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Climat

Brésil: le bilan s'alourdit à 40 morts, Lula survole la zone

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Les inondations au Brésil ont été ravageuses (région de Sao Sebastiao). (© KEYSTONE/AP/Andre Penner)

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a survolé lundi la zone où les inondations et glissements de terrain ont fait au moins 40 morts dans l'Etat de São Paulo, selon un dernier bilan. L'institut météorologique a émis une alerte pour les prochains jours.

Sur une vidéo publiée par ses services, on voit le dirigeant de gauche de 75 ans, qui a pris ses fonctions pour un troisième mandat le mois dernier, survoler une zone où des glissements de terrain ont emporté au moins 50 maisons.

"C'est important de travailler ensemble [...] Il faut prier pour les victimes, mais aussi qu'il ne pleuve plus pour que l'on puisse commencer la reconstruction", a déclaré le chef de l'Etat, peu après son vol en hélicoptère.

L'institut météorologique national a émis une alerte pour de nouvelles fortes pluies dans la région pour les prochains jours.

Des centaines de sans-abris

À São Sebastião, ville côtière située à 200 km de São Paulo, une cinquantaine de maisons ont été emportées par un glissement de terrain. C'est dans cette commune d'environ 90'000 habitants qu'ont été enregistrés 39 des 40 décès confirmés, selon le dernier bilan officiel lundi en fin d'après-midi, un nombre qui pourrait s'alourdir prochainement.

"Environ 40 personnes n'ont toujours pas été retrouvées, a déclaré à CNN Brésil Michelle Cesar, responsable des pompiers de São Paulo.

Quelque 1730 personnes ont été évacuées et 766 se sont retrouvées sans abri, selon les autorités, qui ont déployé 500 secouristes, soldats et policiers pour participer aux recherches et venir en aide aux sinistrés. L'état d'urgence a été décrété dans cinq villes côtières où des glissements de terrain ont englouti les principaux réseaux routiers, rendant l'accès à la région difficile.

En 24 heures, 600 mm de pluie ont été enregistrés à São Sebastião, soit deux fois plus que la moyenne mensuelle pour cette cité balnéaire très fréquentée durant ce week-end de carnaval. Des volumes de précipitations "exceptionnels" qui "ont battu des records", a souligné le maire de la ville Felipe Augusto, décrivant une situation "extrêmement critique".

Changement climatique

"Tout le processus de reconstruction sera très long, en raison des dégâts sur les routes. Des quartiers sont encore isolés. La priorité du moment est de chercher des personnes en vie. Tous sont mobilisés pour trouver des survivants dans les décombres", a ajouté l'édile.

Le président de gauche a prôné l'union aux côtés d'un de ses adversaires politiques, le gouverneur de São Paulo Tarcisio de Freitas. Ce dernier est un ancien ministre de l'ex-président d'extrême droite Jair Bolsonaro, que Lula, 77 ans, a battu sur le fil lors de l'élection d'octobre.

"Il est important d'arrêter de construire des maisons dans des lieux, où les habitants risquent de mourir à cause de fortes pluies", a déclaré le chef de l'Etat.

Le Centre national de surveillance et d'alerte des catastrophes naturelles du Brésil (Cemaden) estime que 9,5 millions de personnes vivent dans des zones exposées aux glissements de terrain ou aux inondations, dont beaucoup dans des favelas - des bidonvilles - dépourvues de structures sanitaires de base.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Zambie: une sécheresse "alarmante" et "déchirante", selon la directrice du PAM

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La Zambie, dont 70% de la population dépend de l'agriculture pour se nourrir, a déclaré l'état de catastrophe nationale en avril. Le président Hakainde Hichilema a lancé un appel à l'aide, déclarant que son pays a besoin d'une assistance "vitale" de plus de 900 millions de dollars (© KEYSTONE/EPA/CHONA MWEMBA)

Une grave sécheresse liée au phénomène El Niño frappe la Zambie. Elle plonge le pays dans un état "alarmant" et "déchirant", s'est indignée après une visite la directrice du Programme alimentaire mondial (PAM), citée mercredi dans un communiqué de l'agence onusienne.

