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L'ex-patron de Credit Suisse, à la tête du PDCI

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Tidjane Thiam a été directeur général de Credit Suisse entre 2015 et 2020 (archives). (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

L'ancien patron de Credit Suisse, Tidjane Thiam, a été plébiscité vendredi à Yamoussoukro lors du congrès du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), principale formation d'opposition. Il prend sa tête avec la présidentielle de 2025 en ligne de mire.

M. Thiam a recueilli 96,5% des voix contre 3,2% pour son adversaire, le maire de la commune abidjanaise de Cocody Jean-Marc Yacé. Il devient le troisième président élu de l'histoire du PDCI, fondé en 1946, après le père de la nation ivoirienne Félix Houphouët Boigny et un autre ancien chef de l'Etat, Henri Konan Bédié, décédé en août.

Après avoir rendu un "hommage appuyé à ses prédécesseurs", M. Thiam a estimé que "le déroulement et l'issue du congrès ont honoré" le parti. "C'est avec beaucoup d'humilité que j'accepte la responsabilité que vous avez décidé de me confier", a-t-il ajouté.

Plus de 6000 congressistes étaient appelés à voter vendredi dans la capitale Yamoussoukro pour élire un nouveau président pour le PDCI. Le vote s'est tenu sans incident en fin de journée et les résultats proclamés autour de minuit. La participation a atteint 64%.

Ovationné

Tidjane Thiam, ancien patron du Credit Suisse, faisait figure de favori, fort de sa notoriété internationale mais aussi du soutien d'une large majorité de députés du parti. Ovationné à son arrivée à Yamoussoukro, il a multiplié les selfies tout au long de la journée.

Avec l'élection de Tidjane Thiam, 61 ans, un âge considéré comme jeune pour exercer de hautes fonctions politiques en Côte d'Ivoire, le PDCI va rajeunir son image.

"Notre nouveau président devra nous remettre en état de marche. Il devra donner plus de responsabilités aux jeunes du parti", avait déclaré le président par intérim du parti, Philippe Cowppli-Bony, âgé de 91 ans. "On nous a trop traité de parti de vieux. C'est positif de voir deux candidats jeunes, ça fait plaisir", s'est de son côté réjoui Ohoueu Assi, un congressiste venu de Guiglo dans l'ouest.

Présidentielle de 2025 en vue

L'ancien dirigeant du PDCI, Henri Konan Bédié, président de la Côte d'Ivoire de 1993 à 1999, est mort en août à 89 ans et n'excluait pas de se présenter à la présidentielle de 2025. Le parti qui vise le retour au pouvoir dans deux ans, a également proposé vendredi soir de soutenir M. Thiam en vue d'une investiture pour 2025.

"2025 sera une année électorale cruciale pour notre parti nous nous devons d'être prêts. Nous devons préparer cette échéance dès demain matin", a lancé vendredi soir, M. Thiam sous les acclamations de l'audience. A la tête de la Côte d'Ivoire sans discontinuer de 1960 à 1999, l'ancien parti unique n'a plus accédé à la magistrature suprême depuis 24 ans lorsqu'un coup d'Etat avait chassé M. Bédié du pouvoir, un soir de Noël 1999.

"Si c'est Thiam notre candidat, ce que j'espère, on aura les capacités de revenir au pouvoir. Il peut insuffler une nouvelle dynamique", estime Cyprien Koffi, un délégué de San Pedro (sud-ouest). Un temps allié d'Alassane Ouattara, au pouvoir depuis 2011, le PDCI a repris sa place dans l'opposition en 2018 et a boycotté la dernière présidentielle.

La tenue de ce congrès a été incertaine tout au long de la semaine, après un report samedi dernier par la justice ivoirienne, saisie par deux militants qui dénonçaient des irrégularités dans la liste des congressistes.

