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International

L'ex-président français Sarkozy exclu de la Légion d'honneur

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Outre celle des écoutes, Nicolas Sarkozy est mis en cause dans plusieurs affaires judiciaires. Il a notamment comparu au début 2025 pour des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007 (archives). (© KEYSTONE/AP/THIBAULT CAMUS)

L'ex-président français Nicolas Sarkozy s'est vu retirer la Légion d'honneur, la plus haute distinction française, à la suite de sa condamnation à un an de prison ferme pour corruption, selon un arrêté publié dimanche. Il est aussi exclu de l'ordre national du Mérite.

Il devient ainsi le deuxième chef de l'Etat français privé de cette distinction après le maréchal Pétain, à qui la Légion d'honneur avait été retirée après sa condamnation en août 1945 pour haute trahison et intelligence avec l'ennemi.

Cette décision était attendue depuis que la condamnation de Nicolas Sarkozy a été rendue définitive par le rejet d'un pourvoi par la cour de cassation en décembre.

Nicolas Sarkozy a "pris acte" dimanche de son exclusion de la Légion d'honneur et rappelle que la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) doit encore se prononcer sur son recours dans l'affaire des écoutes, a indiqué son avocat Patrice Spinosi dans une déclaration transmise à l'AFP.

Cour européenne des droits de l'homme

"Nicolas Sarkozy prend acte de la décision prise par le Grand Chancelier. Il n'a jamais fait de cette question une affaire personnelle", a affirmé Patrice Spinosi, soulignant que si l'ancien chef de l'Etat "a fait valoir des arguments juridiques, c'était au nom de la fonction même de président de la République".

"La condamnation de la France (par la CEDH) impliquera la révision de la condamnation pénale prononcée à l'encontre (de Nicolas Sarkozy) en même temps que l'exclusion de l'ordre de la Légion d'Honneur, l'une n'étant que la conséquence de l'autre", a assuré Patrice Spinosi.

Dans l'affaire des écoutes, l'ex-chef de l'Etat (2007-2012) a été reconnu coupable d'avoir, en 2014, tenté de corrompre un magistrat de la cour de cassation, Gilbert Azibert, dans l'espoir d'obtenir des informations confidentielles et avec l'aide de son avocat Me Thierry Herzog. Tous trois ont été condamnés, en première instance et en appel, à la même peine de trois ans de prison, dont un ferme.

D'autres affaires en cours

Avec le rejet de son ultime recours en France, Nicolas Sarkozy était sous le coup d'une exclusion de la Légion d'honneur qui est automatique quand un récipiendaire est définitivement condamné pour un crime ou écope d'une peine d'emprisonnement égale ou supérieure à un an ferme.

Dans ces cas, le retrait est "de droit", avait souligné en mars le Grand chancelier de la Légion d'honneur, le général François Lecointre, qui a signé l'arrêté privant Nicolas Sarkozy des deux titres dont il était grand-croix, grade le plus élevé.

En vertu de l'arrêté signé du 5 juin, les deux coprévenus de Nicolas Sarkozy, Gilbert Azibert et Thierry Herzog, sont, eux aussi, exclus de la Légion d'honneur et de l'ordre national du Mérite.

Outre celle des écoutes, Nicolas Sarkozy est mis en cause dans plusieurs affaires judiciaires. Il a notamment comparu au début 2025 pour des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. Le jugement dans ce dossier sera rendu fin septembre.

Lien avec Pétain indigne

Davantage que le retrait de sa décoration, c'est le lien avec le maréchal Pétain qui est commenté dans les milieux politiques. "Ce lien avec le maréchal Pétain est indigne", s'est emportée la porte-parole du gouvernement Sophie Primas (LR), prenant "acte" elle aussi de cette décision "automatique qui fait partie du code de la Légion d'Honneur".

