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International

L'influence de la Chine sur les îles Salomon est "inquiétante"

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Les îles Salomon se sont fortement rapprochées de la Chine, sous la houlette du Premier ministre Manasseh Sogavare (à gauche), signant en 2022 un pacte de sécurité, dont les termes restent secrets. (© KEYSTONE/AP Pool Reuters/THOMAS PETER)

L'emprise croissante de la Chine sur les îles Salomon est "inquiétante", avertit Daniel Suidani, un leader de l'opposition, avant des élections cruciales cette semaine dans l'archipel. Celles-ci pourraient renforcer la présence de Pékin dans le Pacifique.

"Au cours des cinq dernières années, la Chine a été impliquée dans de nombreuses affaires. C'est vraiment inquiétant en ce moment", a souligné M. Suidani dans un entretien avec l'AFP. L'archipel de quelque 700'000 habitants est devenu ces dernières années le théâtre d'une bataille diplomatique intense opposant la Chine à ses rivaux occidentaux.

Les îles Salomon ont rompu les relations avec Taïwan et embrassé la Chine sous la houlette du Premier ministre Manasseh Sogavare, signant en 2022 un pacte de sécurité, dont les termes restent secrets. Les aides et investissements chinois ont afflué depuis et le Premier ministre sortant, âgé de 69 ans, a promis d'approfondir encore ces relations s'il est réélu.

Mais Daniel Suidani, l'une des principales figures de l'opposition dans l'archipel, dit craindre un impact négatif de l'influence de Pékin sur la démocratie dans l'île. L'ancien Premier ministre de la province de Malaita, a été l'un des rares dirigeants locaux à refuser les chèques de la Chine craignant qu'ils ne soient assortis de conditions.

"Impliqués dans d'autres choses"

Il accuse des acteurs liés à Pékin de travailler en coulisses pour aider à maintenir les élus pro-Pékin au Parlement. "Ils sont très, très impliqués dans ce gouvernement", a-t-il déclaré à l'AFP par téléphone depuis Auki, la capitale de la province côtière de Malaita.

"Ils sont impliqués dans d'autres choses, il n'y a donc aucun doute qu'ils doivent être impliqués dans les élections. C'est ce qu'ils font depuis un certain temps". M. Sogavare a nié à plusieurs reprises que la Chine représente une menace et mis en garde contre toute ingérence étrangère dans les affaires souveraines du pays.

"Elections très importantes"

Le gouvernement provincial de M. Suidani, préoccupé par l'influence de la Chine, a empêché le géant chinois Huawei de construire sur l'île des tours de téléphonie mobile, pourtant cruciales pour améliorer les communications.

M. Suidani a été brusquement évincé de la tête de la province de Malaita en février 2023, par une motion de censure votée en son absence. Daniel Suidani a accusé le gouvernement Sogavare d'avoir orchestré cette manoeuvre pour faire taire l'un de ses adversaires les plus virulents.

Le Premier ministre sortant fait preuve d'un autoritarisme croissant, selon des observateurs, alors qu'il veut rester au pouvoir. "A la communauté internationale, je voudrais dire que nous avons besoin de votre soutien", a déclaré M. Suidani.

"Nous voulons bénéficier de la même liberté que tout le reste du monde". Les îles Salomon sont l'une des nations les moins développées au monde, et M. Sogavare est convaincu que la prospérité passe par Pékin. Mais ses principaux rivaux sont profondément sceptiques quant à son pacte avec la Chine et veulent rétablir les liens avec les précédents partenaires en matière de sécurité, l'Australie et les Etats-Unis.

"L'élection de 2024 sera très importante pour les Iles Salomon", a souligné M. Suidani. Lundi matin, la capitale de l'archipel, Honiara, était en ébullition avec le passage de pick-ups bondés de partisans hurlant des slogans de campagne.

"Récupérer notre pays"

La bataille d'influence est visible dans l'affichage: des panneaux publicitaires géants de "Radio Australia" surplombent la seule route menant à la ville, tandis que des voitures de police recouvertes d'autocollants "China Aid" circulent sur des routes parsemées de nids-de-poule. Au cours d'un rassemblement en faveur de l'ancien Premier ministre Gordon Darcy Lilo, à la périphérie de la ville, des centaines de personnes réclament un changement de gouvernement.

