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Pierre Palmade commence à l'hôpital sa détention provisoire

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Pierre Palmade a commencé sa détention provisoire depuis son lit d'hôpital avec la notification de son mandat de dépôt et de sa mise sous écrou. (archives) (© Keystone/AP/FRANCOIS MORI)

Ecroué mais dans sa chambre d'hôpital: l'humoriste Pierre Palmade a été placé lundi en détention provisoire en lien avec le grave accident de la route qu'il avait provoqué le 10 février sous l'emprise de la cocaïne.

En fin de matinée, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris a infirmé l'assignation à résidence de l'humoriste de 54 ans, sous bracelet électronique, dans le service d'addictologie d'un hôpital et décerné un mandat de dépôt, une "décision immédiatement exécutoire", a annoncé dans un communiqué le procureur général Rémy Heitz.

Les juges parisiens ont donné raison au parquet, qui avait fait appel d'une décision du 17 février d'un juge des libertés et de la détention de Melun, et estimé que la détention provisoire était nécessaire pour "prévenir le renouvellement de l'infraction et préserver les investigations en cours", a indiqué à l'AFP une source proche du dossier.

Dans l'immédiat, la situation de Pierre Palmade ne change toutefois pas sensiblement. Victime samedi soir d'un accident vasculaire cérébral selon son entourage, le comédien avait été transporté ce week-end à l'hôpital du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne) pour y être soigné.

Garde devant la porte

Dépendant désormais de l'établissement pénitentiaire de Fresnes, Pierre Palmade a commencé sa détention provisoire depuis son lit d'hôpital avec la notification de son mandat de dépôt et de sa mise sous écrou. Son changement de statut se traduit notamment par une garde postée devant sa porte, selon différentes sources proches du dossier.

"Le placement en détention provisoire (...) a été mis à exécution par le procureur de la République près le tribunal judiciaire de Melun", a indiqué le parquet de Melun dans un communiqué. "En raison de l'état de santé de l'intéressé, cette décision n'a pas donné lieu à ce jour à un transfert dans un établissement pénitentiaire", a-t-il ajouté.

Il va rester à l'hôpital aussi longtemps que les médecins estiment que son état le justifie: quand il sera apte à sortir, il y aura une nouvelle évaluation pour déterminer s'il peut aller en détention ordinaire (avec certains types de soin) ou s'il doit aller en établissement spécialisé, a indiqué à l'AFP une source proche du dossier.

Trois blessés graves

Le 10 février, sur une route départementale de Seine-et-Marne, Pierre Palmade conduisait une voiture qui a percuté un véhicule venant en face. Outre le comédien, l'accident a fait trois blessés graves: un homme de 38 ans, son fils de 6 ans et sa belle-soeur de 27 ans, qui a perdu après la collision le bébé qu'elle attendait.

En garde à vue, Pierre Palmade a reconnu avoir consommé de la cocaïne et des drogues de synthèse, avant de prendre le volant, selon le parquet de Melun.

Il a été mis en examen pour homicide et blessures involontaires par conducteur ayant fait usage de produits stupéfiants en état de récidive légale. L'enquête se poursuit sous l'égide d'une juge d'instruction.

D'après les dernières informations sur leur état de santé communiquées par le parquet, le conducteur du véhicule percuté et son fils sont toujours hospitalisés dans un état grave.

A cette affaire s'ajoutent des investigations sur la détention d'images pédopornographiques, lancées après un signalement effectué auprès de la police. Aucune accusation n'est à ce stade retenue contre l'humoriste dans ce nouveau dossier. Son domicile parisien et sa maison de Seine-et-Marne ont été perquisitionnés, du matériel informatique saisi.

Un homme a été mis en examen samedi pour diffusion et détention d'images pédopornographiques et placé sous contrôle judiciaire dans le cadre de cette enquête.

Depuis l'accident et les nombreuses révélations ultra-médiatisées sur la vie de Pierre Palmade, aucune personne de son cercle proche ne s'est exprimée, à l'exception d'une de ses soeurs. Dans un communiqué, elle avait déclaré le 14 février qu'il avait "honte" et "assumerait toutes les conséquences de ses actes, avec la conscience terrible qu'il ne pourra jamais réparer le mal qu'il a fait".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Emprisonnés aux USA, les Maduro se disent "forts" et "sereins"

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L'ancien président du Venezuela Nicolas Maduro (à dr.) et son épouse Cilia Flores (à g.) croqués lors de leur audition devant la cour fédérale américaine jeudi, ont dit bien se porter. (© KEYSTONE/AP/Elizabeth Williams)

Le président déchu vénézuélien Nicolas Maduro et sa femme, capturés à Caracas le 3 janvier lors d'une spectaculaire opération américaine, ont dit samedi se sentir "forts, sereins", dans leur premier message depuis leur incarcération.

