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Lufthansa et ITA prêtes à convoler, accord de dernière minute

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Lufthansa et Rome ont surmonté leurs divergences sur le prix final de la cession d'ITA Airways au géant aérien allemand, mettant le cap sur un mariage longtemps attendu. (archives) (© KEYSTONE/DPA/ANDREAS ARNOLD)

Après des turbulences de dernière minute, Lufthansa et Rome ont surmonté leurs divergences sur le prix final de la cession d'ITA Airways au géant aérien allemand, mettant le cap sur un mariage longtemps attendu.

Les accords concernant les remèdes à envoyer à Bruxelles pour garantir la concurrence sont partis dans les délais impartis, a annoncé le ministère italien de l'Economie lundi soir.

"L'approbation finale de la Commission européenne est attendue avec confiance pour procéder à la finalisation de la transaction", a-t-il souligné.

"Les conditions économiques envisagées n'ont pas changé par rapport à l'accord déjà signé" en mai 2023, a-t-il relevé.

La compagnie allemande et le gouvernement italien ont ainsi respecté la date butoir, fixée à lundi minuit, pour envoyer à la Commission européenne le paquet de remèdes censé garantir le maintien de la concurrence.

Le ministre italien de l'Economie Giancarlo Giorgetti a fini par apposer sa signature sur le document négocié avec Bruxelles, qui avait réclamé la cession d'une série de créneaux aéroportuaires ("slots") à d'autres compagnies pour sauvegarder la concurrence.

L'Etat italien et Lufthansa avaient scellé en 2023 un accord sur l'entrée du groupe allemand au capital d'ITA Airways, après des années de recherches infructueuses d'un repreneur pour son ancêtre Alitalia.

Selon cet accord, Lufthansa compte acquérir dans un premier temps une part minoritaire de 41% de la compagnie publique italienne pour 325 millions d'euros, se réservant l'option de monter à 100% à moyen terme.

Sans brader ITA Airways

D'après la presse italienne, Lufthansa avait demandé, finalement en vain, un rabais de 10 millions d'euros concernant la phase successive qui prévoit l'acquisition d'une part supplémentaire de 49% pour également 325 millions d'euros.

Se prévalant de clauses de revoyure prévues dans le contrat de mariage, Lufthansa aurait invoqué une perte de valeur d'ITA Airways attendue au dernier trimestre de 2024 pour justifier une remise de prix.

"L'Italie ne brade pas sa compagnie" aérienne, avait assuré mardi dernier à l'AFP une source du gouvernement.

Face à l'impasse sur le prix de vente d'ITA Airways, Giancarlo Giorgetti avait refusé une semaine auparavant de signer le paquet de remèdes destiné à Bruxelles, contrairement à Lufthansa.

Interrogé jeudi par des journalistes sur une éventuelle rencontre au sommet avec le PDG de Lufthansa, Carsten Spohr, il avait répondu que "ce serait opportun".

Bruxelles avait donné en juillet un premier feu vert sous conditions à ce mariage, réclamant aux deux compagnies des restrictions sur certaines liaisons pour préserver la concurrence.

La date butoir pour l'envoi des derniers documents avait été fixée d'abord au 4 puis au 11 novembre.

En attendant le verdict final

La Commission européenne avait ouvert en janvier une "enquête approfondie" sur l'opération, redoutant une possible réduction de concurrence sur plusieurs liaisons court et long-courriers à destination et au départ de l'Italie.

La prise de participation par Lufthansa doit permettre au géant allemand d'élargir son accès au marché italien, le troisième plus grand au sein de l'UE, tout en apportant à ITA un actionnaire solide.

Bruxelles avait donné en 2021 son feu vert au décollage d'ITA et a autorisé un financement de 1,35 milliard d'euros de fonds publics, à condition qu'elle finisse par voler à terme de ses propres ailes.

Le rapprochement entre Lufthansa et la compagnie aérienne publique italienne a été semé d'embûches.

L'accord final conclu avec ITA Airways survient après deux tentatives avortées de Lufthansa d'entrer au capital d'Alitalia, en 2009 et 2019.

De nouveau candidate aux côtés du géant italo-suisse du transport maritime MSC en janvier 2022, elle s'était fait coiffer au poteau par le fonds d'investissement américain Certares.

L'offre de Certares, associé à Air France-KLM et Delta Air Lines, avait été retenue par l'ancien Premier ministre Mario Draghi en vue de négociations exclusives, avant d'être écartée par son successeur, Giorgia Meloni, au profit de Lufthansa.

Ultime obstacle, les négociations avec la Commission européenne ont traîné en longueur. Après l'autorisation sous conditions donnée en juillet, Lufthansa et ITA Airways attendent désormais son verdict final.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

"Non à la guerre!", répond le Premier ministre espagnol à Trump

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Pedro Sanchez affirme que l'Espagne ne sera "pas complice par peur de représailles" (archives). (© Keystone/EPA EFE/ZIPI)

"Non à la guerre !", a répondu mercredi le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez à Donald Trump. Il répondait au président américain qui a notamment reproché à l'Espagne son refus de laisser Washington utiliser des bases militaires en Espagne pour frapper l'Iran.

"Nous sommes opposés à ce désastre", a poursuivi M. Sanchez dans une allocution. Il a souligné que cette position était partagée par "de nombreux autres gouvernements" et "des millions de citoyens et de citoyennes qui, dans toute l'Europe, en Amérique du Nord et au Moyen-Orient, ne demandent pas pour demain plus de guerre ou plus d'incertitude".

