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L'Iran sous le feu - Trump dit avoir presque tout détruit

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L'armée israélienne a poursuivi ses bombardements au Liban, notamment à Beyrouth. (© KEYSTONE/AP/Hussein Malla)

De nouvelles puissantes explosions ont résonné à Téhéran mardi au quatrième jour de la guerre lancée par Israël et les Etats-Unis, Donald Trump disant avoir "presque tout détruit" en Iran.

"Leur défense aérienne, leur armée de l'air, leur marine et leur commandement sont anéantis. Ils veulent discuter. J'ai dit: 'Trop tard !'", a lancé le président américain sur son réseau Truth Social.

L'Iran a démenti toute tentative d'approche, via son ambassadeur aux Nations unies Ali Bahreini, qui a qualifié de "totalement stupide" la décision d'attaquer en pleins pourparlers entre les deux pays.

A Téhéran, ville fantôme, les frappes de mardi ont notamment touché l'institution chargée d'élire un guide suprême pour succéder à Ali Khamenei, tué samedi au début de ce conflit sans précédent et qui doit être enterré dans la ville sainte de Machhad, selon les médias iraniens.

Dans la capitale, les journalistes de l'AFP ont vu des nuages de fumée s'élever, notamment dans le centre-ville où se trouvent de nombreux bâtiments gouvernementaux.

"J'ai peur de marcher dans les rues désertes car les bombes continuent de tomber du ciel", a témoigné Samireh, une infirmière de 33 ans.

Radio-télévision publique, sites de production de missiles balistiques, aéroport Mehrabad de la capitale: Israël "continue à frapper l'Iran avec force", a lancé son Premier ministre, Benjamin Netanyahu.

Drone contre le consulat américain à Dubaï

En représailles, l'Iran a annoncé mardi soir une nouvelle salve de missiles sur Israël et multiplie ses attaques contre ses voisins du Golfe, visant des sites clefs, souvent liés aux intérêts américains.

Et assure ne pas avoir encore utilisé ses armements les plus perfectionnés.

Mardi soir, une attaque de drone a provoqué un incendie près du consulat américain de Dubaï. Plus tôt dans la journée, d'autres drones iraniens avaient touché l'ambassade américaine en Arabie saoudite, provoquant également un incendie, ainsi que des installations pétrolières à Oman et aux Emirats arabes unis.

A Bahreïn, une base aérienne américaine a été visée par des drones et de missiles, et dans la soirée, des détonations ont été entendues par des journalistes de l'AFP à Doha, Abou Dhabi et Dubaï.

Comme à Ryad, les ambassades américaines au Koweït et à Bahrein ont fermé par précaution jusqu'à nouvel ordre et Washington a ordonné le départ de tout son personnel diplomatique non essentiel de six pays de la région.

"Force considérable"

Depuis le début de la guerre, six militaires américains ont été tués, selon le Pentagone. En Israël d'après les services de secours, dix personnes sont mortes dans des frappes iraniennes.

Côté iranien, le Croissant-Rouge a annoncé un bilan de plus de 780 personnes tuées depuis le début de l'attaque samedi, un bilan que l'AFP n'a pu vérifier.

Le Moyen-Orient dans son ensemble s'embrase: des frappes ont eu lieu en Irak et le Liban, entraîné dans la guerre par le Hezbollah qui a attaqué Israël pour "venger" la mort du guide iranien, subit depuis des bombardements massifs, à Beyrouth et dans le sud du pays.

Selon les autorités libanaises, 52 personnes au total ont été tuées et plus de 58'000 déplacées - le double par rapport au chiffre donné la veille.

Israël affirme avoir frappé 160 cibles du Hezbollah depuis lundi, promettant de continuer "avec une force considérable" tant que le mouvement pro-iranien ne serait pas désarmé. Et ses soldats sont entrés au Liban pour prendre le contrôle d'une "zone tampon".

"En réponse", le Hezbollah a de son côté multiplié les tirs de roquettes, notamment contre quatre bases militaires israéliennes.

