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International

Los Angeles: Trump envoie plus de soldats face aux manifestants

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Des gardes nationaux, dotés de boucliers, se sont déployés lundi devant un centre de détention fédéral de Los Angeles. (© KEYSTONE/AP/Eric Thayer)

Des centaines de militaires supplémentaires, du corps des Marines cette fois, sont attendus en renfort mardi à Los Angeles face aux manifestations contre les expulsions de migrants, Donald Trump faisant planer la menace de recourir à l'état d'urgence.

"S'il y a une insurrection, je l'invoquerai certainement", a répondu Donald Trump à propos d'un éventuel recours à l'Insurrection Act, régime d'état d'urgence qui confère au président le pouvoir d'utiliser les forces armées dans des missions de maintien de l'ordre sur le territoire américain.

Depuis vendredi, la deuxième plus grande ville américaine, à forte population d'origine hispanique, est le théâtre de heurts entre protestataires dénonçant des raids de la police fédérale de l'immigration (ICE) contre les sans-papiers et des forces de l'ordre en tenue anti-émeutes. Ces affrontements sont néanmoins restés sporadiques et localisés.

Les rues étaient calmes mardi matin dans le centre de la mégapole, y compris dans le quartier de Little Tokyo, après un face-à-face nocturne entre des manifestants tirant des feux d'artifice vers des policiers et ces derniers ripostant avec du gaz lacrymogène. Plusieurs magasins ont été la cible de pillages.

Quelque 700 Marines, un corps d'élite normalement utilisé comme force de projection extérieure, doivent rejoindre 4000 militaires réservistes de la Garde nationale déjà mobilisés par Donald Trump, auquel il est reproché d'avoir pris des mesures disproportionnées.

"Comme un tyran"

"Ils sont censés nous protéger mais, à la place, ils sont envoyés pour nous attaquer", déplore Kelly Diemer, une manifestante de 47 ans. Les Etats-Unis "ne sont plus une démocratie", juge-t-elle.

Jusqu'à quand ce déploiement de militaires - dont le coût est estimé à 134 millions de dollars par le Pentagone - durera-t-il ? "Jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de danger", a répondu mardi Donald Trump.

Avant d'avertir le "reste du pays" que "s'ils manifestent, ils trouveront face à eux la même force ou une force supérieure" à celle déployée à Los Angeles.

L'affrontement y est double: celui, sur le terrain, opposant des manifestants protestant contre la politique migratoire répressive du gouvernement et les forces de l'ordre; et celui, très politique, entre l'administration républicaine et la Californie, à l'avant-garde des Etats progressistes.

Son gouverneur démocrate Gavin Newsom s'est tourné vers la justice mardi pour empêcher le déploiement des militaires mobilisés.

"Déployer dans la rue des combattants entraînés pour la guerre est sans précédent et menace le fondement même de notre démocratie", a dénoncé celui qui est considéré comme un candidat potentiel à la Maison Blanche pour 2028. "Donald Trump se comporte comme un tyran, pas comme un président."

"Le goudron et les plumes"

La garde rapprochée du président a elle surenchéri dans la défiance envers les autorités californiennes.

Gavin Newsom "mérite le goudron et les plumes", a affirmé le patron républicain de la Chambre des représentants Mike Johnson.

"Les troubles concernent quelques pâtés de maison. Pas tout le centre, et pas toute la ville", a répété la maire de Los Angeles Karen Bass. "Les images donnent l'impression que la ville entière est en flammes et ce n'est pas le cas."

Les protestations ont gagné quelques autres métropoles américaines, avec parfois des accrochages. A New York, la police a procédé à des arrestations lors d'une manifestation, selon un journaliste de l'AFP. Et à Austin (Texas), du gaz lacrymogène a été employé, selon la filiale locale de la chaîne NBC.

"Ce genre de spectacle alimente l'idée qu'il y a un véritable soulèvement contre les autorités et une vraie urgence. On peut a minima supposer que c'est exactement ce que cherche (Trump) : militariser ce type de conflits, en particulier sur l'immigration, parce que ça lui permet de s'orienter de plus en plus vers un pouvoir dictatorial, autoritaire", a dit à l'AFP Frank Bowman, professeur de droit à l'université du Missouri.

La répression musclée défendue par Donald Trump, en difficulté sur sa loi budgétaire et fragilisé par sa récente dispute avec Elon Musk, fait toutefois mouche auprès de certains Californiens inquiets.