"Ce que j'ai vu en Zambie n'est pas seulement alarmant, c'est déchirant", a alerté Cindy McCain après avoir rencontré des agriculteurs dans la campagne zambienne.

"Ils n'ont rien récolté. Imaginez un scénario similaire pour des millions de personnes dans toute l'Afrique australe, nous serions face à une catastrophe humanitaire", a-t-elle poursuivi, réclamant une intervention immédiate de la communauté internationale.

La Zambie, dont 70% de la population dépend de l'agriculture pour se nourrir, a déclaré l'état de catastrophe nationale en avril et le président Hakainde Hichilema a lancé un appel à l'aide, déclarant que son pays a besoin d'une assistance "vitale" de plus de 900 millions de dollars pour faire face à la pire sécheresse de son histoire.

Malawi et Zimbabwe aussi

Le Malawi et le Zimbabwe voisins ont également déclaré l'état de catastrophe. Les trois pays sont confrontés à des pertes de récoltes considérables, entre 40 et 80% de leurs récoltes de maïs ayant été décimées, selon le PAM.

L'organisation estime que plus de 400 millions de dollars seraient nécessaires pour venir en aide pendant six mois à 4,8 millions de personnes menacées par la faim au Malawi, en Zambie et au Zimbabwe.

Le phénomène climatique récurrent El Niño est revenu à la mi-2023, entraînant une augmentation des températures mondiales, et pourrait durer jusqu'au mois de mai.

Selon une récente étude du réseau international de scientifiques World Weather Attribution, qui évalue le lien entre événements météorologiques extrêmes et dérèglement climatique, la sécheresse en Afrique australe est principalement due à El Niño, plutôt qu'aux effets du changement climatique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Inde: fermeture des écoles en raison d'une vague de chaleur

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Lundi, il faisait 47,8°C à Najafgarh en banlieue de Delhi, soit la température la plus élevée de tout le pays. (© KEYSTONE/AP/Channi Anand)

Les autorités de Delhi ont ordonné la fermeture anticipée des écoles de la capitale indienne pour les vacances d'été, avec "effet immédiat", selon la presse locale mardi, en raison de températures torrides. Un pic de 47,8°Celsius a été atteint lundi.

Le service météorologique indien a prévu une "vague de chaleur sévère" cette semaine. Lundi, il faisait 47,8°C à Najafgarh en banlieue de Delhi, soit la température la plus élevée de tout le pays.

Les autorités de plusieurs États, dont l'Haryana, le Madhya Pradesh, le Punjab et le Rajasthan, dans le nord et centre du pays, ont également ordonné la fermeture des écoles, selon Indian Today. En mai 2022, certains quartiers de Delhi ont connu des températures montant jusqu'à 49,2°C.

Pluies au sud

En revanche, les États du sud de l'Inde, notamment le Tamil Nadu et le Kerala, ont subi de fortes pluies ces derniers jours. De violentes tempêtes ont également frappé certaines parties du pays la semaine dernière, notamment la capitale financière Bombay, où la puissance du vent a entraîné la chute d'un panneau d'affichage sur une station-service. Seize personnes ont été tuées et plusieurs dizaines d'autres blessées.

Le mois dernier, une vague de chaleur exceptionnelle a affecté l'Asie du Sud et du Sud-Est, notamment les Philippines et le Bangladesh où des milliers d'écoles ont suspendu leurs cours. Selon les recherches scientifiques, les vagues de chaleur sont plus longues, plus fréquentes et plus intenses en raison du réchauffement climatique.

Elections

En ce moment, 968 millions d'Indiens, soit plus que la population totale des Etats-Unis, de l'Union européenne et de la Russie réunis, sont appelés à élire les 543 membres de la chambre basse. La sixième phase de ces élections générales, qui en comptent sept et se déroulent jusqu'au 1er juin, aura lieu samedi, notamment à Delhi.

La commission électorale indienne a déclaré le mois dernier avoir formé un groupe de travail chargé d'examiner l'impact des vagues de chaleur et de l'humidité avant chaque phase du scrutin.

