Rejoignez-nous

International

Décès à 86 ans du sulfureux milliardaire italien Silvio Berlusconi

Publié

,

le

Silvio Berlusconi a été président du Conseil des ministres italiens de 1994 à 1995, de 2001 à 2006 et de 2008 à 2011 (archives) (© KEYSTONE/DPA/SVEN HOPPE)

L'ex-chef de gouvernement italien Silvio Berlusconi, sulfureux milliardaire aussi célèbre pour ses manoeuvres politiques que pour ses démêlés judiciaires et frasques sexuelles, est mort lundi à 86 ans.

Soigné à l'hôpital San Raffaele de Milan pour une leucémie, le sénateur y était entré vendredi. Des funérailles d'Etat auront lieu mercredi, décrété journée de deuil national, à la cathédrale de Milan à 15h00. L'ordonnance du gouvernement prévoit notamment de mettre les drapeaux en berne sur tous les bâtiments publics du pays dès lundi et jusqu'à mercredi.

Peu après l'annonce de son décès, des dizaines de personnes se sont rassemblées devant l'hôpital avant que sa dépouille ne soit transférée dans sa luxueuse demeure de villa San Martino, à Arcore, dans la banlieue de Milan, alors que les hommages affluaient d'Italie et dans une moindre mesure de l'étranger.

Le président russe Vladimir Poutine, parmi les premiers à réagir, a salué une "personne chère" et un "vrai ami" doté d'une "énergie vitale incroyable", louant son "optimisme" et son "sens de l'humour".

Ami personnel de Vladimir Poutine, reçu dans sa méga-villa en Sardaigne, Silvio Berlusconi a rejeté plusieurs fois sur Kiev la responsabilité de la guerre avec Moscou.

Le parcours de cet éternel revenant, dont la mort politique fut maintes fois annoncée à tort puisqu'il avait encore été élu sénateur en 2022, se confond avec l'histoire italienne des 30 dernières années.

Il était aussi l'un des hommes les plus riches de la péninsule avec une fortune évaluée début avril par Forbes à 6,4 milliards d'euros.

Adoré ou détesté, cet amateur assumé de femmes beaucoup plus jeunes que lui, y compris des call-girls, s'était retrouvé impliqué dans une myriade de procès liés à des réceptions controversées.

A l'étranger, il était surtout connu pour la ribambelle de scandales dans lesquels il fut impliqué, ses gaffes devenues légendaires, ses procès à répétition et ses coups d'éclat diplomatiques.

Le pape François, lui-même hospitalisé, a salué un "tempérament énergique", le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu "un grand ami d'Israël" et le chef du gouvernement nationaliste hongrois Viktor Orban "un grand combattant".

"L'Italie pleure"

S'il restait populaire en Italie, son parti Forza Italia, une machine à gagner les élections qu'il avait fondée en 1994, a suivi son lent déclin, passant de presque 30% des voix aux législatives de 2001 à 8% en 2022.

"Il est immortel, il sera toujours avec nous. Je l'ai toujours admiré, comme toute notre famille. Pour sa générosité, sa gentillesse, tout ce qu'il a fait pour nous", a affirmé à l'AFP une retraitée de 75 ans accourue à l'hôpital San Raffaele.

Dans un message vidéo, la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni a salué son "courage" et sa "détermination", voyant en lui "l'un des hommes les plus influents de l'histoire de l'Italie".

Après avoir débuté son ascension à Milan dans le BTP, l'entrepreneur au bagout à toute épreuve s'était lancé avec succès dans la télévision, inventant la TV paillettes des années 1980 qui fera sa fortune, lui permettant d'investir dans des clubs de foot, l'AC Milan puis l'AC Monza.

Côté scandales, M. Berlusconi a été condamné à sept ans de prison pour prostitution de mineure et abus de pouvoir pour des fêtes dites "bunga-bunga" où étaient invitées de très jeunes femmes, avant d'être définitivement acquitté en 2015.

L'octogénaire, dont la dernière compagne Marta Fascina était de 53 ans sa cadette, avait encore fait scandale en décembre 2022 quand il avait promis à ses joueurs du Monza d'amener "dans le vestiaire" un "car de putes" en cas de victoire.

