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L'UE durcit les restrictions, contestations en France

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Une dizaine de métropoles françaises, dont Paris, ont été placées en "zone d'alerte renforcée". (©AP/POOL/CHRISTIAN HARTMANN)

L'Union européenne a appelé jeudi ses Etats membres à durcir leurs mesures de contrôle "immédiatement" face aux nouveaux foyers d'épidémie de Covid-19. Le nombre de contaminations bat des records en France, qui a annoncé la veille de nouvelles restrictions.

Des tests et traçages accrus en passant par une surveillance sanitaire renforcée et des capacités hospitalières suffisantes, "tous les Etats doivent déployer immédiatement et à temps des mesures aux premiers signes de nouveaux foyers potentiels", a averti la commissaire européenne à la Santé Stella Kyriakides.

"Dans certains Etats, la situation est désormais pire qu'au pic (de l'épidémie) en mars. C'est une cause de préoccupation", a-t-elle dit.

Sept pays

Vendredi, la Belgique doit annoncer la fin de l'interdiction de voyage avec les zones européennes classées rouge, qui restent néanmoins "strictement déconseillées".

Plus de cinq millions de personnes ont été contaminées en Europe, et l'agence européenne chargée de surveiller les épidémies a fait état jeudi de sa "grande inquiétude" pour sept pays de l'UE, dont l'Espagne, qui doit annoncer vendredi l'extension des restrictions de mouvements à d'autres zones de la région de Madrid.

Ces Etats (Espagne, Roumanie, Bulgarie, Croatie, Hongrie, République tchèque et Malte) affichent "une proportion plus élevée de cas graves ou d'hospitalisation", avec une hausse de la mortalité "déjà observée" ou "qui pourrait l'être bientôt", s'est inquiété le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC).

"Décision inique"

En France, face à une remontée du taux d'incidence du virus, la métropole d'Aix-Marseille (sud-est) et la Guadeloupe (Antilles) ont été placées en "zone d'alerte maximale".

Bars et restaurants y seront fermés à partir de samedi. Les autres "établissements recevant du public" vont aussi être fermés, sauf ceux qui ont un "protocole sanitaire strict", comme les théâtres, les musées et les cinémas.

Onze autres métropoles, dont Paris, ont été placées en "zone d'alerte renforcée", ce qui implique par exemple la fermeture des bars à partir de 22 heures et la limitation des ventes d'alcool. Les professionnels de la restauration ont dénoncé une "décision inique".

La France a enregistré 16'096 nouveaux cas de Covid-19 en 24 heures, un record depuis le début des tests à grande échelle. "Si nous n'agissons pas, on pourrait se trouver dans une situation proche de celle du printemps. Ca pourrait pouvoir dire reconfinement", a mis en garde le Premier ministre Jean Castex.

L'Allemagne sur le qui-vive

L'Allemagne est elle aussi sur le qui-vive face à une résurgence des contaminations. La Bavière est particulièrement touchée et a décidé de durcir ses restrictions à Munich, où le port du masque dans une partie du centre-ville est obligatoire depuis jeudi. Mesure similaire en Italie, dans la région de Naples.

Au Royaume-Uni, le pays le plus endeuillé du continent européen avec 42'000 morts, de nouvelles restrictions sont entrées en vigueur jeudi: les pubs et les restaurants, dans lesquels seul le service à table sera autorisé, doivent fermer dès 22 heures en Angleterre et le télétravail sera à nouveau encouragé.

Les mesures prises par plusieurs pays européens reflètent l'inquiétude des autorités devant l'augmentation du nombre des malades. Au total, 5'060'966 cas ont été recensés en Europe, dont 227'862 ont été mortels. Dans le monde, la pandémie a fait au moins 978'448 morts depuis fin décembre, selon un bilan établi jeudi par l'AFP.

En Israël, à partir de vendredi à 14h00, les synagogues seront fermées, sauf pour Yom Kippour, le jour du pardon, célébré dimanche soir et lundi. Seuls les secteurs de travail jugés "essentiels" pourront continuer à exercer et les manifestations et les prières en extérieur seront limitées à 20 personnes et à moins d'un kilomètre du domicile.