"Le président Sarkozy a été là pour la France à des moments extrêmement compliqués", a-t-elle déclaré, se disant "un peu réservée non pas sur la règle, mais sur ce qu'elle entraîne comme comparaison".

"C'est une règle, mais c'est aussi une honte", a déploré sur franceinfo le nouveau secrétaire général de LR, Othman Nasrou, proche de Bruno Retailleau, apportant son "soutien et son respect" à l'ex-président.

A gauche, le député écologiste Benjamin Lucas s'est félicité de la décision, appelant sur X à ce que "la République prive de ses privilèges et de son influence institutionnelle celui qui a déshonoré sa fonction et trahi le serment sacré qui lie le peuple à ses élus, celui de la probité".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Culture

Timothée Chalamet, meilleur acteur lors des Critics Choice Awards

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Timothée Chalamet a remporté le prix du meilleur acteur pour "Marty Supreme" lors des Critics Choice Awards. (© KEYSTONE/AP/Jordan Strauss)

Timothée Chalamet a marqué des points pour les Oscars dimanche en remportant le prix du meilleur acteur pour "Marty Supreme" lors des Critics Choice Awards, cérémonie qui ouvre la saison des récompenses hollywoodiennes cette année.

Il a notamment battu Leonardo DiCaprio, dont le thriller politique "Une bataille après l'autre" a remporté les prix de meilleur film, meilleur réalisateur et meilleur scénario adapté.

L'acteur franco-américain mène une campagne très remarquée pour "Marty Supreme", réalisé par Josh Safdie, dans lequel il incarne un champion de tennis de table des années 1950 rongé par ses ambitions.

"Josh, tu as créé l'histoire d'un homme imparfait avec un rêve auquel on peut s'identifier", a déclaré Timothée Chalamet.

"Et tu n'as pas fait la leçon au public sur ce qui est bien ou mal, et je pense que nous devrions tous raconter des histoires comme celle-ci, alors merci pour ce rêve", a-t-il ajouté.

Agé de 30 ans, Timothée Chalamet n'a jamais caché son ambition de remporter plusieurs Oscars. Il est désormais le favori de la cérémonie qui se tiendra le 15 mars.

Avec sa victoire lors des Critics Choice Awards, décidée par la critique spécialisée, il pourrait avancer ses pions pour les Oscars, récompenses attribuées par des professionnels du cinéma.

La cérémonie s'est tenue cette année sur le convoité créneau du premier week-end de l'année, ouvrant la saison des récompenses, et habituellement occupé par les Golden Globes. Ils se tiendront à Beverly Hills le 11 janvier.

Jessie Buckley a remporté dimanche le prix de la meilleure actrice pour son rôle d'épouse du dramaturge William Shakespeare dans le drame historique "Hamnet".

Jimmy Kimmel, lauréat du prix du meilleur talk-show, a profité de la cérémonie pour plaisanter sur sa dispute avec le président américain Donald Trump l'année dernière, qui avait conduit à la suspension temporaire de son émission.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

L'Iran sera frappé durement si des manifestants sont tués (Trump)

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Le président américain a affirmé dimanche que l'Iran serait frappé "très durement" si des manifestants étaient tués. (© KEYSTONE/AP/Alex Brandon)

Le président américain Donald Trump a affirmé dimanche que l'Iran serait frappé "très durement" si des manifestants étaient tués lors du mouvement de contestation en cours dans le pays, initialement pour des raisons économiques, mais qui s'est élargi.

"Nous regardons cela de très près. S'ils commencent à tuer des gens comme ils l'ont fait dans le passé, je pense qu'ils seront frappés très durement par les Etats-Unis", a déclaré Donald Trump à bord de son avion Air Force One.

Le mouvement a commencé le 28 décembre à Téhéran quand des commerçants ont fermé boutique pour protester contre l'hyperinflation et le marasme économique, avant de prendre une tournure politique.

Au moins 12 personnes, dont des membres des forces de sécurité, ont été tuées, selon un bilan basé sur des annonces officielles.