"Nous ne serons pas complices par peur de représailles", a-t-il ajouté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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International

Les dirigeants d'Aube dorée membres d'une "organisation criminelle"

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Nikos Michaloliakos avait été condamné en première instance en 2020 à 13,5 ans de prison ferme en tant que chef d'"une organisation criminelle" (archives). (© Keystone/AP/PETROS GIANNAKOURIS)

Les dirigeants de l'ex-parti néonazi grec Aube dorée ont été reconnus coupables mercredi d'"appartenance et de direction d'une organisation criminelle" par une cour d'appel d'Athènes. Ils étaient jugés notamment pour le meurtre d'un rappeur antifasciste en 2013.

La présidente de la Cour doit ultérieurement annoncer les peines de prison infligées à ces leaders, notamment à l'ancien fondateur et chef d'Aube dorée Nikos Michaloliakos, ainsi qu'à l'ancien député européen de cette formation, Yiannis Lagos.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Bolivie: confusion et ruée aux guichets après le crash d'un avion

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30% des billets de banque transportés par le C-130 Hercules ont été volés après l'accident. (© KEYSTONE/EPA/GABRIEL MARQUEZ)

Les banques boliviennes ont été prises d'assaut mardi par des milliers de personnes venues échanger leurs billets légaux, mais confondus avec ceux volés après l'accident d'un avion militaire vendredi dernier. La banque centrale a lancé un appel à la compréhension.

L'avion C-130 Hercules qui s'est écrasé vendredi à l'aéroport d'El Alto, faisant 24 morts, transportait près de 17,1 millions de billets de différentes coupures appartenant à la banque centrale de Bolivie (BCB), pour un montant total de 423 millions de bolivianos, soit l'équivalent de 53 millions d'euros.

Après l'accident, une foule s'est précipitée parmi les débris de l'appareil pour dérober au moins 30% de cette somme, selon le gouvernement. La BCB a annoncé l'annulation de tous les billets transportés par l'avion, qui appartenaient à une série comportant la lettre B.

Appel à la compréhension

Cependant, les commerces ont par la suite cessé d'accepter les billets dont la numérotation contenait cette lettre, bien qu'issus de lots plus anciens, de peur qu'ils ne soient sans valeur.

Cela a conduit des milliers de personnes à former de longues files devant le siège de la banque centrale et d'autres banques, dans la capitale bolivienne et la ville voisine d'El Alto, pour échanger leur argent.

Appelant à la compréhension, le président de la banque centrale a demandé que soient acceptés les billets dont la numérotation est légale. La BCB a mis à disposition sur son site officiel un moteur de recherche permettant aux Boliviens de saisir le numéro de chaque billet et d'en vérifier la validité.

L'enquête sur les causes de l'accident se poursuit. Le pilote qui a survécu a, selon son avocat, déclaré aux enquêteurs qu'il y avait de la glace sur la piste d'atterrissage et que les freins de l'appareil avaient lâché.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Le Texas donne le ton des élections de mi-mandat avec les primaires

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Ken Paxton part favori du deuxième tour face à John Cornyn, en raison notamment de sa forte popularité au sein de la base "MAGA". (© KEYSTONE/AP/Julio Cortez)

Le Texas a ouvert le bal des élections primaires mardi aux Etats-Unis avec des scrutins très observés pour les républicains et les démocrates, à quelques mois des législatives de mi-mandat. Ces dernières sont cruciales pour la suite de la présidence de Donald Trump.

Dans cet Etat conservateur du Sud, les démocrates espèrent remporter en novembre un siège de sénateur pour la première fois en plus de 30 ans, tandis que les républicains comptent bien préserver leur majorité au Sénat à Washington.

Dans la primaire républicaine, aucun candidat n'a dépassé la barre de 50% des suffrages selon les projections de plusieurs médias américains. Un second tour sera nécessaire à la fin mai entre le sénateur sortant John Cornyn et le candidat trumpiste radical Ken Paxton.

Côté démocrate, un vainqueur n'avait pas encore réussi à se dégager dans la soirée, même si le jeune élu James Talarico possédait une certaine avance sur sa rivale, la députée Jasmine Crockett, après les premiers dépouillements.

Premières tendances

A quelques mois d'élections de mi-mandat cruciales pour la suite de la seconde présidence de Donald Trump, ces primaires doivent fournir de premières tendances sur les messages qui résonnent auprès des électeurs, sur fond de mécontentement persistant sur l'économie et d'interrogations sur le déclenchement de la guerre contre l'Iran.

A droite, le sénateur sortant John Cornyn, 74 ans, figure de l'establishment conservateur, sera de nouveau confronté lors du second tour à la fin mai à l'actuel procureur général du Texas, Ken Paxton, 63 ans, élu très trumpiste et aux positions radicales, notamment contre le droit à l'avortement.

Selon les sondages, Ken Paxton part favori du deuxième tour à venir face à John Cornyn, en raison notamment de sa forte popularité au sein de la base "MAGA" de Donald Trump.

Mais certains s'alarment du passif de cet élu ultraconservateur qui avait survécu à une procédure de destitution en 2023, avant un scandale d'adultère l'an dernier menant à un divorce retentissant.

"De nombreux responsables républicains s'inquiètent du fait que si le sénateur Cornyn perd la primaire, un démocrate pourrait être élu au Sénat pour la première fois depuis 1988", a expliqué à l'AFP avant le vote Peter Loge, professeur de communication politique à l'université George Washington.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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