"Attaquer en premier"

Dans un premier échange avec les journalistes de la Maison Blanche depuis le début de la guerre, Donald Trump a démenti s'être laissé entraîner dans la guerre par Israël, comme l'avait laissé entendre son secrétaire d'Etat, Marco Rubio.

"Compte tenu de la tournure des négociations, je pense qu'ils (l'Iran) allaient attaquer en premier. Et je ne voulais pas que ça arrive. Alors j'ai peut-être forcé la main d'Israël. Mais Israël était prêt. Et nous étions prêts", a affirmé le président américain, disant que "presque tout a été détruit" dans le pays ennemi.

Interrogé sur qui pourrait diriger l'Iran après la guerre, il a affirmé que la plupart des responsables auxquels pensait Washington étaient morts.

Le "pire scénario" pour Téhéran serait l'arrivée d'un responsable "aussi mauvais" que l'ayatollah Ali Khamenei, a-t-il affirmé.

Au début de l'attaque, qui s'est soldée par la mort de plusieurs hauts responsables, Donald Trump avait appelé le peuple iranien à renverser la République islamique en place depuis 1979.

Mais si les Etats-Unis souhaitent la chute du pouvoir actuel, l'objectif est avant tout d'empêcher l'Iran de se doter de la bombe atomique - intention que Téhéran dément - et de détruire ses capacités balistiques, selon Israël.

L'armée israélienne a affirmé avoir frappé un centre militaire souterrain secret du programme nucléaire de l'Iran dans la région de Téhéran, éliminant ainsi "un élément clé de la capacité du régime iranien à développer des armes atomiques".

Inquiétude des marchés

Face à l'extension de ce conflit protéiforme, les Bourses mondiales creusent leurs pertes, lestées par la flambée des prix du pétrole. Les prix du gaz européen s'envolent aussi, affectés par l'arrêt de la production de gaz naturel liquéfié (GNL) au Qatar et la paralysie du détroit d'Ormuz.

Le général des Gardiens de la Révolution Ebrahim Jabbari a menacé de lancer des représailles contre "tous les centres économiques" régionaux, après avoir promis la veille de "brûler tout navire" qui tenterait de franchir le détroit, par où transitent 20% du pétrole et du GNL mondiaux.

La marine américaine pourra escorter des pétroliers "si nécessaire", a proposé Donald Trump.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Ukraine: les frappes de drones russes au plus haut en avril

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Les forces russes ont augmenté leur nombre de frappes durant la journée - alors qu'elles visaient précédemment l'Ukraine presque exclusivement pendant la nuit (image d'illustration). (© KEYSTONE/EPA/SERGEY DOLZHENKO)

La Russie a visé l'Ukraine avec un nombre record de frappes de drones de longue portée au mois d'avril, selon une analyse par l'AFP des données publiées par les forces aériennes ukrainiennes.

Moscou a lancé 6583 drones de longue portée pendant le mois d'avril, soit une augmentation de 2% par rapport au mois de mars. Elle a notamment multiplié les frappes en journée alors que les négociations pour mettre fin au conflit déclenché par l'invasion russe en février 2022 sont au point mort.

Le nombre de missiles tirés par Moscou - 141 - était aussi en hausse de 2% par rapport au mois précédent, mais loin des 288 tirs recensés en février. D'après les données de l'armée de l'air ukrainienne, 88% des drones et missiles ont été interceptés au cours du mois.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Un homme arrêté au Japon pour avoir incinéré sa femme dans un zoo

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Les aveux du suspect ont conduit police à fouiller l'incinérateur du zoo à la recherche de restes humains (image d'illustration). (© KEYSTONE/AP/LOUISE DELMOTTE)

La police japonaise a arrêté un homme soupçonné d'avoir incinéré le corps de sa femme décédée dans le zoo où il travaillait, dans le nord du pays, ont déclaré vendredi des responsables et des médias locaux, à la suite de la découverte de restes humains.

Les forces de l'ordre ont interpellé jeudi Tatsuya Suzuki. Elles le soupçonnent d'avoir "transporté le corps vers un site touristique" de l'île d'Hokkaido (nord) et de "l'avoir détruit par incinération sur place", a précisé à l'AFP un responsable de la police locale.