"L'économie s'effondre. Je veux que les habitants de Honiara se lèvent et récupèrent notre pays", déclare Josep, un enseignant, à l'AFP sur fond de klaxons. Les élections législatives se tiendront le 17 avril mais le long et opaque processus de formation d'une coalition pourrait prendre des semaines avant de déterminer qui sera le Premier ministre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Sarkozy assure ne pas avoir commis d'acte de corruption

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Nicolas Sarkozy comparaît depuis lundi devant la cour d'appel de Paris. (© KEYSTONE/EPA/YOAN VALAT)

Nicolas Sarkozy a répété mardi être "innocent". Il a affirmé n'avoir "pas commis d'acte de corruption, ni de près ni de loin", dans sa première prise de parole à son procès en appel sur les accusations de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007.

L'ancien chef de l'Etat (2007-2012) est devenu l'année passée le premier ex-président de la République incarcéré après sa condamnation en première instance à cinq ans de prison pour association de malfaiteurs dans ce dossier.

Son procès en appel, au côté de neuf autres prévenus, est prévu jusqu'au 3 juin, avant un délibéré prévu à l'automne.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Réunion de la Fed, partie pour rester sur pause

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La Fed, dirigée par Jerome Powell, devrait se contenter du statu quo (archives). (© KEYSTONE/EPA/SHAWN THEW)

La Réserve fédérale américaine (Fed) a débuté mardi une réunion de deux jours sur les taux d'intérêt à l'issue de laquelle un statu quo semble acquis, nombre de responsables s'inquiétant de la trajectoire de l'inflation.

Les investisseurs s'attendaient à ce que la Réserve fédérale laisse ses taux inchangés pour la deuxième fois de suite. La guerre au Moyen-Orient - et l'envolée des cours de l'énergie qu'elle a provoquée - n'ont fait que renforcer cette conviction.

Ils commencent même à s'interroger sur l'éventualité que ce gel dure au moins jusqu'en fin d'année, tant la Fed aura du mal à fermer les yeux sur l'impact du conflit sur les prix.

L'institution vise une inflation limitée à 2%, un objectif qu'elle n'a plus atteint depuis cinq ans en raison d'une succession de chocs (pandémie de Covid-19, guerre en Ukraine).

L'indice PCE d'inflation progressait encore de 2,8% en janvier.

Or son rebond relève quasiment de la fatalité, les prix à la pompe ayant déjà significativement augmenté aux Etats-Unis.

Le gallon (3,78 litres) d'essence basique coûte désormais 3,79 dollars en moyenne, contre moins de 3 dollars un mois plus tôt, selon l'association automobile américaine (AAA), qui publie des données de référence.

En fin d'année dernière, la Fed avait entamé une détente en réduisant, en trois fois, ses taux directeurs de 0,75 point de pourcentage.

Ses responsables estimaient, devant des embauches atones, qu'il fallait redonner du souffle à l'économie.

Depuis, une majorité d'entre eux plaident pour patienter avant de décider du prochain mouvement.

Les taux au jour le jour sont dans une fourchette comprise entre 3,50% et 3,75%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

American Airlines, affecté par le pétrole, relève ses prévisions

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American Airlines indique que, si ce conflit se prolonge, des "actions appropriées seront mises en oeuvre pour s'assurer de générer des revenus pour compenser" ce surcoût (archives). (© KEYSTONE/AP/RAMON ESPINOSA)

American Airlines a relevé mardi ses prévisions pour le premier trimestre, évoquant une "forte dynamique" des ventes malgré la guerre au Moyen-Orient qui a entraîné un surcoût d'environ 400 millions de dollars pour le kérosène du groupe.

"Les prix du carburant ont augmenté rapidement ces dernières semaines", a commenté Robert Isom, patron de la compagnie aérienne américaine, lors d'une conférence financière, signalant une facture trimestrielle de carburant supérieure d'environ 400 millions de dollars.

Sans ce surcoût, "nous aurions eu un premier trimestre avec un résultat positif", a-t-il indiqué, ajoutant s'attendre à un impact "probable" des cours pétroliers, non quantifié, sur la rentabilité du deuxième trimestre.

Israël et les États-Unis ont lancé le 28 février des frappes contre l'Iran, qui a répliqué en ciblant des alliés de Washington dans la région. Israël mène également des frappes au Liban.