Il s'agit des plus importantes manifestations depuis celles qui avaient secoué l'Iran fin 2022 après la mort en détention de Mahsa Amini, une jeune femme arrêtée par la police des moeurs pour avoir enfreint le strict code vestimentaire féminin. La contestation actuelle reste néanmoins de moindre ampleur pour l'instant.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

L'Inter reprend les commandes, l'AC Milan et Naples sur ses talons

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Lautaro Martinez a inscrit son 10e but de la saison (© KEYSTONE/EPA/Roberto Bregani)

L'Inter est repassé en tête du Championnat d'Italie dimanche en surclassant Bologne 3-1. Mais il reste sous la menace de l'AC Milan et Naples, vainqueurs également lors de la 18e journée.

Devant son public, l'Inter n'a pas fait de détails pour son premier match de l'année. Le gardien de Bologne Federico Ravaglia a longtemps retardé l'échéance, avant de céder une première fois sur un tir de Piotr Zielenski (39e).

L'Argentin Lautaro Martinez a doublé la mise au retour des vestiaires (48e) sur une tête à bout portant, son 10e but de la saison et son 125e en Serie A, comme son compatriote Gonzalo Higuain.

Thuram a définitivement mis KO Bologne avec beaucoup de réussite en propulsant le ballon dans le but avec l'épaule (74e).

Grâce à cette cinquième victoire consécutive en championnat, en ayant concédé seulement deux buts, les Nerazzurri totalisent 39 points, soit un de plus que leur grand rival, l'AC Milan (2e, 38 pts), passé provisoirement en tête à la faveur de sa victoire à Cagliari (1-0) vendredi.

L'Inter compte deux points d'avance sur le champion en titre Naples (3e, 37 pts) qui, sous une pluie battante, a terrassé la Lazio (2-0) au Stade olympique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Trump menace la nouvelle dirigeante vénézuélienne

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Des milliers de Vénézuéliens exilés, sur les huit millions qui ont fui leur pays en proie à une crise politique et économique sans fin, se sont rassemblés dans plusieurs villes du monde pour célébrer la chute de Nicolas Maduro. (© KEYSTONE/EPA/Adan González)

Donald Trump a menacé dimanche la dirigeante par intérim du Venezuela Delcy Rodriguez d'un sort pire que celui réservé à Nicolas Maduro. Le président déchu a été capturé et exfiltré la veille par les forces américaines pour être traduit en justice à New York.

"Si elle ne fait pas ce qu'il faut, elle va payer un prix très cher, probablement plus élevé que Maduro", a déclaré le président américain au journal The Atlantic au sujet de la vice-présidente vénézuélienne, à qui la Cour suprême de son pays a confié le pouvoir par intérim. "Le pays est totalement en faillite. Ce pays est une catastrophe dans tous les domaines".

Après des mois de frappes sur des embarcations accusées de trafiquer de la drogue, les Etats-Unis ont mené samedi une spectaculaire opération d'enlèvement de Nicolas Maduro, 63 ans, et de son épouse Cilia Flores, 69 ans, accusés de "narcoterrorisme".

Commentant cette opération minutieusement préparée, Donald Trump avait déclaré samedi que les Etats-Unis allaient désormais "diriger" le pays de 30 millions d'habitants, ajoutant qu'il serait prêt à y dépêcher des troupes au sol et y lancer une "seconde vague" d'attaques.

"Prendre les bonnes décisions"

Mais son chef de la diplomatie Marco Rubio s'est employé dimanche à tempérer ces propos, soulignant que Washington comptait sur Mme Rodriguez et d'autres dirigeants en place pour satisfaire aux exigences américaines.

"S'ils ne prennent pas de bonnes décisions, les Etats-Unis conserveront de nombreux leviers d'influence pour garantir la protection de nos intérêts, notamment l'embargo pétrolier. Nous allons donc juger, à l'avenir, nous allons juger tout ce qu'ils font", a-t-il averti.