Au fil des ans, le sourire carnassier du "caïman", l'un de ses nombreux surnoms, s'était toutefois figé sur son visage lifté au maquillage "épais comme le parquet", expression cruelle d'un éditorialiste.

"Il Cavaliere"

Né le 29 septembre 1936, Berlusconi, fils d'un employé de banque milanais, commence à travailler comme animateur sur des bateaux de croisière où il chantait et racontait des histoires drôles.

Armé d'une licence de droit, il se lance dans les affaires, entamant une irrésistible ascension qui soulève des interrogations quant à l'origine de sa fortune, sur laquelle il est toujours resté flou.

Mais c'est surtout dans le secteur de la télévision que s'exprime son génie créatif de grand communicant, qui saupoudre ses programmes de femmes dénudées pour plaire au grand public.

La holding de la famille Berlusconi, Fininvest, compte trois chaînes de télévision, des journaux, les éditions Mondadori et bien d'autres participations.

Fan de football, Silvio Berlusconi a présidé pendant 31 ans l'AC Milan qui a remporté cinq fois la Ligue des champions sous son ère, avant de le vendre en avril 2017 à des investisseurs chinois. "Merci président, pour toujours avec nous", a réagi le club sur son site internet.

En 1994, il crée Forza Italia, et à l'issue d'une campagne-éclair relayée par son empire médiatique, il devient chef du gouvernement avant d'être lâché par ses alliés sept mois plus tard.

Il revient au pouvoir en 2001 pour cinq ans, un record depuis l'après-guerre. Battu d'un cheveu en 2006, il prend sa revanche deux ans plus tard, s'installant aux commandes pour la troisième fois. Mais en novembre 2011, il doit céder sous les huées les rênes d'une Italie en proie à une grave crise financière.

Il ressurgit en 2013 sur la scène politique en raflant près d'un tiers des voix aux législatives.

Quelques mois plus tard, la longue litanie de ses déboires judiciaires aboutit à une première condamnation définitive pour fraude fiscale : un an de prison - effectué sous forme de travaux d'intérêt général dans une maison pour personnes âgées -, six ans d'inéligibilité et l'expulsion du Sénat.

Père de cinq enfants issus de deux mariages, il était plusieurs fois grand-père.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Pénalité de 20 secondes pour Leclerc, qui recule au 8e rang

Publié

le

Charles Leclerc a écopé d'une pénalité de 20 secondes dimanche (© KEYSTONE/EPA/CRISTOBAL HERRERA-ULASHKEVICH)

Charles Leclerc (Ferrari) a écopé d'une pénalité de 20 secondes après le Grand Prix de Miami de Formule 1, ont indiqué les commissaires. Cette sanction le fait reculer de la 6e à la 8e place,

A la lutte avec Oscar Piastri (McLaren) pour la 3e place, Leclerc a volontairement laissé passer l'Australien au début du dernier tour dans l'espoir de le doubler un peu plus loin. Mais il s'est mis à la faute en partant en tête-à-queue avant de taper un mur, même s'il a pu repartir. Le Monégasque a été sanctionné pour avoir coupé les chicanes lors du dernier tour après cet incident.

"La voiture no 16 a fait un tête-à-queue dans le dernier tour au virage 3 et a percuté le mur mais a continué en piste. Le pilote nous a informés que la voiture semblait en bon état, même si elle ne négociait pas les virages sur la droite correctement", expliquent les commissaires.

"En raison de ce problème, il a été contraint de couper les chicanes jusqu'au drapeau à damier. Nous avons déterminé que le fait qu'il ait dû couper les chicanes signifie qu'il a obtenu un avantage. Le fait qu'il avait un problème mécanique, quelle qu'en soit la sorte, n'est pas une raison justifiable", ajoutent-ils.

Verstappen aussi sanctionné

La course étant déjà terminée, la sanction a été transformée en une pénalité de 20 secondes, ce qui fait reculer Leclerc au 8e rang, derrière son coéquipier britannique Lewis Hamilton (6e) et l'Argentin Franco Colapinto (Alpine, 7e). "Je suis très déçu de moi-même. C'est entièrement de ma faute et c'est une erreur", avait déploré le Monégasque après la course.