"Nous allons bien, nous sommes forts, sereins et en prière constante", ont écrit dans un message relayé sur X par leurs proches l'ex-dirigeant et son épouse Cilia Flores, à la veille de la Semaine sainte, une période d'une grande importance dans ce pays à majorité catholique.

"Nous avons reçu vos communications, vos messages, vos e-mails, vos lettres et vos prières", est-il ajouté. "Chaque mot d'amour, chaque marque d'affection, chaque expression de soutien nous remplit l'âme et nous fortifie spirituellement."

L'ancien homme fort du Venezuela et sa femme ont été arrêtés lors d'une opération nocturne américaine dans leur palais de Caracas. Ils sont depuis incarcérés dans une prison de haute sécurité à dans le quartier new-yorkais de Brooklyn.

Poursuivi pour trafic de drogue, le couple a brièvement comparu jeudi devant un tribunal de la mégapole américaine, sans y prendre la parole.

En détention, M. Maduro ne dispose ni de journaux ni d'internet mais est autorisé à s'entretenir par téléphone avec sa famille et ses avocats pendant 15 minutes, selon une source proche du dirigeant.

Nicolas Maduro ne s'était pas exprimé depuis une première audience à New York le 5 janvier.

Combatif, il s'était alors présenté comme "le président de la République du Venezuela" en exercice, "kidnappé" par les Etats-Unis, et se définissant dès lors comme un "prisonnier de guerre".

Depuis, son fils, Nicolas Maduro Guerra, avait fait savoir que son père allait bien et qu'il faisait de l'exercice en prison, où il a droit à une heure de promenade quotidienne.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Angleterre: un automobiliste arrêté après avoir percuté des piétons

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Image d'illustration d'un policier britannique. (© KEYSTONE/EPA/ANDY RAIN)

La police britannique a annoncé avoir arrêté un automobiliste soupçonné d'avoir percuté samedi soir des piétons, en blessant plusieurs pour certains grièvement, dans le nord de l'Angleterre, pour des raisons encore inconnues.

L'incident a eu lieu vers 21h30 locales (22h30 en Suisse) dans le centre-ville de Derby, à près de 200 kilomètres de Londres.

"Un certain nombre de personnes ont été blessées, dont certaines grièvement, et ont été prises en charge sur place par les équipes d'ambulanciers avant d'être transportées à l'hôpital", a indiqué la police du Derbyshire dans un communiqué publié dans la nuit.

"Des agents de police ont intercepté un véhicule soupçonné d'être impliqué dans l'incident (...). Le conducteur, un homme d'une trentaine d'années, a été arrêté et se trouve en garde à vue", a-t-elle ajouté.

La police a lancé un appel à témoins, précisant que l'enquête se trouvait à un stade "préliminaire" et sans donner aucune précision sur les raisons ni l'éventualité d'un acte volontaire.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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GP du Japon: Les Mercedes d'Antonelli et de Russell en 1re ligne

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Antonelli s'élancera en pole position, au côté de son coéquipier George Russell (© KEYSTONE/AP/Franck Robichon)

Les Mercedes ont confirmé samedi leur ultra domination en Formule 1. Kimi Antonelli partira en pole position pour le Grand Prix du Japon dimanche.

L'Italien partagera la première ligne sur la grille avec son coéquipier britannique George Russell, actuel leader du Championnat du monde. C'est la second fois consécutive que le prodige de 19 ans partira en première position, après avoir été au GP de Chine il y a 15 jours le plus jeune "poleman" de l'histoire de la F1.

Pour la troisième manche du Championnat du monde de F1, dont la nouvelle réglementation des moteurs et des châssis divise les pilotes, Antonelli et Russell trôneront en première ligne du très exigeant circuit de Suzuka. L'Italien a devancé son coéquipier de 298 millièmes en qualifications.

Derrière, l'Australien Oscar Piastri (McLaren-Mercedes), qui n'a pas encore fait un tour de Grand Prix en 2026 après ses abandons en Australie et en Chine, partira troisième et le Monégasque Charles Leclerc, dont la Ferrari est capable de prendre des départs plus rapides que la concurrence, s'élancera à ses côtés, en quatrième position.

Le quadruple champion du monde Max Verstappen, qui ne cesse de pester depuis des mois contre sa Red Bull et son moteur hybride à moitié thermique et électrique, a été éliminé dès la seconde partie des qualifications. Il a hurlé dans sa radio que la voiture était "pour lui inconduisible".