La décision pointait notamment des risques de "troubles à l'ordre public" pour justifier ce report et la police s'était déployée samedi matin pour empêcher d'accéder au lieu du congrès. Alors que le PDCI avait reprogrammé le congrès à vendredi à Yamoussoukro, les deux mêmes militants avaient à nouveau saisi la justice, avant de finalement retirer leur plainte, jeudi soir.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Football

L'Iran et la Nouvelle-Zélande dos à dos

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Pas de vainqueurs entre l'Iran et la Nouvelle-Zélande. (© KEYSTONE/AP/Mark J. Terrill)

La Nouvelle-Zélande et l'Iran ne sont pas parvenus à se départager lundi lors de leur baptême du feu dans le Mondial 2026. Les deux équipes ont fait match nul 2-2 lundi à Los Angeles.

Après des semaines d'incertitudes et de polémiques autour de l'obtention d'un visa d'entrée pour les Etats-Unis, la sélection iranienne a finalement pu disputer le premier de ses trois matches de la phase de groupe planifié sur le sol américain. Pour son entrée en matière, elle faisait face à la plus faible de cette Coupe du monde, du moins selon le classement FIFA (réd. la Nouvelle-Zélande y figure au 85e rang, l'Iran au 20e).

Les Kiwis ont rapidement ouvert la marque à la 6e grâce à un tir à bout portant d'Elijah Just. Discrète jusqu'alors, la "Team Melli" est parvenue à semer le trouble dans la défense des Océaniens à la 32e, lorsque le vétéran de 26 ans Ramin Razaeian a égalisé d'une reprise de l'extérieur du pied.

Dans cette rencontre décousue, Just a réalisé le doublé à la 54e pour permettre à l'équipe à la fougère argentée de reprendre les devants. Huit minutes plus tard, Mohammad Mohebi a ramené le score à deux partout d'une tête imparable pour le portier néo-zélandais Max Crocombe.

A la faveur du match nul 1-1 entre l'Egypte et la Belgique, toutes les équipes sont à égalité dans le groupe G avec un point. Dimanche, l'Iran reviendra à Los Angeles pour y affronter la Belgique, tandis que la Nouvelle-Zélande croisera le fer avec l'Egypte à Vancouver.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Football

Dans les coulisses des "espions" de l'équipe de Suisse

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L'équipe de Suisse a trois analystes vidéo à sa disposition, comme Kevin Ehmes ici au premier plan. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Trois analystes vidéo figurent dans le staff de Murat Yakin à la Coupe du monde. Leur mission consiste à identifier les forces et les faiblesses de tous les adversaires de l'équipe de Suisse.

Dans quelle direction aime partir le Canadien Tajon Buchanan lorsque son équipe lance une attaque? Quelle erreur de placement commet le plus souvent le Bosnien Tarik Muharemovic? Quel geste technique le Qatarien Yusuf Abdurisag affectionne-t-il particulièrement? Voilà le genre de questions auxquelles Kevin Ehmes, Adnan Alicajic et Julian Lauer se sont consacrés intensivement ces derniers mois.

Ils ont épluché des données, effectué des recherches de fond et visionné d'innombrables vidéos afin de préparer l'équipe de Suisse à ses adversaires du Mondial.

Pour chacun des 26 joueurs figurant dans les effectifs du Qatar, de la Bosnie-Herzégovine et du Canada, ils ont réalisé des montages vidéo mettant en lumière ses points forts et ses points faibles. Même lorsqu'un joueur ne devrait pratiquement pas fouler la pelouse, les trois analystes collectent des informations à son sujet et les synthétisent.

Les vidéos durent généralement une à deux minutes pour les remplaçants et trois à quatre minutes pour les cadres. "Que les joueurs regardent ensuite tout cela dans le détail est une autre histoire", sourit Kevin Ehmes. Certains emportent par exemple leur tablette sur leur vélo stationnaire pour visionner les séquences.

L'importance de se renseigner

Kevin Ehmes travaille pour l'ASF depuis 2016. Sous les ordres de Murat Yakin, le trentenaire est devenu analyste en chef avec sa propre cellule au sein du staff. Ses deux adjoints se nomment Adnan Alicajic et Julian Lauer.