Méfiance de New York

Du côté des vaccins, la société américaine de biotechnologie Novavax a annoncé jeudi qu'elle avait commencé au Royaume-Uni un essai clinique de dernière phase de son vaccin expérimental contre le Covid-19 qui vise à inclure 10'000 participants de 18 à 84 ans.

L'Etat de New York ne fait "pas confiance" au gouvernement Trump et revérifiera la fiabilité des vaccins validés par Washington avant de les distribuer à ses 20 millions d'habitants, a affirmé jeudi le gouverneur Andrew Cuomo.

Pour sa part, la royauté britannique anticipe des difficultés financières à cause du coronavirus avec un manque à gagner lié à la chute de la fréquentation des demeures royales de 15 millions de livres sur les trois prochaines années.

Et comme personne n'est épargné par le coronavirus, la star de l'AC Milan Zlatan Ibrahimovic a été placé chez lui en quarantaine après un test positif. "Le Covid a eu le courage de me défier. Mauvaise idée", a tweeté le fier Suédois de bientôt 39 ans.

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L'interdiction d'accès aux non-vaccinés est une option

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Lukas Engelberger estime que l'obligation vaccinale ne va pas augmenter sensiblement le taux de vaccination contre le SARS-CoV-2 (archives). (© KEYSTONE/MARCEL BIERI)

La règle dite des 2G, soit l'interdiction faite aux personnes seulement testées d'accéder à certains lieux, pourrait se généraliser pour lutter contre la pandémie. Des experts et des élus veulent changer cette possibilité offerte par le Conseil fédéral en obligation.

Le président de la Confédération Guy Parmelin n'exclut pas catégoriquement cette introduction généralisée si les mesures prises vendredi ne produisent pas l'effet escompté. "Il ne reste pas beaucoup de possibilités", a constaté M. Parmelin samedi sur les ondes de la radio alémanique SRF. "Si nous ne voulons pas rendre la vaccination obligatoire, il ne reste plus que des mesures telles qu'une généralisation de la règle des 2G".

Vendredi, le gouvernement a donné la possibilité aux établissements publics et aux organisateurs d'événements en intérieur ou en extérieur d'introduire la règle des 2G (pour Geimpfte et Genesene en allemand, soit les personnes vaccinées et guéries) et d'interdire l'accès aux personnes seulement testées, a remarqué de son côté le président de la Conférence des directeurs cantonaux de la santé Lukas Engelberger dans un entretien diffusé dimanche par le SonntagsBlick.

Mais si la dynamique actuelle de l'épidémie ne peut pas être maîtrisée, la règle des 2G ne suffira pas, a poursuivi M. Engelberger. Il faudra étendre l'obligation de porter un masque sanitaire et introduire des limites de capacité, estime-t-il pour sa part.

Vaccination obligatoire

Pour Guy Parmelin, il n'est cependant pas question de rendre la vaccination obligatoire à l'heure actuelle. "Nous avons toujours dit que nous n'en voulions pas".

En Suisse, se faire vacciner ou non est une décision personnelle, a relevé de son côté le président de la Commission fédérale pour les vaccinations. "Une obligation générale de vaccination violerait ce principe", précise Christoph Berger, interrogé dans la NZZ am Sonntag. Pour la commission, a-t-il précisé, la vaccination obligatoire ne peut être prise en considération que lorsque toutes les autres mesures, allant jusqu'au confinement, se sont révélées inefficaces.

Pour sa part, M. Engelberger considère que l'obligation vaccinale ne va pas augmenter sensiblement le taux de vaccination contre le coronavirus. Elle ne ferait que créer une énorme menace qui pourrait mettre en péril la motivation à se faire vacciner. "Pour imposer une vaccination obligatoire, la Suisse devrait utiliser des méthodes si dures que la relation entre les citoyens et l'Etat serait gravement endommagée à long terme".

"Plus rien ne doit être exclu"

La dégradation de la situation sanitaire interpelle aussi le monde politique. Le coprésident du PS Cedric Wermuth (AG) a demandé dans la Sonntagszeitung "un débat ouvert rapide sur des mesures telles que la règle des 2G ou la vaccination obligatoire". Après 20 mois de pandémie, rien ne doit plus être exclu, a-t-il ajouté.

