gouvernement de Georges Pompidou.

"Décision lourde"

Le 49.3 est une "décision lourde" mais qui "s'imposait", a souligné Elisabeth Borne. "Nous ne pouvions pas laisser la France sans budget et les Français sans protection".

Un rejet des motions de censure permettrait l'adoption des parties recettes du projet de loi de finances (PLF) et de celui de la Sécu pour 2023. Et de poursuivre l'examen de ces deux textes.

En l'absence de majorité absolue pour les macronistes à l'Assemblée, ces deux 49.3 sont probablement les premiers d'une longue série durant cet automne budgétaire.

Dans la version du budget soumise au 49.3 lundi en première lecture, l'exécutif a conservé une centaine d'amendements votés pendant le débat, mais ni du RN ni de LFI, et pas les plus sensibles.

Mais "je ne considère pas que nous sommes au bout du chemin", a dit Elisabeth Borne, qui a demandé au gouvernement de travailler sur le "dividende salarié", pour le "partage de la valeur".

Dans ce budget 2023, le gouvernement revendique un équilibre entre la maîtrise des finances publiques et la "protection" des Français, grâce à un "bouclier tarifaire" de 45 milliards d'euros pour limiter à 15% la hausse des tarifs réglementés de l'électricité et du gaz.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Plateformes numériques: une Convention approuvée à l'OIT à Genève

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Le directeur général de l'Organisation internationale du travail (OIT) Gilbert Houngbo a estimé que des millions de travailleurs des plateformes numériques attendaient la Convention validée par les membres. (© KEYSTONE/PIERRE ALBOUY)

Les travailleurs des plateformes numériques seront mieux protégés. Les membres de l'Organisation internationale du travail (OIT) ont validé vendredi une Convention à Genève au terme de deux ans de discussions, première sur l'impact de la numérisation sur le travail.

Les pays qui la ratifieront parmi les 187 de l'institution s'engageront sur des principes généraux à garantir les libertés syndicales, à éliminer le travail forcé et à abolir le travail des enfants. Un environnement sûr et sain doit aussi être défendu.

En cas de danger pour leur santé ou leur existence, les travailleurs auront un droit de retrait. De même, ils devront être protégés contre les violences ou le harcèlement en ligne. La protection sociale, un usage responsable des systèmes autonomes et la protection des données doivent aussi être honorés.

Rapporteuse de la commission sur cette question, l'ambassadrice suisse Valérie Berset Bircher a salué une avancée "historique" et "importante" face aux nouvelles technologies. L'OIT a montré "sa capacité à répondre aux réalités émergentes", a-t-elle dit après dix jours de discussions à la Conférence internationale du travail.

Elle reste un acteur indispensable pour les normes du travail à l'avenir, selon la cheffe des affaires internationales du Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO). "Les discussions ont été exigeantes et difficiles" mais elles ont montré la valeur du fonctionnement tripartite de l'organisation, a-t-elle dit devant les membres. Les gouvernements ont proposé des compromis entre employeurs et syndicats.

Le directeur général de l'OIT Gilbert Houngbo a ajouté que des millions de travailleurs attendaient le résultat de ces discussions. "Nous ne pouvions pas les décevoir", a-t-il dit. La Convention a été validée par 406 voix contre 8 oppositions et 36 abstentions. Elle entrera en vigueur un an après la ratification par deux membres.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Obsèques de Bernadette Chirac à Paris, en libre accès au public

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Le cercueil de Bernadette Chirac entre à la Basilique Sainte-Clotilde à Paris. (© KEYSTONE/AP/Emma Da Silva)

Les obsèques de Bernadette Chirac, veuve de l'ancien président de droite français Jacques Chirac, décédée à 93 ans, ont débuté vendredi après-midi en la basilique Sainte-Clotilde à Paris.

Une partie de la basilique, qui compte 650 places, est "en libre accès au public", a indiqué à l'AFP sa fille Claude Chirac. Le parvis de l'édifice a été sonorisé afin que le public puisse également suivre la messe de l'extérieur.

Le lieu est symbolique: Bernadette et Jacques Chirac s'étaient mariés dans la chapelle Sainte-Clotilde toute proche, où s'étaient également tenues les obsèques de la fille aînée du couple, Laurence, en 2016.

De nombreuses personnalités du monde politique ou du spectacle sont venues, mais il n'y aura pendant la cérémonie qu'une seule prise de parole, celle de son petit-fils unique, Martin Rey-Chirac, 30 ans.

Brigitte Macron, l'épouse de l'actuel président Emmanuel Macron, est présente, de même que l'ancien président Nicolas Sarkozy et son épouse Carla Bruni-Sarkozy, ainsi que de nombreux anciens compagnons de route politiques, personnalités et amis.

L'ex-président socialiste François Hollande, élu du département de la Corrèze (centre-ouest) comme Bernadette Chirac, a également fait le déplacement. Tout comme les anciens premiers ministres Jean-Pierre Raffarin, Dominique de Villepin et Edouard Philippe.

Elle-même élue

Parmi la foule venue rendre hommage à Bernadette Chirac, Laurence dit garder le souvenir d'une "personne intelligente, brillante", avec "une forte personnalité" et un "sens politique extrêmement aigu".