Le premier, citoyen de Sainte-Croix, s'était notamment occupé des analyses vidéo lors de l'Euro féminin 2025 pour la Suisse. Lauer avait auparavant collaboré avec Ehmes et occupait récemment le poste d'entraîneur-adjoint au FC Augsbourg.

Pour le Mondial, les tâches ont été réparties: Ehmes s'est chargé du Qatar, Lauer s'est concentré sur le Canada et Alicajic de la Bosnie-Herzégovine, notamment en raison de ses origines. Ce dernier lit d'ailleurs attentivement la presse bosnienne pour se tenir informé des dernières nouvelles entourant cette sélection.

La majeure partie du travail s'effectue désormais au bureau. Grâce à la quantité considérable de données et d'images vidéo disponibles aujourd'hui, il n'est plus nécessaire de multiplier les déplacements. A ses débuts, Kevin Ehmes s'était par exemple rendu à deux reprises aux Îles Féroé pour analyser un futur adversaire. Pour une sélection plus mystérieuse comme le Qatar, certains matches amicaux ont toutefois été observés sur place.

Les trois analystes récoltent aussi des données sur les éventuels adversaires des 16es de finale. Avec l'élargissement du tournoi et le nouveau format, pas moins de 28 équipes peuvent encore se retrouver sur la route de la Suisse. Une tâche gigantesque qui les oblige à solliciter l'aide de collaborateurs de l'ASF restés au pays.

Conscients de leurs limites

Murat Yakin apprécie énormément le travail des analystes. Contrairement à l'époque de Vladimir Petkovic, Kevin Ehmes prend même place sur le banc pendant les matches aux côtés du staff technique.

Il reste en contact permanent avec Alicajic et Lauer, installés en tribune, qui lui transmettent leurs observations en direct. Il lui arrive parfois d'être tellement absorbé par l'analyse d'une situation de jeu qu'il en oublie même de célébrer un but.

Mais ce type d'analyse approfondie ne fait pas l'unanimité partout. Les critiques rappellent volontiers qu'au football, le hasard - ou ce fameux "momentum" propre au sport - conserve une importance majeure. Un tir dévié, une expulsion précoce ou un éclair de génie individuel peuvent réduire à néant la préparation la plus méticuleuse en l'espace de quelques secondes.

Ehmes, Alicajic et Lauer s'interrogent eux aussi régulièrement sur leur influence réelle sur les résultats. "Nous sommes conscients des limites de notre travail", reconnaît Ehmes. "Nous essayons de préparer les choses du mieux possible afin d'augmenter les probabilités de succès. Mais au final, tout se joue dans les pieds des joueurs sur le terrain."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Femke Broeders-Bol attendue pour ses débuts sur 800m

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Femke Bol et Laurent Meuwly, ici en 2023 après le titre de championne du monde décroché par la Néerlandaise sur 400m haies. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La star néerlandaise Femke Broeders-Bol est attendue mardi soir à Ostrava pour son tout premier 800m en extérieur. Elle y affrontera la Fribourgeois Audrey Werro.

Double médaillée de bronze olympique (2021, 2024) derrière l'intouchable Sydney McLaughlin-Levrone et double championne du monde (2023, 2025) du 400m haies, Femke Broders-Bol avait annoncé à l'automne clore le chapitre des haies basses pour débuter celui du demi-fond, "un grand changement plein d'incertitudes".

"Je pense qu'elle va surprendre beaucoup de monde sur ce premier mois de compétition", affirme auprès de l'AFP son coach, le Fribourgeois Laurent Meuwly.

Huit mois plus tard, elle s'apprête à prendre mardi à Ostrava le départ de son tout premier 800m en extérieur. "Il y a beaucoup d'excitation parce que ça a été une longue période sans compétition, souligne Meuwly. On a hâte du nouveau challenge."

Pour passer d'une discipline à l'autre, Femke Broeders-Bol (elle s'est mariée au printemps avec le perchiste belge Ben Broeders) a dû s'armer de patience. Patience d'abord en raison d'une blessure au pied qui a écourté sa saison hivernale, réduite à un premier et unique 800m lors du meeting de Metz (1'59''07).