Une propriétaire d'un petit commerce à la devanture taguée de graffitis, qui préfère garder l'anonymat, considère que "c'est nécessaire pour arrêter le vandalisme".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Report de la première épreuve de la saison d'endurance

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Le début du championnat du monde d'endurance est repoussé (© KEYSTONE/EPA EFE/JOSE MENDEZ)

La première manche du championnat du monde d'endurance (WEC), qui devait se tenir du 26 au 28 mars au Qatar, a été repoussée.

La décision a été prise en raison de "'l'évolution de la situation géopolitique", a précisé mardi l'organisation dans un communiqué.

"À la suite de nouvelles discussions avec nos collègues du Circuit international Lusail (LIC), où se déroule la course, une nouvelle date pour les 1812 km du Qatar, prévue pour la seconde moitié de la saison, sera finalisée et communiquée en temps voulu", indiquent les organisateurs.

La saison d'endurance débutera officiellement avec les Six heures d'Imola en Italie du 17 au 19 avril, précise le communiqué.

Concernant la F1, le président de la Fédération internationale de l'automobile (FIA) Mohammed Ben Sulayem a assuré de son côté lundi soir que "la sécurité et le bien-être" des acteurs de la Formule 1 dicteraient le calendrier des prochains Grands Prix programmés en avril au Moyen-Orient.

Pour le premier Grand Prix de F1 de la saison, dimanche en Australie, la guerre en Iran a provoqué de très nombreuses difficultés d'acheminement du personnel à Melbourne en raison de la fermeture d'espaces aériens entre l'Europe et l'Australie. Mais la course n'est pas menacée, a assuré lundi son organisateur.

Les courses suivantes en Chine (13-15 mars) et au Japon (27-29 mars) ne sont pas non plus menacées, mais celles de Bahreïn (10-12 avril) et d'Arabie saoudite (17-19 avril), elles, le sont. Les deux pays ont été touchés par des frappes de représailles de Téhéran.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

France: la Chine demande la déprogrammation d'une pièce sur Taïwan

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Pékin dénonce une pièce de l'écrivain et metteur en scène suisse Stefan Kaegi (archives). (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Le consulat de Chine à Strasbourg a demandé la déprogrammation d'une pièce de théâtre du metteur en scène suisse Stefan Kaegi consacrée à Taïwan. La la maire de la ville Jeanne Barseghian a dénoncé une intervention "extrêmement grave".

Le théâtre de la ville de Strasbourg, Le Maillon, présente de jeudi à samedi la pièce "Ceci n'est pas une ambassade (Made in Taïwan)", de Stefan Kaegi et du collectif Rimini Protokoll. L'oeuvre se veut "une ambassade théâtrale" pour l'île privée de représentation diplomatique dans la plupart des pays.

Jeanne Barseghian a indiqué à l'AFP avoir reçu une lettre du consulat de Chine "demandant la déprogrammation de la pièce au motif que ça pose un problème dans l'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et la France".

L'élue écologiste a précisé avoir répondu dans la journée au consulat "en rappelant la loi française", à savoir que "tout simplement, la liberté de création et artistique est protégée en France".

"Ca doit vraiment nous inquiéter", a ajouté la maire, qui a dit avoir exprimé son "soutien aux équipes du Maillon" et s'être rapprochée des services culturels de l'Etat, "parce que c'est extrêmement grave (dans un contexte) d'attaques répétées et rapprochées contre la liberté de création".

Sollicité, le consulat de Chine à Strasbourg n'a pas répondu dans l'immédiat aux questions de l'AFP. La Chine communiste, qui considère Taïwan comme une de ses provinces et n'exclut pas d'y établir sa souveraineté par la force, n'admet aucune relation diplomatique entre l'île et des pays étrangers.

Le Soleurois Stefan Kaegi, l'un des fondateurs de Rimini Protokoll, a gagné les prix les plus prestigieux dans le domaine du théâtre comme l'Anneau Hans Reinhart en 2015, précédé en 2011 par le Lion d'Argent de la Biennale de Théâtre de Venise. "Ceci n'est pas une ambassade (Made in Taiwan)" a déjà été présentée à Vienne, Berlin, Bâle ou Lausanne, mais aussi à Taipei.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Rodrygo blessé au genou droit et forfait pour le Mondial

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Rodrygo est d'ores et déjà forfait pour le Mondial 2026 (© KEYSTONE/EPA EFE/SERGIO PEREZ)

L'attaquant brésilien du Real Madrid Rodrygo souffre d'une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit.