Par ailleurs, Max Verstappen (Red Bull) a écopé d'une pénalité de cinq secondes pour avoir franchi la ligne blanche à la sortie de la voie des stands. Mais cette sanction n'a aucun effet sur le classement puisque le Néerlandais conserve sa cinquième place.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Un avion United Airlines atterrissant à Newark heurte un camion

Publié

le

L'avion d'United Airlines était en phase d'atterrissage lors de l'incident (cliché symbolique/Keystone archives). (© KEYSTONE/AP/JULIO CORTEZ)

Un Boeing 767-400 de la compagnie aérienne américaine United Airlines, en phase d'atterrissage, a heurté un camion de livraison circulant sur une autoroute longeant l'aéroport de Newark, près de New York. Il a également accroché un lampadaire de cet axe routier.

"Alors qu'il était en approche pour atterrir à l'aéroport international Newark Liberty, le vol 169 d'United Airlines a heurté un lampadaire du New Jersey Turnpike [une autoroute, ndlr] vers 14h00 dimanche 3 mai", a indiqué le régulateur américain de l'aviation (FAA), précisant qu'une enquête avait été ouverte. Selon l'autorité portuaire de New York-New Jersey (PANYNJ), l'avion a également heurté un camion qui circulait sur l'autoroute.

L'appareil, qui effectuait la liaison Venise-Newark, transportait 221 passagers et dix membres d'équipage. Il s'est posé sans encombre et personne n'a été blessé à bord.

Dégâts mineurs

Des dégâts "mineurs" ont été observés sur l'appareil, a précisé l'autorité portuaire, indiquant que le service avait pu rapidement reprendre normalement après que des employés ont passé la piste au peigne fin à la recherche d'éventuels débris.

Le chauffeur du camion a été transporté à l'hôpital pour cause de blessures légères, mais a pu rapidement en sortir, a-t-elle ajouté.

De son côté, la compagnie aérienne a indiqué que les passagers avaient débarqué normalement au terminal. "Notre équipe de maintenance examine les dégâts sur l'appareil", a-t-elle poursuivi, assurant qu'une "enquête rigoureuse" serait menée en interne.

"L'équipage a été retiré du planning de vol dans le cadre de cette procédure", a-t-elle indiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

L'ex-maire de New York Giuliani hospitalisé dans un état "critique"

Publié

le

Rudy Giuliani, ex-avocat personnel de Donald Trump, avait joué le rôle de fer de lance lors de la campagne pour faire invalider les résultats du scrutin présidentiel qui avait été remporté par Joe Biden (archives). (© KEYSTONE/AP/TED SHAFFREY)

L'ancien maire de New York Rudy Giuliani est hospitalisé dans "un état critique mais stable", a indiqué dimanche son porte-parole. Il n'a pas précisé la nature des problèmes de santé de l'ex-avocat de 81 ans.

"Le maire Giuliani est un battant qui a affronté chaque épreuve de sa vie avec une force inébranlable et il se bat aujourd'hui avec ce même niveau de détermination", a ajouté son porte-parole sur le réseau social X. Il n'a pas mentionné la date de son hospitalisation.

Le quotidien The New York Times a rapporté qu'il est hospitalisé en Floride.

Cet ancien procureur à poigne, qui s'était fait connaître en portant de rudes coups à la mafia new-yorkaise et loué pour sa gestion de l'après attentats du 11 septembre 2001, avait échoué lors de la primaire républicaine pour l'investiture présidentielle en 2008.

Mais l'ex-avocat personnel du président américain Donald Trump était tombé en disgrâce en 2023, quand il avait été condamné à verser 148 millions de dollars de dommages et intérêts pour diffamation sur fond d'accusation de tricherie électorale lors de l'élection présidentielle de 2020.

Gracié par Trump

M. Giuliani avait joué le rôle de fer de lance lors de la campagne pour faire invalider les résultats du scrutin présidentiel qui avait été remporté par le démocrate Joe Biden. Il a depuis lors été radié du barreau de New York et de Washington.

En novembre dernier, il faisait partie des 77 personnes impliquées dans la tentative d'inverser les résultats du scrutin présidentiel de 2020 à être graciées par Donald Trump. Le président américain a salué M. Giuliani comme étant un "véritable guerrier" et le meilleur maire de l'histoire de New York selon lui.