De son côté, le président des Vert'libéraux Jürg Grossen (BE) a indiqué dans la Sonntagszeitung vouloir continuer à miser sur "la responsabilité individuelle et les incitations".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Les Fribourgeois ont pu apercevoir Saint-Nicolas

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Saint-Nicolas s'est adressé aux citoyens de Fribourg samedi. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Saint-Nicolas s'est exprimé devant les Fribourgeois samedi en fin d'après-midi dans la cour du Collège St-Michel. Le lieu n'a pas été annoncé à l'avance pour éviter un trop grand rassemblement, a précisé un parole de la ville de Fribourg à Keystone-ATS.

Le chanceux devaient être munis d'un pass sanitaire pour écouter Saint-Nicolas. Toujours en raison des mesures sanitaires actuelles, le cortège de la Saint-Nicolas comme le marché du Bourg n'ont pas pu se tenir cette année à Fribourg.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le pass sanitaire requis dans les stations de ski françaises

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Les skieurs français doivent se munir d'un pass sanitaire comme ici dans la station de Méribel dans les Alpes. (© KEYSTONE/AP/CLAUDE PARIS)

L'obligation de détention d'un pass sanitaire dans les stations de ski françaises est entrée en vigueur samedi. Les premiers contrôles ont été mis en place, selon les Domaines skiables de France (DSF), qui représente les exploitants des 250 stations de ski.

Le protocole d'accès aux remontées mécaniques des stations de ski prévoyait un pass obligatoire en cas de taux d'incidence national dépassant les 200 cas pour 100'000 habitants. Cette limite a été atteinte en fin de semaine dernière et on est "à 350 aujourd'hui", a expliqué le président de DSF, Alexandre Maulin.

"Il y aura des opérations de vérification au pied des principales remontées mécaniques en départ de station de manière aléatoire, non permanente, pour que les gens sachent qu'ils seront vérifiés et nous aurons une très forte communication au moment de l'achat du forfait pour leur indiquer que le pass est obligatoire", souligne M. Maulin.

À la station de Serre-Chevalier, dans les Hautes-Alpes (sud-est), "les clients sont informés en amont et ne sont pas étonnés, ils ont prévu (le coup) et ont (leur pass) sur leur smartphone. Ça se passe très bien", a commenté David Chabanal, directeur de l'office de tourisme local.

Deux saisons gâchées par la pandémie

Comme ailleurs en Europe, la France connaît une forte recrudescence du nombre de cas de Covid-19, le porte-parole du gouvernement décrivant une "courbe vertigineuse".

Les stations de ski françaises, où le masque est obligatoire dans les remontées mécaniques, ont récemment rouvert après deux saisons gâchées par la pandémie.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Cinquième vague de Covid-19: le CHUV est plein, selon son directeur

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Le CHUV a commencé à transférer des patients dans d'autres hôpitaux et cliniques (archives). (© KEYSTONE/KEYSTONE POOL REUTERS/DENIS BALIBOUSE)

La situation au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) à Lausanne est "préoccupante", après la forte hausse des cas de Covid-19 ces derniers temps, avertit son directeur Philippe Eckert. De nouveaux lits de soins intensifs seront ouverts la semaine prochaine.

"L'hôpital est plein. S'ajoute à cela la problématique de l'absentéisme lié à l'épuisement de certains soignants" et "un certain nombre de collaborateurs sont aussi atteints par le Covid-19", énumère M. Eckert dans un entretien diffusé samedi par 24 Heures.

Des patients sont transférés depuis plusieurs jours dans des hôpitaux romands ou des cliniques, ajoute-t-il. "La Suisse allemande est complètement engorgée; on ne peut pas transférer de patients là-bas".