Décédée vendredi dernier à l'âge de 93 ans, Bernadette Chirac est née le 18 mai 1933 dans une famille de diplomates du très chic XVIe arrondissement de Paris. Elle a été la seule première dame (un terme qu'elle n'aimait pas) française à avoir elle-même exercé un mandat politique sur son nom propre, celui de conseillère générale de Corrèze, département où elle a été élue sans discontinuer de 1979 à 2015.

C'est dans ce territoire qu'un hommage lui sera également rendu dimanche.

Vendredi, à l'issue de la cérémonie, l'ancienne première dame sera inhumée dans le caveau familial au cimetière du Montparnasse, à Paris.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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SpaceX lance sa fusée phare Falcon 9 avant son entrée en Bourse

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Ce lancement survient juste avant l'entrée en Bourse très attendue de l'entreprise. Une cérémonie doit se tenir plus tard dans la matinée à New York, à Times Square, au siège du Nasdaq, la Bourse électronique où SpaceX sera cotée. (© KEYSTONE/AP/John Raoux)

L'entreprise SpaceX a lancé vendredi sa célèbre fusée Falcon 9, aujourd'hui la plus utilisée au monde, peu avant son entrée en Bourse qui s'annonce être la plus importante jamais réalisée.

"Allez SpaceX, allez Starlink! À tous les membres de la communauté SpaceX, nouveaux comme anciens, allons voir ce qu'il y a là-bas. À la conquête de Mars!", s'est exclamé un responsable de l'entreprise lors d'une retransmission en direct.

L'appareil a décollé vers 8H37 locales (12H37 GMT) de la base Cap Canaveral en Floride avec à son bord 29 satellites Starlink.

Ces derniers, également produits par SpaceX, doivent compléter la constellation de plus de 10'000 de satellites déjà déployée par l'entreprise en orbite pour proposer un réseau satellitaire d'internet.

Le modèle de Falcon 9 compte à ce jour plus de 600 vols à son compteur, un record, et a transformé le marché du lancement de satellites commerciaux et militaires en faisant considérablement baisser les prix.

Sa révolution vient du fait que ce lanceur est en partie réutilisable: après le lancement et la séparation des deux étages de la fusée en altitude, l'étage inférieur, le propulseur, est grâce à un atterrissage maîtrisé.

Le propulseur utilisé vendredi volait ainsi pour la 27e fois.

Ce lancement survient juste avant l'entrée en Bourse très attendue de l'entreprise. Une cérémonie doit se tenir plus tard dans la matinée à New York, à Times Square, au siège du Nasdaq, la Bourse électronique où SpaceX sera cotée.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Allemagne: la Bundesbank rabote encore sa prévision de croissance

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La Bundesbank estime ainsi que le potentiel de production n'augmentera que de 0,3 à 0,4% par an d'ici 2028, et ce même si les progrès rapides de l'intelligence artificielle suggèrent des gains de productivité dans les entreprises. (© KEYSTONE/DPA/ARNE DEDERT)

La Banque centrale d'Allemagne a de nouveau revu à la baisse vendredi ses prévisions de croissance pour l'Allemagne en 2026 et 2027, en raison de l'impact du conflit armé en Iran qui fait flamber les prix de l'énergie.

La croissance du produit intérieur brut (PIB) allemand est attendue à 0,5% en 2026 et 0,8% en 2027, contre respectivement 0,6% et 1,3% auparavant et avant une accélération plus nette en 2028 à 1,4%.

Le gouvernement allemand avait déjà réduit en avril de moitié sa prévision de croissance pour 2026, de 1,0% à 0,5%.

Selon la "Buba", l'inflation atteindrait 2,9% en 2026 puis 2,7% en 2027, soit au-dessus de la cible de 2% visée par la Banque centrale européenne (BCE), avant de revenir à 1,9% en 2028.

"Les prix de l'énergie fortement en hausse réduisent le pouvoir d'achat des ménages et leurs dépenses de consommation", a déclaré le président de l'institution, Joachim Nagel, cité dans un communiqué.

Outre l'énergie plus chère, les entreprises sont également affectées par des goulets d'étranglement croissants dans les chaînes d'approvisionnement et une demande plus faible.

L'incertitude élevée et la hausse des taux d'intérêt, telle que

Des facteurs structurels freinent également la croissance, notamment le vieillissement de la population, la pénurie de main-d'oeuvre qualifiée et les charges pesant sur les salaires.celle décidée jeudi par la BCE, vont freiner les investissements privés, est-il ajouté.

Des facteurs structurels freinent également la croissance, notamment le vieillissement de la population, la pénurie de main-d'oeuvre qualifiée et les charges pesant sur les salaires.

La Bundesbank estime ainsi que le potentiel de production n'augmentera que de 0,3 à 0,4% par an d'ici 2028, et ce même si les progrès rapides de l'intelligence artificielle suggèrent des gains de productivité dans les entreprises.

La politique budgétaire expansionniste du gouvernement de Friedrich Merz devrait néanmoins permettre, selon les attentes, que la croissance du PIB dépasse nettement ce faible potentiel.

Ces dépenses vont surtout concerner les domaines de la défense et de la construction où les capacités sont limitées, d'où une pression accrue sur les prix attendue.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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