Chez McLaren, à la peine depuis le début de saison, le champion du monde en titre Lando Norris a quant à lui réalisé le 5e temps et partira au côté de son compatriote Lewis Hamilton (Ferrari).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Emmenée par Springsteen, Minneapolis célèbre sa résistance à Trump

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Bruce Springsteen a participé à la mobilisation "No Kings" samedi à St. Paul, dans le Minnesota. (© KEYSTONE/AP/Tom Baker)

"Pas de rois, pas d'ICE, pas de guerre!": des dizaines de milliers de personnes ont repris en coeur ce cri de résistance contre Donald Trump samedi dans les rues de Minneapolis, ville devenue malgré elle l'emblème de l'opposition au milliardaire républicain.

Immense, la foule qui a marché jusqu'au Capitole de sa cité "jumelle" du Midwest, Saint-Paul, a été galvanisée par Bruce Springsteen en personne.

"Votre courage et votre détermination nous ont montré que ceci est encore l'Amérique, et que ce cauchemar réactionnaire et ces invasions de villes américaines ne passeront pas", a lancé la légende du rock aux manifestants du Minnesota. "Vous nous avez donné l'espoir, vous nous avez donné du courage!"

Depuis la mort de Renee Good et Alex Pretti en janvier, deux Américains tués par des agents chargés de la lutte contre l'immigration - alors qu'ils contestaient pacifiquement leur action -, Minneapolis a été élevée par la gauche américaine au rang de ville martyre et rempart de la démocratie.

Pour sa troisième journée de mobilisation en moins d'un an, le mouvement "No Kings", qui pousse à chaque fois dans la rue des millions d'Américains à travers tous les Etats-Unis, a donc choisi d'en faire l'épicentre de la contestation samedi, avec Bruce Springsteen en tête d'affiche.

L'artiste de 76 ans a interprété sa chanson "Streets of Minneapolis", écrite en hommage à Renee Good et Alex Pretti.

"Traumatisés"

"Leur bravoure, leur sacrifice et leurs noms ne seront pas oubliés", a promis le rockeur, pendant que sa guitare acoustique arrachait des larmes à certains membres de la foule.

"C'est merveilleux de voir toutes ces personnes qui partagent les mêmes idées réunies ici, parce que les habitants du Minnesota ont été très traumatisés par la violence et le manque de respect envers tout le monde", confie à l'AFP Pamela Sinness.

A 73 ans, cette retraitée participe au rassemblement car elle croit "en l'égalité des droits pour tous, y compris les immigrés qui viennent dans notre pays".

Malgré le froid et le vent, l'événement fédère une foule dense et compacte, s'étendant sur plus d'un kilomètre de long, entre le Capitole de Saint-Paul et sa cathédrale. Les organisateurs ont assuré avoir rassemblé 200'000 personnes.

Au milieu de cette marée humaine, certains manifestants brandissent des portraits de Donald Trump, affublé d'une moustache rappelant celle d'Hitler. D'autres portent des pancartes "ICE dehors", les mêmes qu'ils ont agitées pacifiquement pendant des semaines pour obtenir le départ de la police de l'immigration.

Sur les marches du Capitole, deux vastes banderoles résument l'état d'esprit général.

"Nous avions des sifflets, ils avaient des armes à feu", rappelle la première. "La révolution commence au Minnesota", promet la seconde.

"Dictateur en herbe"

A la tribune, le gouverneur du Minnesota Tim Walz a remercié la population de s'être opposée à un "dictateur en herbe" comme Donald Trump.

"Nous n'accepterons jamais un président qui est un menteur pathologique, un kleptocrate et un narcissique qui sape la Constitution des États-Unis et l'État de droit chaque jour", a renchéri Bernie Sanders, ancien candidat à l'investiture démocrate pour la présidentielle.

Un message acclamé par une foule persuadée que l'alternance politique est proche.

Donald Trump "est incompétent, il n'a aucune idée de ce qu'il fait", peste Gina Bilotta-Racelis. La septuagénaire dénonce la guerre au Moyen-Orient déclenchée par le président, sans l'aval du Congrès.

"Il devrait respecter les règles et les lois comme tout le monde", regrette-t-elle.

Entre ce conflit qui fait exploser le prix de l'essence et la brutalité mise en oeuvre à Minneapolis, cette retraitée estime que l'étroite majorité républicaine au Congrès ne survivra pas lors des élections de mi-mandat en novembre.

"Je pense qu'ils vont perdre", lâche-t-elle. "Si on suit les sondages, on voit que c'est en train d'arriver, jour après jour."

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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