Au Venezuela, l'armée reconnaît Delcy Rodriguez comme présidente par intérim, a déclaré le ministre de la Défense, le général Vladimir Padrino Lopez, qui a appelé ses 30 millions de compatriotes à reprendre une vie normale.

L'or noir vénézuélien

Le ministre vénézuélien a également exhorté la population "à ne pas céder aux tentations de la guerre psychologique, à la menace, à la peur qu'on veut nous imposer", accusant les Etats-Unis d'avoir commis un "enlèvement lâche".

Dans les rues peu fréquentées de Caracas, on ne voyait plus les patrouilles de policiers masqués et lourdement armés aperçues la veille. Des habitants patientaient devant les magasins d'alimentation, dont certains faisaient entrer les clients un par un pour éviter les pillages, ont constaté les journalistes de l'AFP.

Si les Etats-Unis ne veulent plus s'impliquer, selon Marco Rubio, dans les affaires politiques de pays tiers, comme en Irak ou en Afghanistan, Donald Trump n'a pas caché son intérêt pour les vastes ressources pétrolières du Venezuela, premières réserves de brut prouvées au monde.

Le président américain a affirmé samedi qu'il autoriserait les compagnies pétrolières américaines à exploiter l'or noir du Venezuela, qui détient 17% des réserves mondiales et vend son pétrole de mauvaise qualité sur le marché noir à destination notamment de la Chine.

Le Venezuela "n'a pas la capacité de relancer cette industrie", a déclaré Marco Rubio sur CBS. "Nous sommes presque certains que les entreprises occidentales manifesteront un vif intérêt. Les entreprises non russes et non chinoises seront très intéressées".

Après la diffusion par Donald Trump de la première photo de Nicolas Maduro les menottes aux poignets et les yeux bandés, la Maison Blanche a publié samedi une vidéo du président déchu, les mains entravées et en sandales, escorté dans les locaux de la Drug Enforcement Administration (DEA), l'agence fédérale antidrogue.

L'héritier de Hugo Chavez, qui a dirigé le Venezuela d'une main de fer pendant plus de dix ans après des élections générales entachées d'irrégularités, devrait être traduit lundi devant la justice américaine, selon la presse.

Violation du droit international

Plusieurs capitales ont mis en cause la légalité de l'opération américaine et le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir lundi à la demande de Caracas.

Le raid a été vivement condamné par les alliés de Caracas - Chine, Russie, Iran ou Colombie - et les critiques ont également fusé à l'ONU, l'UE, et diverses capitales latino-américaines et européennes contre le recours à la force contre un Etat souverain et "une violation du droit international". Seuls quelques gouvernements pro-Trump, tels l'Argentine ou Israël, ont applaudi.

La cheffe de l'opposition vénézuélienne et prix Nobel de la paix, Maria Corina Machado, s'était au contraire réjouie de la capture de Nicolas Maduro, mais Donald Trump l'a disqualifiée d'emblée pour diriger son pays.

Marco Rubio a déclaré en outre dimanche qu'il était trop tôt pour évoquer l'organisation d'élections au Venezuela.

"C'est prématuré à ce stade", a-t-il dit sur NBC. "Nous attachons de l'importance aux élections et à la démocratie (...) Mais ce qui nous importe avant tout, c'est la sécurité, le bien-être et la prospérité des Etats-Unis".

Si des manifestants pro-Maduro ont dénoncé l'interventionnisme américain, des milliers de Vénézuéliens exilés, sur les huit millions qui ont fui leur pays miné par la pauvreté, se sont rassemblés dans plusieurs villes du monde pour célébrer la chute de l'ancien homme fort.

"Enfin nous allons avoir un pays libre. Enfin nous allons pouvoir rentrer chez nous", a dit à l'AFP Yurimar Rojas, vendeur ambulant à Santiago du Chili.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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