"Quelle tragédie qu'il ait été traité aussi mal par les fous de la gauche radicale, tous des démocrates. Et il avait raison sur tout", a ajouté M. Trump au sujet de son ancien avocat. "Ils ont triché lors des élections, fabriqué des centaines d'histoires, fait tout ce qui était possible pour détruire notre nation et, maintenant, regardez Rudy. Tellement triste!", a-t-il poursuivi.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Ormuz: Trump dit que la marine américaine va escorter des navires

Publié

le

Des centaines de navires sont bloqués dans le golf Persique depuis la fermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran (archives). (© KEYSTONE/AP/Fatima Shbair)

La marine américaine va commencer lundi à escorter des navires à travers le détroit d'Ormuz, a annoncé dimanche Donald Trump. Mais Téhéran a averti que "toute intervention américaine" dans le nouveau régime du détroit serait considérée comme une violation de la trêve.

"Pour le bien de l'Iran, du Moyen-Orient et des Etats-Unis, nous avons informé ces pays que nous guiderions leurs navires en toute sécurité à travers ces voies navigables", a écrit le président américain sur son réseau social Truth Social, évoquant des bâtiments appartenant à des pays "qui ne sont pas impliqués" dans le conflit en cours avec l'Iran.

"Des pays du monde entier, qui n'ont rien à voir avec le conflit au Moyen-Orient [...] ont demandé aux Etats-Unis si nous pouvions les aider à libérer leurs bateaux qui sont bloqués dans le détroit d'Ormuz", a rappelé le président américain.

L'Iran a contesté cette initiative, avertissant que "toute intervention américaine dans le nouveau régime maritime du détroit d'Ormuz" serait considérée comme "une violation du cessez-le-feu".

Plus de 900 bateaux

Dans un communiqué, le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (CENTCOM) a précisé que l'opération impliquerait des destroyers lance-missiles, plus d'une centaine d'aéronefs et 15'000 soldats.

Le nombre de navires commerciaux de toutes catégories présents dans le golfe Persique s'élevait à 913 le 29 avril, a indiqué jeudi l'entreprise spécialisée dans le suivi maritime AXSMarine. Ce nombre ne distingue pas les navires réellement empêchés de sortir du golfe Persique des navires de travail, souvent exploités par l'industrie pétrolière, qui n'ont pas vocation à quitter la région.

"J'ai dit à mes représentants de les informer que nous ferions de notre mieux pour sortir leurs bateaux et leurs équipages du détroit. En tout état de cause, ils ont dit qu'ils ne reviendraient pas dans la région tant qu'elle n'est pas sûre pour la navigation", a ajouté Donald Trump.

"Ce processus, Project Freedom ("Projet Liberté") commencera lundi matin, heure du Moyen-Orient", a ajouté Donald Trump, parlant d'un "geste humanitaire au nom des Etats-Unis, des pays du Moyen-Orient et en particulier de l'Iran".

20'000 marins

La marine britannique a fait état vendredi de 20'000 marins à bord de bateaux immobilisés.

"Les relèves d'équipage n'ont pas lieu. Les marins ne rentrent pas chez eux. Nourriture et vivres passent, mais en quantité réduite et il y a aussi un impact sur la santé mentale à plus long terme", a décrit le commandant Jo Black, haut responsable de l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO, en évaluant à plus de 850 le nombre de navires bloqués.

"Beaucoup de ces navires arrivent à court de nourriture et de tout ce qui est nécessaire pour que des équipages nombreux soient dans des bonnes conditions sanitaires et d'hygiène", a écrit Donald Trump. Il s'agit d'un geste de "bonne volonté au nom de tous ceux qui ont combattu si durement au cours des derniers mois", a-t-il souligné.

Il a cependant averti que si cette opération devait être entravée, cela "devrait malheureusement être traité par la force".

Discussions "très positives"

Ces déclarations surviennent alors que Washington et Téhéran ont indiqué discuter d'une résolution au conflit déclenché le 28 février par Israël et les Etats-Unis. "Mes représentants ont des discussions très positives avec l'Iran et ces discussions pourraient déboucher sur quelque chose de très positif pour tous", a écrit le président américain dans le même message sur Truth Social.

Un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, après quasiment 40 jours de frappes israélo-américaines sur l'Iran et de représailles de Téhéran dans la région.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Sagittaire

Quelqu’un, autour de vous, a la fâcheuse habitude d’imposer son point de vue et cela vous agace. Dites-lui, mais avec finesse…

Les Sujets à la Une