La participation aux élections générales est inférieure à celle de 2019, des analystes imputant ce recul aux fortes chaleurs et d'autres à "un certain désintérêt" des électeurs pour un scrutin sans surprise.

Le Premier ministre nationaliste hindou Narendra Modi, qui brigue un troisième mandat, a été donné vainqueur par les analystes politiques bien avant le début des élections le 19 avril.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Avalanche mortelle au Piz Palü, dans les Grisons

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Le randonneur à ski a été emporté par l'avalanche dimanche midi au Piz Palü. (© Police cantonale grisonne)

Un randonneur à ski de 38 ans est décédé dimanche après avoir été emporté par une avalanche au Piz Palü, dans les Grisons. La coulée l'a entraîné dans une chute de plusieurs centaines de mètres et l'a enseveli. Son partenaire de randonnée est indemne.

La victime faisait partie d'un groupe de quatre randonneurs à ski italiens qui avaient gravi dimanche matin le Piz Palü par la voie normale depuis la Diavolezza, a indiqué lundi la police cantonale grisonne.

Arrivé au sommet, le groupe s'est séparé pour descendre. Deux alpinistes ont choisi de redescendre par où ils sont montés tandis que les deux autres ont opté pour le versant nord. Une avalanche s'est déclenchée vers midi lors de l'entrée du premier alpiniste sur le versant nord et l'a emporté.

Les secours n'ont pu que dégager le corps sans vie de l'homme de la coulée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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De nouvelles inondations font 66 morts en Afghanistan

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Dans la province de Ghor, dans l'ouest du pays, de fortes précipitations vendredi ont fait 55 morts, selon un bilan provisoire officiel, tandis que plus de 3000 maisons ont été détruites (© KEYSTONE/AP/Omid Haqjoo)

Des inondations ont fait 66 morts dans la province de Faryab, dans le nord de l'Afghanistan, a annoncé dimanche un porte-parole du gouvernorat. Le pays est actuellement confronté à une série de violentes précipitations très meurtrières.

De fortes pluies samedi soir dans de nombreux districts "ont tué 66 personnes à Faryab", a déclaré Asmatullah Muradi, dans une vidéo sur WhatsApp. "Cinq personnes ont été blessées, huit sont portées disparues et plus de 1500 maisons ont été endommagées", a-t-il précisé.

Dans la province de Ghor, dans l'ouest du pays, de fortes précipitations vendredi ont fait 55 morts, selon un bilan provisoire officiel, tandis que plus de 3000 maisons ont été détruites.

La province de Baghlan (nord) a connu le 10 mai des crues subites extrêmement dévastatrices ayant fait au moins 300 morts et de très nombreux disparus.

Difficulté d'accès

Les agences de l'ONU comme le gouvernement taliban ont indiqué que le bilan allait probablement s'alourdir mais n'ont fourni aucun nouveau chiffre actualisé depuis une semaine. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a expliqué que le dysfonctionnement d'internet empêchait toujours de connaître la situation véritable de certains villages très isolés.

"Les organisations humanitaires continuent de rencontrer des problèmes majeurs d'accès aux zones touchées en raison des dommages étendus aux infrastructures, notamment les routes et les ponts", a déclaré l'OMS.

Ceci vaut pour toutes les provinces de ce pays qui figure parmi les plus pauvres du monde et où les secours par ailleurs souffrent d'un cruel manque de moyens financiers.

"Catastrophe sur catastrophe"

L'Afghanistan, pays très exposé aux changements climatiques, connait un printemps anormalement pluvieux, après un hiver exceptionnellement sec. "Avec ces situations météorologiques erratiques, cela a été catastrophe sur catastrophe, qui ont plongé les villageois dans l'extrême pauvreté", a déclaré mardi dernier Timothy Anderson, chargé de l'Afghanistan au Programme alimentaire mondial (PAM).

Environ 80% des 40 millions d'Afghans dépendent de l'agriculture pour leur survie et les précipitations actuelles ont submergé des surfaces considérables de terres et détruit de nombreuses récoltes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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