Patience ensuite quand elle a dû s'abstenir de courir pendant plusieurs semaines pour se soigner: "on a fait beaucoup de vélo, de crosstrainer (vélo elliptique)", explique l'ancien entraîneur-chef des équipes suisses de sprint, de haies et de relais. Un mal pour un bien selon lui puisque son athlète a ainsi pu faire "beaucoup de volume en aérobie".

Face à Werro au départ

Patience encore quand, remise sur pied, elle a dû apprendre à respecter les allures du 800m: "elle qui est habituée à toujours aller le plus vite possible, elle a dû s'astreindre à des rythmes plus lents", sourit son coach.

Dès sa première course mardi, elle sera confrontée à la crème de la crème d'une discipline en pleine ébullition, avec à ses côtés au départ la Fribourgeoise Audrey Werro, devenue début juin la troisième meilleure performeuse de l'histoire sur la distance (1'53''98).

"Physiquement, je ne me fais pas de soucis et je pense qu'elle va surprendre beaucoup de monde sur ce premier mois de compétition", affirme Laurent Meuwly, qui voit Broeders-Bol capable de courir "en 1'56" dès sa première sortie, "et très rapidement 1'55, 1'54".

Sur le papier, la Néerlandaise a des qualités de vitesse inédites sur 800m: un record personnel sur 200m (22''64) digne d'une finale européenne et un record du monde sur 400m en salle en 49''17, quasiment deux secondes de mieux que les temps de référence déjà solides d'Audrey Werro (51''03) et de la championne olympique britannique Keely Hodgkinson (51''14).

"Pour Femke, passer au 400m en 56 secondes (les allures du top niveau mondial), c'est lent", souligne Meuwly.

Gérer l'aspect tactique

Mais Broeders-Bol va aussi devoir gérer l'aspect tactique du 800m, discipline où la stratégie de course et le placement sont clés, une nouveauté pour celle qui a toujours couru dans un couloir.

"Femke est très analytique, elle regarde beaucoup de courses pour voir les placements, les décisions tactiques, ça l'intéresse beaucoup mais c'est sûr que c'est là qu'elle est en-dessous des autres et qu'elle va devoir faire ses armes", relève le coach.

"Elle n'a fait qu'un 800m dans sa vie, Audrey (Werro) et Keely (Hodgkinson) ont dû en faire une centaine", ajoute-t-il.

Reste à savoir si Broeders-Bol pourra rivaliser dès cette année avec Werro et Hodgkinson, bien parties pour se livrer une bataille afin de battre le plus vieux record du monde de l'athlétisme (1'53''29 par la Tchèque Jarmila Kratochvilova en 1983).

"Si elles sont toutes les trois en finale à Birmingham (aux championnats d'Europe en août), ça va être intéressant de voir la stratégie de course, savoure déjà le coach suisse. Dans tous les cas, j'espère que ça va nous amener de belles courses jusqu'à Los Angeles en 2028 (pour les Jeux olympiques)!"

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Unicef: près de la moitié des enfants exposés aux aléas climatiques

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Le passage d'un ouragan a détruit la plage et les palmiers à Saint Martin (Septembre 2017). (© KEYSTONE/AP/AMANDINE ASCENSIO)

Alors que le réchauffement climatique multiplie sécheresses, ouragans ou canicules, plus d'un milliard d'enfants sont déjà exposés à au moins trois types d'aléas climatiques majeurs qui se superposent, alerte l'Unicef lundi.

Parmi les quelque 2,4 milliards d'enfants dans le monde, la quasi-totalité (environ 2,3 milliards) sont exposés à au moins un des huit aléas les plus fréquents (inondation côtière, inondation fluviale, sécheresse, tempête tropicale, canicule, chaleur extrême, incendie et tempête de sable), 2 milliards sont exposés à au moins deux aléas, 1,1 milliard à au moins trois, 364 millions à au moins quatre, 53 millions à au moins cinq, 4 millions à au moins six et 123'000 à au moins sept, estime le rapport de l'agence onusienne.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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