Selon les médias locaux, ce corps était celui de son épouse Yui, âgée de 33 ans. Les causes de son décès n'ont pas été précisées par la police.

Lors d'une audition libre réalisée précédemment, M. Suzuki avait reconnu avoir utilisé l'incinérateur du zoo - destiné à l'élimination des déchets et des animaux morts - pour brûler le corps "pendant plusieurs heures", toujours selon ces médias.

Ses aveux ont conduit la police à fouiller l'incinérateur à la recherche de ses restes, dont la découverte partielle a ouvert la voie à l'arrestation de M. Suzuki.

"Plus aucune trace"

De son vivant, l'épouse avait confié avec inquiétude à des proches que son mari la menaçait de la "brûler jusqu'à ce qu'il ne reste plus aucune trace" d'elle, a rapporté la chaîne publique NHK, citant des sources proches de l'enquête.

Cette affaire macabre a contraint le zoo d'Asahiyama, une attraction touristique très fréquentée mais fermée depuis début mars pour des travaux de maintenance avant l'été, à repousser sa réouverture prévue mercredi.

Le zoo a finalement rouvert au public vendredi et les responsables se sont inclinés devant les visiteurs pour s'excuser de la gêne occasionnée. "Le zoo traverse actuellement une situation extrêmement difficile", a déclaré Hirosuke Imazu, maire de la ville d'Asahikawa, qui gère l'établissement, selon la NHK.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Le roi Charles III aux Bermudes, après sa visite aux Etats-Unis

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Le roi Charles III se rend jeudi aux Bermudes, après sa visite aux Etats-Unis (archive). (© KEYSTONE/AP/Chip Somodevilla)

Le roi Charles III est arrivé jeudi aux Bermudes après avoir achevé sa visite officielle aux Etats-Unis saluée par Donald Trump. Le président américain a annoncé la levée des droits de douane sur le whisky écossais "en l'honneur" des époux royaux britanniques.

Ce séjour de trois jours sur l'archipel de l'océan Atlantique marque la première visite de Charles dans un territoire ultramarin britannique en tant que roi, après sa première fois en tant que monarque aux Etats-Unis.

Le Premier ministre David Burt et d'autres responsables l'ont accueilli sur le tarmac de l'aéroport de Hamilton, la capitale de l'archipel. Une cérémonie officielle doit être organisée vendredi, ponctuée de 21 coups de canon.

"C'est un roi formidable - le plus formidable des rois, à mon avis", l'a salué Donald Trump plus tôt, au moment de la cérémonie d'au revoir officielle à la Maison Blanche.

Au cours des quatre jours de sa visite américaine, Donald Trump a affiché sa fascination pour la monarchie en recevant le souverain britannique et la reine Camilla avec tous les honneurs: militaires en tenue d'apparat, fanfare, 21 coups de canon, survol de la Maison Blanche par des avions de combat et dîner de gala.

Whisky sans droits de douane

Le républicain fait régulièrement des allusions à l'idée de devenir roi lui-même. Il a encore écrit mardi sur son réseau Truth Social qu'il avait "toujours voulu vivre à Buckingham" Palace, et la Maison Blanche a publié sur son compte X une photo de Charles et de lui avec le commentaire "DEUX ROIS" accompagné d'une petite couronne.

Donald Trump a ensuite annoncé supprimer les droits de douane sur le whisky écossais "en l'honneur du Roi et de la Reine du Royaume-Uni".

"Les distillateurs vont pouvoir souffler un peu en cette période de fortes tensions", a remercié dans un communiqué Mark Kent, le directeur de la Scotch Whisky Association, représentant de l'industrie.

Dans la matinée, le roi Charles et la reine Camilla se sont rendus au cimetière militaire d'Arlington, en banlieue de Washington, où ils ont déposé une gerbe de fleurs sur la tombe du Soldat inconnu au son d'un clairon.