Cette grave blessure le privera de la fin de saison avec le Real et du Mondial 2026 avec la Seleção, a déclaré mardi son club dans un communiqué.

Touché lundi lors du match face à Getafe (0-1), l'attaquant de 25 ans, cadre de la séléction brésilienne (35 sélections, 7 buts), pourrait être absent au moins sept mois, selon la presse espagnole. Le Real précise également qu'il souffre d'une "rupture du ménisque latéral de la jambe droite".

Rodrygo venait d'effectuer son retour sur les terrains lundi lors de la défaite contre Getafe (0-1) en Liga, après un mois d'absence pour une blessure aux ischio-jambiers. Son absence prolongée est un coup dur pour le Real, déjà privé de Kylian Mbappé et de Jude Bellingham, mais surtout pour son sélectionneur du Brésil Carlo Ancelotti, qui ne pourra pas compter sur lui pour le Mondial 2026 aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique (11 juin-20 juillet).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Téhéran réfute "toute guerre régionale" contre ses voisins

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L'ambassadeur iranien à l'ONU à Genève Ali Bahreini affirme que les attaques contre ses voisins sont "inévitables" et "légitimes" en raison de la présence de bases américaines. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

L'Iran dénonce de nouvelles attaques contre plusieurs hôpitaux. Les Etats-Unis et Israël "n'ont aucune limite", "aucun respect" pour le droit international et les droits humains, a affirmé mardi son ambassadeur à l'ONU à Genève. Et de réfuter toute "guerre régionale".

"La guerre a été imposée à la nation iranienne", a dit Ali Bahreini aux correspondants accrédités à l'ONU à Genève (ACANU). "Personne ne devrait s'attendre à ce que l'Iran montre de la retenue" après avoir été attaqué, a-t-il ajouté. "La responsabilité devrait être mise sur les Etats-Unis et l'Iran".

"Nous continuerons notre défense jusqu'à ce que cette agression s'arrête", dit également l'ambassadeur. Il demande à nouveau à la communauté internationale d'oeuvrer pour mettre un terme aux violences.

Certaines sources affirment que l'attaque contre une école à Minab serait liée à une erreur de tir iranien. M. Bahreini n'a aucun doute qu'Israël a perpétré ce raid. "Il n'y a eu aucun démenti" ni côté américain, ni côté israélien, a-t-il affirmé. L'ONU a appelé mardi à une investigation rapide.

L'ambassadeur a aussi insisté sur les liens avec les pays de la région. "Nous n'avons aucun problème avec nos voisins", a-t-il insisté, expliquant les attaques contre Oman et d'autres Etats parce que des bases opérationnelles américaines s'y trouvent. "C'est une mesure inévitable pour défendre notre pays", a-t-il dit, parlant de cibles légitimes et excluant tout dommage civil, contrairement à ce qu'affirment certains pays.

Dirigeants européens en "hypocrites"

Revenant sur les pourparlers, dont une série a encore eu lieu jeudi dernier à Cologny (GE), M. Bahreini s'étonne à nouveau que les Etats-Unis aient frappé alors que les discussions avançaient. "Nous doutons de l'utilité de négociations actuellement", a-t-il également dit, répétant les déclarations du chef de la diplomatie Abbas Araghchi. Il dément tout contact direct ou indirect avec le président américain Donald Trump.

Et l'ambassadeur de demander des garanties sur l'absence de nouvelles offensives militaires avant de mener tout nouveau dialogue indirect. "Nous étions venus aux négociations de bonne foi et avec des initiatives", a-t-il insisté. Des discussions techniques auraient dû ensuite avoir lieu lundi à Vienne, avant une nouvelle série de pourparlers indirects facilités par Oman.

M. Bahreini considère également comme hypocrite l'attitude des pays européens. Téhéran a averti mardi ceux-ci que toute aide aux Etats-Unis serait considérée comme un "acte de guerre". Plus largement, l'ambassadeur ne pense que le poids iranien sur la scène internationale ait "diminué".

"L'Iran ne s'est jamais appuyé sur aucun pays" pour sa sécurité, selon lui. Et les alliés russe et chinois comprennent que les attaques américaines ciblent tout pays pas en accord avec eux, dit-il. L'Iran travaille à un possible débat urgent au Conseil des droits de l'homme de l'ONU à Genève.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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