Le CHUV a également commencé cette semaine à reporter des opérations chirurgicales, poursuit le directeur. "Il s'agit de reports qui ne mettent pas en danger la vie ou la qualité de vie du patient [...] Toutes les opérations urgentes sont faites".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Coronavirus - Politique

Les mesures contre le Covid-19 renforcées dès lundi

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Tous les établissements publics et les organisateurs d'événements en intérieur ou en extérieur auront la possibilité d'introduire la règle dite des 2G (guéris et vaccinés) et d'interdire l'accès aux personnes seulement testées. (Image prétexte - ©KEYSTONE/Christian Beutler)

Extension des certificats et du port du masque ou télétravail: le Conseil fédéral a décidé vendredi de renforcer dès lundi et jusqu'au 24 janvier les mesures contre le Covid-19. Les personnes testées pourraient ne plus avoir accès aux manifestations.

Les hospitalisations de patients Covid-19 et le variant omicron ont poussé le gouvernement à serrer la vis. La nouvelle mutation reste encore peu connue, mais elle pourrait échapper à l'immunité. Les nouvelles mesures doivent préserver les structures hospitalières. Le vaccin reste le meilleur moyen, rappelle le Conseil fédéral.

Tous les établissements publics et les organisateurs d'événements en intérieur ou en extérieur auront la possibilité d'introduire la règle dite des 2G (guéris et vaccinés) et d'interdire l'accès aux personnes seulement testées. L'obligation du port du masque sera alors levée. Cette mesure profite notamment aux discothèques.

Le Conseil fédéral explique que les personnes guéries ou vaccinées sont nettement moins contagieuses. En cas d'infection, la maladie est généralement bénigne et ne nécessite pas d'hospitalisation. L'application de contrôle sera adaptée d'ici le 13 décembre. Jusqu'à cette date, les organisateurs devront vérifier manuellement les certificats.

Certificat et masque étendus

Le pass sanitaire sera exigé lors de toutes les manifestations et activités sportives et culturelles se déroulant à l'intérieur. Les groupes de 30 participants échappaient jusqu'à présent à cette exigence.

Lors de rencontres familiales ou entre amis de plus de dix personnes, le certificat est vivement recommandé. L'expérience a montré que le risque d'infection est particulièrement élevé dans ces cas. Aucune amende ne sera prononcée. Le Conseil fédéral fait appel à la responsabilité individuelle.

A l'extérieur, le certificat sera exigé dès 300 personnes. La barre est actuellement placée à 1000.

Le masque sera lui obligatoire dans tous les lieux fermés accessibles au public, où le certificat Covid est exigé. Dans les restaurants, bars ou discothèques, l'obligation de consommer assis sera réintroduite. Si le masque ne peut être porté lors des activités sportives et culturelles, les coordonnées des participants devront être relevées, comme c'est déjà le cas pour les discothèques.

Validité réduite

Le Conseil fédéral a encore décidé de réduire la validité des tests rapides antigéniques de 48 à 24 heures. Cette mesure augmente la pertinence des résultats du test et réduit la période durant laquelle une personne testée peut être infectieuse. La validité des tests PCR reste, elle, fixée à 72 heures.

A la suite de la consultation, le gouvernement a également renoncé à imposer des dépistages répétés aux écoles obligatoires et celles du secondaire II. Dix-sept cantons sur 26 se sont opposés à cette mesure, explique le Conseil fédéral, qui se dit pourtant convaincu de l'efficacité de tels tests.

Les dernières restrictions de capacités vont par ailleurs être levées, notamment pour les rassemblements religieux, dans le domaine de l'éducation et pour les manifestations en extérieur. Le Parlement a inscrit en juin dans la loi Covid-19 que ces restrictions doivent être levées dès que tous les adultes souhaitant être vaccinés ont pu le faire.

Le Conseil fédéral estime que c'est le cas après la semaine nationale de vaccination, organisée à la mi-novembre. Il ne lui est donc légalement plus possible d'imposer des restrictions de capacités qui se justifieraient d'un point de vue épidémiologique.

Télétravail

Afin de réduire les contacts sur le lieu de travail, le gouvernement conseille urgemment le retour au télétravail. Les employés qui doivent se rendre sur leur lieu de travail devront porter un masque. L'obligation de télétravail a été rejetée par la majorité des cantons et des partenaires sociaux.

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