Puis ils ont participé à Front Royal, en Virginie, à une fête de quartier pour marquer le 250e anniversaire de la Déclaration d'indépendance par laquelle des colonies britanniques sont devenues en 1776 les Etats-Unis d'Amérique.

A l'issue de ce voyage, les époux ont remercié les Américains pour "la chaleur de leur accueil".

Valeurs communes

Le temps fort de cette visite d'Etat a été le discours mardi de Charles III devant le Congrès américain. Un moment rare: il est seulement le deuxième souverain britannique à s'y être exprimé après Elizabeth II, sa mère, en 1991.

Le discours du roi a été chaleureusement reçu, même s'il a abordé des sujets sensibles pour les soutiens républicains de Donald Trump, en appelant à faire preuve d'une "détermination sans faille" pour la défense de l'Ukraine ou encore en évoquant l'équilibre des pouvoirs et le changement climatique.

Au moment où la relation entre Londres et Washington connaît des turbulences, autour de la guerre en Iran en particulier, il a exhorté les deux pays à défendre leurs valeurs communes et à résister aux appels à se replier "toujours davantage sur eux-mêmes".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Guerre en Iran: l'heure limite sonne pour Trump au congrès

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Les Etats-Unis ont déployé trois porte-avions au large de l'Iran, dont l'USS Abraham Lincoln (archives). (© KEYSTONE/AP Suez Canal Authority)

Le président américain Donald Trump arrive vendredi à l'heure limite de 60 jours pour obtenir l'autorisation du congrès dans le conflit contre l'Iran. Mais son gouvernement laisse entendre qu'il ignorera cette obligation.

Selon la constitution, seul le congrès des Etats-Unis d'Amérique a le pouvoir de "déclarer" la guerre. Une loi adoptée en 1973 permet cependant au président de déclencher une intervention militaire limitée pour répondre à une situation d'urgence créée par une attaque contre le pays.

Le même texte exige que le président, s'il engage des troupes américaines plus de 60 jours, obtienne une autorisation du pouvoir législatif, différente d'une déclaration de guerre.

Le conflit avec l'Iran a débuté le 28 février, mais la notification officielle de la Maison-Blanche au Congrès concernant le début des hostilités n'est intervenue que deux jours après. Vendredi représente donc la date limite de 60 jours pour obtenir l'autorisation des parlementaires pour poursuivre le conflit, sans quoi Donald Trump serait dans l'obligation de retirer les forces américaines.

Mais son gouvernement argue du contraire. "Nous sommes dans un cessez-le-feu actuellement, ce qui signifie, de notre point de vue, que l'horloge des 60 jours est suspendue", a déclaré jeudi le ministre de la défense, Pete Hegseth, lors d'une audition au Sénat.

Démocrates impuissants

"Les hostilités qui ont commencé le samedi 28 février sont terminées", a ajouté à l'AFP un haut responsable de l'administration. "Il n'y a pas eu d'échanges de tirs entre les forces armées américaines et l'Iran depuis le mardi 7 avril".

Cet argument a été rejeté par l'opposition démocrate. Pour le chef de la minorité au Sénat, Chuck Schumer, "Pete Hegseth ne peut pas se contenter de mettre le compte à rebours sur pause quand des troupes américaines sont toujours exposées au danger".

Malgré le cessez-le-feu, la marine américaine procède en effet toujours à un blocus du détroit d'Ormuz. "Depuis 60 jours, les républicains se sont tourné les pouces", a accusé Chuck Schumer. "Et bien, je dis à mes collègues: le temps est écoulé", a-t-il ajouté, appelant les sénateurs républicains à commencer à s'élever contre la guerre en Iran.

Depuis le déclenchement du conflit, les démocrates ont tenté à plusieurs reprises de faire adopter un texte prévoyant de limiter les pouvoirs militaires de Donald Trump contre l'Iran, en vain.

Mais certains élus républicains ont prévenu que, passé ce délai de 60 jours, ils pourraient commencer à exiger de l'exécutif qu'il obtienne une autorisation du congrès. Sans l'appui de suffisamment d'entre eux, les démocrates ne disposent cependant pas de réels recours pour que le gouvernement respecte la date limite.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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