L'une des conséquences a été une flambée des cours du pétrole, liée au blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran.

Selon M. Isom, si ce conflit se prolonge, des "actions appropriées seront mises en oeuvre pour s'assurer de générer des revenus pour compenser" ce surcoût.

Il a évoqué en particulier une adaptation "parcimonieuse" des capacités, pour "assurer un équilibre entre l'offre et la demande".

Malgré ce contexte, la "demande est forte" et la hausse du chiffre d'affaires "est plus rapide qu'initialement anticipé, a relevé M. Isom, annonçant 1,3 milliard de dollars de plus par rapport au premier trimestre 2025.

C'est-à-dire une croissance supérieure à 10% alors que le groupe avait anticipé une hausse comprise entre 7% et 10%.

Il s'attend aussi désormais à ce que sa perte nette par action à données comparables, qui avait été anticipée entre 10 et 50 cents au premier trimestre, se situe dans le bas de cette fourchette.

Le prix moyen du gallon (3,78 litres) de kérosène est attendu autour de 2,75 dollars, contre 2,42 dollars au quatrième trimestre 2025.

Concernant les réservations, la compagnie aérienne a enregistré au cours du trimestre huit de ses dix meilleures journées de vente de toute son histoire.

"Nous anticipons cette [même] solidité en avril et en mai", a relevé M. Isom. "Les conditions du )marché sont favorables".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Trump s'en prend aux pays de l'Otan ayant rejeté sa demande d'aide

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Donald Trump affirme que les Etats-Unis n'ont "plus besoin et (ne veulent) plus de l'aide des pays de l'Otan". (© KEYSTONE/AP/Julia Demaree Nikhinson)

Donald Trump a qualifié mardi d'"erreur vraiment stupide" le refus de nombreux pays de l'Otan de porter assistance aux Etats-Unis pour sécuriser le détroit d'Ormuz, bloqué par l'Iran à la suite de l'attaque d'Israël et des Etats-Unis.

"Je pense que l'Otan fait une erreur vraiment stupide", a-t-il déclaré à la presse depuis le Bureau ovale de la Maison Blanche, peu après avoir affirmé sur son réseau Truth Social qu'il n'avait plus besoin de leur aide pour sécuriser ce passage stratégique pour l'économie mondiale.

"J'ai longtemps dit que je me demandais si l'Otan serait jamais là pour nous. Donc ceci est, ceci était un grand test, parce que nous n'avons pas besoin d'eux mais ils auraient dû être là", a-t-il insisté.

"L'autre chose, qui est, je pense, très importante, c'est que nous n'avions pas à être là pour l'Ukraine", a ajouté le président américain, qui recevait le Premier ministre irlandais Micheal Martin à l'occasion de la Saint-Patrick.

"Très mauvaise chose"

"Nous avons aidé avec l'Ukraine et ils n'aident pas avec l'Iran, et ils reconnaissent tous que l'Iran ne doit pas avoir l'arme nucléaire", a encore dit Donald Trump. "C'est une très mauvaise chose pour l'Otan", a-t-il estimé.

"Nous n'avons plus besoin et nous ne voulons plus de l'aide des pays de l'Otan. Nous n'en avons jamais eu besoin," avait assuré le président américain peu auparavant sur son réseau Truth Social, en citant aussi le Japon, l'Australie et la Corée du Sud, autres alliés ayant rejeté ses demandes d'assistance.

Dans le Bureau ovale, il a toutefois déclaré que les Etats-Unis "aimeraient avoir un peu d'aide" pour détecter des mines dans le détroit d'Ormuz.

Interrogé sur ses intentions concernant l'alliance de défense transatlantique, dont les Etats-Unis sont le pilier, le républicain est resté vague. "Je n'ai rien de précis en tête", a-t-il déclaré, tout en lançant, après avoir parlé des dépenses que les Etats-Unis font pour l'Otan: "C'est certainement quelque chose à quoi nous devrions réfléchir".

Il a jugé que le Premier ministre britannique Keir Starmer avait fait une "grosse erreur" en rejetant sa demande d'aide et a balayé l'opposition du président français Emmanuel Macron en déclarant que ce dernier quitterait bientôt ses fonctions.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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